Principaux traits de la prévention liée aux drogues
- Tabac, alcool, médicaments psychotropes, drogues illicites ou produits dopants -
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Données de cadrage
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Consommations chez les 17 ans en population générale(1)
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National
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Usage quotidien de tabac
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33,0 %
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Usage régulier d'alcool (2)
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12,0 %
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Ivresses alcooliques répétées (3)
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26,0 %
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Usage régulier de cannabis (2)
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10,8 %
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(1) Source OFDT, ESCAPAD 2005
(2) Au moins 10 fois lors des 30 derniers jours
(3) Au moins 3 fois lors des 12 derniers mois
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Démographie de l'ensemble des territoires couverts par l'enquête |
Effectif |
Population totale (4) |
33996183 |
Population des 12-25 ans (4) |
6015338 |
Population des 15-25 ans (4) |
4769451 |
Élèves de l’enseignement secondaire (hors apprentis) (5) |
2970872 |
(4) Source INSEE, projection 2005
(5) Enseignement général, technique, agricole, public ou privé sous contrat. Source MEN, MAP.
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L’enquête ReLION vise à :
- documenter les principales caractéristiques des actions locales de prévention liée aux drogues licites ou illicites (alcool, tabac, médicaments psychotropes, cannabis, ecstasy, produits dopants…).
- et repérer les évolutions des pratiques de prévention, à différentes échelles de territoire.
à travers des repères simples sur ce qui se fait dans le domaine, auprès de qui, grâce à qui, quand, où et comment.
Elle porte sur toute action, subventionnée ou non, adressée directement aux publics chez qui l'on souhaite empêcher la survenue ou la répétition des consommations dommageables, menée sur un site et sur une durée déterminés. Il s'agit d'actions menées lors de l'année civile ou de l'année scolaire révolue. Elle ne concerne pas la prise en charge individuelle, la sensibilisation ou la formation d'acteurs relais, la réduction des risques, le soin, ni la réduction de l'accessibilité aux produits.
L'enquête est menée sur la base du volontariat et est rendue anonyme.
Ce premier exercice inclut systématiquement : les établissements d'enseignement secondaire et supérieur, les centres éducatifs ou de placement relevant de la PJJ, les services de gendarmerie et de police, ainsi que les structures (dont les associations) connues pour avoir mené des actions.
La collecte de données est organisée pendant le premier trimestre.
Initiée en 2007, elle sera répétée tous les deux ans. Elle s'appuie sur un questionnaire électronique auto-administré, d'accès protégé. Elle s'appuie sur un questionnaire électronique auto-administré, d'accès protégé.
Elle concerne 9 régions : Alsace, Bourgogne, Bretagne, Champagne-Ardenne, Ile-de-France, Limousin, Midi-Pyrénées, PACA, Rhône-Alpes.
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Les actions de prévention liée aux drogues
Cette première édition de ReLION, conduite en 2007, recueille 2378 types d’actions menés en 2006 ou lors de l’année scolaire 2005-2006, dans près de 17600 sites différents. Ces résultats reflètent les réalisations de 22% des organisateurs de prévention en moyenne, dans les 9 régions participant à l’enquête. Le cadre politique dans lequel s'inscrivent ces actions ne semble pas clair pour un peu plus d'un tiers des répondants. Parmi les autres, les organisateurs de prévention sont particulièrement nombreux à afficher une activité détachée de toute programmation politique (28% des actions recensées). Finalement, Programmes régionaux de santé publiques (PRSP) et Schémas régionaux d’éducation pour la santé (Sreps) sont les plus fréquemment invoqués (23%). La majorité des actions recensées ont bénéficié de crédits publics spécifiques ou de mises à dispositions. Mais nombreuses sont celles qui se sont appuyées sur les ressources des organisateurs. Quelles qu'aient été les sources de financement, la plupart des actions s'appuie sur des budgets plutôt modestes, les enveloppes budgétaires de moins de 500 € étant de loin les plus fréquentes (52% des actions renseignées). Ces conditions expliquent pour partie que la quasi totalité des actions évaluées l'ont été en interne, option moins dispendieuse que le recours à un prestataire externe. L'enquête n'investigue pas les modalités de ces évaluations mais relevant 82% d'actions évaluées, elle indique un intérêt certains pour ces démarches, probablement lié aux prescriptions de la loi d'orientation sur la