Principaux traits de la prévention liée aux drogues
    - Tabac, alcool, médicaments psychotropes, drogues illicites ou produits dopants -


      91 - Essonne
      - Toutes actions de prévention liée aux drogues -

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      Année 2006/ Année scolaire 2005-2006


      Données de cadrage

      Consommations chez les 17 ans en population générale(1)

      Département

      Région

      Usage quotidien de tabac

      29 %

      25 %

      Usage régulier d'alcool (2)

      11 %

      7 %

      Ivresses alcooliques répétées (3)

      17 %

      16 %

      Usage régulier de cannabis (2)

      13 %

      10 %

      (1) Source OFDT, ESCAPAD 2005
      (2) Au moins 10 fois lors des 30 derniers jours
      (3) Au moins 3 fois lors des 12 derniers mois

      Démographie départementale

      Effectif

      Population totale (4)

      1187807

      Population des 12-25 ans (4)

      224854

      Population des 15-25 ans (4)

      175145

      Élèves de l’enseignement secondaire
      (hors enseignement agricole et hors apprentis) (5)

      115371

      (4) Source INSEE, projection 2005
      (5) Enseignement général, technique, public ou privé sous contrat. Sources : MEN.

      Repères méthodologiques

      Synthèse

      L’enquête ReLION vise à :
      - documenter les principales caractéristiques des actions locales de prévention liée aux drogues licites ou illicites (alcool, tabac, médicaments psychotropes, cannabis, ecstasy, produits dopants…).
      - et repérer les évolutions des pratiques de prévention, à différentes échelles de territoire.
      à travers des repères simples sur ce qui se fait dans le domaine, auprès de qui, grâce à qui, quand, où et comment.

      Elle porte sur toute action, subventionnée ou non, adressée directement aux publics chez qui l'on souhaite empêcher la survenue ou la répétition des consommations dommageables, menée sur un site et sur une durée déterminés. Il s'agit d'actions menées lors de l'année civile ou de l'année scolaire révolue. Elle ne concerne pas la prise en charge individuelle, la sensibilisation ou la formation d'acteurs relais, la réduction des risques, le soin, ni la réduction de l'accessibilité aux produits.

      L'enquête est menée sur la base du volontariat et est rendue anonyme.

      Ce premier exercice inclut systématiquement : les établissements d'enseignement secondaire et supérieur, les centres éducatifs ou de placement relevant de la PJJ, les services de gendarmerie et de police, ainsi que les structures (dont les associations) connues pour avoir mené des actions.

      La collecte de données est organisée pendant le premier trimestre.
      Initiée en 2007, elle sera répétée tous les deux ans. Elle s'appuie sur un questionnaire électronique auto-administré, d'accès protégé. Elle s'appuie sur un questionnaire électronique auto-administré, d'accès protégé.
      Elle concerne 9 régions : Alsace, Bourgogne, Bretagne, Champagne-Ardenne, Ile-de-France, Limousin, Midi-Pyrénées, PACA, Rhône-Alpes.
      Les actions de prévention liée aux drogues
      Parmi les actions documentées par l’enquête, le public cible de ces dernières est le public scolaire, plus particulièrement les 15-18 ans. Il s’agit d’un public captif et donc facile à atteindre. De plus, les actions de prévention liées aux drogues auprès des élèves apparaissent comme l’une des priorités en matière de santé publique : le plan gouvernemental de lutte contre les drogues illicites, le tabac et l’alcool prévoit ainsi que tous les élèves bénéficient à chaque niveau de leur scolarité d’une action de prévention des pratiques addictives.
      Enfin, c’est souvent à cette période que le tabagisme devient quotidien (à 16,3 ans en moyenne en Île-de-France selon le Baromètre santé 2005), que le nombre d’ivresses augmente significativement (en Île-de-France il s’élève à 4,6 au cours des douze derniers mois chez les 15-19 ans contre 1,5 chez les 12-14 ans), et enfin que l’expérimentation de cannabis devient importante.

      Les établissements d’enseignement s’avèrent être les principaux commanditaires des actions menées dans le département, et plus généralement, dans l’ensemble de la région. Ce sont eux qui décident le plus souvent des objectifs et coordonnent les moyens mis en œuvre.

