Principaux traits de la prévention liée aux drogues
    - Tabac, alcool, médicaments psychotropes, drogues illicites ou produits dopants -


      Académie de Strasbourg
      - Actions menées en milieu scolaire -

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      Année scolaire 2005-2006


      Données de cadrage

      Consommations chez les 17 ans en population générale(1)

      Académie (0)

      National

      Usage quotidien de tabac

      35 %

      33,0 %

      Usage régulier d'alcool (2)

      13 %

      12,0 %

      Ivresses alcooliques répétées (3)

      23 %

      26,0 %

      Usage régulier de cannabis (2)

      10 %

      10,8 %

      (0) Données relatives aux départements couverts par l'académie
      (1) Source OFDT, ESCAPAD 2005
      (2) Au moins 10 fois lors des 30 derniers jours
      (3) Au moins 3 fois lors des 12 derniers mois

      Démographie dans la zone académique

      Effectif

      Population totale (4)

      1806069

      Population des 12-25 ans (4)

      332978

      Population des 15-25 ans (4)

      262974

      Élèves de l’enseignement secondaire
      (hors apprentis) (5)

      154960

      (4) Source INSEE, projection 2005
      (5) Enseignement général, technique, agricole (grâce à une extrapolation des données régionales), public ou privé sous contrat. Sources : MEN, MAP.

      Repères méthodologiques

      Synthèse

      L’enquête ReLION vise à :
      - documenter les principales caractéristiques des actions locales de prévention liée aux drogues licites ou illicites (alcool, tabac, médicaments psychotropes, cannabis, ecstasy, produits dopants…).
      - et repérer les évolutions des pratiques de prévention, à différentes échelles de territoire.
      à travers des repères simples sur ce qui se fait dans le domaine, auprès de qui, grâce à qui, quand, où et comment.

      Elle porte sur toute action, subventionnée ou non, adressée directement aux publics chez qui l'on souhaite empêcher la survenue ou la répétition des consommations dommageables, menée sur un site et sur une durée déterminés. Il s'agit d'actions menées lors de l'année civile ou de l'année scolaire révolue. Elle ne concerne pas la prise en charge individuelle, la sensibilisation ou la formation d'acteurs relais, la réduction des risques, le soin, ni la réduction de l'accessibilité aux produits.

      L'enquête est menée sur la base du volontariat et est rendue anonyme.

      Ce premier exercice inclut systématiquement : les établissements d'enseignement secondaire et supérieur, les centres éducatifs ou de placement relevant de la PJJ, les services de gendarmerie et de police, ainsi que les structures (dont les associations) connues pour avoir mené des actions.

      La collecte de données est organisée pendant le premier trimestre.
      Initiée en 2007, elle sera répétée tous les deux ans. Elle s'appuie sur un questionnaire électronique auto-administré, d'accès protégé.
      Elle concerne 9 régions : Alsace, Bourgogne, Bretagne, Champagne-Ardenne, Ile-de-France, Limousin, Midi-Pyrénées, PACA, Rhône-Alpes.
      Les actions de prévention liée aux drogues
      Le dispositif ReLION a été mis en place en 2007 conjointement par l’OFDT et le réseau des CIRDD. L’Alsace fait ainsi partie des 9 régions de France constituant le terrain de l’enquête.
      Le CIRDD Alsace a constitué une base de données de 1565 structures. L’échantillon comportait 1361 établissements relevant de l’Education nationale ou de l’enseignement agricole (dont 1026 écoles élémentaires, 175 collèges, 110 lycées, 5 lycées d’enseignement agricole).
      Ce nouveau système a permis de recueillir plus d’une vingtaine d’indicateurs sur les actions de prévention primaire menées dans les deux départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, au cours de l’année scolaire 2005/2006. Sans prétendre à l’exhaustivité, cette enquête apporte des éléments d’information intéressants et représentatifs sur la typologie des actions de prévention des dommages liés aux drogues, sur leurs objectifs, sur leur inscription ou non dans un plan national, régional ou départemental, sur les acteurs qui les conduisent, sur les publics visés, sur les thèmes abordés, ainsi que sur les modes de financements. ReLION permet aussi de mettre en valeur la spécificité des actions menées en Alsace au regard de la moyenne des indicateurs des 9 régions enquêtées (dite moyenne nationale).
      Environ 65 000 élèves ou étudiants ont bénéficié des actions recensées. La tranche d’âge des 15-18 ans est la plus visée.
      Une école élémentaire sur quatre a répondu et 10 % de ces répondants ont dit avoir mené des actions de prévention. Le nombre d’actions concernant des enfants de moins de 11 ans est largement supérieur à la moyenne des 9 régions étudiées (18 % des actions vs 7,7 %) du fait de ce meilleur repérage.
      30 % des lycées d’Alsace et 24 % des collèges ont décrit des actions. Si les collégiens semblent, en terme de nombre d’actions, plus souvent concernés que les lycéens, la répartition collèges vs lycées montre un écart beaucoup moins important que celle du niveau national.
      L’Académie de Strasbourg se démarque par un très fort pourcentage d’actions où le tabac est le thème principal (57,6 %), l’alcool venant en deuxième position devant le cannabis. Le pourcentage d’actions abordant tous les produits licites et illicites se trouve par voie de conséquence ramené en dessous de la moyenne des 9 régions étudiées.
      Les établissements sont commanditaires de 88 % des actions, signe fort de l’activité des CESC.
      En moyenne, une action mobilise 2 professionnels. Les équipes des établissements scolaires sont fortement investies autour des professionnels de santé et des enseignants. Une action sur trois s’est déroulée avec l’intervention d’une association spécialisée et une sur cinq avec celle d’un policier ou gendarme.

