Principaux traits de la prévention liée aux drogues
    - Tabac, alcool, médicaments psychotropes, drogues illicites ou produits dopants -


      Académie de Grenoble
      - Actions menées en milieu scolaire -

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      Année scolaire 2005-2006


      Données de cadrage

      Consommations chez les 17 ans en population générale(1)

      Académie (0)

      National

      Usage quotidien de tabac

      35 %

      33,0 %

      Usage régulier d'alcool (2)

      14 %

      12,0 %

      Ivresses alcooliques répétées (3)

      30 %

      26,0 %

      Usage régulier de cannabis (2)

      12 %

      10,8 %

      (0) Données relatives aux départements couverts par l'académie
      (1) Source OFDT, ESCAPAD 2005
      (2) Au moins 10 fois lors des 30 derniers jours
      (3) Au moins 3 fois lors des 12 derniers mois

      Démographie dans la zone académique

      Effectif

      Population totale (4)

      3013201

      Population des 12-25 ans (4)

      540030

      Population des 15-25 ans (4)

      421186

      Élèves de l’enseignement secondaire
      (hors apprentis) (5)

      277573

      (4) Source INSEE, projection 2005
      (5) Enseignement général, technique, agricole (grâce à une extrapolation des données régionales), public ou privé sous contrat. Sources : MEN, MAP.

      Repères méthodologiques

      Synthèse

      L’enquête ReLION vise à :
      - documenter les principales caractéristiques des actions locales de prévention liée aux drogues licites ou illicites (alcool, tabac, médicaments psychotropes, cannabis, ecstasy, produits dopants…).
      - et repérer les évolutions des pratiques de prévention, à différentes échelles de territoire.
      à travers des repères simples sur ce qui se fait dans le domaine, auprès de qui, grâce à qui, quand, où et comment.

      Elle porte sur toute action, subventionnée ou non, adressée directement aux publics chez qui l'on souhaite empêcher la survenue ou la répétition des consommations dommageables, menée sur un site et sur une durée déterminés. Il s'agit d'actions menées lors de l'année civile ou de l'année scolaire révolue. Elle ne concerne pas la prise en charge individuelle, la sensibilisation ou la formation d'acteurs relais, la réduction des risques, le soin, ni la réduction de l'accessibilité aux produits.

      L'enquête est menée sur la base du volontariat et est rendue anonyme.

      Ce premier exercice inclut systématiquement : les établissements d'enseignement secondaire et supérieur, les centres éducatifs ou de placement relevant de la PJJ, les services de gendarmerie et de police, ainsi que les structures (dont les associations) connues pour avoir mené des actions.

      La collecte de données est organisée pendant le premier trimestre.
      Initiée en 2007, elle sera répétée tous les deux ans. Elle s'appuie sur un questionnaire électronique auto-administré, d'accès protégé.
      Elle concerne 9 régions : Alsace, Bourgogne, Bretagne, Champagne-Ardenne, Ile-de-France, Limousin, Midi-Pyrénées, PACA, Rhône-Alpes.
      Les actions de prévention liée aux drogues
      Pour ce premier exercice de Relion sur l’Académie de Grenoble, le niveau de participation a été globalement assez faible en Rhône-Alpes par rapport aux autres régions sollicitées, avec quelques disparités suivant les départements. L’Ardèche et la Haute-Savoie ont ainsi un peu plus souvent répondu à l’enquête au regard de leur peuplement. Les résultats présentés ici sont ceux des fiches recensées et, d’un point de vue statistique, ne sont pas représentatifs. Mais ils proposent une première description de la prévention sur les publics en milieu scolaire.
      Le public en milieu scolaire le plus ciblé par les actions de prévention liées aux drogues sont les collégiens, mais plutôt les plus âgés d’entre eux, la tranche d’âge la plus largement couverte par les actions recensées étant globalement celle des 15-18 ans. Sur cette académie, l’accent est toutefois mis sur les lycéens par rapport à ce qu’on peut observer au niveau national pour un public comparable. Les étudiants, pourtant identifiés comme ayant des niveaux d’usage de produits élevés, sont apparemment à peine mieux lotis qu’ailleurs concernant le nombre d’actions de préventions qui leur sont adressées.
      Au niveau du contenu des actions recensées, les trois quarts abordent plusieurs produits à la fois, et l’objectif le plus souvent affiché est celui de la nocivité. En même temps, cette dimension est très rarement abordée seule et 65 % des actions mentionnent dans leurs objectifs au moins une dimension relevant d’une compétence psychosociale.
      Parmi les personnes qui interviennent lors de ces actions, le personnel de l’Education Nationale est prépondérant. Les intervenants issus d’associations spécialisées et les personnes chargées de l’application de la loi sont également très présents. Les structures de soin sont un peu plus souvent signalées qu’au niveau national. La mobilisation de plusieurs opérateurs est un peu plus importante sur l’académie qu’au niveau régional pour le public en milieu scolaire, et cela va de paire avec une inscription plus fréquente dans des programmes de plusieurs actions.
      Les dimensions qui concernent les modes de financement des actions sont plutôt mieux renseignées qu’au niveau national. Lorsqu’il existe un cadre de politique publique à l’action, la part des actions ayant bénéficié de subventions publiques est particulièrement importante. L’Etat, mais également les collectivités territoriales, jouent alors un rôle important. Mais la part des actions déclarées qui se sont déroulées hors de tous cadres politiques connus par les répondants est également plus important sur l’académie de Grenoble qu’au niveau national concernant le public en milieu scolaire.