      Les principaux opérateurs de ces actions (structures intervenant directement auprès des publics) sont les structures associatives spécialisées dans le domaine de la prévention des addictions, suivis des structures d’éducation pour la santé généraliste.

      Compte tenu du profil des opérateurs, les intervenants sont pour l’essentiel des professionnels de l’éducation pour la santé des éducateurs/animateurs et des personnels d’éducation de santé ou sociaux.

      Les actions de prévention recensées par l’enquête répondent à deux objectifs principaux : améliorer la connaissance des publics et stimuler la perception de la nocivité de certains produits ou contextes d’usage. Pour cela, la communication orale avec support ou matériel audiovisuel est la principale méthode utilisée.

      43,1 % des actions citées abordent l’ensemble des produits. Le tabac et le cannabis sont les deux produits les plus fréquemment évoqués, suivis de l’alcool. Cette hiérarchie diffère de celle retrouvée dans les autres départements où le tabac et l’alcool sont toujours les deux produits les plus souvent abordés.

      Les subventions publiques représentent la principale source de financement de ces actions.

      Sauf indication contraire, les pourcentages ou effectifs présentés sont calculés par rapport à l'ensemble des types d'actions documenté pour le territoire considéré (ici 58, cf. infra).

      Lorsque plusieurs réponses étaient possibles pour une question donnée, la somme des pourcentages peut excéder 100%.

      (*) Dans les fiches régionales et académiques, les données liées à l'ensemble des territoires couverts (9 régions soit 13 académies) sont fournies sous la mention "National (*)".

      (**) L'enquête permet de relever l'effectif total des destinataires de chaque action, toutes catégories confondues. Une estimation des effectifs globaux des publics jeunes (ex. : 12-25ans) est déduite de ces données, en admettant que pour les actions portant à la fois sur des jeunes et d'autres, ces jeunes représentent en général entre 85% et 90% du public. Ces ratios sont issus des données existantes sur la répartition des publics bénéficiaires (cf. www.ofdt.fr/relion).
      En 2007, en Île-de-France, 4441 structures ont été interrogées via l'enquête ReLION sur l'organisation d'actions de prévention liée aux drogues, en 2006 ou lors de l'année scolaire 2005-2006. Parmi elles, 313 ont répondu ne pas avoir mené ce genre d'action alors que 246 autres structures ont rempli au moins 1 questionnaire à ce sujet. Les résultats présentés ici reflètent les déclarations de ces-dernières qui, selon à une enquête complémentaire, représentent 11 % des structures ayant effectivement mené des actions de prévention liée aux drogues dans la période observée.

      Dans le département 91 - Essonne, 58 types d'actions ont été documentés via l'enquête ReLION. Les actions ont été menées dans 260 sites différents.
      Les spécificités locales quant à la réalisation de l'enquête figurent en dernière page (cf. Section " Observations ").