      Sauf indication contraire, les pourcentages ou effectifs présentés sont calculés par rapport à l'ensemble des types d'actions documenté pour le territoire considéré (ici 205, cf. infra).

      Lorsque plusieurs réponses étaient possibles pour une question donnée, la somme des pourcentages peut excéder 100%.

      (*) Les données liées à l'ensemble des territoires couverts (9 régions soit 13 académies) sont fournies sous la mention "National(*)".

      (**) L'enquête permet de relever l'effectif total des destinataires de chaque action, toutes catégories confondues. Une estimation des effectifs globaux des publics jeunes (ex. : 12-25ans) est déduite de ces données, en admettant que pour les actions portant à la fois sur des jeunes et d'autres, ces jeunes représentent en général entre 85% et 90% du public. Ces ratios sont issus des données existantes sur la répartition des publics bénéficiaires (cf. www.ofdt.fr/relion).

      Cette fiche se rapporte aux seules actions en milieu scolaires.

      En 2007, en Alsace, 1565 structures ont été interrogées via l'enquête ReLION sur l'organisation d'actions de prévention liée aux drogues, en 2006 ou lors de l'année scolaire 2005-2006. Parmi elles, 301 ont répondu ne pas avoir mené ce genre d'action alors que 140 autres structures ont rempli au moins 1 questionnaire à ce sujet. Les résultats présentés ici reflètent les déclarations de ces-dernières qui, selon une enquête complémentaire, représentent 27 % des structures ayant effectivement mené des actions de prévention liée aux drogues dans la période observée.

      Dans l'académie de Strasbourg, 205 types d'actions ont été documentés via l'enquête ReLION. Les actions ont été menées dans 1047 sites différents.
      Les spécificités locales quant à la réalisation de l'enquête figurent en dernière page (cf. Section " Observations ").

