Principaux traits de la prévention liée aux drogues
    - Tabac, alcool, médicaments psychotropes, drogues illicites ou produits dopants -


      51 - Marne
      - Toutes actions de prévention liée aux drogues -

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      Année 2006/ Année scolaire 2005-2006


      Données de cadrage

      Consommations chez les 17 ans en population générale(1)

      Département

      Région

      Usage quotidien de tabac

      N.R. %

      35 %

      Usage régulier d'alcool (2)

      N.R. %

      13 %

      Ivresses alcooliques répétées (3)

      N.R. %

      27 %

      Usage régulier de cannabis (2)

      N.R. %

      9 %

      (1) Source OFDT, ESCAPAD 2005
      (2) Au moins 10 fois lors des 30 derniers jours
      (3) Au moins 3 fois lors des 12 derniers mois

      Démographie départementale

      Effectif

      Population totale (4)

      565396

      Population des 12-25 ans (4)

      110447

      Population des 15-25 ans (4)

      89470

      Élèves de l’enseignement secondaire
      (hors enseignement agricole et hors apprentis) (5)

      49607

      (4) Source INSEE, projection 2005
      (5) Enseignement général, technique, public ou privé sous contrat. Sources : MEN.

      Repères méthodologiques

      Synthèse

      L’enquête ReLION vise à :
      - documenter les principales caractéristiques des actions locales de prévention liée aux drogues licites ou illicites (alcool, tabac, médicaments psychotropes, cannabis, ecstasy, produits dopants…).
      - et repérer les évolutions des pratiques de prévention, à différentes échelles de territoire.
      à travers des repères simples sur ce qui se fait dans le domaine, auprès de qui, grâce à qui, quand, où et comment.

      Elle porte sur toute action, subventionnée ou non, adressée directement aux publics chez qui l'on souhaite empêcher la survenue ou la répétition des consommations dommageables, menée sur un site et sur une durée déterminés. Il s'agit d'actions menées lors de l'année civile ou de l'année scolaire révolue. Elle ne concerne pas la prise en charge individuelle, la sensibilisation ou la formation d'acteurs relais, la réduction des risques, le soin, ni la réduction de l'accessibilité aux produits.

      L'enquête est menée sur la base du volontariat et est rendue anonyme.

      Ce premier exercice inclut systématiquement : les établissements d'enseignement secondaire et supérieur, les centres éducatifs ou de placement relevant de la PJJ, les services de gendarmerie et de police, ainsi que les structures (dont les associations) connues pour avoir mené des actions.