loi de finance (LOLF). Les actions en milieu scolaire prédominent (77% des actions recensées). Néanmoins peu sont dirigées vers les élèves du primaire (11% des actions) malgré les incitations des pouvoirs publics, ou vers des publics jugés vulnérables tels que ceux relevant d'institutions sociales ou judiciaires (13,5%). Les actions visaient à la fois des produits licites et illicites dans 65% des cas. Le tiers restant a été centré 8 fois sur 10 sur un seul produit (le tabac dans 57%, alcool : 30,4%). Principalement, trois types d'opérateurs interviennent auprès des publics : des personnels d'associations spécialisées en premier lieu (dans 31% des cas) mais aussi des personnels de l'Education nationale (30%) et des représentants de l'ordre (20%, davantage en milieu scolaire). Les résultats relevés sont assez nuancés quant à la continuité des initiatives de prévention (55% des actions recensées n'existaient pas l'année précédente), interpellant sur la continuité des moyens humains et autres, mais offrent quant aux méthodes développées un tableau plus optimiste que ne le dépeint le discours général. En effet, l'approche par les compétences psychosociales, vantée par la recherche appliquée, a eu cours dans 44% des cas et les deux tiers des actions recensées ont été conduits sur un registre interactif. L'évolution de ces indicateurs informera sur l'assise de la prévention et la pénétration des "bonnes pratiques" tant chez les cercles professionnels experts que chez les non spécialistes. |
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Sauf indication contraire, les pourcentages ou effectifs présentés sont calculés par rapport à l'ensemble des types d'actions documenté pour le territoire considéré (ici [RM_R_05], cf. infra).
Lorsque plusieurs réponses étaient possibles pour une question donnée, la somme des pourcentages peut excéder 100%.
(*) : Les données liées à l'ensemble des territoires couverts (9 régions soit 13 académies) sont fournies sous la mention "National (*)".
(**) : L'enquête permet de relever l'effectif total des destinataires de chaque action, toutes catégories confondues. Une estimation des effectifs globaux des publics jeunes (ex. : 12-25ans) est déduite de ces données, en admettant que pour les actions portant à la fois sur des jeunes et d'autres, ces jeunes représentent en général entre 85% et 90% du public. Ces ratios sont issus des données existantes sur la répartition des publics bénéficiaires (cf. www.ofdt.fr/relion).
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En 2007, au plan national (9 régions couvertes), 15615 structures ont été interrogées via l'enquête ReLION sur l'organisation d'actions de prévention liée aux drogues, en 2006 ou lors de l'année scolaire 2005-2006. Parmi elles, 1160 ont répondu ne pas avoir mené ce genre d'action alors que 1279 autres structures ont rempli au moins 1 questionnaire à ce sujet. Les résultats présentés ici reflètent les déclarations de ces-dernières qui, selon à une enquête complémentaire, représentent 16 % des structures ayant effectivement mené des actions de prévention liée aux drogues dans la période observée.
Dans ces 9 régions, 2378 types d'actions ont été documentés via l'enquête ReLION. Les actions ont été menées dans 17594 sites différents.
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Éléments de contexte
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Contexte politique et professionnel national
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La prévention des drogues n’est que très partiellement couverte par la législation française (la loi fondatrice de la lutte contre les drogues – loi n°70-1320 du 31 décembre 1970 – ne l’aborde pas). En 2004, pour la première fois, une loi, la loi de programmation de la politique de santé publique (n°2004-806 du 9 août 2004) dispose qu’une « information soit délivrée sur les conséquences de la consommation de drogues sur la santé, notamment concernant les effets neuropsychiques et comportementaux du cannabis, dans les collèges et les lycées (…) », à raison d’au moins « une séance annuelle, par groupes d’âge homogène ». En fait, les grandes orientations en matière de prévention ont comme principales origines les textes réglementaires du ministère de l’Éducation nationale – et ce, depuis 1990, dans le cadre plus général de la prévention des conduites à risques – ainsi que les plans gouvernementaux de lutte contre les drogues. De fait l’École et la communauté éducative sont au cœur de l’organisation de la prévention envers les jeunes, notamment à travers des cellules de coordination dédiées : les Comités d'éducation pour la santé et de citoyenneté (CESC). Finalement, durant l’année 2006 ou l’année scolaire 2005-2006 (période couverte par l’enquête ReLION 2007), ce sont avant tout les textes de référence conditionnant l’usage ou les conditions d’accessibilité du tabac ou de l’alcool qui apparaissent comme les premiers stimulant de la prévention liée aux drogues. Dans le