Principaux traits de la prévention liée aux drogues
    - Tabac, alcool, médicaments psychotropes, drogues illicites ou produits dopants -


      22 - Côtes-d'Armor
      - Toutes actions de prévention liée aux drogues -

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      Année 2006/ Année scolaire 2005-2006


      Données de cadrage

      Consommations chez les 17 ans en population générale(1)

      Département

      Région

      Usage quotidien de tabac

      42 %

      39 %

      Usage régulier d'alcool (2)

      13 %

      12 %

      Ivresses alcooliques répétées (3)

      46 %

      48 %

      Usage régulier de cannabis (2)

      13 %

      14 %

      (1) Source OFDT, ESCAPAD 2005
      (2) Au moins 10 fois lors des 30 derniers jours
      (3) Au moins 3 fois lors des 12 derniers mois

      Démographie départementale

      Effectif

      Population totale (4)

      566946

      Population des 12-25 ans (4)

      87184

      Population des 15-25 ans (4)

      67467

      Élèves de l’enseignement secondaire
      (hors enseignement agricole et hors apprentis) (5)

      45134

      (4) Source INSEE, projection 2005
      (5) Enseignement général, technique, public ou privé sous contrat. Sources : MEN.

      Repères méthodologiques

      Synthèse

      L’enquête ReLION vise à :
      - documenter les principales caractéristiques des actions locales de prévention liée aux drogues licites ou illicites (alcool, tabac, médicaments psychotropes, cannabis, ecstasy, produits dopants…).
      - et repérer les évolutions des pratiques de prévention, à différentes échelles de territoire.
      à travers des repères simples sur ce qui se fait dans le domaine, auprès de qui, grâce à qui, quand, où et comment.

      Elle porte sur toute action, subventionnée ou non, adressée directement aux publics chez qui l'on souhaite empêcher la survenue ou la répétition des consommations dommageables, menée sur un site et sur une durée déterminés. Il s'agit d'actions menées lors de l'année civile ou de l'année scolaire révolue. Elle ne concerne pas la prise en charge individuelle, la sensibilisation ou la formation d'acteurs relais, la réduction des risques, le soin, ni la réduction de l'accessibilité aux produits.

      L'enquête est menée sur la base du volontariat et est rendue anonyme.

      Ce premier exercice inclut systématiquement : les établissements d'enseignement secondaire et supérieur, les centres éducatifs ou de placement relevant de la PJJ, les services de gendarmerie et de police, ainsi que les structures (dont les associations) connues pour avoir mené des actions.

      La collecte de données est organisée pendant le premier trimestre.
      Initiée en 2007, elle sera répétée tous les deux ans. Elle s'appuie sur un questionnaire électronique auto-administré, d'accès protégé. Elle s'appuie sur un questionnaire électronique auto-administré, d'accès protégé.
      Elle concerne 9 régions : Alsace, Bourgogne, Bretagne, Champagne-Ardenne, Ile-de-France, Limousin, Midi-Pyrénées, PACA, Rhône-Alpes.
      Les actions de prévention liée aux drogues
      Cette enquête, réalisée pour la 1ère année, s’appuie sur un questionnaire en ligne, d’accès protégé, en auto-administré. En 2007, la période de collecte s’est étendue du 08 janvier au 30 mars. Au préalable, un courrier postal émanant de la Préfecture et signé du Coordinateur régional MILDT a été adressé aux structures enquêtées.
      Cependant, en Bretagne, pour des raisons conjoncturelles indépendantes, les établissements scolaires publics n’ont pas été destinataires de ce courrier postal et n’ont pu accéder au questionnaire que du 15 au 30 mars 2007, ce qui a réduit de façon significative le délai de réponse.
      Ces éléments ont sans doute influé sur le taux de réponses des établissements scolaires et, de fait, sur la répartition générale des répondants.
      Il faut également noter l’absence de réponse de structures incontournables, particulièrement actives dans le domaine de la prévention des usages de drogues.

      Les résultats présentés ci-après permettent de dresser le profil des actions renseignées et apporte une information inexistante jusqu'alors, mais ne reflètent pas la totalité des actions menées sur le territoire concerné.
      Enfin, il faut garder en tête, à travers les résultats présentés ci-dessus, que ceux-ci dépendent étroitement de la typologie des répondants, typologie qui diffère d'un département à l'autre.