      Sauf indication contraire, les pourcentages ou effectifs présentés sont calculés par rapport à l'ensemble des types d'actions documenté pour le territoire considéré (ici 112, cf. infra).

      Lorsque plusieurs réponses étaient possibles pour une question donnée, la somme des pourcentages peut excéder 100%.

      (*) Les données liées à l'ensemble des territoires couverts (9 régions soit 13 académies) sont fournies sous la mention "National(*)".

      (**) L'enquête permet de relever l'effectif total des destinataires de chaque action, toutes catégories confondues. Une estimation des effectifs globaux des publics jeunes (ex. : 12-25ans) est déduite de ces données, en admettant que pour les actions portant à la fois sur des jeunes et d'autres, ces jeunes représentent en général entre 85% et 90% du public. Ces ratios sont issus des données existantes sur la répartition des publics bénéficiaires (cf. www.ofdt.fr/relion).

      Cette fiche se rapporte aux seules actions en milieu scolaires.

      En 2007, en Rhône-Alpes, 2855 structures ont été interrogées via l'enquête ReLION sur l'organisation d'actions de prévention liée aux drogues, en 2006 ou lors de l'année scolaire 2005-2006. Parmi elles, 119 ont répondu ne pas avoir mené ce genre d'action alors que 158 autres structures ont rempli au moins 1 questionnaire à ce sujet. Les résultats présentés ici reflètent les déclarations de ces-dernières qui, selon une enquête complémentaire, représentent 11 % des structures ayant effectivement mené des actions de prévention liée aux drogues dans la période observée.

      Dans l'académie de Grenoble, 112 types d'actions ont été documentés via l'enquête ReLION. Les actions ont été menées dans 445 sites différents.
      Les spécificités locales quant à la réalisation de l'enquête figurent en dernière page (cf. Section " Observations ").

      Éléments de contexte

      Contexte politique et professionnel local
      L’académie de Grenoble est la 4ème académie de France par sa population scolaire et universitaire. Répartie sur 5 départements (l’Ardèche, la Drôme, l’Isère, la Savoie et la Haute-Savoie), le poids respectif des élèves du second degré en particulier suit la répartition de la population générale sur chacun des départements. L’isère porte ainsi 39 % de ce public, tandis que l’Ardèche se distingue par la faiblesse de son peuplement en comparaison des départements voisins.
      L’année 2006 est celle de la formation des personnels de l’Education Nationale au guide méthodologique d’intervention en milieu scolaire édité par la DESCO (Direction de l’Enseignement SCOlaire) et la MILDT. Suivant les départements de l’Académie, les méthodes utilisées ont pu être différentes suivant les opérateurs mobilisés pour ces formations.
      Sur les départements de la Drôme et de l’Isère, ce sont l’ADES et l’ADESSI qui se sont chargé de la formation des personnels de l’Education Nationale, tous corps de métier confondus.
      Le CSST Le Pélican et l’ANPAA 73 ont organisé pour leur part des formations du même ordre sur le département de la Savoie.
      En Haute-Savoie, une coordination des structures spécialisées – composée des CSST du Lac d’argent et de l’APRETO, ainsi que de l’ANPAA 74 – a organisé six sessions de formation des personnels de l’Education Nationale.
      Enfin, en Ardèche, le CIRDD Rhône-Alpes a pris en charge la formation des personnels de l’Education National, à laquelle ont été associés les intervenants en milieu scolaire du département.