      La collecte de données est organisée pendant le premier trimestre.
      Initiée en 2007, elle sera répétée tous les deux ans. Elle s'appuie sur un questionnaire électronique auto-administré, d'accès protégé. Elle s'appuie sur un questionnaire électronique auto-administré, d'accès protégé.
      Elle concerne 9 régions : Alsace, Bourgogne, Bretagne, Champagne-Ardenne, Ile-de-France, Limousin, Midi-Pyrénées, PACA, Rhône-Alpes.
      Les actions de prévention liée aux drogues
      L’enquête Relion 2007 est la première étape de la mise en place d’un système d’observation national des actions de prévention liées aux drogues. Comme pour la région Champagne-Ardenne, le taux de couverture dans la Marne est de 28% contre 22% pour le national. Bien qu’encourageants, ces résultats n’offrent donc qu’une image partielle de la réalité du terrain.
      74 actions, déclinées sur 251 sites différents, ont été documentées. Environ 72 640 personnes de 12 à 25 ans ont bénéficié des actions recensées, soit 65,8% de cette tranche d’âge sur le territoire.
      Les actions recensées dans la Marne représentent 46% des actions recensées pour l’ensemble de la région. Les données obtenues sont à relativiser par rapport à une sous représentation des promoteurs spécialisés et une sur représentation des établissements scolaires, parmi les répondants marnais.
      Les résultats 2007 révèlent que pour 37,8% des actions menées dans le département de la Marne, le cadre politique et professionnel n’a pas été spécifié. Parmi les actions qui spécifient ce cadre, environ un tiers ne s’inscrivent dans aucune politique territoriale. Ceci pourrait indiquer que les porteurs de projets méconnaissent les cadres politiques existants et/ou ne les mettent pas en valeur. Environ 39,2 % des actions s’inscrivent dans le PRSP et/ou le SREPS. Le guichet unique constitué depuis 2005 et repris au sein du GRSP Champagne-Ardenne en 2006, contribue visiblement à une meilleure identification de l’origine des subventions santé publique.
      35,1% des actions sont mises en place sur la base de fonds propres (contre 21,3% au niveau régional), tout en s’ouvrant à des cofinancements d’origine diverses. Comme dans les autres départements de la région, les actions menées dans la Marne ciblent majoritairement le milieu scolaire et plus particulièrement les collèges et lycées. Néanmoins, 16,2% des actions recensées dans la Marne sont à destination du milieu professionnel contre 10,6% au niveau régional.
      Comme sur le plan régional, les actions du département de la Marne associent différents corps professionnels : 3,46 contre 3,38 au niveau régional. Trois corps de métiers sont plus impliqués qu’au niveau régional : les psychologues, les médecins spécialisés en addictologie et les animateurs ou éducateurs spécialisés.
      Le pourcentage d’actions menées dans la Marne concernant chacune des thématiques abordées (alcool, tabac, cannabis, ecstasy, médicaments psychotropes, produits dopants, et autres drogues) dépasse celui enregistré pour la région.
      28,4% des actions recensées dans la Marne sont inscrites dans un programme comprenant plusieurs actions (contre 26,3% au plan régional) et 18,9% des actions sont reconduites plusieurs années de suite (contre 15,6% au plan régional). Des efforts sont donc constatés en matière de programmation et de pérennisation des actions.

      Sauf indication contraire, les pourcentages ou effectifs présentés sont calculés par rapport à l'ensemble des types d'actions documenté pour le territoire considéré (ici 74, cf. infra).

      Lorsque plusieurs réponses étaient possibles pour une question donnée, la somme des pourcentages peut excéder 100%.

      (*) Dans les fiches régionales et académiques, les données liées à l'ensemble des territoires couverts (9 régions soit 13 académies) sont fournies sous la mention "National (*)".

      (**) L'enquête permet de relever l'effectif total des destinataires de chaque action, toutes catégories confondues. Une estimation des effectifs globaux des publics jeunes (ex. : 12-25ans) est déduite de ces données, en admettant que pour les actions portant à la fois sur des jeunes et d'autres, ces jeunes représentent en général entre 85% et 90% du public. Ces ratios sont issus des données existantes sur la répartition des publics bénéficiaires (cf. www.ofdt.fr/relion).
      En 2007, en Champagne-Ardenne, 544 structures ont été interrogées via l'enquête ReLION sur l'organisation d'actions de prévention liée aux drogues, en 2006 ou lors de l'année scolaire 2005-2006. Parmi elles, 27 ont répondu ne pas avoir mené ce genre d'action alors que 92 autres structures ont rempli au moins 1 questionnaire à ce sujet. Les résultats présentés ici reflètent les déclarations de ces-dernières qui, selon à une enquête complémentaire, représentent 28 % des structures ayant effectivement mené des actions de prévention liée aux drogues dans la période observée.

      Dans le département 51 - Marne, 74 types d'actions ont été documentés via l'enquête ReLION. Les actions ont été menées dans 251 sites différents.
      Les spécificités locales quant à la réalisation de l'enquête figurent en dernière page (cf. Section " Observations ").