prolongement des mesures par le plan national de lutte contre le cancer (mars 2003), le "contrat-cadre de partenariat en Santé publique" passé en juillet 2003 entre les ministères chargés de l'Education nationale et de la Santé intègre la lutte contre le tabagisme parmi ses cinq objectifs prioritaires. Plus tardivement, en novembre 2006, l’interdiction de fumer dans les lieux à un usage collectif (loi Evin) a été généralisée aux lieux accueillant du public, y compris les lieux de travail. Récemment, le discours politique s’est fait plus appuyé sur la performance des réponses publiques en matière de prévention des drogues. Le plan gouvernemental 2004-2008 de lutte contre les drogues illicites, le tabac et l’alcool défend les conditions d’une prévention effective et adaptée à tous les niveaux de la scolarité, faisant écho en cela aux principes posés par le programme quinquennal 2003-2008 de prévention et d’éducation élaboré par le ministère de l’Éducation nationale (circulaire n°2003-210- du 11 décembre 2003). Cette volonté des pouvoirs publics s’est concrétisée par la publication nationale, à la rentrée 2005, du « Guide d’intervention en milieu scolaire pour la prévention des conduites addictives » (MILDT, 2006). Tout en réaffirmant le principe de l’approche globale, le guide propose des éléments de contenu et de méthode adaptés aux niveaux de classe du CM2 à terminale, couvrant les produits psycho-actifs principalement consommés par ces générations (notamment l’alcool, le tabac et le cannabis). Malgré cette incitation forte au plan national, 28,4% des actions recensées via l’enquête ReLION ne se rattachent à aucune programmatique territoriale alors que pour 35,2% des actions les répondants ne se prononcent guère quand au cadre politique de leurs actions. Les autres inscrivent plutôt leurs actions dans le dispositif de coordination relevant de la santé : 23% des actions recensées relèvent soit PRSP, soit du Sreps. Dans ce panorama, la part des actions relevant des plans départementaux impulsés par la MILDT se révèle plutôt faible. Sur ces points, les actions en milieu scolaire ne se distinguent pas des autres. Ajoutons néanmoins que 74% d'entre elles sont initiées par le projet d'établissements ou le CESC.
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Cadre politique des actions |
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Ex : 18,5 % des actions au plan national s’inscrivaient dans le PRSP
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National (*)
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(*) Pour rappel, dans toute la fiche, "National" renvoie aux actions de l'ensemble des territoires couverts par l'enquête (9 régions).
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Aucune politique territoriale concernée |
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28,4 % |
PRSP |
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18,5 % |
Sreps |
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9,1 % |
Programme départemental MILDT de lutte contre les drogues |
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10,8 % |
CDO -Justice-Santé |
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1,3 % |
CLS |
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3,5 % |
CEL |
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2,6 % |
Non-réponses |
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35,2 % |
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Financements et ressources
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Il s'avère que les questions relatives aux sources de financement font l'objet d'un taux de non-réponse exceptionnellement haut s'élevant à 25,2% pour l'effectif total des actions (26% en moyenne en région). Dans les régions participantes, les subventions publiques (43,6% des actions recensées soit 58,3% des actions pour lesquelles les sources de financements ont été renseignées) sont la principale source de financement des actions, notamment celles émanant des services de l’État. Les fons propres des structures représentent la deuxième source budgétaire. C'est la source exclusive pour 15% des actions qui dès lors sont probablement méconnues des dispositifs de suivi déconcentrés. La plupart des actions pour lesquelles on dispose de l'information s'appuie sur de petites enveloppes budgétaires.
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- " Au plan national (9 régions couvertes), 43,6 % des actions ont reçu des subventions publiques, 14,5 % se sont appuyées sur des mises à disposition de biens ou de services en nature, 24,3 % sur des ressources propres (en partie ou exclusivement) et 25,2 % ne sont pas renseignées sur cette question.
- Pour les 1037 actions qui ont bénéficié de subventions publiques, les financeurs ayant instruit les demandes ont été des services de l’Etat pour 62,5 % des actions ou des Collectivités territoriales (34,6 %), des Organismes de protection sociale (16,3 %) ou d’autres organismes (11,9 %).
