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Type de source : Statistiques pénales
Type de substance considéré : Alcool
Population concernée : Population institutionnelle / Institutions répressives




Ivresses publiques et manifestes
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Maître d'oeuvre
Observatoire français des drogues et des toxicomanies

Responsable
OFDT, 3 av. du Stade de France, 93218 La Plaine Cedex

Financement et collaboration
Données en provenance de:
- Direction Centrale de la Sécurité Publique (Ministère de l'Intérieur)
- Direction Générale de la Gendarmerie Nationale (Ministère de la Défense)
- Préfecture de Police de Paris (Ministère de l'Intérieur)



Réunir les données relatives aux cas d'ivresses publiques et manifestes, soit des cas d'alcoolisation n'entraînant pas d'infraction en matière de sécurité routière ou d'autres infractions pénales



 Périodicité
Recueil en continu

Dates d'observation
Depuis 2000

Approche
Quantitative

Unité statistique
Infraction (et intervention de police-secours)

Champ d'observation
Ivresse publique et manifeste

Méthode d'échantillonage
Exhaustif

Durée d'observation
Permanente

Biais de couverture de la source par rapport au champ d'observation
Les services de sécurité publique (Police Nationale) ne comptabilisent pas le nombre d'infractions mais le nombre d'interventions pouvant ou non aboutir à l'établissement d'un procès-verbal.

Champ géographique
Métropole + Dom

Découpage géographique possible
Département

Champ toxicologique
Alcool (à l'origine de troubles de l'ordre public)

Définition toxicologique retenue ou nomenclature
Ivresse publique et manifeste : personne trouvée en état d'ivresse dans les rues, chemins, places, cafés, cabarets ou autres lieux publics, conduite, par mesure de police, à ses frais au poste le plus voisin ou dans une chambre de sûreté, pour y être retenue jusqu'à ce qu'elle ait recouvré la raison (puni de l'amende prévue pour les contraventions de la 2e classe).

Nombre d'unités statistiques observées
76 423 infractions (ou interventions) pour ivresse publique et manifeste en 2009 (France entière)

Taux de couverture
Seuls les cas d'ivresse publique et manifeste donnant lieu à une infraction ou une intervention de police-secours sont comptabilisées.

Recueil de données
Pour la Gendarmerie nationale et la Préfecture de police de Paris, il s'agit du décompte annuel des procès-verbaux d'infraction d'ivresse publique et manifeste (établis après dégrisement et audition de la personne et dépistage de l’imprégnation alcoolique pour la Préfecture de police de Paris)

Données recueillies
- Nombre annuel d'infractions constatées par les services de gendarmerie et de la Préfecture de police de Paris
- Nombre d'interventions pour dégrisement suite au constat d'une ivresse publique et manifeste pour les services de police nationale

Qualité et fiabilité des données



 Délai de diffusion des résultats
n + 1 an

Principal mode de diffusion des résultats
Données consultables sur le site de l’OFDT (www.ofdt.fr)

 Bibliographie



Les données recueillies proviennent de 3 organismes différents (direction centrale de la sécurité publique, direction générale de la gendarmerie nationale, et Préfecture de police de Paris) et ne répondent pas exactement à la même définition. 



La moyenne des interpellations pour ivresse publique et manifeste (IPM) en France sur la période 2001-2009 est de 72 539. Cela représente en moyenne 19 interpellations pour 10 000 habitants âgés de 20 à 70 ans. Ces interpellations pour ivresse publique et manifeste ont fortement augmenté entre 2004 et 2007 (+ 40 %) mais ont diminué depuis (- 16 % entre 2007 et 2009), repassant sous la barre des 75 000.

En 2009, les départements métropolitains qui enregistrent les plus forts taux d’IPM pour 10 000 habitants âgés de 20 à 70 ans sont le Finistère (43,7), la Seine-Maritime (35,4) et la Haute-Vienne (34,5). On trouve ensuite l’Ille-et-Vilaine et les Côtes d’Armor, faisant de la Bretagne la région où on dénombre le plus d’interpellations pour ivresse publique au regard de sa population.
A contrario, les Bouches du Rhône, le Cantal et le Loiret sont les départements métropolitains au taux d’IPM les plus faibles : 5,7 ; 7,4 et 7,8 interpellations pour 10 000 habitants de 20 à 70 ans. Le nombre d’interpellations par habitant est globalement plus élevé le long des côtes de la Manche (Bretagne, Normandie, Nord-Pas de Calais) et dans l’Est que dans les régions méridionales.

Le nombre d’interpellations pour ivresse publique et manifeste ne reflète pas forcément les comportements d’alcoolisation. Les évolutions de cet indicateur sont donc à interpréter avec prudence car elles peuvent aussi être la conséquence de variations d’activité des services de police et de gendarmerie. [Extrait séries statistiques - Ivresses publiques et manifestes en France depuis 2001].
 

 



Dernière mise à jour : décembre 2010