Principaux traits de la prévention liée aux drogues
    - Tabac, alcool, médicaments psychotropes, drogues illicites ou produits dopants -


      Académie de Reims
      - Actions menées en milieu scolaire -

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      Année scolaire 2005-2006


      Données de cadrage

      Consommations chez les 17 ans en population générale(1)

      Académie (0)

      National

      Usage quotidien de tabac

      35 %

      33,0 %

      Usage régulier d'alcool (2)

      13 %

      12,0 %

      Ivresses alcooliques répétées (3)

      27 %

      26,0 %

      Usage régulier de cannabis (2)

      9 %

      10,8 %

      (0) Données relatives aux départements couverts par l'académie
      (1) Source OFDT, ESCAPAD 2005
      (2) Au moins 10 fois lors des 30 derniers jours
      (3) Au moins 3 fois lors des 12 derniers mois

      Démographie dans la zone académique

      Effectif

      Population totale (4)

      1337672

      Population des 12-25 ans (4)

      245434

      Population des 15-25 ans (4)

      194134

      Élèves de l’enseignement secondaire
      (hors apprentis) (5)

      122456

      (4) Source INSEE, projection 2005
      (5) Enseignement général, technique, agricole (grâce à une extrapolation des données régionales), public ou privé sous contrat. Sources : MEN, MAP.

      Repères méthodologiques

      Synthèse

      L’enquête ReLION vise à :
      - documenter les principales caractéristiques des actions locales de prévention liée aux drogues licites ou illicites (alcool, tabac, médicaments psychotropes, cannabis, ecstasy, produits dopants…).
      - et repérer les évolutions des pratiques de prévention, à différentes échelles de territoire.
      à travers des repères simples sur ce qui se fait dans le domaine, auprès de qui, grâce à qui, quand, où et comment.

      Elle porte sur toute action, subventionnée ou non, adressée directement aux publics chez qui l'on souhaite empêcher la survenue ou la répétition des consommations dommageables, menée sur un site et sur une durée déterminés. Il s'agit d'actions menées lors de l'année civile ou de l'année scolaire révolue. Elle ne concerne pas la prise en charge individuelle, la sensibilisation ou la formation d'acteurs relais, la réduction des risques, le soin, ni la réduction de l'accessibilité aux produits.

      L'enquête est menée sur la base du volontariat et est rendue anonyme.

      Ce premier exercice inclut systématiquement : les établissements d'enseignement secondaire et supérieur, les centres éducatifs ou de placement relevant de la PJJ, les services de gendarmerie et de police, ainsi que les structures (dont les associations) connues pour avoir mené des actions.

      La collecte de données est organisée pendant le premier trimestre.
      Initiée en 2007, elle sera répétée tous les deux ans. Elle s'appuie sur un questionnaire électronique auto-administré, d'accès protégé.
      Elle concerne 9 régions : Alsace, Bourgogne, Bretagne, Champagne-Ardenne, Ile-de-France, Limousin, Midi-Pyrénées, PACA, Rhône-Alpes.
      Les actions de prévention liée aux drogues
      L’enquête Relion 2007 concerne les actions de prévention liées aux drogues menées dans l’Académie de Reims durant l’année scolaire 2005-2006. Environ 90 000 personnes de 12 à 25 ans ont bénéficié des actions recensées, soit 37% de cette tranche d’âge sur le territoire. Comme pour la région Champagne-Ardenne, le taux de couverture dans l’Académie est de 28% contre 22% pour le national. Bien qu’encourageants, ces résultats n’offrent donc qu’une image partielle de la réalité du terrain.
      Les résultats 2007 révèlent que pour 43,4% des actions menées dans l’académie, le cadre politique et professionnel n’est pas spécifié. Parmi les 56,6 % actions qui spécifient ce cadre, environ 26% ne s’inscrivent dans aucune politique territoriale. Ceci pourrait indiquer que les porteurs de projets méconnaissent les cadres politiques existants et/ou ne les mettent pas en valeur. Environ 26 % des actions menées dans l’académie s’inscrivent dans le PRSP et/ou le SREPS. Le guichet unique constitué depuis 2005 et repris au sein du GRSP Champagne-Ardenne en 2006, contribue visiblement à une meilleure identification de l’origine des subventions santé publique.
      63,3% des actions menées dans l’Académie spécifient un budget de moins de 500 euros. 29,5% des actions sont mises en place sur la base de fonds propres. Les actions menées dans l’Académie ciblent majoritairement les collèges et lycées. Peu d’actions recensées concernent des enfants de moins de 11 ans, ce constat doit être relativisé, car les écoles primaires n’ont pas été sollicitées directement. Les établissements scolaires sont souvent à l’initiative des actions, près de la moitié font appel à d’autres opérateurs, comme la gendarmerie, la police et les structures associatives spécialisées.
      Seulement 26,4% des actions sont inscrites dans un programme comprenant plusieurs actions et 16,3% des actions recensées au sein de l’Académie sont reconduites plusieurs années de suite. Parmi les actions qui visent à développer les compétences psychosociales de leur public, 59,6% ont utilisé les méthodes participatives préconisées par la littérature (contre 52,1% au plan national).
      En ce qui concerne les thématiques abordées : 44,2% des actions menées dans la région concernent l’ensemble des drogues. Ensuite, les produits les plus cités sont, comme au niveau national, l’alcool, le tabac et le cannabis. Le nombre d’actions concernant les produits dopants approche le double de celui recensé au niveau national, à savoir : 12,4% contre 6,7%.

