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Thématique : Offre
Substance considérée : Alcool


Ventes d’alcool par habitant âgé de 15 ans et plus
en France depuis 1961 - en litres d’alcool pur -
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Ventes d’alcool pur par habitant de 15 ans et plus, 2000-2010

VinsBièresSpiritueuxAutresTotal
20008,52,32,70,514,0
20018,62,42,80,514,2
20028,42,32,70,513,9
20038,02,32,70,413,4
20047,82,22,70,313,0
20057,42,32,60,312,7
20067,52,42,70,312,9
20077,32,32,70,312,7
20087,02,22,80,312,3
20097,12,22,70,312,3
20106,92,22,70,312,0
20117,02,12,70,312,0
Source : Insee
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 Constat
Depuis le début des années 1960, les quantités d’alcool mises en vente en France ont fortement diminué. En 1961, les quantités d’alcool par habitant âgé de 15 ans et plus s’élevaient à 26 litres d’alcool pur. Un peu plus de quarante ans plus tard, ces montants ont été divisés par deux. Comme on peut le voir sur le graphique ci-dessus, cette baisse est entièrement imputable à la diminution des quantités de vin. Entre 1990 et 2011, les quantités d’alcool mises en vente sur le territoire français ont baissé de 22%.

La tendance à la baisse a été moins forte dans les années 1990 que dans les années 1980. Le mouvement de diminution des quantités se poursuit dans les années 2000 mais depuis 2005, cette tendance, si elle subsiste, est plus faible. Après avoir baissé en 2010, les quantités mises à disposition des consommateurs sont restées stables en 2011. Depuis le milieu des années 2000, le rythme de diminution de ces quantités s’est nettement infléchi.

En 2011, ce nombre de litres d’alcool pur correspond en moyenne à 2,6 verres « standard » ou unité standard d’alcool (1 verre standard contient environ 10 g d’alcool pur) consommables chaque jour par habitant âgé de 15 ans et plus. Comme toute moyenne, ce chiffre recouvre une très grande diversité de comportement, certains ne buvant pas du tout d’alcool ou rarement, d’autres buvant des quantités beaucoup plus élevées. Toutes les enquêtes de consommation montrent que les hommes boivent des quantités d’alcool nettement plus importantes que les femmes. Les hommes âgés de 15 ans et plus consomment donc en moyenne nettement plus que 2,6 verres d’alcool par jour et les femmes moins.

Le niveau de consommation d’alcool était au début des années 1960 très largement au dessus de celui observé dans les autres pays européens. A la suite du mouvement de baisse observée au cours des 50 dernières années, la France ne fait plus figure d’exception même si elle reste un des pays ayant le plus fort niveau de consommation d’alcool au monde. D’après les données de l’Organisation mondiale de la santé (voir ci-dessous liens utiles), la consommation d’alcool par habitant de 15 ans et plus était nettement moins élevée en France en 2008 qu’en République Tchèque, Roumanie, Lituanie et Estonie et un peu plus faible qu’en Irlande ou en Autriche.
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 Sources
Organisation mondiale de la santé entre 1961 et 1989, groupe IDA1 de 1990 à 1999, Insee de 2000 à 2010.
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 Remarques méthodologiques
La quantité d’alcool contenue dans les différentes boissons est très variable. Il n’est donc pas possible d’additionner des litres de bières, de vins et de Whisky. C’est pourquoi il faut convertir toutes les quantités consommées en équivalent alcool pur. Depuis le 17ème siècle, l’alcool est soumis à des taxes proportionnelles aux volumes mis en vente. Il est donc possible, à partir du montant des recettes fiscales perçues sur l’alcool, de reconstituer les volumes d’alcool mis en vente sur le territoire français. Pour les bières et les spiritueux, les taxes reposent directement sur le contenu en alcool pur des boissons. Pour les autres produits comme le vin, il est nécessaire de convertir les volumes de boisson en leur équivalent en alcool pur. Les volumes d’alcool pur mis à la consommation ne correspondent pas tout à fait à des données de vente. Il s’agit des quantités d’alcool pour lesquels les droits ont été acquittés. Comme il est possible pour les producteurs et grossistes de détenir de l’alcool en suspension de droits, les taxes ne sont le plus souvent réglées qu’au moment de la mise à la vente effective des produits. Il est dans l’intérêt des professionnels de récupérer rapidement, en vendant le produit, le montant des taxes décaissées. Les quantités d’alcool mises à la consommation et celles qui sont vendues sont donc des grandeurs très proches dont les évolutions sont étroitement liées. Ces données tiennent aussi compte des consommations non taxées d’alcool (par exemple autoconsommation des producteurs de vins). Les achats d’alcool de non résidents sur le territoire français (Britanniques venus s’approvisionner de l’autre côté de la Manche, touristes étrangers) ne sont pas déduits de ces chiffres. Les achats d’alcool par des français à l’étranger ne sont pas non plus intégrés dans le calcul.

Les modes de calcul des quantités d’alcool pur consommées ne sont pas harmonisées entre les différents pays. Les comparaisons internationales doivent donc être considérées avec prudence.
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 Liens
Site de l’OMS

Expertise collective Inserm, Alcool, Dommages sociaux, Abus et dépendance, Partis, Les éditions Inserm, 2003, 536 p.

Got (C.), Weill (J.) (dir.), L’alcool à chiffres ouverts, consommations et conséquences : indicateurs en France, Paris, Seli Arslan, 1997, 350 p.

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1 Le groupe Indicateur d'alcoolisation réunissait les principaux producteurs de données sur les questions d'alcool
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Dernière mise à jour : décembre 2011