      Parmi les actions recensées, les programmes départementaux de lutte contre les drogues sont assez peu représentés, à l’image des résultats nationaux. L’inscription d’actions dans le cadre des Contrats Educatifs Locaux (CEL) est plutôt plus importante que ce que l’on peut observer au niveau national. Mais l’élément le plus marquant est la surreprésentation des actions qui se sont déroulées hors d’un cadre de politique territoriale. Le taux de « non réponse » à cette question est par ailleurs beaucoup plus faible qu’au niveau national. Il dénote une meilleure information des répondants qui leur permet de se classer plus sûrement.
      Toujours à destination des publics en milieu scolaire sur ce territoire : parmi les actions qui sont déclarées inscrites dans un cadre de politique publique, 32 % en déclarent plusieurs. Par ailleurs, 39 % des actions renseignées ne sont ni dans le cadre du Programme Régional de Santé Publique (PRSP), ni dans celui du Plan Départemental de Lutte contre les Drogues (PDLD). Ce chiffre est un peu plus élevé par rapport à ce qu’on peut observer dans l’autre académie de la Région, à public comparable.

      Cadre politique des actions

      Ex : 10,7 % des actions de l’académie s’inscrivait dans le PDLD

      Académie

      National(*)

      (*) Pour rappel, dans toute la fiche, "National(*)" renvoie aux actions en milieu scolaire de l'ensemble des territoires couverts par l'enquête (9 régions, soit 13 académies).

      Aucune politique territoriale concernée

      39,3 %

      28,8 %

      PRSP

      17 %

      17,6 %

      Sreps

      8 %

      8,9 %

      Programme départemental MILDT de lutte contre les drogues

      10,7 %

      12 %

      CDO -Justice-Santé

      1,8 %

      0,9 %

      CLS

      4,5 %

      3,5 %

      CEL

      5,4 %

      2,9 %

      Non-réponses

      24,1 %

      35 %


      Financements et ressources
      Les structures qui ont participé à Relion sur l’Académie de Grenoble ont plus souvent renseigné les dimensions du financement des actions que ce que l’on peut observer au niveau national.
      La part des subventions publiques y est particulièrement élevée. Seul le recours aux ressources propres est un peu moins important. Cela ne se traduit pas particulièrement par un sur-engagement de l’Etat, mais plutôt par un investissement un peu plus fréquent de la part des collectivités territoriales.
      Globalement, les budgets spécifiques à chaque action sont également tirés vers le haut par rapport au national.

      - Dans l’académie, 58,9 % des actions en milieu scolaire recensées ont reçu des subventions publiques, 18,8 % se sont appuyées sur des mises à disposition de biens ou de services en nature, 21,4 % sur des ressources propres (en partie ou exclusivement) et 14,3 % ne sont pas renseignées sur cette question. Ces chiffres étaient respectivement de 42,7 %, 14,9 %, 25,2 % et 25,1 % au plan national(*) (soit 13 académies couvertes).

      - Pour les 66 actions qui ont bénéficié de subventions publiques, les financeurs ayant instruit les demandes ont été des services de l’Etat pour 63,6 % des actions ou des Collectivités Régionales (42,4 %), des Organismes de protection sociale (13,6 %) ou d’autres organismes (10,6 %).

      - Parmi les 82 actions de l'académie pour lesquelles un budget spécifique a été précisé, celui-ci était de moins de 500 € (46,3 % des déclarations contre 54,5 % au plan national(*)), de 500 à 999 € (17,1 % contre 12,7 %), de 1000 à 4999 € (31,7 % contre 20,5 %) ou de plus (4,9 % contre 12,3 %).