- Parmi les 1408 actions du département pour lesquelles un budget spécifique a été précisé, celui-ci était de moins de 500 € (52,3 % des déclarations), de 500 à 999 € (12,2 %), de 1000 à 4999 € (21 %) ou de plus (14,5 %).
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Statistiques détaillées
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Publics destinataires
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On compte 1159651 destinataires de ces actions sur le territoire, dont 815683 à 830804 (**) élèves ou étudiants.
(**) Intervalle estimé (cf. " Pour la lecture des résultats " dans les " Repères méthodologiques " en première page). |
Age des publics
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% d'actions concernées
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Ex : 5,5 % des actions au plan national étaient destinées à des personnes de tous âges.
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National
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Personnes de tous âges
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5,5 %
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Enfants (moins de 11 ans)
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6,4 %
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Pré-adolescents (de 11 à 14 ans)
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42,3 %
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Adolescents (de 15 à 18 ans)
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60,1 %
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Jeunes adultes (de 19 à 25 ans)
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29,3 %
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Adultes (de 26 à 65 ans)
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20,9 %
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Personnes de plus de 65 ans
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1,5 %
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Activité des publics
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% d'actions concernées
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Ex : 77,3 % des actions étaient destinées à un public scolaire ou universitaire.
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National
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Publics scolaires ou universitaires (hors apprentis)
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77,3 %
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Collégiens
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43,7 %
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Lycéens
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27,8 %
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Etudiants
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8,2 %
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Enfants ou adolescents approchés hors milieu scolaire
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5,7 %
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Apprentis
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8,2 %
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Actifs (salariés ou indépendants)
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12,1 %
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Autres publics
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17,7 %
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Publics relevant d’une institution sociale ou judiciaire
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% d'actions concernées
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Ex : 10,8 % des actions touchaient des publics relevant d'une institution sociale ou judiciaire.
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National
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Publics relevant d’une institution sociale ou judiciaire
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10,8 %
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Public bénéficiaire de l'Aide sociale à l'enfance
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1 %
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Public sous mesure d'assistance éducative (1)
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2,2 %
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Autre public sous main de justice (2)
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1,9 %
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Jeunes en insertion (3)
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2,4 %
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Adultes en insertion (4)
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2,4 %
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Autres
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4,5 %
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(1) Action éducative en milieu ouvert, tutelle PJJ
(2) population carcérale, etc
(3) PAIO, mission locale
(4) relevant du RMI, de CHRS
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La plupart des actions menées dans les 9 régions de l’enquête ReLION s’est adressée à des pré-adolescents ou des adolescents, ce qui est directement lié à la prédominance des actions menées en milieu scolaire. En effet, un peu plus des trois-quarts des actions recensées, entre autres 62% des 663 actions adressées à des jeunes adultes, étaient dirigés vers des publics scolaires ou universitaires. Ces derniers représentent environ 7 sur 10 bénéficiaires des actions recensées). Néanmoins le pourcentage d'actions destinées à des élèves de primaire (soit 91% des actions concernant des enfants de moins de 11 ans) est assez faible, malgré les incitations des pouvoirs publics à travers la large diffusion du « Guide d’intervention en milieu scolaire pour la prévention des conduites addictives » à la rentrée 2005. Cela s'explique partiellement par des contraintes de terrain de l'enquête mais également par la part relativement modeste des écoles investies dans la prévention de l'usage de drogues : 18,5% contre 69,5 % des établissements d'enseignement secondaire (cf. "Observation"). Parmi les actions menées en milieu scolaire, 9,4% ont aussi concerné des adultes : désignés comme des plus de 25 ans, ces derniers comptent probablement des parents d'élèves et une fois sur deux des membres de la communauté éducative. En fait, 37,5% des actions adressées à des actifs ont concerné des personnels de l'Education nationale. Les 17,7% de la catégorie "Autres" du tableau sur l'activité des publics" correspondent principalement aux actions s'adressant à tout type de public. Plus rarement il s'agit d'actions menées auprès de personnes en insertion ou en rupture d'activité (5,7% des actions recensées) ou très rarement auprès de retraités (moins de 1%). En revanche, on constate que les publics pris en charge des institutions sociales ou judicaires (dont protection judiciaire de la jeunesse) figuraient rarement comme bénéficiaires des actions de prévention relevées.
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Produits visés
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Au plan national (*), 46,3 % des actions ont abordé l'ensemble des drogues.
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Ex : 37,5 % des actions abordaient l’alcool, exclusivement ou parmi d’autres produits.