      Éléments de contexte

      Contexte politique et professionnel local
      Parmi les actions recensées par l’enquête, 20,7 % ne s’inscrivent dans aucune politique territoriale.
      Le cadre politique est cependant mieux renseigné que dans les autres départements, puisque seulement 17,2 % des enquêtés n’ont pas répondu à cette question dans le département de l’Essonne.
      La majorité des actions s’inscrivent dans le cadre d’une politique territoriale, dont le Plan régional de santé publique (PRSP) qui concerne 31 % de celles-ci. Ce dernier met en cohérence les différentes actions de santé déployées par la région. Il comporte trois objectifs relatifs aux addictions : développer le repérage et la prise en charge précoce des usagers à risques, notamment pour les consommations les plus répandues (alcool, tabac et médicaments psychotropes) ; réduire la prévalence du tabagisme féminin ; et renforcer la réduction des risques (RdR) chez les usagers de drogues afin de diminuer notamment les contaminations virales.
      Le Schéma régional d’éducation pour la santé d’Île-de-France (Sreps) et le plan départemental de lutte contre les drogues illicites, le tabac et l’alcool concernent autant d’actions, soit 13,8 % chacun.
      Le Sreps comporte trois objectifs : créer, promouvoir et faire vivre une culture commune de l’éducation pour la santé en Île-de-France, optimiser l’organisation de services et la répartition de l’offre afin de répondre aux besoins des intervenants et des populations, et enfin valoriser et renforcer les pratiques en éducation pour la santé.
      Le département de l’Essonne est l’un des trois départements franciliens à disposer d’un plan départemental de lutte contre les drogues illicites, le tabac et l’alcool, coordonné par la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les toxicomanies. Le dispositif actuel de coordination départementale de la lutte contre la drogue et les toxicomanies dans l’Essonne est organisée autour d’un chef de projet drogue et dépendance (CPDD) et d’un coordinateur. Le plan départemental se décline suivant quatre axes : les jeunes scolarisés, les personnes vulnérables, les personnes incarcérées et le milieu professionnel. La part d’actions s’inscrivant dans le cadre d’un plan départemental Mildt est supérieure à la moyenne régionale.
      Au regard de la moyenne régionale, la part d’actions recensées s’inscrivant dans le cadre d’un contrat locaux de sécurité (CLS) est particulièrement élevée puisque 15,5 % s’inscrivent dans le cadre d’un CLS. Ces derniers organisent le partenariat local en matière de prévention de la délinquance et l’expriment sur la base d’un diagnostic local de sécurité.
      Les Conventions départementales d’objectifs (CDO) et les contrats éducatifs locaux (CEL) concernent chacun 1,7 % des actions. Les CDO sont des dispositifs interministériels crées en 1993. Elles visent à favoriser la prise en charge sanitaire et sociale des personnes placées sous main de justice rencontrant des problèmes d’addiction afin de prévenir la récidive (circulaire de la Mildt du 5 février 2002). Le caractère très spécifique des publics concernés explique que seulement 1,7 % des actions recensées par l’enquête s’inscrivent dans ce dispositif. Quant aux CEL, ils visent à mettre en œuvre un projet éducatif conçu par les différents partenaires concernés par l'éducation des enfants et des jeunes.

      Cadre politique des actions

      Ex : 31 % des actions du département s’inscrivaient dans le PRSP

      Département

      Région

      Aucune politique territoriale concernée

      20,7 %

      23,3 %

      PRSP

      31 %

      20,4 %

      Sreps

      13,8 %

      15 %

      Programme départemental MILDT de lutte contre les drogues

      13,8 %

      10,8 %

      CDO -Justice-Santé

      1,7 %

      0,8 %

      CLS

      15,5 %

      4,6 %

      CEL

      1,7 %

      2,3 %

      Non-réponses

      17,2 %

      35,3 %


      Financements et ressources
      Plus de la moitié des actions ont bénéficié de subventions, essentiellement des subventions publiques. Toutefois, un quart des actions a été mené exclusivement grâce à des ressources propres, c'est-à-dire sans demande de financement spécifique.

      - Dans le département, 55,2 % des actions recensées ont reçu des subventions publiques, 6,9 % se sont appuyées sur des mises à disposition de biens ou de services en nature, 27,6 % sur des ressources propres (en partie ou exclusivement) et 12,1 % ne sont pas renseignées sur cette question. Ces chiffres étaient respectivement de 47,8 %, 15 %, 24,7 % et 18,1 % au plan régional.

      - Pour les 32 actions qui ont bénéficié de subventions publiques, les financeurs ayant instruit les demandes ont été des services de l’Etat pour 50 % des actions ou des Collectivités territoriales (50 %), des Organismes de protection sociale (3,1 %) ou d’autres organismes (6,3 %).

      - Parmi les 44 actions du département pour lesquelles un budget spécifique a été précisé, celui-ci était de moins de 500 € (34,1 % des déclarations contre 42,6 % au plan régional), de 500 à 999 € (6,8 % contre 12 %), de 1000 à 4999 € (29,5 % contre 24,6 %) ou de plus (29,5 % contre 20,8 %).


      Statistiques détaillées

      Publics destinataires
      On compte 28349 destinataires de ces actions sur le territoire, dont 21040 à 21338 (**) élèves ou étudiants.
      (**) Intervalle estimé (cf. " Pour la lecture des résultats " dans les " Repères méthodologiques " en première page).