      Éléments de contexte

      Contexte politique et professionnel local
      Parmi les actions de prévention liées aux usages de drogues menées dans le département de la Marne durant l’année 2006, 37,8% ne précisent pas leur cadre politique et professionnel et 32,4 % des actions ne s’inscrivent dans aucune politique territoriale concernée. Ce résultat pourrait être lié à une méconnaissance, ou un manque de mise en valeur, par les promoteurs marnais, des cadres politiques existants.
      Ce constat est particulièrement évident concernant l’identification du plan départemental MILDT : en effet, les résultats Relion 2007 font émerger que seulement 2,7% des actions menées dans le département de la Marne s’inscrivent dans ce plan interministériel (contre 3,8% au niveau régional et 10,8% au niveau national). Parmi les autres hypothèses pouvant expliquer cette différence, nous évoquons le faible taux de réponse des structures spécialisées s’inscrivant habituellement dans les programmes MILDT (CSST, ANPAA, CODES,…).
      21,6% des actions s’inscrivent dans le cadre du Plan Régional de Santé Publique (PRSP), (contre 20,6% pour le régional) et 17,6% des actions s’inscrivent dans le cadre des Schémas Régionaux d’Education Pour la Santé (SREPS) (contre 13,8% pour le régional). En effet, la lutte contre les addictions est une priorité de la politique de santé publique régionale champardennaise, qui a mis en place un Plan Régional de Santé spécifique sur ce thème. D’autre part, les financeurs de santé publique ont constitué depuis 2005 un guichet unique (repris depuis novembre 2006 au sein du Groupement Régional de Santé Publique (GRSP)), qui contribue visiblement à une meilleure identification de l’origine des subventions dans le domaine de la santé publique.
      Pour illustrer la diversité du cadre politique des actions menées dans la Marne, notons également que 1,4% des actions de prévention liées aux usages de drogues recensées dans le département s’inscrivent dans un Contrat Educatif Local (contre 2,5% pour le régional) et 1,4% des actions s’inscrivent dans une Convention Départementale d’Objectifs Justice Santé (contre 1,3% au niveau régional).

      Cadre politique des actions

      Ex : 21,6 % des actions du département s’inscrivaient dans le PRSP

      Département

      Région

      Aucune politique territoriale concernée

      32,4 %

      25 %

      PRSP

      21,6 %

      20,6 %

      Sreps

      17,6 %

      13,8 %

      Programme départemental MILDT de lutte contre les drogues

      2,7 %

      3,8 %

      CDO -Justice-Santé

      1,4 %

      1,3 %

      CLS

      0 %

      1,3 %

      CEL

      1,4 %

      2,5 %

      Non-réponses

      37,8 %

      43,1 %


      Financements et ressources
      Dans le département de la Marne, 35,1% des actions sont menées sur des fonds propres, contre 28,8% au niveau régional. Parmi les budgets spécifiés, le plus fréquent était de moins de 500 euros (64,7% contre 60% au niveau régional), ce qui pourrait expliquer en partie l’utilisation des ressources propres et le non recours aux subventions publiques.

      - Dans le département, 41,9 % des actions recensées ont reçu des subventions publiques, 20,3 % se sont appuyées sur des mises à disposition de biens ou de services en nature, 35,1 % sur des ressources propres (en partie ou exclusivement) et 23 % ne sont pas renseignées sur cette question. Ces chiffres étaient respectivement de 48,8 %, 18,1 %, 28,8 % et 21,3 % au plan régional.

      - Pour les 31 actions qui ont bénéficié de subventions publiques, les financeurs ayant instruit les demandes ont été des services de l’Etat pour 77,4 % des actions ou des Collectivités territoriales (9,7 %), des Organismes de protection sociale (29 %) ou d’autres organismes (25,8 %).

      - Parmi les 51 actions du département pour lesquelles un budget spécifique a été précisé, celui-ci était de moins de 500 € (64,7 % des déclarations contre 60 % au plan régional), de 500 à 999 € (7,8 % contre 10,5 %), de 1000 à 4999 € (13,7 % contre 18,1 %) ou de plus (13,7 % contre 11,4 %).