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Si l'on considère les produits abordés par les actions documentées dans les 9 régions participantes, deux grands groupes se détachent. Dans 65% des cas les actions s'appuyaient plutôt sur une approche transversale, traitant à la fois des produits licites et illicites. Le tiers restant a été centré 8 fois sur 10 sur un seul produit. Il s'agissait 6 fois sur 10 du tabac et un peu plus de 3 fois sur 10 de l'alcool. De fait, la fréquence des actions traitant du tabac traduit les incitations nationales diverses à l'égard de ce produit, à travers notamment le plan national de lutte contre le cancer ou des expérimentations particulièrement médiatisées telles les "lycées non-fumeurs". En moyenne, les actions recensées abordent 4 produits différents.
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Statistiques détaillées
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Acteurs impliqués
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Les principaux commanditaires des actions ont été les établissements scolaires (73,3% des actions recensées), principalement des collèges et des lycées (tout type d'enseignement confondu), rarement des écoles élémentaires (5%) ou des établissements d'enseignement supérieur (4%). Parmi ces établissements, près de 4 sur 10 ont également été les opérateurs des actions auprès des élèves, les autres ayant fait appel le plus souvent à des associations spécialisées, des structures de soins ou d'écoute (46%) ou à des représentants de la loi (28%) pour intervenir auprès des jeunes. Que ce soit en milieu scolaire ou en dehors, 62% des actions recensées n'ont mobilisé qu'un seul type d'opérateur, le plus souvent une structure associative de prévention ou de soin (57%), ou bien un service d'application de la loi (23%) ou un établissement d'enseignement (19%). Pour les 818 autres actions recensées, 3 profils professionnels différents, relevant de 3 types structures opératrices, interviennent en moyenne auprès des publics-cibles.
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Principaux Opérateurs (1) |
% d’actions concernées
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Les professionnels issus des associations spécialisées sont les premiers interlocuteurs des destinataires de la prévention. En milieu scolaire, la combinaison d'opérateurs la plus fréquente associe ces professionnels de prévention ou de soin aux personnels des établissements. Des représentants de la loi sont arement associés à ce duo (3% des cas), , car lorsqu'ils interviennent en prévention (8 fois sur 10 en milieu scolaire), ils sont les seuls opérateurs dans la moitié des cas.
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Ex : 29,3 % des actions comptaient des établissements d’enseignement parmi les opérateurs, 15,9 % comptaient des collèges
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National |
Établissements d’enseignement |
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29,3 % |
Collèges |
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15,9 % |
Lycées |
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10,4 % |
CFA, Segpa et Erea |
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2,8 % |
EPLEA |
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1,6 % |
Structures associatives spécialisées
(ANPAA, Ligue cancer, …)
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30,8 % |
Structures d’éducation pour la santé généralistes
(Codes, …)
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9,8 % |
Services chargés de l’application de la loi
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20,4 % |
Organisme de protection sociale
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7,4 % |
Structures de soins (CSST, CCAA,…), d’écoute (PAEJ, Points Ecoute,…)
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18,1 % |
Autres (2) : centres sanitaires ou sociaux (8 %), entreprises privées ou publiques (1,5 %), autres services de l'État (3,2 %), services de collectivités territoriales (4,6 %), structures d’insertion (1,5 %), CIRDD (2,9 %), particuliers (2,5 %), Autres (16 %). |
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31,9 % |
(1) intervenant directement auprès des publics cibles ; (2) pour le territoire sélectionné
Profil des intervenants
En moyenne, au plan national (*), les actions associent 2,18 corps professionnels différents.
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Les personnels d'éducation, de santé ou social sont les intervenants prépondérants des actions en milieu scolaire, ce qui est principalement dû à l'engagement des infirmières scolaires en matière de prévention. Peu d'actions associent plus de trois corps professionnels différents. La désignation fréquente (22%) de la catégorie généraliste des "professionnels soignants" chez les intervenants suggère une connaissance parcellaire parfois des corps de métiers impliqués. Des infirmières scolaires ou des personnels associatifs sont-ils identifiés de la sorte? L'analyse n'a pu le révéler.
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Ex : 25 % des actions de l'effectif total ont fait intervenir des enseignants.
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Autres (2) : Médecins généralistes (4 %), médecins du travail (2,7 %), médecins d'autres spécialités (3,7 %), professionnels soignants (22,1 %), travailleurs sociaux (9,9 %), personnels de Justice (2,7 %), animateurs culturels (5 %), comédiens (8,7 %), aucune des professions citées (1,7 %).
