Enquête en
population générale
Veille et amélioration
des indicateurs
Evaluation des
politiques publiques
Phénomènes
émergents
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Thématique : Problèmes de santé et mortalité |
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Substance considérée : Autres substances psychoactives
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Évolution du nombre de décès par surdose (évolution depuis 1990)
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| Constat |
| En 2003, 89 décès par surdoses ont été portés à la connaissance des services de police, soit 8 % de moins que l’an passé. Le nombre de décès par surdose à l’héroïne, et aux médicaments sont restés stables, la baisse concernant essentiellement les surdoses aux produits classés dans la catégorie « Autres et indéterminés ». Parmi les décès liés à l’absorption de médicaments, la Buprénorphine haut dosage (Subutex®) est impliquée dans 8 cas et la méthadone dans 8 autres cas. Le nombre de décès par surdose aux médicaments utilisés pour les traitements de substitution tend à diminuer depuis 2000 dans les statistiques de l’OCRTIS (22 cas en 2000, 15 cas en 2001, 8 cas en 2002 mais 16 cas en 2003). Une dizaine de cas de décès sont attribués chaque année à la cocaïne depuis 2000.
Le nombre de décès par surdoses a très fortement diminué depuis 1994, l’essentiel de la chute intervenant au cours de la période 1994-1999. La quasi-totalité de cette évolution est attribuable à la diminution des décès par surdose à l’héroïne (une trentaine en 2003 contre 500 en 1994). Le développement massif des traitements de substitution durant ses années semble être le principal facteur à l’origine de cette évolution. Depuis 1999, le rythme de diminution est devenu faible ce qui peut laisser penser qu’un seuil difficile à dépasser a été atteint. A l’inverse, la fin des années 1990 aura vu augmenter le nombre de décès attribués à la cocaïne et à l’ecstasy. Le nombre de ces cas (une dizaine au maximum) est cependant resté stable au début des années 2000.
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| Sources
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| Office central de répression du trafic de stupéfiants (OCRTIS) |
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| Remarques méthodologiques
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Les données correspondent aux décès par surdoses portées à la connaissance des services de police ou des unités de gendarmerie nationale. Ce sont des overdoses ainsi que des accidents divers directement et immédiatement liés aux conditions d'administration de la substance. Les limites de ces données tiennent tout d’abord au fait que les décès ne font pas systématiquement l’objet d’une autopsie et que la présence de la substance mise en cause n’est donc pas toujours confirmée par des analyses biologiques. Par ailleurs des cas de décès par surdose peuvent ne pas être signalés aux services de police. D’après l’OCRTIS, le nombre de surdoses mortelles pourrait être sous estimé de 10 à 20 % (Lepere, B. et al. « Diminution du nombre de surdoses mortelles à l'héroïne, en France, depuis 1994. A propos du rôle des traitements de substitution », Annales de Médecine Interne, 152, (Suppl. au n°3), 2001, p. 1S5-1S12.). Les données recueillies par l’AFSSAPS (non publiées) dans le cadre du système DRAMES (Décès en Relation avec l'Abus de Médicaments Et de Substances) laisse présager une sous estimation plus importante de la mortalité par surdoses sans apporter néanmoins de certitudes compte tenu de la difficulté de recoupement des cas de décès recensés dans les deux systèmes.
L’Inserm (1) fournit également des données sur les décès par surdoses mais avec un retard de plusieurs années, ce qui ne permet pas de suivre les tendances les plus récentes. Les évolutions constatées jusqu’aux dernières données disponibles (2000) sont similaires à celles présentées ici.
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| Liens |
- http://sc8.vesinet.inserm.fr
- Rapport national 2003 / 2002
/ 2001 / 2000 |
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