      Dans les Côtes d'Armor, 42 questionnaires ont été renseignés, ce qui représente 435 actions différentes. Au travers de ces actions, ce sont plus de 22 000 personnes qui ont été touchées dont environ 19% des 12-25 ans du département.
      Ce sont en effet les jeunes, en particulier les adolescents, qui sont les principaux bénéficiaires par le biais des établissements scolaires, lieux privilégiés de mise en œuvre des actions. Principaux commanditaires des actions, ces établissements font souvent appel à des professionnels extérieurs issus de différents champs pour la mise en œuvre effective des actions.

      Sauf indication contraire, les pourcentages ou effectifs présentés sont calculés par rapport à l'ensemble des types d'actions documenté pour le territoire considéré (ici 42, cf. infra).

      Lorsque plusieurs réponses étaient possibles pour une question donnée, la somme des pourcentages peut excéder 100%.

      (*) Dans les fiches régionales et académiques, les données liées à l'ensemble des territoires couverts (9 régions soit 13 académies) sont fournies sous la mention "National (*)".

      (**) L'enquête permet de relever l'effectif total des destinataires de chaque action, toutes catégories confondues. Une estimation des effectifs globaux des publics jeunes (ex. : 12-25ans) est déduite de ces données, en admettant que pour les actions portant à la fois sur des jeunes et d'autres, ces jeunes représentent en général entre 85% et 90% du public. Ces ratios sont issus des données existantes sur la répartition des publics bénéficiaires (cf. www.ofdt.fr/relion).
      En 2007, en Bretagne, 1174 structures ont été interrogées via l'enquête ReLION sur l'organisation d'actions de prévention liée aux drogues, en 2006 ou lors de l'année scolaire 2005-2006. Parmi elles, 67 ont répondu ne pas avoir mené ce genre d'action alors que 134 autres structures ont rempli au moins 1 questionnaire à ce sujet. Les résultats présentés ici reflètent les déclarations de ces-dernières qui, selon à une enquête complémentaire, représentent 19 % des structures ayant effectivement mené des actions de prévention liée aux drogues dans la période observée.

      Dans le département 22 - Côtes-d'Armor, 42 types d'actions ont été documentés via l'enquête ReLION. Les actions ont été menées dans 435 sites différents.
      Les spécificités locales quant à la réalisation de l'enquête figurent en dernière page (cf. Section " Observations ").

      Éléments de contexte

      Contexte politique et professionnel local
      L'ensemble des indicateurs met en avant les particularités bretonnes en matière de consommation de substances psychoactives. Ainsi, la Bretagne se distingue comme une région à forte consommation d'alcool, de tabac et de cannabis, notamment chez les jeunes.
      L’enquête ESCAPAD 2005 (OFDT) montre que chez les jeunes de 17 ans la Bretagne se place au 1er rang des régions françaises concernant les ivresses répétées et régulières ou encore l’usage régulier de cannabis. Ainsi, la Bretagne présente les plus hauts niveaux d’ivresse déclarée de métropole :
      -ivresses répétées (3 fois au mois dans l’année) : 48% en Bretagne vs 26% en moyenne française
      -ivresses régulières (10 fois au moins dans l’année) : 23% vs 9.7 en moyenne française.
      De même, le profil tabagique en Bretagne s’avère supérieur à celui observé dans le reste du territoire métropolitain, que ce soit pour le niveau d’expérimentation ou pour l’usage quotidien. Ainsi, la région se place au 3ème rang pour l’usage quotidien de tabac. À 17 ans, 39 % déclarent un tabagisme quotidien, sans différence significative entre les sexes.
      Quant aux niveaux d’usage du cannabis, ils apparaissent supérieurs à ceux observés sur le reste du territoire métropolitain et diffèrent selon le sexe : 14% déclarent un usage régulier (vs 10.8% sur le territoire métropolitain).
      Face à ces constats, de nombreux acteurs se mobilisent. Des actions d’envergure sont mises en œuvre et s’appuient sur des priorités définies à travers différents plans et programmes : programme du Conseil Régional, volet addictions du PRSP et du PASER, programmes départementaux MILDT, PRAPS, projet académique 2003-2006 et priorités de financement de l’URCAM prennent en compte cette problématique et assurent la cohérence des actions mises en œuvre.
      Dans les Côtes d'Armor, le programme départemental de lutte contre les drogues, l'alcool et le tabac 2004-2008, déclinaison locale du programme gouvernemental, vise à une meilleure articulation entre les trois volets que sont la prévention, la prise en charge sanitaire et sociale, le respect de la loi et la lutte contre le trafic.
      Face à la banalisation des consommations et à l'extension de la polyconsommation, face au cloisonnement et à la dispersion des services concernés, face à l'insuffisance de coordination entre "prévention" et "répression" les professionnels locaux ont souhaité développer 3 axes :
      la prévention d'une part, la lutte contre l'offre et le respect de la législation d'autre part, la prise en charge sanitaire et sociale enfin.
      Au-delà de ces programmations régionales ou départementales, dont, on peut supposer que les répondants n'ont pas toujours connaissance, de nombreuses actions sont mises en œuvre et concourent à donner une réponse efficace face à cette problématique .