      Statistiques détaillées

      Publics destinataires
      On compte 42195 destinataires de ces actions sur le territoire, dont 40756 à 41236 (**) élèves ou étudiants.
      (**) Intervalle estimé (cf. " Pour la lecture des résultats " dans les " Repères méthodologiques " en première page).

      Age des publics

      % d'actions concernées

      Ex : 3,6 % des actions de l’académie étaient destinées à des personnes de tous âges.

      Académie

      National(*)

      Personnes de tous âges

      3,6 %

      2,2 %

      Enfants (moins de 11 ans)

      5,4 %

      7,8 %

      Pré-adolescents (de 11 à 14 ans)

      42,9 %

      51,9 %

      Adolescents (de 15 à 18 ans)

      82,1 %

      70,7 %

      Jeunes adultes (de 19 à 25 ans)

      24,1 %

      24,1 %

      Adultes (de 26 à 65 ans)

      6,3 %

      9,4 %

      Personnes de plus de 65 ans

      0 %

      0,4 %


      Activité des publics

      % d'actions concernées

      Ex : 100 % des actions de l’académie étaient destinées à un public scolaire ou universitaire.

      Académie

      National(*)

      Publics scolaires ou universitaires (hors apprentis)

      100 %

      100 %

      Collégiens

      48,2 %

      56,5 %

      Lycéens

      43,8 %

      35,9 %

      Étudiants

      12,5 %

      10,7 %

      Apprentis

      6,3 %

      9 %

      Actifs (salariés ou indépendants)

      3,6 %

      5,9 %

      Autres publics

      4,5 %

      5,5 %


      Publics relevant d’une institution sociale ou judiciaire

      % d'actions concernées

      Ex : 3,6 % des actions de l'académie touchaient des publics relevant d'une institution sociale ou judiciaire.

      Académie

      National(*)

      Publics relevant d’une institution sociale ou judiciaire

      3,6 %

      5,9 %

      Public bénéficiaire de l'Aide sociale à l'enfance

      0 %

      0,8 %

      Public sous mesure d'assistance éducative (1)

      0 %

      1,3 %

      Autre public sous main de justice (2)

      0 %

      0,5 %

      Jeunes en insertion (3)

      0 %

      1,2 %

      Adultes en insertion (4)

      0 %

      0,4 %

      Autres

      3,6 %

      3,4 %

      (1) Action éducative en milieu ouvert, tutelle PJJ
      (2) population carcérale, etc
      (3) PAIO, mission locale
      (4) relevant du RMI, de CHRS
      Dans le cadre de cette fiche académique qui concerne exclusivement les actions menées en milieu scolaire, les adultes destinataires des actions sont essentiellement les professionnels de l’Education Nationale et les parents d’élèves. Ils sont sensibilisés à l’occasion d’actions générales sur les établissements.
      On observe pour cette académie une sous-représentation des collégiens comme public cible en comparaison du national. De fait, les pré-adolescents, qui correspondent à ce niveau scolaire, sont moins bien couverts sur ce territoire qu’au niveau national.
      Les lycéens, au contraire, sont plutôt plus souvent concernés par les actions recensées, importance qui se traduit également par une surreprésentation des adolescents dans les publics ciblés.
      Les étudiants représentent 12,5 % des actions recensées, soit une proportion proche de ce que l’on peut observer au niveau régional et national. Mais au regard des hauts niveaux d’usage des produits psychoactifs qui ont été identifiés pour ce type de public dans différentes enquêtes, cette part apparait relativement faible.

      Les publics qui relèvent d’une institution sociale ou judiciaire sont peu nombreux étant donné le public cible de ces fiches académiques, mais cette tendance est d’autant plus importante sur l’académie de Grenoble par rapport au national.

      Produits visés
      Dans l'académie, 50 % des actions ont abordé l'ensemble des drogues (contre 45,8 % au plan national(*)).

