ESCAPAD 2005 : Résultats dans les DOM-COM
L’édition 2005 de l’enquête ESCAPAD (Enquête sur la santé et les consommations lors de la journée d’appel de préparation à la défense) permis d’interroger, outre les 30 000 jeunes de 17 ans résidant en France métropolitaine, près de 4 000 jeunes âgés de 17-18 ans résidant dans les quatre départements d’outre-mer -ou Dom- (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion) et dans deux Collectivités d’outre-mer -ou Com- (Polynésie Française et Nouvelle Calédonie).
Ces résultats permettent d’observer les niveaux de consommations de produits psychoactifs licites et illicites dans ces différentes zones géographiques et de connaître leurs tendances d’évolution. Enfin ces données peuvent être comparées avec celles mesurées en métropole.
Globalement, la consommation de produits psychoactifs dans les départements et collectivités d’outre-mer s’avère inférieure à celle observée sur le territoire métropolitain. Il existe cependant des nuances puisque si pour la majorité des produits, les Dom présentent des niveaux proches les uns des autres, ces chiffres sont souvent très en deçà de ceux relevés dans les Com, en cela plus semblables à la métropole.
En Polynésie française, la proportion de jeunes déclarant fumer quotidiennement des cigarettes est ainsi similaire à celle observée sur le territoire métropolitain ; en Nouvelle-Calédonie, elle apparaît même légèrement supérieure. Au contraire, le tabagisme quotidien s’avère nettement moins fréquent parmi les jeunes des Dom, et notamment en Guyane.
La consommation d’alcool et les ivresses alcooliques sont également relativement rares dans les Dom. C’est sur l’île de la Réunion que les jeunes se déclarent le moins souvent consommateurs et en Martinique qu’ils sont le moins souvent ivres. En Polynésie française, et en Nouvelle-Calédonie, les niveaux sont encore très proches de ceux observés sur le territoire métropolitain.
Pour le cannabis, les niveaux observés à l’âge de 17 ans dans l’ensemble des territoires et collectivités d’outre mer sont en net retrait par rapport à ce qui est constaté en France métropolitaine. Le niveau de consommation le plus élevé est relevé en Nouvelle-Calédonie, et les plus bas en Polynésie française et à la Réunion.
Les expérimentations de tous les autres produits illicites sont également très rares dans les Dom et les Com, toujours inférieures à 2 % et souvent très proches de zéro (globalement, c’est à la Martinique que les niveaux sont les plus bas,et en Polynésie française qu’ils sont les plus élevés).
La même remarque vaut pour les médicaments psychotropes, à l’exception notable de la Réunion, où les usages de ces produits semblent aussi répandus qu’en métropole parmi les jeunes à la fin de l’adolescence..
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