      Cadre politique des actions

      Ex : 14,3 % des actions du département s’inscrivaient dans le PRSP

      Département

      Région

      Aucune politique territoriale concernée

      35,7 %

      28,6 %

      PRSP

      14,3 %

      16 %

      Sreps

      4,8 %

      5,9 %

      Programme départemental MILDT de lutte contre les drogues

      4,8 %

      9,1 %

      CDO -Justice-Santé

      0 %

      2,1 %

      CLS

      0 %

      3,8 %

      CEL

      2,4 %

      0,7 %

      Non-réponses

      45,2 %

      41,8 %


      Financements et ressources
      dans les Côtes d'Armor, il faut noter tout d'abord que 21,4% des répondants n'ont pas renseigné la question des financements, conséquence, en partie, de la méconnaissance des sources de financement dont dépendent les acteurs de prévention intervenus dans ce cadre.
      Les actions décrites sur le département s'appuient dans 40,5% des cas sur des ressources propres. A contrario, seules 19% des actions décrites ont reçu des financements publics, en particulier des services de l'Etat (66,7%) ou des collectivités territoriales (44%).
      Plus d'un tiers des actions s'appuient sur des budgets n'excédant pas les 500 euros.

      - Dans le département, 21,4 % des actions recensées ont reçu des subventions publiques, 14,3 % se sont appuyées sur des mises à disposition de biens ou de services en nature, 40,5 % sur des ressources propres (en partie ou exclusivement) et 21,4 % ne sont pas renseignées sur cette question. Ces chiffres étaient respectivement de 32,4 %, 11,5 %, 32,4 % et 25,8 % au plan régional.

      - Pour les 9 actions qui ont bénéficié de subventions publiques, les financeurs ayant instruit les demandes ont été des services de l’Etat pour 66,7 % des actions ou des Collectivités territoriales (44,4 %), des Organismes de protection sociale (33,3 %) ou d’autres organismes (0 %).

      - Parmi les 25 actions du département pour lesquelles un budget spécifique a été précisé, celui-ci était de moins de 500 € (64 % des déclarations contre 60,2 % au plan régional), de 500 à 999 € (4 % contre 10,9 %), de 1000 à 4999 € (24 % contre 16,4 %) ou de plus (8 % contre 12,4 %).


      Statistiques détaillées

      Publics destinataires
      On compte 22562 destinataires de ces actions sur le territoire, dont 16682 à 16887 (**) élèves ou étudiants.
      (**) Intervalle estimé (cf. " Pour la lecture des résultats " dans les " Repères méthodologiques " en première page).

      Ages des publics

      % d'actions concernées

      Ex : 2,4 % des actions du département étaient destinées à des personnes de tous âges.

      Département

      Région

      Personnes de tous âges

      2,4 %

      6,6 %

      Enfants (moins de 11 ans)

      4,8 %

      4,2 %

      Pré-adolescents (de 11 à 14 ans)

      52,4 %

      40,8 %

      Adolescents (de 15 à 18 ans)

      73,8 %

      63,4 %

      Jeunes adultes (de 19 à 25 ans)

      21,4 %

      40,4 %

      Adultes (de 26 à 65 ans)

      16,7 %

      25,4 %

      Personnes de plus de 65 ans

      0 %

      2,1 %


      Activité des publics

      % d'actions concernées

      Ex : 83,3 % des actions du département étaient destinées à un public scolaire ou universitaire.