      Ex : 39,3 % des actions de l’académie abordaient l’alcool, exclusivement ou parmi d’autres produits.
      75 % des actions recensées sur l’académie de Grenoble concernent plusieurs produits, licites ou illicites. Les configurations de réponses allant du trio « alcool-tabac-cannabis », à différentes listes de produits. 50 % sont déclarées concerner ostensiblement l’ensemble des drogues.
      Les actions de prévention n’abordant qu’un seul produit représentent 20,5 % de l’ensemble. Elles concernent surtout le tabac (9 %) ou l’alcool (8 %). Le cannabis est abordé seul pour deux actions recensées.
      Quelques différences apparaissent entre la répartition des produits abordés au niveau de l’académie par rapport au niveau national. Le tabac est moins souvent recensé de façon distincte. Les médicaments psychotropes semblent avoir fait l’objet d’une attention particulière sur ce territoire et auprès de ce public en milieu scolaire, conjointement à la vigilance portée aux produits dopants.

      Acteurs impliqués
      Les intervenants liés aux actions de prévention recensées sont le plus souvent issus de l’Education Nationale et des associations spécialisées, et ce plus nettement dans l’académie de Grenoble que sur l’ensemble du territoire national. Les structures de soin apparaissent plus souvent mobilisées sur ce territoire qu’au niveau national. Le rapport est de 5 pour 1 par rapport à l’académie de Lyon, sur laquelle les opérateurs de ce secteur sont rares.
      Dans 53 % des cas, un seul opérateur est mobilisé, proportion moins élevée que pour la région et l’ensemble des publics visés. Mais parmi les actions qui en sollicitent plusieurs, 59 % en mobilisent au moins 3. Il semble donc que lorsque les sources sont multipliées, cela se fasse dans une volonté de diversité importante. Lorsque les collèges sont commanditaires, ils sont également opérateurs dans 23 % des cas. Cette tendance est un peu moins forte pour les lycées, professionnels et généraux, qui font pour leur part un peu plus souvent appel à des ressources en externe, et en particulier à des associations spécialisées.

      Principaux opérateurs (1)

      % d’actions concernées

      Les réponses « autres » non répertoriées apparaît très importante (18,8 %) mais renvoie surtout à des précisions apportées par les répondants aux opérateurs cités, ou constitue une modalité refuge quand la personne qui a renseigné ces fiches craignait de faire une erreur.
      La participation de compagnies de théâtre est également signalée pour cette modalité, et elle constitue de fait une catégorie non négligeable.

      Ex : 38,4 % des actions de l’académie comptaient des établissements d’enseignement parmi les opérateurs, 19,6 % comptaient des collèges

      Académie

      National(*)

      Établissements d’enseignement

      38,4 %

      36,1 %

      Collèges

      19,6 %

      20,1 %

      Lycées

      20,5 %

      12,8 %

      CFA, Segpa et Erea

      1,8 %

      3,2 %

      EPLEA

      2,7 %

      2,1 %

      Structures associatives spécialisées
      (ANPAA, Ligue cancer, …)

      38,4 %

      30,7 %

      Structures d’éducation pour la santé généralistes
      (Codes, …)

      11,6 %

      9,8 %

      Services chargés de l’application de la loi

      21,4 %

      23,1 %

      Organisme de protection sociale

      4,5 %

      6,6 %

      Structures de soins (CSST, CCAA,…), d’écoute (PAEJ, Points Ecoute,…)

      19,6 %

      13,9 %

      Autres (2) : centres sanitaires ou sociaux (16,1 %), entreprises privées ou publiques (2,7 %), autres services de l'État (3,6 %), services de collectivités territoriales (10,7 %), structures d’insertion (1,8 %), CIRDD (5,4 %), particuliers (3,6 %), Autres (18,8 %).

      46,4 %

      29,6 %

      (1) intervenant directement auprès des publics cibles ; (2) pour le territoire sélectionné

      Profil des intervenants
      En moyenne, les actions de l’académie associent 1,85 corps professionnels différents (contre 2,31 au plan national(*)).
      Près de 59 % des actions sont menées avec au moins l’intervention d’un personnel de l’Education Nationale, les personnels du secteur sanitaire et social de cette institution étant de loin les plus impliqués dans ce type d’action, et en particulier sur cette académie.
      Les services chargés de l’application de la loi sont également des interlocuteurs privilégiés, même si ce n’est pas une spécificité de l’académie. Ils sont présents dans 26,8 % des actions, ce qui est proche des proportions observées au niveau national pour ce public. Ils sont relativement peu souvent signalés comme étant les seuls intervenants (4%), et cette part est plus faible que sur l’académie de Grenoble.
      Ex : 29,5 % des actions de l’académie ont fait intervenir des enseignants.