      Statistiques détaillées

      Publics destinataires
      On compte 82850 destinataires de ces actions sur le territoire, dont 70131 à 73589 (**) élèves ou étudiants.
      (**) Intervalle estimé (cf. " Pour la lecture des résultats " dans les " Repères méthodologiques " en première page).

      Ages des publics

      % d'actions concernées

      Ex : 4,1 % des actions du département étaient destinées à des personnes de tous âges.

      Département

      Région

      Personnes de tous âges

      4,1 %

      4,4 %

      Enfants (moins de 11 ans)

      5,4 %

      3,8 %

      Pré-adolescents (de 11 à 14 ans)

      47,3 %

      45,6 %

      Adolescents (de 15 à 18 ans)

      62,2 %

      66,3 %

      Jeunes adultes (de 19 à 25 ans)

      35,1 %

      33,8 %

      Adultes (de 26 à 65 ans)

      24,3 %

      21,3 %

      Personnes de plus de 65 ans

      2,7 %

      2,5 %


      Activité des publics

      % d'actions concernées

      Ex : 78,4 % des actions du département étaient destinées à un public scolaire ou universitaire.

      Département

      Région

      Publics scolaires ou universitaires (hors apprentis)

      78,4 %

      80,6 %

      Collégiens

      45,9 %

      48,8 %

      Lycéens

      27 %

      31,3 %

      Etudiants

      6,8 %

      9,4 %

      Enfants ou adolescents approchés hors milieu scolaire

      8,1 %

      6,9 %

      Apprentis

      10,8 %

      8,8 %

      Actifs (salariés ou indépendants)

      16,2 %

      10,6 %

      Autres publics

      16,2 %

      16,3 %


      Publics relevant d'une institution sociale ou judiciaire

      % d'actions concernées

      Ex : 5,4 % des actions du département touchaient des publics relevant d'une institution sociale ou judiciaire.

      Département

      Région

      Publics relevant d’une institution sociale ou judiciaire

      5,4 %

      5,6 %

      Public bénéficiaire de l'Aide sociale à l'enfance

      0 %

      0 %

      Public sous mesure d'assistance éducative (1)

      2,7 %

      1,9 %

      Autre public sous main de justice (2)

      1,4 %

      0,6 %

      Jeunes en insertion (3)

      2,7 %

      1,3 %

      Adultes en insertion (4)

      2,7 %

      2,5 %

      Autres

      4,1 %

      3,8 %

      (1) Action éducative en milieu ouvert, tutelle PJJ
      (2) population carcérale, etc
      (3) PAIO, mission locale
      (4) relevant du RMI, de CHRS
      Les résultats indiquent que 78,4% des actions menées dans le département de la Marne étaient destinées à un public scolaire ou universitaire, contre 80,6% au niveau régional.
      16,2% des actions sont à destination du milieu professionnel (salariés ou indépendants) contre 10,6% au niveau régional.
      Concernant les classes d’âges des publics destinataires, le département de la Marne se situe au dessus des moyennes régionales pour l’ensemble des classes d’âges retenues, à l’exception des 15-18 ans. En effet, le taux d’actions mises à destination des lycéens (27%) est plus faible que celui enregistré au niveau régional (31,3%).
      2,7% des actions de prévention concernent des personnes de plus de 65 ans contre 2,5% au niveau régional.
      Les résultats marnais concernant les enfants ou adolescents approchés hors milieu scolaire et ceux concernant les jeunes en insertion (Mission locale, PAIO) sont supérieurs aux chiffres régionaux (respectivement 8,1% contre 6,9% au niveau régional et 2,7% contre 1,3% au niveau régional).

      Produits visés
      Dans le département, 43,2 % des actions ont abordé l'ensemble des drogues (contre 41,9 % au plan régional).