      Département

      Région

      Publics scolaires ou universitaires (hors apprentis)

      83,3 %

      74,9 %

      Collégiens

      64,3 %

      42,9 %

      Lycéens

      23,8 %

      33,4 %

      Etudiants

      7,1 %

      15,7 %

      Enfants ou adolescents approchés hors milieu scolaire

      9,5 %

      5,9 %

      Apprentis

      11,9 %

      12,5 %

      Actifs (salariés ou indépendants)

      7,1 %

      13,9 %

      Autres publics

      16,7 %

      24 %


      Publics relevant d'une institution sociale ou judiciaire

      % d'actions concernées

      Ex : 7,1 % des actions du département touchaient des publics relevant d'une institution sociale ou judiciaire.

      Département

      Région

      Publics relevant d’une institution sociale ou judiciaire

      7,1 %

      14,6 %

      Public bénéficiaire de l'Aide sociale à l'enfance

      0 %

      0,3 %

      Public sous mesure d'assistance éducative (1)

      0 %

      2,4 %

      Autre public sous main de justice (2)

      2,4 %

      5,2 %

      Jeunes en insertion (3)

      0 %

      2,8 %

      Adultes en insertion (4)

      0 %

      2,4 %

      Autres

      4,8 %

      4,2 %

      (1) Action éducative en milieu ouvert, tutelle PJJ
      (2) population carcérale, etc
      (3) PAIO, mission locale
      (4) relevant du RMI, de CHRS
      Les jeunes âgés de 11 à 25 ans sont les principaux destinataires des actions mises en œuvre. La répartition par âge permet d'affiner ce constat : les adolescents sont, de loin, les principaux concernés (73,8% des actions), suivis des pré-adolescents (52,4% des actions). Les jeunes adultes et adultes sont moins souvent concernés.
      Cette tendance se retrouve dans l'activité des publics puisque les collégiens sont les principaux destinataires (64,3% des actions),alors que les actifs et autres publics sont moins souvent couverts par ces actions.
      Enfin, la part des actions en direction des publics relevant d'une prise en charge sociale ou judiciaire est faible, constat qui se confirme au vu de la faible proportion des administrations ou institutions judiciaires parmi les commanditaires.

      Produits visés
      Dans le département, 47,6 % des actions ont abordé l'ensemble des drogues (contre 48,1 % au plan régional).

      Ex : 40,5 % des actions du département abordaient l’alcool, exclusivement ou parmi d’autres produits.
      Dans les Côtes d'Armor, comme observé au plan national et régional, l'approche globale tous produits est privilégiée et concerne près de la moitié des actions.
      Pour autant, l'approche par produit n'est pas exclue et le tabac, l'alcool et le cannabis sont les principaux produits abordés.
      Dans les Côtes d'Armor, le tabac est le produit le plus fréquemment abordé (47,6% des actions).
      Par ailleurs, une part non négligeable des actions (23,8%) abordait l'ecstasy.

      Acteurs impliqués
      Sont définis comme acteurs de prévention l’ensemble des professionnels impliqués dans la mise en place des actions, qu’ils soient opérateurs, c’est-à-dire intervenants directement auprès du public, ou commanditaires, c'est-à-dire « demandeurs » quant à l’action en question.
      Les actions mises en œuvre font appel à des acteurs de différents champs : de la prévention, de l’éducation, de l’application de la loi, du soin…, acteurs qui, la plupart du temps, se trouvent associés dans une même action.
      Le milieu scolaire apparaît comme un milieu incontournable dans le cadre de la prévention liée aux drogues, à la fois en tant qu'opérateur, intervenant ou commanditaire.
      Les structures spécialisées et du champ répressif jouent également un rôle essentiel dans les actions.

      Principaux Opérateurs (*)

      % d’actions concernées

      Dans les Côtes d'Armor, les structures associatives spécialisées ont une place centrale dans les actions décrites : 50% des actions comptaient ce type de structures parmi les opérateurs.
      Plus d'un tiers des actions comptaient des établissements d'enseignement ou des services chargés de l'application de la loi.

      Ex : 38,1 % des actions du département comptaient des établissements d’enseignement parmi les opérateurs, 19 % comptaient des collèges

      Département

      Région

      Établissements d’enseignement

      38,1 %

      25,4 %

      Collèges

      19 %

      12,9 %

      Lycées

      16,7 %

      10,1 %

      CFA, Segpa et Erea

      7,1 %

      2,8 %

      EPLEA

      4,8 %

      3,5 %

      Structures associatives spécialisées
      (ANPAA, Ligue cancer, …)

      50 %

      33,1 %

      Structures d’éducation pour la santé généralistes
      (Codes, …)

      9,5 %

      8,7 %

      Services chargés de l’application de la loi

      35,7 %

      24 %

      Organisme de protection sociale

      4,8 %

      7 %

      Structures de soins (CSST, CCAA,…), d’écoute (PAEJ, Points Ecoute,…)

      11,9 %

      32,1 %

      Autres (**) : centres sanitaires ou sociaux (9,5 %), entreprises privées ou publiques (0 %), autres services de l'État (0 %), services de collectivités territoriales (7,1 %), structures d’insertion (0 %), CIRDD (0 %), particuliers (2,4 %), Autres (16,7 %).