      Éléments de contexte

      Contexte politique et professionnel local
      Le plan national de lutte contre les drogues illicites, le tabac et l’alcool 2005-2008 se décline en plans départementaux qui contiennent chacun trois axes stratégiques, dans lesquels doivent s’inscrire les projets d’action financés sur des crédits MILDT. Il s’agit prioritairement :
      - pour le Bas-Rhin de développer les interventions précoces et d’agir en direction des jeunes consommateurs réguliers, de renforcer la collaboration justice-santé et les actions de rappel à la loi, de développer les systèmes d’information et la formation des acteurs.
      - pour le Haut-Rhin de renforcer les actions de prévention en milieu scolaire, extrascolaire et en CFA, la prévention et l’accompagnement des jeunes et des adultes sous main de justice et la prévention en milieu de travail et de l’insertion.
      Pour répondre aux objectifs de la MILDT, des sessions de formation à la mise en œuvre du « Guide d’intervention en milieu scolaire » ont été réalisées au deuxième trimestre de l’année scolaire 2005/2006 en région. Chaque année, une part des crédits MILDT départementaux est attribuée aux Comités d’éducation à la santé et à la citoyenneté (CESC).
      Dans le cadre du plan régional de santé publique (PRSP) certaines actions scolaires sont financées chaque année sur une enveloppe régionale faisant l’objet d’un appel d’offre commun URCAM-DRASS-Mutualités, devenu appel d’offre GRSP en 2007. Un programme spécifique du régime local de l’Assurance Maladie Alsace Moselle, permet également de soutenir la prévention du tabagisme.
      Le Rectorat de l’Académie de Strasbourg avait élaboré un plan 2004-2007 « Académie sans tabac », afin de renforcer l’application de la loi Evin en milieu scolaire. Collèges, lycées, lycées agricoles et universités se sont alors largement mobilisés pour mettre en place des actions globales visant à la fois les élèves et l’ensemble du personnel.
      Un projet régional inter associatif, financé dans le cadre du plan national de lutte contre le cancer a également permis de développer une continuité d’actions tabac et alcool, en direction des écoles élémentaires et collèges, sur deux territoires géographiques de chaque département entre 2004 et 2007. Des actions thématiques « Cannabis » sont déclinées en milieu scolaire, depuis 2005, autour d’un outil bilingue résultant d’une collaboration franco-allemande.
      Les établissements scolaires ont souvent recours à des intervenants extérieurs ; parmi ceux-ci, on compte 8 associations régionales pour lesquelles la prévention des usages de drogues est la mission principale. Les associations néphalistes sont également mobilisables. Les 12 points d’écoute jeunes, les 7 consultations cannabis et les professionnels des services hospitaliers et des structures médicosociales sont également investis dans la prévention primaire, sur leurs secteurs géographiques respectifs. Les FRAD et PFAD collaborent étroitement avec les institutions scolaires. Enfin, le CIRDD Alsace a joué un rôle important dans le montage et le suivi de beaucoup d’actions scolaires et dans la mise en oeuvre des formations des personnels
      Dans l’Académie de Strasbourg, la part d’actions s’inscrivant dans les plans départementaux MILDT est supérieure à la moyenne nationale. Plus d’un tiers des répondants à cette question n’ont pas situé leur action dans un cadre politique, ce qui laisse supposer une sous estimation de cet indicateur.

      Cadre politique des actions

      Ex : 16,6 % des actions de l’académie s’inscrivait dans le PDLD

      Académie

      National(*)

      (*) Pour rappel, dans toute la fiche, "National(*)" renvoie aux actions en milieu scolaire de l'ensemble des territoires couverts par l'enquête (9 régions, soit 13 académies).

      Aucune politique territoriale concernée

      24,9 %

      28,8 %

      PRSP

      14,6 %

      17,6 %

      Sreps

      9,8 %

      8,9 %

      Programme départemental MILDT de lutte contre les drogues

      16,6 %

      12 %

      CDO -Justice-Santé

      1 %

      0,9 %

      CLS

      0,5 %

      3,5 %

      CEL

      0,5 %

      2,9 %

      Non-réponses

      35,1 %

      35 %


      Financements et ressources
      L’origine des financements n’est pas toujours connue des répondants. Lorsque les actions ont bénéficié de subventions publiques, il s’agit majoritairement de crédits d’Etat, les collectivités et organismes d’assurance maladie pouvant être cofinanceurs. Un quart des actions s’appuient sur des moyens internes et une sur cinq sur des mises à disposition.
      Pour les 53 % d’actions dont le budget est déclaré, l’Académie de Strasbourg se situe dans les fourchettes nationales : une large moitié des actions sont dotées de moins de 500 €.

      - Dans l’académie, 47,3 % des actions en milieu scolaire recensées ont reçu des subventions publiques, 20,5 % se sont appuyées sur des mises à disposition de biens ou de services en nature, 25,4 % sur des ressources propres (en partie ou exclusivement) et 21,5 % ne sont pas renseignées sur cette question. Ces chiffres étaient respectivement de 42,7 %, 14,9 %, 25,2 % et 25,1 % au plan national(*) (soit 13 académies couvertes).