      Ex : 35,1 % des actions du département abordaient l’alcool, exclusivement ou parmi d’autres produits.
      Comme pour la région, les trois thématiques les plus abordées dans les actions du département sont le tabac (48,6% contre 46,3% au niveau régional), l’alcool (35,1% contre 33,8% au niveau régional) et le cannabis (33,8% contre 29,4% au niveau régional).
      Le pourcentage d’actions menées dans la Marne concernant chacune des thématiques abordées (alcool, tabac, cannabis, ecstasy, médicaments psychotropes, produits dopants, et autres drogues) dépasse celui enregistré pour la région.
      Mentionnons plus particulièrement les chiffres concernant le cannabis qui dépassent ceux enregistrés au niveau régional. En effet, de nombreuses actions menées dans de cadre des lycées marnais concernés par le programme régional de prévention du tabagisme « Les lycéens ont du souffle», ont été, à la demande des établissements, étendues au cannabis.
      14,9% des actions concernent les produits dopants, contre 11,9% pour le régional (6,7% au niveau national). Ceci est sans doute lié aux activités de prévention menées par l’Antenne Médicale de Prévention du Dopage de la région : le Pôle Sport Santé Champagne-Ardenne.

      Acteurs impliqués
      Les principaux répondants à l’enquête ReLion 2007 dans la Marne sont les établissements scolaires. Ils sont fréquemment commanditaires et acteurs de leurs actions et font également appel aux compétences de structures ou d’acteurs locaux divers (associations, services de l’Etat…).

      Principaux Opérateurs (*)

      % d’actions concernées

      Les établissements d’enseignement assurent 39,2% des actions menées dans la Marne, contre 43,1% dans la région. Les services chargés de l’application de la loi interviennent dans 17,6% des actions contre 22,5% au niveau régional.
      Les structures associatives spécialisées de la Marne sont mieux représentées que leurs homologues de la région (31,1% contre 24,4% au niveau régional).
      Le département de la Marne se différencie de la région par une plus forte implication des organismes de protection sociale et une faible implication des structures d’éducation pour la santé généralistes.

      Ex : 39,2 % des actions du département comptaient des établissements d’enseignement parmi les opérateurs, 24,3 % comptaient des collèges

      Département

      Région

      Établissements d’enseignement

      39,2 %

      43,1 %

      Collèges

      24,3 %

      22,5 %

      Lycées

      8,1 %

      12,5 %

      CFA, Segpa et Erea

      12,2 %

      5,6 %

      EPLEA

      0 %

      1,9 %

      Structures associatives spécialisées
      (ANPAA, Ligue cancer, …)

      31,1 %

      24,4 %

      Structures d’éducation pour la santé généralistes
      (Codes, …)

      5,4 %

      14,4 %

      Services chargés de l’application de la loi

      17,6 %

      22,5 %

      Organisme de protection sociale

      24,3 %

      13,1 %

      Structures de soins (CSST, CCAA,…), d’écoute (PAEJ, Points Ecoute,…)

      9,5 %

      6,9 %

      Autres (**) : centres sanitaires ou sociaux (18,9 %), entreprises privées ou publiques (4,1 %), autres services de l'État (6,8 %), services de collectivités territoriales (1,4 %), structures d’insertion (1,4 %), CIRDD (2,7 %), particuliers (10,8 %), Autres (13,5 %).

      48,6 %

      43,1 %

      (*) intervenant directement auprès des publics cibles ; (**) pour le territoire sélectionné

      Profil des intervenants
      En moyenne, les actions du département associent 3,46 corps professionnels différents (contre 3,38 au plan régional).
      L’étude du profil des intervenants met en évidence que les enseignants et les professionnels scolaires d’éducation, de santé ou sociaux sont activement impliqués dans les actions.
      Comme dans la région, les actions menées dans le département de la Marne font appel à un large panel de corps de métier. En moyenne, les actions du département de la Marne associent 3,46 corps professionnels différents.
      Trois corps de métiers sont plus impliqués qu’au niveau régional : les psychologues, les médecins spécialisés en addictologie et les animateurs ou éducateurs spécialisés.
      Ex : 31,1 % des actions du département ont fait intervenir des enseignants.