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(2) pour le territoire sélectionné
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Principaux Commanditaires (3) |
% d’actions concernées
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Les établissements scolaires sont les premiers commanditaires. Désignées dans 9% des cas comme les autorités décidant des objectifs et coordonnant les moyens, les structures associatives (incluses dans la mention "autres" de la ligne "Autres" dans le tableau ci-contre) constituent la deuxième catégorie des commanditaires (9%), précédant les collectivités territoriales (5,9%).
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Ex : 73,3 % des actions comptaient des établissements d’enseignement parmi les commanditaires, 39,1 % comptaient des collèges
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National |
Établissements d’enseignement |
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73,3 % |
Collèges |
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39,1 % |
Lycées |
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28,8 % |
CFA, Segpa et Erea |
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9,8 % |
EPLEA |
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5,9 % |
Organismes de protection sociale, Services sanitaires ou sociaux |
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1,4 % |
Entreprises privées ou publiques |
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4,4 % |
Administrations ou institutions judiciaires |
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3,4 % |
Collectivités territoriales |
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5,9 % |
Autres (2) : administrations de l'État non judiciaires (7,1 %), Syndicats de salariés (0,1 %), Compagnies d'assurances privées (0,3 %) et Autres (20,9 %) |
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25,4 % |
(3) décidant des objectifs, coordonnant les moyens ; (2) pour le territoire sélectionné
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Statistiques détaillées
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Regard sur les pratiques de prévention au plan national (*)
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Les objectifs les plus fréquemment cités quant aux actions recensées par ReLION sont la stimulation de la perception de la nocivité de certains produits ou contextes d'usages (76%) et l'amélioration des connaissances (72%). Les approches décrites par la littérature comme les plus favorables à des comportements adaptés et connues sous le vocable de "compétences psychosociales" sont moins répandues mais sont citées néanmoins pour une part importante des actions renseignées (44%). De plus, ces actions se sont appuyées dans les deux tiers des cas sur des méthodes encouragées : des méthodes participatives (52%) ou encore des jeux interactifs ou mises en scène (34%). Près de 45% des actions ont été réalisées plusieurs années de suite, ce qui traduit le changement ou l'absence relativement fréquents des actions de prévention d'une année sur l'autre. Malheureusement, il n'a pas été possible de déterminer précisément le nombre de séances constitutives des actions recensées, afin d'approfondir la question de l'inscription dans le temps. Environ 2 collégiens et lycéens sur 10 inscrits à la rentrée 2005 dans les 9 régions concernées ont bénéficié des actions recensées par l'enquête. Cette part est un peu plus faible si l'on considère la couverture des 12-25ans. Relevant 82% d'actions évaluées, l'enquête indique un intérêt prononcé quant aux démarches évaluatives.
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Structuration et inscription dans le temps
Il ressort que 27,9 % des actions sont inscrites dans un programme comprenant plusieurs actions. De plus, 14,7 % sont également répétées plusieurs années de suite.
Développement des approches de prévention encouragées par la littérature :
Selon les déclarations des organisateurs, sur les 1049 actions (44,1 %) visant à développer chez les publics la capacité à s’affirmer ou de gérer la pression du groupe (compétences psychosociales), 52,1 % ont utilisé des méthodes participatives, comme préconisé.
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Évaluation, Couverture et Performance des actions de prévention
On estime que :
- 979631 à 1005295 (**) personnes de 12 à 25 ans ont bénéficié des actions recensées (soit 16,3 % à 16,7 % de cette tranche d’âge sur le territoire couvert).
- 639239 à 652161 (**) collégiens ou lycéens de l'ensemble des territoires couverts, inscrits pendant l'année scolaire de référence, ont bénéficié des actions recensées.
Enfin, 81,6 % des actions ont été évaluées (92,4 % d'entre elles l’ont été en interne). Parmi les actions recensées, 94,2 % ont été menées globalement de façon conforme aux prévisions.