      Sauf indication contraire, les pourcentages ou effectifs présentés sont calculés par rapport à l'ensemble des types d'actions documenté pour le territoire considéré (ici 129, cf. infra).

      Lorsque plusieurs réponses étaient possibles pour une question donnée, la somme des pourcentages peut excéder 100%.

      (*) Les données liées à l'ensemble des territoires couverts (9 régions soit 13 académies) sont fournies sous la mention "National(*)".

      (**) L'enquête permet de relever l'effectif total des destinataires de chaque action, toutes catégories confondues. Une estimation des effectifs globaux des publics jeunes (ex. : 12-25ans) est déduite de ces données, en admettant que pour les actions portant à la fois sur des jeunes et d'autres, ces jeunes représentent en général entre 85% et 90% du public. Ces ratios sont issus des données existantes sur la répartition des publics bénéficiaires (cf. www.ofdt.fr/relion).

      Cette fiche se rapporte aux seules actions en milieu scolaires.

      En 2007, en Champagne-Ardenne, 544 structures ont été interrogées via l'enquête ReLION sur l'organisation d'actions de prévention liée aux drogues, en 2006 ou lors de l'année scolaire 2005-2006. Parmi elles, 27 ont répondu ne pas avoir mené ce genre d'action alors que 92 autres structures ont rempli au moins 1 questionnaire à ce sujet. Les résultats présentés ici reflètent les déclarations de ces-dernières qui, selon une enquête complémentaire, représentent 28 % des structures ayant effectivement mené des actions de prévention liée aux drogues dans la période observée.

      Dans l'académie de Reims, 129 types d'actions ont été documentés via l'enquête ReLION. Les actions ont été menées dans 492 sites différents.
      Les spécificités locales quant à la réalisation de l'enquête figurent en dernière page (cf. Section " Observations ").