      Autres (2) : Médecins généralistes (3,6 %), médecins du travail (0,9 %), médecins d'autres spécialités (8 %), professionnels soignants (16,1 %), travailleurs sociaux (12,5 %), personnels de Justice (2,7 %), animateurs culturels (4,5 %), comédiens (14,3 %), aucune des professions citées (0,9 %).

      (2) pour le territoire sélectionné

      Principaux commanditaires (3)

      % d’actions concernées

      L’intérêt porté ici au public en milieu scolaire laisse logiquement apparaître les établissements d’enseignements comme principaux commanditaires.
      Les lycées apparaissent beaucoup plus actifs que les collèges sur l’académie, alors que la tendance est inverse à l’échelle nationale.
      Parmi les autres commanditaires dont le détail n’apparait pas (19,6 %), il s’agit dans 40 % des cas de précisions sur les personnes de l’établissement scolaire qui ont demandé à ce que l’action soit menée ou le fait qu’il s’agisse d’une Maison Familiale et Rurale.

      Ex : 91,1 % des actions de l’académie comptaient des établissements d’enseignement parmi les commanditaires, 38,4 % comptaient des collèges

      Académie

      National(*)

      Établissements d’enseignement

      91,1 %

      90,2 %

      Collèges

      38,4 %

      48,7 %

      Lycées

      44,6 %

      35,3 %

      CFA, Segpa et Erea

      6,3 %

      11,7 %

      EPLEA

      6,3 %

      7,4 %

      Organismes de protection sociale, Services sanitaires ou sociaux

      0,9 %

      0,9 %

      Entreprises privées ou publiques

      0,9 %

      1,4 %

      Administrations ou institutions judiciaires

      0 %

      1,3 %

      Collectivités territoriales

      5,4 %

      3,6 %

      Autres (2) : administrations de l'État non judiciaires (2,7 %), Syndicats de salariés (0 %), Compagnies d'assurances privées (0 %) et Autres (19,6 %)

      20,5 %

      15,5 %

      (3) décidant des objectifs, coordonnant les moyens ; (2) pour le territoire sélectionné

      Regard sur les pratiques de prévention dans la zone de l'académie
      Parmi les actions qui s’inscrivent dans le cadre d’une programmation plus étendue, la plupart des actions recensées s’inscrivent dans une perspective allant au-delà du moment où elles se déroulent, soit parce qu’elles s’inscrivent dans un programme d’ampleur nationale (20 % contre 28 % sur l’académie de Lyon) ; soit parce qu’elles font partie d’un programme de prévention, qui comprend plusieurs actions (40 % contre 30 % sur l’académie de Lyon).
      Ainsi, on observe sur l’académie de Grenoble que la dimension « programme » des actions de prévention est globalement plus développée que ce que l’on peut constater au niveau national.
      Les objectifs les plus souvent déclarés restent la perception de la nocivité de certains produits ou contextes d’usage (80 %), et le rappel à la loi (58 %), qui sont des modalités de réponse très générales. L’amélioration des connaissances reste un des objectifs pour plus de la moitié des actions recensées (55 %).
      Les messages dont l’objectif est de développer la capacité à s’affirmer sont plus souvent relayés par des intervenants issus du personnel d’éducation, de santé ou du social des établissements scolaires. Les enseignants, même s’ils appartiennent à la même institution, sont moins présents dans les actions recensant cet objectif en particulier.
      Structuration et inscription dans le temps
      Il ressort que 37,5 % des actions sont inscrites dans un programme comprenant plusieurs actions (contre 27,9 % au plan national(*)). De plus, 25,9 % sont également répétées plusieurs années de suite (contre 16,3 % au plan national(*)).

      Développement des approches de prévention encouragées par la littérature :
      Selon les déclarations des organisateurs, sur les 48 actions (42,9 %) visant à développer chez les publics la capacité à s’affirmer, de gérer la pression du groupe (compétences psychosociales), 47,9 % ont utilisé des méthodes participatives, comme préconisé. Ce pourcentage est de 52,2 % pour les actions recensées au plan national(*).