      - Pour les 97 actions qui ont bénéficié de subventions publiques, les financeurs ayant instruit les demandes ont été des services de l’Etat pour 57,7 % des actions ou des Collectivités Régionales (32 %), des Organismes de protection sociale (26,8 %) ou d’autres organismes (11,3 %).

      - Parmi les 116 actions de l'académie pour lesquelles un budget spécifique a été précisé, celui-ci était de moins de 500 € (52,6 % des déclarations contre 54,5 % au plan national(*)), de 500 à 999 € (12,1 % contre 12,7 %), de 1000 à 4999 € (21,6 % contre 20,5 %) ou de plus (13,8 % contre 12,3 %).


      Statistiques détaillées

      Publics destinataires
      On compte 71534 destinataires de ces actions sur le territoire, dont 68086 à 69235 (**) élèves ou étudiants.
      (**) Intervalle estimé (cf. " Pour la lecture des résultats " dans les " Repères méthodologiques " en première page).

      Age des publics

      % d'actions concernées

      Ex : 3,4 % des actions de l’académie étaient destinées à des personnes de tous âges.

      Académie

      National(*)

      Personnes de tous âges

      3,4 %

      2,2 %

      Enfants (moins de 11 ans)

      18 %

      7,8 %

      Pré-adolescents (de 11 à 14 ans)

      43,9 %

      51,9 %

      Adolescents (de 15 à 18 ans)

      58 %

      70,7 %

      Jeunes adultes (de 19 à 25 ans)

      20,5 %

      24,1 %

      Adultes (de 26 à 65 ans)

      9,3 %

      9,4 %

      Personnes de plus de 65 ans

      0 %

      0,4 %


      Activité des publics

      % d'actions concernées

      Ex : 100 % des actions de l’académie étaient destinées à un public scolaire ou universitaire.

      Académie

      National(*)

      Publics scolaires ou universitaires (hors apprentis)

      100 %

      100 %

      Collégiens

      46,8 %

      56,5 %

      Lycéens

      36,1 %

      35,9 %

      Étudiants

      12,7 %

      10,7 %

      Apprentis

      8,3 %

      9 %

      Actifs (salariés ou indépendants)

      5,4 %

      5,9 %

      Autres publics

      5,9 %

      5,5 %


      Publics relevant d’une institution sociale ou judiciaire

      % d'actions concernées

      Ex : 1,5 % des actions de l'académie touchaient des publics relevant d'une institution sociale ou judiciaire.

      Académie

      National(*)

      Publics relevant d’une institution sociale ou judiciaire

      1,5 %

      5,9 %

      Public bénéficiaire de l'Aide sociale à l'enfance

      0 %

      0,8 %

      Public sous mesure d'assistance éducative (1)

      0 %

      1,3 %

      Autre public sous main de justice (2)

      0,5 %

      0,5 %

      Jeunes en insertion (3)

      0 %

      1,2 %

      Adultes en insertion (4)

      0 %

      0,4 %

      Autres

      1 %

      3,4 %

      (1) Action éducative en milieu ouvert, tutelle PJJ
      (2) population carcérale, etc
      (3) PAIO, mission locale
      (4) relevant du RMI, de CHRS
      Les actions scolaires représentent 83 % des actions recensées au niveau de la région. Il est logique de retrouver parmi les tranches d’âge des 11-14 ans et des 15-18 ans les publics les plus concernés.

      Le pourcentage d’actions recensées concernant les enfants (moins de 11 ans) s’élève à 18 %, largement au dessus de la moyenne nationale : une école répondante sur dix a mis en place des actions de prévention abordant les risques liés aux drogues.

      Le fait d’avoir ciblé systématiquement le premier degré a entrainé un effet de dilution du total des actions recensées mais l’écart de 10 points en dessous de la moyenne pour les collèges s’explique aussi par une moins bonne participation à l’enquête de ces derniers que les lycées.

      Les étudiants représentent 16,5 % de la population des jeunes scolarisés dans l’Académie. En milieu universitaire, l’activité de prévention représente 12,7 % du total des actions décrites et se situe légèrement au dessus de la moyenne nationale. L’année 2005-2006 correspond en effet au temps de préparation des interdictions de fumer dans les lieux d’enseignements (décret de novembre 2006) mais aussi à une démultiplication des actions des services interuniversitaires de médecine préventive.