      Éléments de contexte

      Contexte politique et professionnel local
      Parmi les actions de prévention liées aux usages de drogues menées dans l’Académie de Reims durant l’année 2006, 43,4% ne précisent pas leur cadre politique et professionnel et 26,4 % des actions ne s’inscrivent dans aucune politique territoriale concernée. Ce résultat pourrait être lié à une méconnaissance, ou un manque de mise en valeur, par les promoteurs de la région, des cadres politiques existants.
      Ce constat est particulièrement évident concernant l’identification des plans départementaux MILDT : en effet, les résultats Relion 2007 font émerger que seulement 4,7% des actions menées dans l’Académie de Reims s’inscrivent dans ces programmes interministériels, contre 12% au niveau national. Parmi les autres hypothèses pouvant expliquer cette différence, nous évoquons le faible taux de réponse des structures spécialisées s’inscrivant habituellement dans les programmes MILDT (CSST, ANPAA, CODES,…).
      17,8% des actions s’inscrivent dans le cadre du Plan Régional de Santé Publique (PRSP) et 12,4% des actions dans le cadre des Schémas Régionaux d’Education Pour la Santé (SREPS) (contre 8,1% pour le national). En effet, la lutte contre les addictions est une priorité de la politique de santé publique régionale champardennaise, qui a mis en place un Plan Régional de Santé spécifique sur ce thème. D’autre part, les financeurs de santé publique ont constitué depuis 2005 un guichet unique (repris depuis novembre 2006 au sein du Groupement Régional de Santé Publique (GRSP), qui contribue visiblement à une meilleure identification de l’origine des subventions dans le domaine de la santé publique.
      Pour illustrer la diversité du cadre politique des actions menées en Champagne Ardenne, notons également que 3,1% des actions de prévention liées aux usages de drogues recensées dans l’académie de Reims s’inscrivent dans un Contrat Educatif Local (contre 2,9% pour le national), 0,8% des actions s’inscrivent dans une Convention Départementale d’Objectifs Justice Santé (contre 0,9% pour le national) et 1,6% des actions s’inscrivent dans des Contrats Locaux de Sécurité (contre 3,5% pour le national.

      Cadre politique des actions

      Ex : 4,7 % des actions de l’académie s’inscrivait dans le PDLD

      Académie

      National(*)

      (*) Pour rappel, dans toute la fiche, "National(*)" renvoie aux actions en milieu scolaire de l'ensemble des territoires couverts par l'enquête (9 régions, soit 13 académies).

      Aucune politique territoriale concernée

      26,4 %

      28,8 %

      PRSP

      17,8 %

      17,6 %

      Sreps

      12,4 %

      8,9 %

      Programme départemental MILDT de lutte contre les drogues

      4,7 %

      12 %

      CDO -Justice-Santé

      0,8 %

      0,9 %

      CLS

      1,6 %

      3,5 %

      CEL

      3,1 %

      2,9 %

      Non-réponses

      43,4 %

      35 %


      Financements et ressources
      Dans l’académie de Reims, 29,5 % des actions sont menées sur des fonds propres, contre 25,1% au niveau national. Parmi les budgets spécifiés, le plus fréquent était de moins de 500 euros (63,3% contre 61,5% au niveau national), ce qui pourrait expliquer en partie l’utilisation des ressources propres et le non recours aux subventions publiques.

      - Dans l’académie, 46,5 % des actions en milieu scolaire recensées ont reçu des subventions publiques, 15,5 % se sont appuyées sur des mises à disposition de biens ou de services en nature, 29,5 % sur des ressources propres (en partie ou exclusivement) et 23,3 % ne sont pas renseignées sur cette question. Ces chiffres étaient respectivement de 42,7 %, 14,9 %, 25,2 % et 25,1 % au plan national(*) (soit 13 académies couvertes).

      - Pour les 60 actions qui ont bénéficié de subventions publiques, les financeurs ayant instruit les demandes ont été des services de l’Etat pour 63,3 % des actions ou des Collectivités Régionales (23,3 %), des Organismes de protection sociale (13,3 %) ou d’autres organismes (28,3 %).

      - Parmi les 84 actions de l'académie pour lesquelles un budget spécifique a été précisé, celui-ci était de moins de 500 € (64,3 % des déclarations contre 54,5 % au plan national(*)), de 500 à 999 € (8,3 % contre 12,7 %), de 1000 à 4999 € (17,9 % contre 20,5 %) ou de plus (9,5 % contre 12,3 %).


      Statistiques détaillées

      Publics destinataires
      On compte 102850 destinataires de ces actions sur le territoire, dont 91215 à 95093 (**) élèves ou étudiants.
      (**) Intervalle estimé (cf. " Pour la lecture des résultats " dans les " Repères méthodologiques " en première page).

      Age des publics

      % d'actions concernées

      Ex : 1,6 % des actions de l’académie étaient destinées à des personnes de tous âges.