      Autres (**) : Médecins généralistes (12,2 %), médecins du travail (9,5 %), médecins d'autres spécialités (2,7 %), professionnels soignants (24,3 %), travailleurs sociaux (9,5 %), personnels de Justice (4,1 %), animateurs culturels (1,4 %), comédiens (4,1 %), aucune des professions citées (0 %).

      (**) pour le territoire sélectionné

      Principaux Commanditaires (*)

      % d’actions concernées

      Parmi les établissements d’enseignement, le département de la Marne compte un plus grand nombre de commanditaires parmi les CFA, SEGPA et EREA (24,3%) que celui recensé dans la région (13,1%)
      A mentionner également, les organismes de protection sociale de la Marne (CPAM et Mutuelles) commanditent près de deux fois plus d’actions qu’au niveau régional (4,1% contre 2,5%).

      Ex : 79,7 % des actions du département comptaient des établissements d’enseignement parmi les commanditaires, 41,9 % comptaient des collèges

      Département

      Région

      Établissements d’enseignement

      79,7 %

      83,1 %

      Collèges

      41,9 %

      44,4 %

      Lycées

      27 %

      31,9 %

      CFA, Segpa et Erea

      24,3 %

      13,1 %

      EPLEA

      4,1 %

      6,3 %

      Organismes de protection sociale, Services sanitaires ou sociaux

      4,1 %

      2,5 %

      Entreprises privées ou publiques

      4,1 %

      3,1 %

      Administrations ou institutions judiciaires

      2,7 %

      1,9 %

      Collectivités territoriales

      1,4 %

      1,9 %

      Autres (**) : administrations de l'État non judiciaires (5,4 %), Syndicats de salariés (0 %), Compagnies d'assurances privées (1,4 %) et Autres (13,5 %)

      18,9 %

      20 %

      (*) décidant des objectifs, coordonnant les moyens ; (**) pour le territoire sélectionné

      Regard sur les pratiques de prévention au plan départemental
      Par rapport à la région, le département de la Marne obtient des résultats légèrement améliorés par rapport à la programmation des actions et leur pérennisation : 28,4% des actions recensées dans le département de la Marne sont inscrites dans un programme comprenant plusieurs actions (contre 26,3% au plan régional) et 18,9% des actions sont reconduites plusieurs années de suite (15,6% au plan régional).
      Comme au niveau régional, les objectifs les plus souvent cités sont : -de stimuler la perception de la nocivité de certains produits ou contextes d'usages, -d’améliorer les connaissances des publics, -de rappeler la loi ou la réglementation, et de faciliter des décisions individuelles.
      Le développement des compétences psychosociales du public concerné figure également parmi les objectifs mentionnés dans les actions du département de la Marne. Parmi les 40,5 % qui visent à développer les compétences psychosociales de leurs publics 53,3 % ont utilisé des méthodes participatives préconisées (contre 60,9 % pour le régional)
      Au vu des évaluations proposées, on estime que dans le département de la Marne, environ 72 640 personnes de 12 à 25 ans ont bénéficié des actions recensées, soit 65,8% de cette tranche d’âge sur le territoire. On note également que 86,8% des actions ont fait l’objet d’une évaluation, principalement en interne.
      Structuration et inscription dans le temps
      Il ressort que 28,4 % des actions sont inscrites dans un programme comprenant plusieurs actions (contre 26,3 % au plan régional). De plus, 18,9 % sont également répétées plusieurs années de suite (contre 15,6 % au plan régional).

      Développement des approches de prévention encouragées par la littérature :
      Selon les déclarations des organisateurs, sur les 30 actions (40,5 %) visant à développer chez les publics la capacité à s’affirmer, de gérer la pression du groupe (compétences psychosociales), 53,3 % ont utilisé des méthodes participatives, comme préconisé. Ce pourcentage est de 60,9 % pour les actions recensées au plan régional.

