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Point sur la Méthodologie
de l’enquête ReLION 2007

 

Accès rapides aux points essentiels :

 


Ce que l’enquête ReLION couvre et ne couvre pas


  L’enquête concerne l’ensemble des actions de prévention abordant la question des drogues qui viennent renforcer les réponses publiques permanentes d’accueil, de conseil ou d’écoute.

Il s’agit du plan de la prévention pour lequel l’information est la moins bien diffusée et partagée entre les divers secteurs professionnels concernés du public ou du privé.

Ici, par prévention liée aux drogues, on entend donc celle visant à empêcher la survenue ou la répétition des consommations de drogues, délivrée au même moment et dans un même lieu à tout un groupe de personnes chez qui l’on escompte des comportements adaptés à l’encontre des drogues.


Autrement dit, l’enquête ReLION ne concerne pas :

  • les actions délivrées de façon individuelle au public-cible (de type consultations, écoute, …)
  • les initiatives " d'accompagnement "qui fournissent des éléments de discours ou des outils à des acteurs-relais sans cibler leurs propres comportements (ex. : la formation à la prévention)
  • le dépistage médical
  • les actions curatives
  • les actions visant à contrer l'offre de substances.

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Mode de recueil des données

Unité d’observation

Les actions de prévention sont portées par une grande diversité d'acteurs qui, d'un statut à l'autre, ont également une activité fort variable dans le domaine, en termes de productivité comme d'expertise. La participation à l'enquête ReLION ne représente donc pas la même charge de travail pour ces différents acteurs. Afin de faciliter la tâche aux " grands " opérateurs de prévention intervenant dans de nombreux sites, l'unité d'observation a été définie comme étant un type d'action donné. Ainsi un questionnaire correspond à un type d'action mené :   
- auprès du public d'un lieu donné.   
- ou auprès de publics de même type mais localisés dans différents sites.
Pour discerner ce qui relève de deux volets d'un même type d’action ou de deux types d’actions distincts, les répondants ont été renvoyés à deux critères : le type de public bénéficiaire et les objectifs (les changements attendus) de l'action. Si l'une de ces deux composantes diffère, on a affaire à autant d'actions distinctes que de combinaisons différentes.

Donc, toutes initiatives qui participent des mêmes objectifs auprès d'un ou plusieurs groupes de même type (public ayant des caractéristiques sociodémographiques ou professionnelles globalement semblables, par exemple des collégiens) constituent une même action. En revanche, si les groupes destinataires des interventions revêtent des différences sociodémographiques ou professionnelles notables, impliquant des schémas (objectifs ou approches) différents, on comptabilisera autant d'actions que de groupes de publics.

 



Ex. : Faut-il remplir un questionnaire ou plus ?
* un organisme ou un acteur intervenant auprès de plusieurs classes de 3ième, selon un schéma identique ou presque, n'est amené à remplir qu'un questionnaire ReLION.
* un organisme ou un acteur intervenant auprès de classes de 3ième et de 2nde, selon un schéma identique ou presque, n'est amené à remplir qu'un questionnaire ReLION.
* un organisme ou un acteur intervenant auprès de classes de 3ième et de 2nde, selon des schémas différents adaptés, est amené à remplir deux questionnaires ReLION, soit un pour chaque type de classes



Répondants

Les structures susceptibles de répondre à l'enquête sont toutes celles qui, de par leur statut, auraient pu organiser une action de prévention telle que celles visées dans la période de référence (année civile ou scolaire n-1 par rapport à l’année n de collecte).
Ces structures ont identifiées par les CIRDD, avec la collaboration des services de l'État déconcentrés, sur la base de consignes communes (cf. Repères méthodologiques dans les fiches de restitution des résultats). En 2007, pour le premier exercice, seuls ont été sollicités de façon systématique : les établissements d’enseignement secondaire et supérieur, centres éducatifs ou de placement relevant de la PJJ, services de gendarmerie et de police et toutes structures autres connues pour avoir mené des actions (dont les associations).