      Académie

      National(*)

      Personnes de tous âges

      1,6 %

      2,2 %

      Enfants (moins de 11 ans)

      4,7 %

      7,8 %

      Pré-adolescents (de 11 à 14 ans)

      52,7 %

      51,9 %

      Adolescents (de 15 à 18 ans)

      73,6 %

      70,7 %

      Jeunes adultes (de 19 à 25 ans)

      27,9 %

      24,1 %

      Adultes (de 26 à 65 ans)

      10,9 %

      9,4 %

      Personnes de plus de 65 ans

      0 %

      0,4 %


      Activité des publics

      % d'actions concernées

      Ex : 100 % des actions de l’académie étaient destinées à un public scolaire ou universitaire.

      Académie

      National(*)

      Publics scolaires ou universitaires (hors apprentis)

      100 %

      100 %

      Collégiens

      60,5 %

      56,5 %

      Lycéens

      38,8 %

      35,9 %

      Étudiants

      11,6 %

      10,7 %

      Apprentis

      7,8 %

      9 %

      Actifs (salariés ou indépendants)

      7 %

      5,9 %

      Autres publics

      3,9 %

      5,5 %


      Publics relevant d’une institution sociale ou judiciaire

      % d'actions concernées

      Ex : 2,3 % des actions de l'académie touchaient des publics relevant d'une institution sociale ou judiciaire.

      Académie

      National(*)

      Publics relevant d’une institution sociale ou judiciaire

      2,3 %

      5,9 %

      Public bénéficiaire de l'Aide sociale à l'enfance

      0 %

      0,8 %

      Public sous mesure d'assistance éducative (1)

      0,8 %

      1,3 %

      Autre public sous main de justice (2)

      0 %

      0,5 %

      Jeunes en insertion (3)

      0 %

      1,2 %

      Adultes en insertion (4)

      0 %

      0,4 %

      Autres

      1,6 %

      3,4 %

      (1) Action éducative en milieu ouvert, tutelle PJJ
      (2) population carcérale, etc
      (3) PAIO, mission locale
      (4) relevant du RMI, de CHRS
      Les actions menées en 2005-2006 dans l’académie de Reims étaient destinées à 102850 personnes dont 88,6% à 92,5% d’élèves ou étudiants.
      De nombreuses actions s’adressent à des publics dont les tranches d’âges ne correspondent pas aux classes d’âge retenues pour l’enquête. Ceci explique que pour une même action plusieurs classes d’âge peuvent être indiquées.
      Les résultats de l’enquête indiquent que près de 3/4 des actions recensées étaient destinées à un public âgé de 15 à 18 ans. 52,7% des actions concernaient la classe d’âge 11 à 14 ans (contre 51,9% pour le national).
      Les populations scolarisées les moins touchées étaient les moins de 11 ans, 4,7% contre 7,8% au niveau national. Ces chiffres sont à relativiser car les écoles élémentaires de la région n’ont pas été directement sollicitées pour participer à l’enquête 2007.
      En ce qui concerne les niveaux scolaires, on constate que c’est au collège que les actions ont été les plus nombreuses avec 60,5% d’actions mises en place en 2006 et plus particulièrement au niveau de la fin du cursus collège (le croisement avec les classes d’âge nous l’indique).
      7% des actions sont à destination des personnels (salariés ou indépendants) encadrant le milieu scolaire.
      Par rapport au niveau national, peu d’actions menées dans l’académie de Reims concernent des publics relevant d’une institution sociale ou judiciaire. Pour expliquer cette différence (2,3% contre 8,3% au niveau national) nous pouvons évoquer que ce public spécifique n’est pas nécessairement différencié des autres élèves scolarisés, et/ou ne bénéficie pas d’actions spécifiques dans la région.

      Produits visés
      Dans l'académie, 44,2 % des actions ont abordé l'ensemble des drogues (contre 45,8 % au plan national(*)).