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(**) Intervalle estimé (cf. " Pour la lecture des résultats " dans les " Repères méthodologiques " en première page)
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D’un territoire à l’autre
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Dans l'ensemble des régions, on relève des tendances similaires. Partout les publics jeunes, et parmi eux les publics scolaires ou universitaires, prédominent de même que les personnels scolaires, les spécialistes associatifs et les représentants de l'ordre" chez les intervenants ou encore, sur un autre registre, le financement public entre autres ressources des actions. On constate fréquemment, dans les 9 régions, l'absence ou la méconnaissance de cadre politique local pour les actions renseignées et, dans le cas contraire, la prédominance actions réalisées dans le cadre des dispositifs programmatiques de santé (PRSP, Sreps) en comparaison à celles relevant des plans départementaux de lutte contre les drogues. Cependant, les données recueillies mettent aussi en évidence des différences régionales significatives qui peuvent être liées parfois à l'abstention de "grands" acteurs de prévention dans certains départements. Les fiches de résultats régionales complémentaires à la présente renseignent le lecteur sur ce point. Parmi les contrastes les plus saillants, on peut commencer par souligner quelques cas particuliers liés aux cadres politiques auxquels sont rattachées les actions : le faible pourcentage d'actions liés aux plans départementaux de lutte contre les drogues en Champagne-Ardenne (4% contre en moyenne ailleurs) et la démarcation du Midi-Pyrénées enregistrant 8% d'actions rattachées aux dispositif de la politique de la Ville, CLS ou CEL, quand les autres régions ne relèvent en moyenne que 2% à 3%. En Bretagne, les actions recensées sont moins nombreuses à avoir bénéficier de subventions publiques (32%) qu'elles ne le sont dans les autres régions. En revanche, c'est là que les ressources propres des organisateurs de prévention ont été le plus souvent mobilisées, comme en Champagne-Ardenne et en Alsace (respectivement 32%, 29% et 28%). Parmi les financeurs publics, on note des écarts importants concernant les collectivités territoriales (7% à 8% en Limousin et Bourgogne contre 24% en Ile-de-France (IDF), dus à l'engagement notoire de certains départements ou communes comme la Seine-Saint-Denis et la Ville de Paris. Différences marquées également du côté des organismes de protection sociales, ayant financé 2 à 3% des actions menées en PACA ou en Ile-de-France contre 13% en Alsace et en Limousin. Pour ce qui est des approches de prévention relevées, deux particularités paraissent notables. Les actions traitant de la question du tabac ont été fréquentes dans l'ensemble des régions (42% en moyenne) mais plus particulièrement en Alsace où elles sont 54%. Les actions Les compétences psychosociales, vantées par la littérature scientifique, sont un peu plus souvent revendiquées parmi les actions d'Ile-de-France (50% contre 42% en moyenne ailleurs). La sensibilisation à la nocivité de certains produits ou contextes d'usage demeurent l'objectif premier des action de prévention dans les 9 régions. Pour toutes, l'amélioration des connaissances des publics figure en deuxième position mais est diffusée de façon plus contrastée : alors qu'elle est mentionnée pour 62% des actions en Rhône-Alpes ou 67% en Alsace, elle concerne 78% à 79% des actions en PACA ou en Bourgogne.
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Observations
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L'enquête ReLION a été organisée dans 9 régions françaises. Avec un taux de couverture moyen de 22% des structures organisatrices d'action de prévention lors l'année 2006 ou de l'année scolaire 2005-2006 (avec un minimum de 11% en Ile-de-France et Rhône-Alpes et de un maximum de 33% en Bourgogne), cette étude a permis de documenter 2378 types d'actions parfois déclinés dans plusieurs sites de ces territoires. L'enquête a été adressée à la liste exhaustive (sauf pour les écoles élémentaires, cf. infra) d'un grand nombre de structures (15615). Le groupe des structures non répondantes s'est avéré sensiblement différent de celui des structures répondantes (les établissements d'enseignement y sont un peu plus nombreux à l'inverse des structures d'intervention associatives ou publiques). Néanmoins, la part des organisateurs de prévention est très proche dans les deux groupes. Ainsi, si l'on ne peut pas certifier la représentativité statistique des répondants du fait même que l'effectif réel des organisateurs de prévention une année donnée est inconnu, tant sur le plan quantitatif que qualitatif, l'on s'en approche cependant. Ces