      Évaluation, couverture et performance des actions de prévention
      On estime que :
      - 68983 à 72640 (**) personnes de 12 à 25 ans ont bénéficié des actions recensées (soit 62,5 % à 65,8 % de cette tranche d'âge dans le département 51 - Marne).
      - 11579 à 11785 (**) collégiens ou lycéens du département, inscrits pendant l'année scolaire de référence, ont bénéficié des actions recensées.

      Enfin, 89,2 % des actions ont été évaluées (87,9 % d'entre elles l’ont été en interne). Parmi les actions recensées, 83,8 % ont été menées globalement de façon conforme aux prévisions.
      (**) Intervalle estimé (cf. " Pour la lecture des résultats " dans les " Repères méthodologiques " en première page)


      D’un territoire à l’autre

      L’enquête Relion 2007 représente la première étape de la mise en place d’un vaste système d’observation national, visant à. documenter les principales caractéristiques des actions de prévention liées aux drogues licites ou illicites (alcool, tabac, médicaments psychotropes, produits dopants), menées dans différentes régions de France.
      Le taux de couverture de cette première édition au plan national est de 22%. Avec un taux de participation global de 28%, la Champagne-Ardenne se situe en 3ème position par rapport aux autres régions. Ces premiers résultats, bien que très encourageants, ne permettent donc d’offrir qu’une image partielle de la réalité du terrain. Ce constat est renforcé par l’observation d’une sur représentation des établissements scolaires associée à une sous représentation des associations spécialisées. Ces particularités se reflètent dans cette première analyse des caractéristiques des actions de prévention liées aux drogues menées en Champagne-Ardenne
      Parmi ces caractéristiques, nous constatons que pour l’ensemble de la région, il existe une tendance à ne pas préciser le cadre politique des actions. A l’exception du département des Ardennes, peu d’actions s’inscrivent dans le cadre des programmes départementaux MILDT. Ceci se reflète également dans le faible taux de financements MILDT recensés. Au travers de ces résultats, nous pouvons supposer un manque de connaissance ou de mise en valeur des cadres politiques des actions, qui indiquerait la nécessité de mieux clarifier et d’identifier ces différents cadres existants auprès des promoteurs de la région. De nombreuses actions sont menées sur des fonds propres, ceci peut être lié d’une part au recours, notamment des établissements scolaires, à leur propre personnel, et d’autre part au nombre important d’actions dont le budget est inférieur à 500 euros.
      Une autre caractéristique régionale est la pluridisciplinarité des acteurs impliqués. En effet, les actions champardennaises recensent en moyenne l’intervention de 3,38 corps professionnels différents contre 2,18 au plan national.
      Comme au niveau national, les produits les plus visés par les actions menées en Champagne Ardenne sont le tabac, l’alcool et le cannabis. Concernant ces thématiques, nous constatons des particularités départementales. Sont ainsi abordées en priorité, dans les départements de l’Aube et la Marne : la thématique du tabac ; dans le département de la Haute-Marne : la thématique de l’alcool ; et dans le département des Ardennes : la thématique du cannabis.
      Une constante régionale est observable au travers du nombre important d’actions concernant les produits dopants (11,9% des actions champardennaises contre 6,1% pour le national). Il reflète l’activité de prévention menée par l’Antenne Médicale de Prévention du Dopage de la région : le Pôle Sport Santé Champagne-Ardenne.
      En ce qui concerne la structuration des actions et leur inscription dans le temps, il faudra augmenter les efforts en matière de programmation des actions et de leur pérennisation. Les résultats sont encourageants par rapport à la volonté des acteurs régionaux d’utiliser les méthodes préconisées par la littérature, notamment les méthodes participatives.

      Observations

      Particularités de l'enquête dans le territoire documenté :
      Aucune école élémentaire n'a pas pu être sollicitée pour participer à l'enquête, dans la région Champagne-Ardenne. Les structures ont été identifiées par le CIRDD, avec le concours - du chef de projet « drogues et dépendance », du rectorat et d’autres partenaires institutionnels.