      Ex : 34,1 % des actions de l’académie abordaient l’alcool, exclusivement ou parmi d’autres produits.
      Comme au niveau national, les trois thématiques les plus abordées restent le tabac, l’alcool et le cannabis.
      Le nombre élevé d’actions sur la thématique tabac est lié au recensement de deux projets ambitieux, mis en œuvre en milieu scolaire avec le soutien de la région. D’une part, l’Université de la région a choisi de devenir une « Université sans tabac » à partir de la rentrée universitaire 2006-2007. D’autre part, le développement d’un programme régional similaire intitulé « Les lycéens ont du souffle». Dans plusieurs lycées concernés par ce projet, les nombreuses actions menées ont été étendues au cannabis, à la demande des établissements.
      Les actions concernant l’ecstasy sont menées à un niveau comparable au national. Celles concernant les médicaments psychotropes et autres drogues à un niveau légèrement en dessous du national. Par contre, 12,4% des actions concernent les produits dopants, contre 6,7% pour le national. Ceci est sans doute lié aux activités de prévention en milieu scolaire menées par l’Antenne Médicale de Prévention du Dopage de la région : le Pôle Sport Santé Champagne-Ardenne.

      Acteurs impliqués
      Les principaux acteurs de la prévention liée aux usages de drogues en milieu scolaire sont les établissements scolaires eux-mêmes.
      Commanditaires et acteurs de leurs actions de prévention, ils font néanmoins également appel aux compétences de structures ou d’acteurs locaux (associations, services de l’Etat…)
      Pour développer une politique nationale cohérente en matière de prévention des conduites addictives dans les établissements scolaires, la Direction Générale de l’Enseignement SCOlaire (DGESCO), et la Mission interministérielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie (MILDT) ont rédigé en 2005 un guide d’intervention pour la prévention des conduites addictives en milieu scolaire. Ce guide fait l’objet d’une formation à destination des intervenants en milieu scolaire (acteurs du milieu scolaire et partenaires extérieurs), dispensée depuis 2006 dans les 4 départements de la Champagne-Ardenne.

      Principaux opérateurs (1)

      % d’actions concernées

      Pour 49,6% des actions menées dans l’académie de Reims, les établissements interviennent eux-mêmes auprès des publics ciblés. Ainsi 27,1% des actions au collège, 14,7% des actions au lycée, et 6,2% des actions en CFA, SEGPA et EREA sont menées par des encadrants appartenant à l’établissement. Ces chiffres sont respectivement de 20,1%, 12,8% et 3,2% au niveau national.
      Parmi les partenaires extérieurs sollicités, 26,4% appartiennent à des services chargés de l’application de la loi (gendarmerie, police) contre 23,1% au niveau national, 24,8% appartiennent à des structures spécialisées (contre 30,7% pour le national) et 15,5% à des structures d’éducation pour la santé (CRES, CODES) (contre 9,8% pour le national).

      Ex : 49,6 % des actions de l’académie comptaient des établissements d’enseignement parmi les opérateurs, 27,1 % comptaient des collèges

      Académie

      National(*)

      Établissements d’enseignement

      49,6 %

      36,1 %

      Collèges

      27,1 %

      20,1 %

      Lycées

      14,7 %

      12,8 %

      CFA, Segpa et Erea

      6,2 %

      3,2 %

      EPLEA

      2,3 %

      2,1 %

      Structures associatives spécialisées
      (ANPAA, Ligue cancer, …)

      24,8 %

      30,7 %

      Structures d’éducation pour la santé généralistes
      (Codes, …)

      15,5 %

      9,8 %

      Services chargés de l’application de la loi

      26,4 %

      23,1 %

      Organisme de protection sociale

      10,9 %

      6,6 %

      Structures de soins (CSST, CCAA,…), d’écoute (PAEJ, Points Ecoute,…)

      7 %

      13,9 %

      Autres (2) : centres sanitaires ou sociaux (5,4 %), entreprises privées ou publiques (0 %), autres services de l'État (7,8 %), services de collectivités territoriales (1,6 %), structures d’insertion (0 %), CIRDD (2,3 %), particuliers (4,7 %), Autres (22,5 %).