      Ages des publics

      % d'actions concernées

      Ex : 3,4 % des actions du département étaient destinées à des personnes de tous âges.

      Département

      Région

      Personnes de tous âges

      3,4 %

      3,1 %

      Enfants (moins de 11 ans)

      8,6 %

      6,2 %

      Pré-adolescents (de 11 à 14 ans)

      34,5 %

      38,5 %

      Adolescents (de 15 à 18 ans)

      67,2 %

      56,5 %

      Jeunes adultes (de 19 à 25 ans)

      34,5 %

      29,1 %

      Adultes (de 26 à 65 ans)

      31 %

      22,2 %

      Personnes de plus de 65 ans

      1,7 %

      0,8 %


      Activité des publics

      % d'actions concernées

      Ex : 72,4 % des actions du département étaient destinées à un public scolaire ou universitaire.

      Département

      Région

      Publics scolaires ou universitaires (hors apprentis)

      72,4 %

      76,3 %

      Collégiens

      29,3 %

      39,7 %

      Lycéens

      32,8 %

      26,4 %

      Etudiants

      5,2 %

      6,4 %

      Enfants ou adolescents approchés hors milieu scolaire

      10,3 %

      4 %

      Apprentis

      3,4 %

      6,9 %

      Actifs (salariés ou indépendants)

      27,6 %

      16 %

      Autres publics

      20,7 %

      16 %


      Publics relevant d'une institution sociale ou judiciaire

      % d'actions concernées

      Ex : 17,2 % des actions du département touchaient des publics relevant d'une institution sociale ou judiciaire.

      Département

      Région

      Publics relevant d’une institution sociale ou judiciaire

      17,2 %

      11,4 %

      Public bénéficiaire de l'Aide sociale à l'enfance

      5,2 %

      2,9 %

      Public sous mesure d'assistance éducative (1)

      5,2 %

      3,3 %

      Autre public sous main de justice (2)

      1,7 %

      1,2 %

      Jeunes en insertion (3)

      1,7 %

      2,9 %

      Adultes en insertion (4)

      1,7 %

      3,1 %

      Autres

      8,6 %

      4,4 %

      (1) Action éducative en milieu ouvert, tutelle PJJ
      (2) population carcérale, etc
      (3) PAIO, mission locale
      (4) relevant du RMI, de CHRS
      Les actions recensées dans le département de l’Essonne s’adressent très majoritairement à des adolescents, mais la part des actions visant un public adulte n’est pas négligeable et est supérieure à la moyenne régionale. Les données portant sur les actifs sont à interpréter avec précaution, les milieux professionnels n’ayant pas été directement destinataires de l’enquête, contrairement aux milieux scolaires.
      Le public cible des actions de prévention recensées est donc le public scolaire : il s’agit d’un public captif et facile à atteindre, de plus c’est aussi à cette période que s’initient les premières consommations. Il existe cependant des disparités au sein de ce public, les actions de prévention portant spécifiquement sur le thème des drogues étant rarement destinées à et des étudiants.

      Les personnes relevant d’une institution sociale ou judiciaire apparaissent minoritaires parmi le public, essentiellement scolaire, des actions. Ce public est toutefois plus représenté dans ce département par rapport à la moyenne régionale.

      Produits visés
      Dans le département, 43,1 % des actions ont abordé l'ensemble des drogues (contre 45,7 % au plan régional).

      Ex : 39,7 % des actions du département abordaient l’alcool, exclusivement ou parmi d’autres produits.
      Moins de la moitié des actions abordent l’ensemble de produits. Le tabac, l’alcool et le cannabis, soit les trois produits les plus consommés, sont les principaux produits abordés. Toutefois, la hiérarchie est différente de celle observée dans les autres départements franciliens. Le tabac est ainsi le principal produit abordé dans les actions recensées dans le département de l’Essonne, suivi du cannabis et de l’alcool.
      Par rapport à la moyenne régionale, les médicaments psychotropes et l’ecstasy sont plus souvent abordés et les produits dopants se situent à un niveau comparable.