      28,6 %

      29,6 %

      (*) intervenant directement auprès des publics cibles ; (**) pour le territoire sélectionné

      Profil des intervenants
      En moyenne, les actions du département associent 2,04 corps professionnels différents (contre 2,45 au plan régional).
      Les professionnels interviennent rarement seuls et une même action fait en moyenne intervenir 2 corps professionnels différents.
      Ce sont les personnels propres aux établissements qui constituent les principaux intervenants: personnels d'éducation, de santé ou sociaux mais également enseignants.
      Les professionnels des structures associatives spécialisées sont également très présents.
      Enfin, 33,3% des actions font intervenir des policiers, gendarmes ou douaniers.
      Ex : 35,7 % des actions du département ont fait intervenir des enseignants.

      Autres (**) : Médecins généralistes (2,4 %), médecins du travail (2,4 %), médecins d'autres spécialités (4,8 %), professionnels soignants (23,8 %), travailleurs sociaux (4,8 %), personnels de Justice (2,4 %), animateurs culturels (9,5 %), comédiens (7,1 %), aucune des professions citées (0 %).

      (**) pour le territoire sélectionné

      Principaux Commanditaires (*)

      % d’actions concernées

      Plus de 85% des actions comptent des établissements d'enseignement parmi les commanditaires. Parmi ceux-ci, on compte 52,4% de collèges, mais aussi, du fait de la spécificité du territoire breton, une part non négligeable d'établissements d'enseignement agricole.

      Ex : 85,7 % des actions du département comptaient des établissements d’enseignement parmi les commanditaires, 52,4 % comptaient des collèges

      Département

      Région

      Établissements d’enseignement

      85,7 %

      71,8 %

      Collèges

      52,4 %

      34,8 %

      Lycées

      28,6 %

      30,3 %

      CFA, Segpa et Erea

      9,5 %

      10,1 %

      EPLEA

      11,9 %

      12,2 %

      Organismes de protection sociale, Services sanitaires ou sociaux

      2,4 %

      1,7 %

      Entreprises privées ou publiques

      2,4 %

      3,1 %

      Administrations ou institutions judiciaires

      2,4 %

      5,6 %

      Collectivités territoriales

      4,8 %

      9,1 %

      Autres (**) : administrations de l'État non judiciaires (11,9 %), Syndicats de salariés (0 %), Compagnies d'assurances privées (0 %) et Autres (19 %)

      26,2 %

      31,7 %

      (*) décidant des objectifs, coordonnant les moyens ; (**) pour le territoire sélectionné

      Regard sur les pratiques de prévention au plan départemental
      Près de 90% des actions décrites sont réalisées en dehors d'une programmation plus étendue et sont rarement réalisées plusieurs années de suite.
      Pourtant, qu'elles aient ou non pour cadre une programmation régionale ou départementale, qu'elles s'inscrivent ou non dans la durée, les actions sont bien en cohérence avec les principes développés dans les plans et programmes et par les professionnels de prévention. Ainsi, plus d'un tiers des actions ont privilégié le développement des compétences psychosociales par le biais de méthodes participatives notamment.

      La question de l'évaluation est également prise en compte puisque 73,8% des actions ont été évaluées (essentiellement en interne) et s'avèrent conformes aux objectifs fixés au départ.
      Structuration et inscription dans le temps
      Il ressort que 11,9 % des actions sont inscrites dans un programme comprenant plusieurs actions (contre 19,2 % au plan régional). De plus, 2,4 % sont également répétées plusieurs années de suite (contre 10,5 % au plan régional).

      Développement des approches de prévention encouragées par la littérature :
      Selon les déclarations des organisateurs, sur les 19 actions (45,2 %) visant à développer chez les publics la capacité à s’affirmer, de gérer la pression du groupe (compétences psychosociales), 73,7 % ont utilisé des méthodes participatives, comme préconisé. Ce pourcentage est de 56,3 % pour les actions recensées au plan régional.