      Limites de l’enquête Relion.
      Si cette première analyse permet de dégager les particularités des actions de prévention menées dans différentes régions de France, elle met également en évidence certaines limites de l’enquête ReLion et offre des pistes pour son évolution. Le « regard sur les pratiques de prévention » notamment, ouvre vers une analyse qualitative, qui mériterait une approche plus précise et approfondie, afin de mieux documenter les objectifs visés, d’expliciter les méthodes et compétences mises en œuvre pour les atteindre et d’améliorer l’observation des pratiques d’évaluation.

      Particularités et perspectives de l’enquête en Champagne-Ardenne
      Cette première phase de l’enquête Relion en Champagne-Ardenne a bénéficié d’un bon taux de couverture au niveau des établissements scolaires. Il est nécessaire d’améliorer le taux de réponses des autres milieux et notamment du milieu professionnel.
      En ce qui concerne le milieu scolaire, il serait judicieux d’intégrer désormais les écoles élémentaires dans les destinataires de l’enquête afin de mieux documenter les actions menées auprès des enfants de moins de 11 ans.

      Le constat du faible taux d’adhésion de la part des associations et structures spécialisées, ainsi qu’une couverture inégale des différents départements de la région, indique la nécessité d’améliorer l’information et la communication autour de cette enquête, afin de mieux faire partager son intérêt par l’ensemble des acteurs concernés. La participation des intervenants spécialisés est notamment indispensable pour mieux refléter la réalité du terrain.

      Avec le soutien actif du coordinateur régional MILDT et des chefs de projet départementaux, le CIRDD Champagne-Ardenne pourra améliorer l’accompagnement des prochaines éditions de l’enquête auprès des différents acteurs (spécialisés ou non dans le domaine des drogues et dépendances) et contribuer ainsi à une meilleure couverture de l’ensemble du territoire champardennais.
       
      Enquête ReLION
      Recensement Local d'Indicateurs pour l'Observation Nationale
      des actions de Prévention liée aux Usages de Drogues
      (Tabac, Alcool, Médicaments Psychotropes, Drogues illicites et produits dopants)
       
      Coordination
      Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT),

      Carine Mutatayi, Jean-Michel Costes, Mathieu Chalumeau
      Conseil scientifique
      Serge Karsenty (CNRS)

      Auteurs
      OFDT,
      Carine Mutatayi
      CIRDD d'Alsace
      Elisabeth Fellinger, Ilhame Elaatmani
      CIRDD de Bourgogne
      Mélody Fourcault, Gérard Cagni
      CIRDD de Bretagne
      Cécile Fourdan, Chantal Amar
      CIRDD de Champagne-Ardenne
      Adeline Ménétrier, Christine Servanton,
      Micheline Mathieu-Vermote
      CIRDD d'Ile-de-France
      Sandra Nahon, Olivier Smadja
      CIRDD du Limousin
      Agnès Tallet, Salomé Bonneau
      CIRDD de Midi-Pyrénées
      Sophie Moreau
      CIRDD de Provence-Alpes-Côte d'Azur
      Mathieu Glaizal, Sarah Vernier, Étienne Zurbach
      CIRDD de Rhône-Alpes
      Chloé Hamant, Catherine Miachon

      Maquette web
      Thierry Delprat, OFDT

      Coordination de l'architecture technique
      Bernard Legoueix, OFDT

      Secrétariat
      Nadine Landreau, OFDT

      www.ofdt.fr/relion/

      Saint-Denis La Plaine,
      Octobre 2007
      Pour plus d'informations : Contacter le CIRDD de votre région

      Les traitements statistiques présentés ici sont anonymes et assurés par l'OFDT.
      Les commentaires liés aux données départementales, Départementales et académiques sont rédigés par le Centre d’information Départemental sur les drogues et les dépendances (CIRDD) correspondant.
      Ceux portant sur les données régionales sont rédigés par l’OFDT.