      Acteurs impliqués
      Dans le département de l’Essonne, comme dans l’ensemble de la région, les actions recensées sont le plus souvent initiées par des établissements scolaires. Ces derniers travaillent fréquemment en partenariat avec d’autres structures, en particulier des structures associatives. Le profil des intervenants est donc diversifié : il s’agit à la fois de personnes issues de l’Education Nationale et de professionnels du secteur socio-sanitaire.

      Principaux Opérateurs (*)

      % d’actions concernées

      Les structures associatives spécialisées, suivies des structures d’éducation pour la santé généralistes, sont les principales structures qui interviennent dans les actions recensées dans le département.
      Les établissements scolaires sont moins fréquemment opérateurs que dans l’ensemble de la région.

      Ex : 19 % des actions du département comptaient des établissements d’enseignement parmi les opérateurs, 8,6 % comptaient des collèges

      Département

      Région

      Établissements d’enseignement

      19 %

      25,6 %

      Collèges

      8,6 %

      13,9 %

      Lycées

      10,3 %

      8,9 %

      CFA, Segpa et Erea

      0 %

      2,9 %

      EPLEA

      0 %

      0 %

      Structures associatives spécialisées
      (ANPAA, Ligue cancer, …)

      29,3 %

      25,4 %

      Structures d’éducation pour la santé généralistes
      (Codes, …)

      22,4 %

      8,7 %

      Services chargés de l’application de la loi

      17,2 %

      14,8 %

      Organisme de protection sociale

      12,1 %

      10 %

      Structures de soins (CSST, CCAA,…), d’écoute (PAEJ, Points Ecoute,…)

      10,3 %

      15,8 %

      Autres (**) : centres sanitaires ou sociaux (0 %), entreprises privées ou publiques (1,7 %), autres services de l'État (5,2 %), services de collectivités territoriales (22,4 %), structures d’insertion (1,7 %), CIRDD (5,2 %), particuliers (1,7 %), Autres (13,8 %).

      37,9 %

      30,6 %

      (*) intervenant directement auprès des publics cibles ; (**) pour le territoire sélectionné

      Profil des intervenants
      En moyenne, les actions du département associent 3,05 corps professionnels différents (contre 1,89 au plan régional).
      Dans le département de l’Essonne les intervenants sont le plus souvent des éducateurs ou animateurs et des professionnels de l’éducation pour la santé.
      Par rapport à l’ensemble de la région, les enseignants interviennent moins fréquemment dans les actions recensées dans le département de l’Essonne.
      Ex : 15,5 % des actions du département ont fait intervenir des enseignants.

      Autres (**) : Médecins généralistes (0 %), médecins du travail (3,4 %), médecins d'autres spécialités (0 %), professionnels soignants (15,5 %), travailleurs sociaux (19 %), personnels de Justice (3,4 %), animateurs culturels (13,8 %), comédiens (24,1 %), aucune des professions citées (1,7 %).

      (**) pour le territoire sélectionné

      Principaux Commanditaires (*)

      % d’actions concernées

      Comme pour l’ensemble des actions de la région, les établissements d’enseignement sont les principaux commanditaires des actions recensées dans le département, le public cible des actions menées étant essentiellement les collégiens et lycéens.
      Par rapport à l’ensemble de la région, les collèges sont moins souvent commanditaires dans ce département et les lycées le sont plus souvent.

      Ex : 63,8 % des actions du département comptaient des établissements d’enseignement parmi les commanditaires, 22,4 % comptaient des collèges

      Département

      Région

      Établissements d’enseignement

      63,8 %

      72,1 %

      Collèges

      22,4 %

      37,2 %

      Lycées

      32,8 %

      27,4 %

      CFA, Segpa et Erea

      5,2 %

      11,9 %

      EPLEA

      1,7 %

      2,9 %

      Organismes de protection sociale, Services sanitaires ou sociaux

      1,7 %

      1,5 %

      Entreprises privées ou publiques

      3,4 %

      6,4 %

      Administrations ou institutions judiciaires

      5,2 %

      2,1 %

      Collectivités territoriales

      13,8 %

      6,7 %

      Autres (**) : administrations de l'État non judiciaires (6,9 %), Syndicats de salariés (0 %), Compagnies d'assurances privées (0 %) et Autres (27,6 %)

      31 %

      21,2 %

      (*) décidant des objectifs, coordonnant les moyens ; (**) pour le territoire sélectionné

      Regard sur les pratiques de prévention au plan départemental
      Les deux objectifs principaux des actions de prévention recensées sont de stimuler la perception de la nocivité de certains produits ou contextes d’usages (81 % des actions) et d’améliorer les connaissances des publics (74,1 % des actions).