      38 %

      29,6 %

      (1) intervenant directement auprès des publics cibles ; (2) pour le territoire sélectionné

      Profil des intervenants
      En moyenne, les actions de l’académie associent 3,76 corps professionnels différents (contre 2,31 au plan national(*)).
      Les actions de prévention menées dans l’Académie de Reims en 2005-2006, ont fait appel à un large panel de corps de métier, supérieur à celui recensé au niveau national. En moyenne, les actions de l’Académie associent 3,76 corps professionnels différents contre 2,31 au plan national.
      3 corps se distinguent : les enseignants, les professionnels scolaires d’éducation, de santé ou sociaux (CPE, infirmière scolaire, assistante sociale), et/ou les représentants des services de l’ordre (policier, gendarme ou douanier).
      Le faible taux d’animateurs ou d’éducateurs spécialisés impliqués par rapport à celui recensé au niveau national n’est pas sans lien avec le faible taux de réponse des associations spécialisées.
      Ex : 37,2 % des actions de l’académie ont fait intervenir des enseignants.

      Autres (2) : Médecins généralistes (7 %), médecins du travail (3,1 %), médecins d'autres spécialités (2,3 %), professionnels soignants (21,7 %), travailleurs sociaux (4,7 %), personnels de Justice (3,9 %), animateurs culturels (0,8 %), comédiens (3,1 %), aucune des professions citées (1,6 %).

      (2) pour le territoire sélectionné

      Principaux commanditaires (3)

      % d’actions concernées

      Sur l’académie de Reims, 96,9% des actions sont commanditées par des établissements eux-mêmes, notamment 52,7% par les collèges (contre 48,7% pour le national) et 38,8% par les lycées (contre 35,3% pour le national).
      A mentionner également, les organismes de protection sociale de la région (CPAM et Mutuelles) commanditent plus de deux fois plus d’actions qu’au niveau national (2,3% contre 0,9%).

      Ex : 96,9 % des actions de l’académie comptaient des établissements d’enseignement parmi les commanditaires, 52,7 % comptaient des collèges

      Académie

      National(*)

      Établissements d’enseignement

      96,9 %

      90,2 %

      Collèges

      52,7 %

      48,7 %

      Lycées

      38,8 %

      35,3 %

      CFA, Segpa et Erea

      14 %

      11,7 %

      EPLEA

      7,8 %

      7,4 %

      Organismes de protection sociale, Services sanitaires ou sociaux

      2,3 %

      0,9 %

      Entreprises privées ou publiques

      0 %

      1,4 %

      Administrations ou institutions judiciaires

      0,8 %

      1,3 %

      Collectivités territoriales

      0,8 %

      3,6 %

      Autres (2) : administrations de l'État non judiciaires (3,1 %), Syndicats de salariés (0 %), Compagnies d'assurances privées (0,8 %) et Autres (4,7 %)

      7,8 %

      15,5 %

      (3) décidant des objectifs, coordonnant les moyens ; (2) pour le territoire sélectionné

      Regard sur les pratiques de prévention dans la zone de l'académie
      Seulement 26,4% des actions sont inscrites dans un programme comprenant plusieurs actions (contre 27,9% au plan national). 16,3% des actions recensées au sein de l’académie de Reims sont reconduites plusieurs années de suite (identique au plan national), ainsi des efforts restent à fournir en matière de programmation des actions et de leur pérennisation.
      Toutes actions confondues, les objectifs les plus souvent cités sont : stimuler la perception de la nocivité de certains produits ou contextes d'usages ; rappeler la loi ou la réglementation ; améliorer les connaissances des publics ; stimuler le sentiment de responsabilité quant aux conséquences des usages pour autrui. Le développement des compétences psychosociales du public concerné est également un objectif prioritaire de l’académie de Reims. Parmi les 44,2% d’actions qui visent selon leurs opérateurs cet objectif, 59,6% ont utilisé les méthodes participatives préconisées par la littérature (contre 52,2% au plan national).
      Au vu des évaluations, on estime que dans l’académie, environ 90 000 personnes de 12 à 25 ans ont bénéficié des actions recensées, soit environ 37% de cette tranche d’âge sur le territoire. On note également que 85,3% des actions ont fait l’objet d’une évaluation, principalement en interne.
      Structuration et inscription dans le temps
      Il ressort que 26,4 % des actions sont inscrites dans un programme comprenant plusieurs actions (contre 27,9 % au plan national(*)). De plus, 16,3 % sont également répétées plusieurs années de suite (contre 16,3 % au plan national(*)).