      Les apprentis représentent 5,4 % des 16-25 ans en Alsace ; la proportion d’actions les concernant peut sembler faible mais est identique à la moyenne nationale. Ceci peut s’expliquer partiellement par les difficultés inhérentes au type de formation qui complique l’organisation d’interventions préventives collectives (alternance cours et apprentissage à l’extérieur de l’établissement).

      Produits visés
      Dans l'académie, 34,6 % des actions ont abordé l'ensemble des drogues (contre 45,8 % au plan national(*)).

      Ex : 31,7 % des actions de l’académie abordaient l’alcool, exclusivement ou parmi d’autres produits.
      Le thème du tabac, seul ou avec d’autres drogues, a largement dominé l’année scolaire 2005-2006 dans l’Académie de Strasbourg et beaucoup plus souvent que dans les autres régions étudiées, infléchissant de 11 % le pourcentage d’actions transversales.
      Ce résultat traduit la mise en œuvre efficace d’une politique rectorale incitative pour accélérer le processus « Ecole sans tabac ».
      L’alcool est le deuxième produit pris en considération dans une action sur trois, puis le cannabis dans plus d’une action sur quatre.
      Les actions de prévention scolaires visent par là à réduire les consommations qui posent problème majoritairement chez les adolescents et jeunes adultes : alcool, tabac et cannabis (cf Etude Escapad OFDT, 2005)
      On peut toutefois constater que les actions traitant des produits dopants sont peu nombreuses.

      Acteurs impliqués
      Les actions de prévention organisées par les établissements d’enseignement suivent les recommandations ministérielles et académiques. La majeure partie des établissements d’enseignement secondaire définissent leurs priorités au sein du CESC et mobilisent d’abord les ressources internes, tout en ayant souvent recours aux structures et associations spécialisées et aux services en charge de l’ordre public.
      L’ensemble des ressources externes est sollicité avec des degrés d’implication différents selon les publics visés.
      Dans l’Académie de Strasbourg, la charte d’intervention en milieu scolaire préconise les animations d’actions en binôme de professionnels, les résultats ci-dessous confortent le début de la mise en application de cette recommandation.

      Principaux opérateurs (1)

      % d’actions concernées

      La répartition des structures se déclarant opérateurs dans les actions recensées ne diffère pas beaucoup de la moyenne nationale, sauf pour les services d’application de la loi.
      Les établissements scolaires interviennent eux-mêmes auprès des jeunes dans 38 % des actions, en proportion similaire pour les collèges et les lycées.
      Les structures associatives spécialisées participent au tiers des actions, les forces de l’ordre au cinquième.
      (plusieurs réponses étaient possibles)

      Ex : 38,5 % des actions de l’académie comptaient des établissements d’enseignement parmi les opérateurs, 14,6 % comptaient des collèges

      Académie

      National(*)

      Établissements d’enseignement

      38,5 %

      36,1 %

      Collèges

      14,6 %

      20,1 %

      Lycées

      13,7 %

      12,8 %

      CFA, Segpa et Erea

      1 %

      3,2 %

      EPLEA

      2,4 %

      2,1 %

      Structures associatives spécialisées
      (ANPAA, Ligue cancer, …)

      29,8 %

      30,7 %

      Structures d’éducation pour la santé généralistes
      (Codes, …)

      7,3 %

      9,8 %

      Services chargés de l’application de la loi

      18 %

      23,1 %

      Organisme de protection sociale

      10,2 %

      6,6 %

      Structures de soins (CSST, CCAA,…), d’écoute (PAEJ, Points Ecoute,…)

      10,2 %

      13,9 %

      Autres (2) : centres sanitaires ou sociaux (6,8 %), entreprises privées ou publiques (1,5 %), autres services de l'État (2,9 %), services de collectivités territoriales (4,4 %), structures d’insertion (2,4 %), CIRDD (6,3 %), particuliers (2,4 %), Autres (18 %).