      Évaluation, couverture et performance des actions de prévention
      On estime que :
      - 36948 à 37652 (**) personnes de 12 à 25 ans ont bénéficié des actions recensées (soit 6,8 % à 7 % de cette tranche d'âge dans les départements de l'académie de Grenoble).
      - 35355 à 35943 (**) collégiens ou lycéens de l'académie, inscrits pendant l'année scolaire de référence, ont bénéficié des actions recensées.

      Enfin, 79,5 % des actions ont été évaluées (88,8 % d'entre elles l’ont été en interne). Parmi les actions recensées, 96,4 % ont été menées globalement de façon conforme aux prévisions.
      (**) Intervalle estimé (cf. " Pour la lecture des résultats " dans les " Repères méthodologiques " en première page)

      D’un territoire à l’autre

      La Région Rhône-Alpes, avec ses huit départements, est une région très étendue aux diversités territoriales importantes. Souvent considérée comme une « petite France » du point de vue de la santé publique, les différents indicateurs en matière de consommation de produits psychoactifs montrent des niveaux globalement moyens, classant la Région dans une moyenne, à quelques écarts près. Toutefois, des disparités entre les départements existent, que ce soit du point de vue des consommations, mais également des pratiques de prévention. Les politiques publiques menées sur chaque département dépendent des institutions au niveau régional et départemental, mais également, au niveau des publics scolaires, des orientations données par les deux rectorats de la Région Rhône-Alpes.
      Dans le cadre de ce premier exercice de Relion, seuls les départements de la Loire, du Rhône, de la Haute-Savoie et de l’Isère ont été inclus dans la comparaison, car ils ont bénéficié d’au moins 30 actions renseignées, bornes fixées pour des raisons méthodologiques au niveau national. Dans ce contexte, nous pouvons constater par exemple que parmi les actions qui ont pu être identifiées dans un cadre de politique publique, celles recensées dans l’Académie de Grenoble se distinguent de celles sur le territoire de l’Académie de Lyon par la fréquence plus élevée d’actions qui ont bénéficié de subventions publiques.
      Globalement, nous pouvons retenir une nette différence entre les deux académies sur le niveau de renseignement des ressources mobilisées pour les actions. La connaissance des cadres de politique publique et des moyens mobilisés est plus importante sur le territoire de l’Académie de Grenoble. La part des actions subventionnées y est par ailleurs plus importante que dans l’autre académie pour le public en milieu scolaire, l’effort financier émanant à la fois des services de l’Etat et des collectivités territoriales.
      Sur la question du contenu des actions, quelques différences apparaissent également au niveau des départements. La Loire se distingue par une propension à signaler plus souvent qu’ailleurs le rappel à la loi comme un des objectifs de l’action, tandis que le Rhône privilégie plus qu’ailleurs le renforcement des compétences psychosociales.
      Sur la forme prise par les programmes d’action, les actions recensées en Haute-Savoie sont plus souvent que les autres programmées sur plusieurs années, en faisant intervenir plus qu’ailleurs plusieurs opérateurs.

      Ces observations nous montrent qu’au niveau des pratiques, les actions de prévention ne s’opposent pas à proprement parlé d’un département à l’autre, mais que l’on peut observer certaines spécificités locales sur les méthodes employées. Excepté les questions de financement, où les différences restent importantes, on peut observer des tendances assez proches sur les pratiques globales de prévention liées aux drogues.

      Observations

      Particularités de l'enquête dans le territoire documenté :
      Les écoles élémentaires de certaines inspections académiques seulement ont pu être sollicitées pour participer à l'enquête, dans la région Rhône-Alpes. Les structures ont été identifiées par le CIRDD, avec le concours du chef de projet « drogues et dépendance », du rectorat et d’autres partenaires institutionnels.