      Évaluation, couverture et performance des actions de prévention
      On estime que :
      - 16825 à 17399 (**) personnes de 12 à 25 ans ont bénéficié des actions recensées (soit 19,3 % à 20 % de cette tranche d'âge dans le département 22 - Côtes-d'Armor).
      - 15665 à 16139 (**) collégiens ou lycéens du département, inscrits pendant l'année scolaire de référence, ont bénéficié des actions recensées.

      Enfin, 73,8 % des actions ont été évaluées (96,8 % d'entre elles l’ont été en interne). Parmi les actions recensées, 97,6 % ont été menées globalement de façon conforme aux prévisions.
      (**) Intervalle estimé (cf. " Pour la lecture des résultats " dans les " Repères méthodologiques " en première page)


      D’un territoire à l’autre

      L'enquête ReLion a permis de repérer et décrire :
      - dans les Côtes d'Armor : 435 actions menées auprès de 22 562 individus,
      - dans le Finistère : 296 actions menées auprès de 21 228 individus,
      - en Ille-et-Vilaine : 1328 actions menées auprès de 76 446 individus,
      - dans le Morbihan : 413 actions menées auprès de 39 588 individus.

      Les résultats fournis permettent de mettre à jour des pratiques de prévention tout à la fois cohérentes et assez consensuelles mais aussi spécifiques en tant que réponses à des problématiques locales particulières. Ces spécificités territoriales sont aussi à mettre en lien avec la réalité des moyens humains et la présence ou non de certains professionnels sur les territoires en question.

      Observations

      Particularités de l'enquête dans le territoire documenté :
      Les écoles élémentaires de certaines inspections académiques seulement ont pu être sollicitées pour participer à l'enquête, dans la région Bretagne. Les structures ont été identifiées par le CIRDD, avec le concours du chef de projet « drogues et dépendance », du rectorat et d’autres partenaires institutionnels.

      Les données présentées, bien que non exhaustives, fournissent un matériau riche, qui devrait permettre d'adapter au mieux les politiques publiques au regard des pratiques existantes.
      A ce titre, la mobilisation de l'ensemble des professionnels susceptibles de répondre à cette étude est essentielle afin d'avoir une vision la plus complète possible de ce qui se mène au niveau de chaque territoire.
      La prochaine enquête, programmée en 2009, viendra à ce titre enrichir encore les connaissances.
       
      Enquête ReLION
      Recensement Local d'Indicateurs pour l'Observation Nationale
      des actions de Prévention liée aux Usages de Drogues
      (Tabac, Alcool, Médicaments Psychotropes, Drogues illicites et produits dopants)
       
      Coordination
      Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT),

      Carine Mutatayi, Jean-Michel Costes, Mathieu Chalumeau
      Conseil scientifique
      Serge Karsenty (CNRS)

      Auteurs
      OFDT,
      Carine Mutatayi
      CIRDD d'Alsace
      Elisabeth Fellinger, Ilhame Elaatmani
      CIRDD de Bourgogne
      Mélody Fourcault, Gérard Cagni
      CIRDD de Bretagne
      Cécile Fourdan, Chantal Amar
      CIRDD de Champagne-Ardenne
      Adeline Ménétrier, Christine Servanton,
      Micheline Mathieu-Vermote
      CIRDD d'Ile-de-France
      Sandra Nahon, Olivier Smadja
      CIRDD du Limousin
      Agnès Tallet, Salomé Bonneau
      CIRDD de Midi-Pyrénées
      Sophie Moreau
      CIRDD de Provence-Alpes-Côte d'Azur
      Mathieu Glaizal, Sarah Vernier, Étienne Zurbach
      CIRDD de Rhône-Alpes
      Chloé Hamant, Catherine Miachon

      Maquette web
      Thierry Delprat, OFDT

      Coordination de l'architecture technique
      Bernard Legoueix, OFDT

      Secrétariat
      Nadine Landreau, OFDT

      www.ofdt.fr/relion/

      Saint-Denis La Plaine,
      Octobre 2007
      Pour plus d'informations : Contacter le CIRDD de votre région

      Les traitements statistiques présentés ici sont anonymes et assurés par l'OFDT.
      Les commentaires liés aux données départementales, Départementales et académiques sont rédigés par le Centre d’information Départemental sur les drogues et les dépendances (CIRDD) correspondant.
      Ceux portant sur les données régionales sont rédigés par l’OFDT.