      37,6 %

      29,6 %

      (1) intervenant directement auprès des publics cibles ; (2) pour le territoire sélectionné

      Profil des intervenants
      En moyenne, les actions de l’académie associent 1,91 corps professionnels différents (contre 2,31 au plan national(*)).
      Les 18,5 % de personnels soignants (autres) sont vraisemblablement en partie, à cumuler avec les personnels de santé et sociaux scolaires, ce qui en fait le corps professionnel très majoritairement représenté.
      Les comédiens appartiennent à des troupes de théâtre forum, méthode très largement utilisée en Alsace en 2005-2006.
      (plusieurs réponses étaient possibles)
      Ex : 26,3 % des actions de l’académie ont fait intervenir des enseignants.

      Autres (2) : Médecins généralistes (4,4 %), médecins du travail (0,5 %), médecins d'autres spécialités (3,9 %), professionnels soignants (18,5 %), travailleurs sociaux (5,4 %), personnels de Justice (1,5 %), animateurs culturels (5,9 %), comédiens (14,6 %), aucune des professions citées (0,5 %).

      (2) pour le territoire sélectionné

      Principaux commanditaires (3)

      % d’actions concernées

      Les établissements scolaires et agricoles sont en très grande majorité décideurs de leurs objectifs et de l’organisation des actions mais peuvent y associer un éventail assez large de partenaires externes.
      Les CFA et collèges se démarquent en dessous de la moyenne nationale (différentiel avec les écoles).

      Ex : 87,8 % des actions de l’académie comptaient des établissements d’enseignement parmi les commanditaires, 42 % comptaient des collèges

      Académie

      National(*)

      Établissements d’enseignement

      87,8 %

      90,2 %

      Collèges

      42 %

      48,7 %

      Lycées

      35,6 %

      35,3 %

      CFA, Segpa et Erea

      7,3 %

      11,7 %

      EPLEA

      6,3 %

      7,4 %

      Organismes de protection sociale, Services sanitaires ou sociaux

      1 %

      0,9 %

      Entreprises privées ou publiques

      0,5 %

      1,4 %

      Administrations ou institutions judiciaires

      0 %

      1,3 %

      Collectivités territoriales

      4,4 %

      3,6 %

      Autres (2) : administrations de l'État non judiciaires (5,9 %), Syndicats de salariés (0 %), Compagnies d'assurances privées (0 %) et Autres (14,1 %)

      19,5 %

      15,5 %

      (3) décidant des objectifs, coordonnant les moyens ; (2) pour le territoire sélectionné

      Regard sur les pratiques de prévention dans la zone de l'académie
      La prévention des conduites addictives est une priorité régionale en Alsace depuis plus de dix ans. Les comités de pilotage des plans MILDT, du SREPS, du Plan Cancer, du Rectorat et des Inspections académiques ont impulsé une démarche qualité incitant les différents acteurs à actualiser leurs connaissances en proposant des formations et des appuis méthodologiques, (entre autre via le CIRDD), à diversifier leurs méthodes d’intervention et à intégrer l’approche globale, continue et pluri professionnelle dans les actions de prévention ainsi qu’à utiliser des outils validés par la MILDT.
      Les résultats du premier recensement ReLION le confirment. L’Alsace se distingue largement de la moyenne nationale par un plus grand nombre d’actions inscrites dans un programme à volets multiples, un nombre légèrement supérieur d’actions inscrites dans la durée et une forte proportion d’actions basées sur les méthodes de développement des compétences psychosociales et l’interactivité entre les intervenants et les bénéficiaires.
      Cette traduction sur le terrain de la démarche qualité semble avoir également intégré la composante évaluation pour plus de 8 actions sur 10.
      Structuration et inscription dans le temps
      Il ressort que 34,1 % des actions sont inscrites dans un programme comprenant plusieurs actions (contre 27,9 % au plan national(*)). De plus, 18,5 % sont également répétées plusieurs années de suite (contre 16,3 % au plan national(*)).

      Développement des approches de prévention encouragées par la littérature :
      Selon les déclarations des organisateurs, sur les 106 actions (51,7 %) visant à développer chez les publics la capacité à s’affirmer, de gérer la pression du groupe (compétences psychosociales), 57,5 % ont utilisé des méthodes participatives, comme préconisé. Ce pourcentage est de 52,2 % pour les actions recensées au plan national(*).

      Évaluation, couverture et performance des actions de prévention
      On estime que :
      - 64342 à 65935 (**) personnes de 12 à 25 ans ont bénéficié des actions recensées (soit 19,3 % à 19,8 % de cette tranche d'âge dans les départements de l'académie de Strasbourg).
      - 57018 à 59248 (**) collégiens ou lycéens de l'académie, inscrits pendant l'année scolaire de référence, ont bénéficié des actions recensées.