      Pour ce premier exercice « grandeur nature » de l’enquête RELION, la première difficulté a été de recenser de façon la plus complète possible les acteurs régionaux susceptibles d’entrer dans ce premier protocole de recueil de l’information. La démarche choisie au niveau des différents CIRDD était d’effectuer un travail de recueil systématique des différentes structures et établissements auprès des représentations des déclinaisons régionales des institutions composant la Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie.
      En Rhône-Alpes, la coopération a été unanime au niveau du principe. Dans les faits, l’information précise a parfois été longue à nous parvenir, ou sous des formes difficilement exploitables. Il a été notamment particulièrement difficile de recenser précisément et de façon exhaustive les établissements scolaires, pourtant en premier lieu concernés par l’enquête. En effet, il n’a pas été possible pour les Rectorats de nous fournir les listings des coordonnées électroniques des établissements.
      Par ailleurs, des systèmes de recensement des actions de prévention préexistaient sur la Région. Pour certains, ils recoupaient la thématique « drogues et dépendances » (Ex. Travail de recensement effectué par l’ADESSI pour les années 2002 à 2004). Pour d’autres, cette thématique faisait partie d’une approche plus largement « santé publique » (dispositif SPIRAL, mis en place sur la région par la DRASS). Historiquement, d’autres démarches de recensement des actions de prévention avaient été initiées ponctuellement : en Savoie par le CIRDD départemental alors en fonction, en Isère par l’ADESSI, à la demande de la DDASS. Ces différents éléments du contexte local ont favorisé pour certains acteurs sollicités l’adhésion au dispositif RELION ; tandis que pour d’autres, la question de la multiplication des recueils d’information a été un frein. Le temps imparti à l’enquête reste en effet une activité qui vient s’ajouter à des emplois du temps déjà très chargés.

      Néanmoins, au niveau académique, et plus largement au niveau régional, les données récoltées semblent rendre compte de la situation de la prévention à ces échelles géographiques. Le peu d’écart avec les orientations au niveau national laisse présumer d’une certaine fidélité des observations par rapport à la réalité.
      La principale limite aux observations enregistrées se rencontre au niveau départemental, qui est pourtant le niveau décisionnaire en matière de prévention. Le nombre d’actions recensées y est alors parfois très faible et la représentation des acteurs loin d’être approchée. Prévue pour 2009, la prochaine édition de Relion, devra pallier à ces difficultés tout en poursuivant ses objectifs d’élargissement du champ d’investigation.
       
      Enquête ReLION
      Recensement Local d'Indicateurs pour l'Observation Nationale
      des actions de Prévention liée aux Usages de Drogues
      (Tabac, Alcool, Médicaments Psychotropes, Drogues illicites et produits dopants)
       
      Coordination
      Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT),

      Carine Mutatayi, Jean-Michel Costes, Mathieu Chalumeau
      Conseil scientifique
      Serge Karsenty (CNRS)

      Auteurs
      OFDT,
      Carine Mutatayi
      CIRDD d'Alsace
      Elisabeth Fellinger, Ilhame Elaatmani
      CIRDD de Bourgogne
      Mélody Fourcault, Gérard Cagni
      CIRDD de Bretagne
      Cécile Fourdan, Chantal Amar
      CIRDD de Champagne-Ardenne
      Adeline Ménétrier, Christine Servanton,
      Micheline Mathieu-Vermote
      CIRDD d'Ile-de-France
      Sandra Nahon, Olivier Smadja
      CIRDD du Limousin
      Agnès Tallet, Salomé Bonneau
      CIRDD de Midi-Pyrénées
      Sophie Moreau
      CIRDD de Provence-Alpes-Côte d'Azur
      Mathieu Glaizal, Sarah Vernier, Étienne Zurbach
      CIRDD de Rhône-Alpes
      Chloé Hamant, Catherine Miachon

      Maquette web
      Thierry Delprat, OFDT

      Coordination de l'architecture technique
      Bernard Legoueix, OFDT

      Secrétariat
      Nadine Landreau, OFDT

      www.ofdt.fr/relion/

      Saint-Denis La Plaine,
      Octobre 2007
      Pour plus d'informations : Contacter le CIRDD de votre région

      Les traitements statistiques présentés ici sont anonymes et assurés par l'OFDT.
      Les commentaires liés aux données départementales, régionales et académiques sont rédigés par le Centre d’information régional sur les drogues et les dépendances (CIRDD) correspondant.
      Ceux portant sur les données nationales sont rédigés par l’OFDT.