      Développement des approches de prévention encouragées par la littérature :
      Selon les déclarations des organisateurs, sur les 57 actions (44,2 %) visant à développer chez les publics la capacité à s’affirmer, de gérer la pression du groupe (compétences psychosociales), 59,6 % ont utilisé des méthodes participatives, comme préconisé. Ce pourcentage est de 52,2 % pour les actions recensées au plan national(*).

      Évaluation, couverture et performance des actions de prévention
      On estime que :
      - 88569 à 92626 (**) personnes de 12 à 25 ans ont bénéficié des actions recensées (soit 36,1 % à 37,7 % de cette tranche d'âge dans les départements de l'académie de Reims).
      - 32867 à 33313 (**) collégiens ou lycéens de l'académie, inscrits pendant l'année scolaire de référence, ont bénéficié des actions recensées.

      Enfin, 85,3 % des actions ont été évaluées (91,8 % d'entre elles l’ont été en interne). Parmi les actions recensées, 89,9 % ont été menées globalement de façon conforme aux prévisions.
      (**) Intervalle estimé (cf. " Pour la lecture des résultats " dans les " Repères méthodologiques " en première page)

      D’un territoire à l’autre

      L’enquête Relion 2007 représente la première étape de la mise en place d’un vaste système d’observation national, visant à. documenter les principales caractéristiques des actions de prévention liées aux drogues licites ou illicites (alcool, tabac, médicaments psychotropes, produits dopants), menées dans différentes régions de France.
      Le taux de couverture de cette première édition au plan national est de 22%. Avec un taux de participation global de 28%, la Champagne-Ardenne se situe en 3ème position par rapport aux autres régions. Ces premiers résultats, bien que très encourageants, ne permettent donc d’offrir qu’une image partielle de la réalité du terrain. Ce constat est renforcé par l’observation d’une sur représentation des établissements scolaires associée à une sous représentation des associations spécialisées. Ces particularités se reflètent dans cette première analyse des caractéristiques des actions de prévention liées aux drogues menées en Champagne-Ardenne
      Parmi ces caractéristiques, nous constatons que pour l’ensemble de la région, il existe une tendance à ne pas préciser le cadre politique des actions. A l’exception du département des Ardennes, peu d’actions s’inscrivent dans le cadre des programmes départementaux MILDT. Ceci se reflète également dans le faible taux de financements MILDT recensés. Au travers de ces résultats, nous pouvons supposer un manque de connaissance ou de mise en valeur des cadres politiques des actions, qui indiquerait la nécessité de mieux clarifier et d’identifier ces différents cadres existants auprès des promoteurs de la région. De nombreuses actions sont menées sur des fonds propres, ceci peut être lié d’une part au recours, notamment des établissements scolaires, à leur propre personnel, et d’autre part au nombre important d’actions dont le budget est inférieur à 500 euros.
      Une autre caractéristique régionale est la pluridisciplinarité des acteurs impliqués. En effet, les actions champardennaises recensent en moyenne l’intervention de 3,38 corps professionnels différents contre 2,18 au plan national.
      Comme au niveau national, les produits les plus visés par les actions menées en Champagne Ardenne sont le tabac, l’alcool et le cannabis. Concernant ces thématiques, nous constatons des particularités départementales. Sont ainsi abordées en priorité, dans les départements de l’Aube et la Marne : la thématique du tabac ; dans le département de la Haute-Marne : la thématique de l’alcool ; et dans le département des Ardennes : la thématique du cannabis.
      Une constante régionale est observable au travers du nombre important d’actions concernant les produits dopants (11,9% des actions champardennaises contre 6,1% pour le national). Il reflète l’activité de prévention menée par l’Antenne Médicale de Prévention du Dopage de la région : le Pôle Sport Santé Champagne-Ardenne.
      En ce qui concerne la structuration des actions et leur inscription dans le temps, il faudra augmenter les efforts en matière de programmation des actions et de leur pérennisation. Les résultats sont encourageants par rapport à la volonté des acteurs régionaux d’utiliser les méthodes préconisées par la littérature, notamment les méthodes participatives.