      Enfin, 82,9 % des actions ont été évaluées (90,6 % d'entre elles l’ont été en interne). Parmi les actions recensées, 97,6 % ont été menées globalement de façon conforme aux prévisions.
      (**) Intervalle estimé (cf. " Pour la lecture des résultats " dans les " Repères méthodologiques " en première page)

      D’un territoire à l’autre

      La participation de l’Alsace représente 10,4 % du cumul national des questionnaires recueillis par le premier exercice de l’enquête ReLION (248 / 2378).

      Ce que ReLION met en valeur pour l’Alsace par rapport aux résultats des 9 régions concernées :
      - une bonne mobilisation des deux départements à participer à l’enquête qui respecte globalement la répartition des structures sollicitées (60 % Bas-Rhin et 40 % Haut-Rhin) et la répartition de la population régionale.
      - une répétition plus fréquente du même type d’actions sur le Haut-Rhin : ce département compte 47 % des 1201 sites recensés (pour 41 % de la population alsacienne).
      - une prédominance des actions de prévention du tabagisme traduisant à la fois les injonctions rectorales (Objectif « Ecoles sans tabac » à l’horizon 2007), le soutien fort des service de l’Etat au développement des consultations de tabacologie, la mise en œuvre du plan Santé-Sécurité au travail dans les entreprises et la préparation du décret de novembre 2006.
      Concernant les actions repérées sur les zones urbaines sensibles : 28 actions ont été localisées dans des ZEP et 4 dans des Zones urbaines sensibles (il existe 19 ZUS en Alsace).

      ReLION apporte quelques éléments sur la répartition géographique des actions de prévention liées aux drogues sur les quatre territoires de santé définis par le SROS. Celle-ci confirme la densité d’actions déjà connue sur le territoire 2 et une moins bonne couverture du territoire 4 par rapport à la population générale.
      - 17 % des actions sont localisées sur le territoire 1 : Alsace Nord (Haguenau, Saverne, Wissembourg) (population : 270 000 h)
      - 38 % des actions sont localisées sur le territoire 2 : Strasbourg, Obernai : (population : 670 000 H)
      - 16 % des actions sont localisées sur le territoire 3 : Alsace Centre (Sélestat, Colmar) (population : 350 000 h)
      - 13 % des actions sont localisées sur le territoire 4 : Alsace Sud (Mulhouse, Alltkirch, St Louis) (population : 450 000 h)
      (A noter que pour 16 % des actions la corrélation géographique infra départementale n’est pas possible, mais la ventilation 67 et 68 est identique).
      Ces territoires servent de références pour l’offre de soins de droit commun mais également pour la mise en oeuvre du volet addictions du SROS III et des actions du PRSP.

      Observations

      Particularités de l'enquête dans le territoire documenté :
      - Les écoles élémentaires de toutes les inspections académiques ont pu être sollicitées pour participer à l'enquête, dans la région Alsace. Les structures ont été identifiées par le CIRDD, avec le concours - du chef de projet « drogues et dépendance », du rectorat et d’autres partenaires institutionnels.