constats et le fait que cette enquête est la seule de cette ampleur menée sur les actions de prévention en France font de ReLION une référence nationale unique en la matière. Le taux de réponse de 16% est encourageant compte-tenu du mode de collecte non coercitif : il s'agit d'une enquête à caractère non obligatoire, anonyme, auto-administrée auprès de répondants non-captifs. Pour autant, taux de réponse et taux de couverture devraient croître avec l'assise de ReLION. Cette édition 2007 de ReLION a rencontré trois limites notables. Certaines variables de l'enquête étaient corrélées (ex. 1: le statut d'élèves-étudiants et l'âge des publics ; ex.2: le type d'opérateur des actions et les profils professionnels). Des incohérences ont pu être relevées quant aux réponses fournies aux divers lots de questions concernées. Toutes n'ont pas pu faire l'objet d'un recodage (cas du second exemple précité). Minoritaires au plan régional, ces incohérences n'ont que peu pesé dans les résultats fournis à ce niveau ou au niveau "national" (portant sur les 9 régions). En revanche, elles ont pu être plus visibles à travers des statistiques départementales, basées sur des effectifs plus petits. Le deuxième point porté à l'attention du lecteur concerne les réponses "autre" offertes pour plusieurs questions de l'enquête. Cette mention a été particulièrement utilisée par les répondants pour les descriptifs de publics relevant d'institutions, ou pour ceux des opérateurs et des commanditaires des actions. Or, l'analyse rapide des précisions apportées à ces choix de réponses indique qu'une part non négligeable s'avère liée à une mésinterprétation de la question ou des liste de réponses prédéfinies, aboutissant à une surestimation des réponses "autres", parfois au détriment d'autres items. Pour des contraintes de temps, il n'a pas été possible de recoder ces éléments. Enfin, la faible représentation des actions menées dans les écoles élémentaires s'explique partiellement par un taux de réponse plutôt faible (11%) de la part de ces établissements, partiellement imputable à une grève administrative des directeurs d'écoles, mais aussi par des contraintes de terrain. En effet, les 9 régions de l'enquête ReLION ont été assujetties aux mêmes règles pour l'identification des structures à solliciter pour participer à l'enquête, sauf en ce qui concerne les écoles élémentaires. Devant le nombre élevé de ces écoles, la difficulté d'accès, fréquemment relevée, à une liste complète de leurs coordonnées (inclus une adresse électronique), cette liste se limitera aux écoles élémentaires connues pour avoir organisé une action de prévention lors de l’année de référence a conduit les organisateurs de l'enquête ReLION à une solution pragmatique : devaient être intégrées a minima seules les écoles élémentaires connues pour avoir organisé une action de prévention lors de l’année de référence. Au final deux CIRDD ont pu intégrer à l'enquête l'ensemble des écoles élémentaires de leur région et un autre a dû opter pour une solution intermédiaire : l'intégration des écoles de certaines inspections académiques seulement.
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Enquête ReLION
Recensement Local d'Indicateurs pour l'Observation Nationale
des actions de Prévention liée aux Usages de Drogues
(Tabac, Alcool, Médicaments Psychotropes, Drogues illicites et produits dopants)
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Coordination
Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT),
Carine Mutatayi, Jean-Michel Costes, Mathieu Chalumeau
Conseil scientifique
Serge Karsenty (CNRS)
Auteurs
OFDT,
Carine Mutatayi
CIRDD d'Alsace
Elisabeth Fellinger, Ilhame Elaatmani
CIRDD de Bourgogne
Mélody Fourcault, Gérard Cagni
CIRDD de Bretagne
Cécile Fourdan, Chantal Amar
CIRDD de Champagne-Ardenne
Adeline Ménétrier, Christine Servanton, Micheline Mathieu-Vermote
CIRDD d'Ile-de-France
Sandra Nahon, Olivier Smadja
CIRDD du Limousin
Agnès Tallet, Salomé Bonneau
CIRDD de Midi-Pyrénées
Sophie Moreau
CIRDD de Provence-Alpes-Côte d'Azur
Mathieu Glaizal, Sarah Vernier, Étienne Zurbach
CIRDD de Rhône-Alpes
Chloé Hamant, Catherine Miachon
Maquette web
Thierry Delprat, OFDT
Coordination de l'architecture technique
Bernard Legoueix, OFDT
Secrétariat
Nadine Landreau, OFDT
www.ofdt.fr/relion/
Saint-Denis La Plaine, Octobre 2007
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Les traitements statistiques présentés ici sont anonymes et assurés par l'OFDT.
Les commentaires liés aux données départementales, régionales et académiques sont rédigés par le Centre d’information régional sur les drogues et les dépendances (CIRDD) correspondant.
Ceux portant sur les données nationales sont rédigés par l’OFDT.
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