      Le principal moyen utilisé est celui de la communication orale avec supports ou matériels audiovisuels (63,8 % des actions). Des documents ont été distribués dans un peu plus de la moitié des actions (53,4 %).

      Ces actions ont été menées plusieurs années de suite pour 43,1 % d’entre elles.
      Structuration et inscription dans le temps
      Il ressort que 34,5 % des actions sont inscrites dans un programme comprenant plusieurs actions (contre 32 % au plan régional). De plus, 13,8 % sont également répétées plusieurs années de suite (contre 11,6 % au plan régional).

      Développement des approches de prévention encouragées par la littérature :
      Selon les déclarations des organisateurs, sur les 21 actions (36,2 %) visant à développer chez les publics la capacité à s’affirmer, de gérer la pression du groupe (compétences psychosociales), 61,9 % ont utilisé des méthodes participatives, comme préconisé. Ce pourcentage est de 48,6 % pour les actions recensées au plan régional.

      Évaluation, couverture et performance des actions de prévention
      On estime que :
      - 25790 à 26376 (**) personnes de 12 à 25 ans ont bénéficié des actions recensées (soit 11,5 % à 11,7 % de cette tranche d'âge dans le département 91 - Essonne).
      - 17917 à 18196 (**) collégiens ou lycéens du département, inscrits pendant l'année scolaire de référence, ont bénéficié des actions recensées.

      Enfin, 84,5 % des actions ont été évaluées (93,9 % d'entre elles l’ont été en interne). Parmi les actions recensées, 91,4 % ont été menées globalement de façon conforme aux prévisions.
      (**) Intervalle estimé (cf. " Pour la lecture des résultats " dans les " Repères méthodologiques " en première page)


      D’un territoire à l’autre

      De grandes tendances en matière de prévention des consommations de produits psychoactifs se retrouvent dans tous les départements franciliens.
      Dans tous les départements, les actions documentées par l’enquête s’adressent en priorité aux collégiens et lycéens. Quel que soit le public cible, les produits abordés sont toujours les trois produits les plus consommés, c'est-à-dire le tabac, l’alcool et le cannabis. Cette hiérarchie se retrouve quasiment dans tous les départements sauf dans l’Essonne où les actions documentées par l’enquête abordent plus fréquemment le cannabis que l’alcool et dans les départements de la Seine-et-Marne et de la Seine-Saint-Denis qui abordent plus souvent l’alcool que le tabac.
      Dans cette enquête, la part d’actions financées par des subventions publiques est supérieure aux autres départements en Essonne, en Seine-et-Marne et dans le Val-d’Oise, où elle dépasse les 50 %.
      Concernant le cadre politique des actions, notons que dans le département de la Seine-et-Marne 22,8 % des actions sont financées par des crédits Mildt, ce qui est bien supérieur aux autres départements.

      La nature des répondants est assez variée et permet d’apporter une vision assez large des actions de prévention menées dans le département.
      Comme dans l’ensemble de la région, les établissements scolaires sont les principales structures à avoir répondu à l’enquête dans l’Essonne.
      Parmi les autres répondants on retrouve des structures qui développent des actions de prévention (la Cramif, le Comité départemental de l’Essonne pour la promotion de la santé, le Crips), une structure de réduction des risques (Techno plus), deux centres de soins spécialisés pour toxicomanes, la Brigade de prévention de la délinquance, et un service d’une collectivité territoriale.

      Observations

      Particularités de l'enquête dans le territoire documenté :
      Les écoles élémentaires de certaines inspections académiques seulement ont pu être sollicitées pour participer à l'enquête, dans la région Île-de-France. Les structures ont été identifiées par le CIRDD, avec le concours - du chef de projet « drogues et dépendance », du rectorat et d’autres partenaires institutionnels.