Questionnaire

La collecte est basée sur un questionnaire dont la grande majorité des réponses correspondent à des choix fermés (cases à cocher), pour un remplissage et un traitement plus rapides.

consulter le questionnaire

Confidentialité

La collecte de données s’appuie sur un questionnaire électronique auto-administré, d’accès protégé. Chaque structure de l’effectif contactée pour participer à l’enquête s’est vue attribuer des codes d’accès uniques et confidentiels.
L'accès aux questionnaires renseignés est réservé aux auteurs et aux enquêteurs des CIRDD et de l'OFDT : aucun questionnaire in extenso n'est accessible.


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Contrôle qualité

Le contrôle-qualité réside en un apurement de la base de données collectées réalisé en trois étapes :
- l'exclusion des enregistrements hors-sujet, ne correspondant au champ d'activité prédéfini ou au domaines des drogues (contrôle de la cohérence externe) ;
- le recodage de variable si des incohérences corrigibles sont constatées entre les réponses d'un même questionnaire (réponses divergentes, réponses manquantes, etc ;
- le traitement des enregistrements multiples (EM), potentiellement induits par les partenariats multilatéraux répandus dans le champ de la prévention et par l'ouverture de l'enquête à tous les organisateurs de prévention répondant aux critères d'inclusion, qu'ils soient commanditaires ou opérateurs. Ce choix se justifie par le besoin d'optimiser la couverture des actions réalisées mais il accroît le risque que plusieurs acteurs peuvent répondre à propos d'une action commune et les enquêteurs doivent traiter des enregistrements multiples : des doublons voire triplons, etc..
L'enquête ReLION s'est appuyée sur un protocole original de traitement des enregistrements multiples (EM) pour repérer dans un premier temps si les éventuels enregistrements similaires correspondent ou non à des EM puis pour traiter les cas avérés selon un double objectif : éviter les comptages multiples qui amèneraient à des surestimations mais aussi préserver au mieux la diversité des données recueillies.

Identification des enregistrements multiples (EM)

Les enregistrements multiples se définissent par une concordance d'objet (thèmes et publics), d'acteurs et de lieux. Les acteurs ayant participé à ReLION se répartissent dans deux grandes catégories : les structure accueillant habituellement les publics-cibles (désignées par les initiales SA) et les structures externes aux publics-cibles (SE). Les premières (comprenant les établissements scolaires, les entreprises, les foyers, etc.) ne sont a priori pas habilitées à rapporter des actions réalisées auprès d'autres publics que les leurs. Ainsi un cas d'EM ne peut confronter que des SE ou un groupe mixte de SE et de SA.

Deux modes de repérage des EM ont été employés. On se trouve devant des EM si, dans un département donné :

-    des enregistrements renvoient au même intitulé d'action et met en scène les mêmes commanditaires et opérateurs

-    des enregistrements présentent un recoupement des commanditaires et des opérateurs mais aussi des publics-cibles (selon l'âge et l'activité) et des produits abordés.

Traitement des enregistrements multiples (EM)

Le traitement des EM identifiés s'appuie sur une hiérarchie de critères sélectifs, variant selon la catégorisation des répondants impliqués :

  • en SA, structure accueillant habituellement les publics-cibles;
  • ou en SE, structures externes aux publics-cibles.


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Mode d’analyse


Les données recueillies sont toutes traitées anonymement et font donc l’objet de statistiques globales à différents échelons territoriaux. Il s’agir d’analyses statistiques descriptives (tris à plats et quelques tris croisés), commentées par les CIRDD ou – pour les résultats nationaux – par l’OFDT. Les résultats nationaux agrègent les données relatives aux 9 régions participantes. Ceux relatifs aux académies rectorales ne renvoient qu’aux seules actions menées en milieu scolaire.
Tous les résultats sont consultables sur ce site ( Résultats de l'enquête ReLION-2007 ).
Chaque CIRDD détient les tables de données de sa région pour réaliser d'éventuelles exploitations complémentaires.


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