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OFDT, 25 p. Novembre 2007.
Afin d'améliorer les connaissances relatives à l'économie souterraine
de la drogue, la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et
la toxicomanie a chargé l'Observatoire français des drogues et des
toxicomanies de fournir une estimation des gains générés par le commerce
de cannabis, substance illicite la plus consommée en France et
susceptible de faire l'objet d'une entreprise de blanchiment.
L'étude des phénomènes criminels relevant d'une opacité évidente,
surtout en matière de questions économiques et financières, une
méthodologie théorique s'appuyant sur des observations ethnologiques
et sur des travaux empiriques afin de « coller » au plus près de
la réalité de terrain a été mobilisée.
Sont ainsi distinguées au sein d'un réseau de distribution, quatre différentes
strates d'intervenants : le semi-grossiste en haut de ce réseau,
le dealer de rue à la base et deux intermédiaires entre eux.
Au-delà des limites inhérentes à ce type de modèle, il ressort de ce
travail que le trafic de cannabis ne serait que peu lucratif au niveau
des dernières strates de distribution. Ainsi, les « petits » dealers de
rue, de loin les plus nombreux, ne gagneraient pas des sommes
d'argent importantes nécessitant d'être blanchies. C'est au niveau du
semi-grossiste et des revendeurs directement liés à lui que les sommes
d'argent récupérées du trafic de cannabis pourraient faire l'objet
de blanchiment.
Auteur : Christian Ben Lakhdar (OFDT)
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