      Cette enquête fait figure de première grande enquête décrivant les actions de prévention liées aux drogues. L’intérêt est d’autant plus grand que celle-ci se décline à un niveau interrégional (9 régions ont participé à l’enquête), académique et départemental, permettant ainsi d’établir des comparaisons géographiques. Cependant, compte tenu du caractère expérimental de ce premier exercice, la méthode de cette enquête comporte certaines limites.
      En Île-de-France, le taux de couverture est peu élevé (11 %). Cependant, l’Île-de-France est une région vaste et dense, le nombre de structures sollicitées a été de ce fait très important (4 441). Cette dispersion, ainsi que le nombre élevé de structures sollicitées, n’ont pas facilité la réalisation de l’enquête : difficultés à identifier de manière exhaustive les structures à même de répondre à l’enquête dans un premier temps, relances téléphoniques non systématiques compte tenu du nombre de structures… D’autre part, parmi ces 4 441 structures, on compte beaucoup d’établissements scolaires, notamment des écoles primaires, qui, se percevant probablement peu concernées par les actions de prévention liées aux drogues, ont peu répondu à l’enquête.
      Cette enquête, par la nature même des répondants (établissements scolaire, structures de soins…), nous renseigne essentiellement sur les actions de prévention auprès des adolescents et des jeunes adultes, notamment en milieu scolaire. L’absence des entreprises parmi les répondants ne permet pas d’appréhender cet aspect de la prévention en direction des adultes actifs.
      Soulignons toutefois que même si le taux de couverture est peu élevé, les principales structures de prévention concernées ont répondu à l’enquête en Île-de-France (Anpaa, Cramif, Crésif, Crips, Ligue contre le cancer, pour ne citer qu’elles).
      Enfin, on sait que ce qui fait prévention dans l’usage de drogues ne se résume pas à l’abord direct des produits. Des interventions plus périphériques comme les actions de soutien à la parentalité, les actions d’affirmation de soi, les apprentissages à la convivialité sans produit font partie d’une panoplie préventive qu’il reste à développer et mieux évaluer.
       
      Enquête ReLION
      Recensement Local d'Indicateurs pour l'Observation Nationale
      des actions de Prévention liée aux Usages de Drogues
      (Tabac, Alcool, Médicaments Psychotropes, Drogues illicites et produits dopants)
       
      Coordination
      Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT),

      Carine Mutatayi, Jean-Michel Costes, Mathieu Chalumeau
      Conseil scientifique
      Serge Karsenty (CNRS)

      Auteurs
      OFDT,
      Carine Mutatayi
      CIRDD d'Alsace
      Elisabeth Fellinger, Ilhame Elaatmani
      CIRDD de Bourgogne
      Mélody Fourcault, Gérard Cagni
      CIRDD de Bretagne
      Cécile Fourdan, Chantal Amar
      CIRDD de Champagne-Ardenne
      Adeline Ménétrier, Christine Servanton,
      Micheline Mathieu-Vermote
      CIRDD d'Ile-de-France
      Sandra Nahon, Olivier Smadja
      CIRDD du Limousin
      Agnès Tallet, Salomé Bonneau
      CIRDD de Midi-Pyrénées
      Sophie Moreau
      CIRDD de Provence-Alpes-Côte d'Azur
      Mathieu Glaizal, Sarah Vernier, Étienne Zurbach
      CIRDD de Rhône-Alpes
      Chloé Hamant, Catherine Miachon

      Maquette web
      Thierry Delprat, OFDT

      Coordination de l'architecture technique
      Bernard Legoueix, OFDT

      Secrétariat
      Nadine Landreau, OFDT

      www.ofdt.fr/relion/

      Saint-Denis La Plaine,
      Octobre 2007
      Pour plus d'informations : Contacter le CIRDD de votre région

      Les traitements statistiques présentés ici sont anonymes et assurés par l'OFDT.
      Les commentaires liés aux données départementales, Départementales et académiques sont rédigés par le Centre d’information Départemental sur les drogues et les dépendances (CIRDD) correspondant.
      Ceux portant sur les données régionales sont rédigés par l’OFDT.