      Les points forts de l’enquête ReLION en Alsace
      - Le CIRDD Alsace bénéficie d’une image forte auprès des dispositifs de prévention, de soins et d’application des lois en Alsace et a développé une étroite collaboration avec les services déconcentrés de l’Etat, les services santé-sociaux des collectivités locales, les associations… Cette collaboration a permis de lancer l’enquête via un courrier signé du chef de projet « Drogues dépendances » coordinateur régional, du Procureur et du Recteur d’Académie.
      - Certaines structures impliquées dans les actions de prévention des usages de drogues avaient déjà été sollicitées au moment du test en 2005, et connaissaient à la fois les objectifs et la méthode du remplissage des questionnaires en ligne. Pour le CIRDD, une partie du repérage était faite, de même que la collecte des adresses électroniques des établissements scolaires, grâce à l’appui du Rectorat.
      - La connaissance préalable de certains projets menés en direction des élèves de l’enseignement primaire a été un argument pour tenter de mieux repérer les actions ciblant les plus jeunes. Pour cette raison les 1026 écoles élémentaires d’Alsace ont été incluses, et représentent 65,6 % du total des structures invitées à répondre. Cette inclusion n’a pas eu d’incidence sur le taux de réponse ni sur le taux de couverture de l’enquête. L’Alsace vient en deuxième position, derrière la Bourgogne, avec un taux de réponse de 28 % largement supérieur à la moyenne nationale (16 %).
      - ReLION est un système plus précis, complémentaire des recueils d’information existants et neutre vis-à-vis des financeurs. Les résultats sont cohérents avec les répertoires des actions DRASS-URCAM, les inventaires des actions financées par les plans MILDT et les tableaux de bord de la BPDJ.
      Les limites de l’étude
      La complexité du questionnaire a vraisemblablement joué sur le taux de réponse et rend parfois difficile l’interprétation des résultats. Le grand nombre de questions pour lesquelles plusieurs réponses étaient possibles complexifie l’exploitation des statistiques et ne permet pas d’affiner certains indicateurs du fait de la dispersion des réponses.
      Il aurait été intéressant de pouvoir recueillir plus de données qualitatives sur les méthodes d’interventions et les méthodes d’évaluation des actions, mais ceci aurait encore alourdi le questionnaire.
      Comme toute étude déclarative, ReLION fait appel à la mémoire du répondant et à sa subjectivité dans l’interprétation des questions.
      Le taux de couverture est encourageant mais reste perfectible. Certaines grosses associations connues n’ont pas participé à l’enquête de même que les foyers PJJ et certains services répressifs.

      Sigles utilisés
      BPDJ : brigade de prévention de la délinquance juvénile
      CESC : comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté
      CIRDD : centre d’information régional sur les drogues et les dépendances
      CDO : convention départementale d’objectif
      DRASS : direction régionale des affaires sanitaires et sociales
      FRAD : formateur relai anti-drogue
      GRSP : groupement régional de santé publique
      MILDT : mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie
      PFAD : policier formateur anti-drogue
      PRSP : programme régional de santé publique
      SREPS : schéma régional d’éducation pour la santé
      SROS : schéma régional d’organisation sanitaire
      URCAM : union régionale des caisses d’assurance maladie
       
      Enquête ReLION
      Recensement Local d'Indicateurs pour l'Observation Nationale
      des actions de Prévention liée aux Usages de Drogues
      (Tabac, Alcool, Médicaments Psychotropes, Drogues illicites et produits dopants)
       
      Coordination
      Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT),

      Carine Mutatayi, Jean-Michel Costes, Mathieu Chalumeau
      Conseil scientifique
      Serge Karsenty (CNRS)

      Auteurs
      OFDT,
      Carine Mutatayi
      CIRDD d'Alsace
      Elisabeth Fellinger, Ilhame Elaatmani
      CIRDD de Bourgogne
      Mélody Fourcault, Gérard Cagni
      CIRDD de Bretagne
      Cécile Fourdan, Chantal Amar
      CIRDD de Champagne-Ardenne
      Adeline Ménétrier, Christine Servanton,
      Micheline Mathieu-Vermote
      CIRDD d'Ile-de-France
      Sandra Nahon, Olivier Smadja
      CIRDD du Limousin
      Agnès Tallet, Salomé Bonneau
      CIRDD de Midi-Pyrénées
      Sophie Moreau
      CIRDD de Provence-Alpes-Côte d'Azur
      Mathieu Glaizal, Sarah Vernier, Étienne Zurbach
      CIRDD de Rhône-Alpes
      Chloé Hamant, Catherine Miachon

      Maquette web
      Thierry Delprat, OFDT

      Coordination de l'architecture technique
      Bernard Legoueix, OFDT

      Secrétariat
      Nadine Landreau, OFDT

      www.ofdt.fr/relion/

      Saint-Denis La Plaine,
      Octobre 2007
      Pour plus d'informations : Contacter le CIRDD de votre région

      Les traitements statistiques présentés ici sont anonymes et assurés par l'OFDT.
      Les commentaires liés aux données départementales, régionales et académiques sont rédigés par le Centre d’information régional sur les drogues et les dépendances (CIRDD) correspondant.
      Ceux portant sur les données nationales sont rédigés par l’OFDT.