      Observations

      Particularités de l'enquête dans le territoire documenté :
      Aucune école élémentaire n'a pas pu être sollicitée pour participer à l'enquête, dans la région Champagne-Ardenne. Les structures ont été identifiées par le CIRDD, avec le concours - du chef de projet « drogues et dépendance », du rectorat et d’autres partenaires institutionnels.

      Limites de l’enquête Relion.
      Si cette première analyse permet de dégager les particularités des actions de prévention menées dans différentes régions de France, elle met également en évidence certaines limites de l’enquête ReLion et offre des pistes pour son évolution. Le « regard sur les pratiques de prévention » notamment, ouvre vers une analyse qualitative, qui mériterait une approche plus précise et approfondie, afin de mieux documenter les objectifs visés, d’expliciter les méthodes et compétences mises en œuvre pour les atteindre et d’améliorer l’observation des pratiques d’évaluation.

      Particularités et perspectives de l’enquête en Champagne-Ardenne
      Cette première phase de l’enquête Relion en Champagne-Ardenne a bénéficié d’un bon taux de couverture au niveau des établissements scolaires. Il est nécessaire d’améliorer le taux de réponses des autres milieux et notamment du milieu professionnel.
      En ce qui concerne le milieu scolaire, il serait judicieux d’intégrer désormais les écoles élémentaires dans les destinataires de l’enquête afin de mieux documenter les actions menées auprès des enfants de moins de 11 ans.

      Le constat du faible taux d’adhésion de la part des associations et structures spécialisées, ainsi qu’une couverture inégale des différents départements de la région, indique la nécessité d’améliorer l’information et la communication autour de cette enquête, afin de mieux faire partager son intérêt par l’ensemble des acteurs concernés. La participation des intervenants spécialisés est notamment indispensable pour mieux refléter la réalité du terrain.

      Avec le soutien actif du coordinateur régional MILDT et des chefs de projet départementaux, le CIRDD Champagne-Ardenne pourra améliorer l’accompagnement des prochaines éditions de l’enquête auprès des différents acteurs (spécialisés ou non dans le domaine des drogues et dépendances) et contribuer ainsi à une meilleure couverture de l’ensemble du territoire champardennais.
       
      Enquête ReLION
      Recensement Local d'Indicateurs pour l'Observation Nationale
      des actions de Prévention liée aux Usages de Drogues
      (Tabac, Alcool, Médicaments Psychotropes, Drogues illicites et produits dopants)
       
      Coordination
      Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT),

      Carine Mutatayi, Jean-Michel Costes, Mathieu Chalumeau
      Conseil scientifique
      Serge Karsenty (CNRS)

      Auteurs
      OFDT,
      Carine Mutatayi
      CIRDD d'Alsace
      Elisabeth Fellinger, Ilhame Elaatmani
      CIRDD de Bourgogne
      Mélody Fourcault, Gérard Cagni
      CIRDD de Bretagne
      Cécile Fourdan, Chantal Amar
      CIRDD de Champagne-Ardenne
      Adeline Ménétrier, Christine Servanton,
      Micheline Mathieu-Vermote
      CIRDD d'Ile-de-France
      Sandra Nahon, Olivier Smadja
      CIRDD du Limousin
      Agnès Tallet, Salomé Bonneau
      CIRDD de Midi-Pyrénées
      Sophie Moreau
      CIRDD de Provence-Alpes-Côte d'Azur
      Mathieu Glaizal, Sarah Vernier, Étienne Zurbach
      CIRDD de Rhône-Alpes
      Chloé Hamant, Catherine Miachon

      Maquette web
      Thierry Delprat, OFDT

      Coordination de l'architecture technique
      Bernard Legoueix, OFDT

      Secrétariat
      Nadine Landreau, OFDT

      www.ofdt.fr/relion/

      Saint-Denis La Plaine,
      Octobre 2007
      Pour plus d'informations : Contacter le CIRDD de votre région

      Les traitements statistiques présentés ici sont anonymes et assurés par l'OFDT.
      Les commentaires liés aux données départementales, régionales et académiques sont rédigés par le Centre d’information régional sur les drogues et les dépendances (CIRDD) correspondant.
      Ceux portant sur les données nationales sont rédigés par l’OFDT.