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Interpellations pour usage d'héroïne, cocaïne/crack, ecstasy et autres substances (hors cannabis)
Evolution depuis 1990
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| Constat |
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En 2008, les substances autres que le cannabis sont en cause dans 10% des interpellations pour usage de stupéfiants, ce qui représente près de 14 800 interpellations.
Après avoir constamment diminué entre 1994 et 2003, les interpellations pour usage d'héroïne sont reparties à la hausse depuis 2004. Entre 2003 et 2008, le nombre d’usagers d’héroïne interpellés a plus que doublé. La nette augmentation des interpellations d’usagers d’héroïne (+30% entre 2006 et 2007, +21 % entre 2007 et 2008) amène à s’interroger sur la recrudescence de la consommation d’héroïne, même si une intensification de l’activité des services de police et de gendarmerie peut avoir sa part dans l’évolution de ces chiffres.
Les interpellations pour usage de cocaïne/crack ne cessent d’augmenter depuis 1995, atteignant un nombre record de 5 214 usagers interpellés, en 2008.
La répartition par produits des interpellations pour usage de stupéfiants autres que le cannabis est bien différente en 2008 de ce qu'elle était au milieu des années 1990 : les interpellations pour usage de cocaïne (avec le crack) représentent près de 70% de celles pour usage d'héroïne contre 5 % en 1994.
Les interpellations pour usage d'ecstasy diminuent (619 interpellations pour usage en 2008), après une nette tendance à l'augmentation au début des années 2000.
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| Remarques méthodologiques
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Toutes les procédures d’infraction à la législation sur les stupéfiants établies en France sont renseignées dans OSIRIS. Elles sont classées en cas d’usage simple, d’usage-revente ou de trafic (local ou international). Seules les infractions douanières réglées par transaction douanière, sans procès-verbal, ne sont pas prises en compte.
Le produit mentionné est « la drogue dominante », c’est-à-dire celle principalement consommée par l’usager ou détenue en plus grande quantité par le trafiquant. Lorsque cette règle ne peut pas s’appliquer, la substance la plus « dure » est retenue : l’héroïne prime sur la cocaïne, qui prime sur le cannabis, etc.
Ces données évoluent en fonction du nombre de consommateurs mais peuvent également refléter les variations de l’activité policière. Les variations d’une année sur l’autre doivent donc être interprétées avec prudence.
En 2007 les chiffres d’interpellations sont particulièrement élevés pour la catégorie des autres substances. Cette augmentation est en fait due à un nombre important d’interpellations pour lesquelles les produits n’ont pas été identifiés. La part de la catégorie autres produits en 2008 redevient semblable et comparable à ce qu’elle était avant 2007.
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| Liens
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Référence du dernier rapport : Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (ministère de l’Intérieur, de la sécurité intérieur et des libertés locales), Les grandes tendances de l’usage et du trafic illicite de produits stupéfiants en France, Nanterre, OCRTIS, 2009, 23 p.
Les chiffres sur les interpellations pour usage des trois substances héroïne, cocaïne et ecstasy dans un département ou l'une des régions françaises peuvent être consultés dans la base ILIAD :
http://www.ofdt.fr/ofdtdev/live/donneesloc/indic.html
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