Glossaire
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Ecstasy / MDMA (3,4-méthylènedioxymétamphétamine) :
la MDMA dite « ecstasy » est une substance de synthèse appartenant à la famille des amphétaminiques, qui se présente sous forme de comprimé, parfois de poudre. C’est un psychostimulant ayant des effets euphorisants et empathogènes, voire hallucinogènes. Comme tous les produits psychoactifs, elle peut provoquer un phénomène de décompensation psychique. La MDMA peut induire une dépendance psychique chez les consommateurs réguliers. La MDA et la MDEA sont d’autres molécules ayant des propriétés similaires. Classé comme stupéfiant.
Escalade (théorie de l') :
théorie d'inspiration prohibitionniste selon laquelle un usage répété de cannabis peut inciter à l'usage de drogues dites " dures " (telle l'héroïne), susceptibles d'engendrer une dépendance physique majeure. Cette théorie a été réfutée scientifiquement.
Espace festif :
désigne, dans le cadre du dispositif TREND de l’OFDT, les lieux où se
déroulent les événements festifs relevant de la culture techno ou de la musique électronique.
Il englobe l’espace dit « alternatif » (free parties, teknivals, zones alternatives
des festivals, etc.) mais aussi l’espace commercial ou conventionnel (clubs, discothèques
voire soirées privées).
Espace urbain :
désigne, dans le cadre du dispositif TREND de l’OFDT, les lieux de la
ville où il est possible d’observer des usagers actifs de drogues. Il s’agit des structures
d’accueil ou de soins dédiées aux usagers de drogues et des lieux ouverts (rue, squat,
zones de deal...).
Établissements sanitaires :
dans l’enquête sur la prise en charge des toxicomanes dans les structures sanitaires et sociales effectuée au mois de novembre, cette catégorie regroupe l’ensemble des établissements hospitaliers publics généraux ou spécialisés en psychiatrie, les hôpitaux psychiatriques privés faisant fonction de publics et les maisons de santé pour maladies mentales.
Établissements spécialisés :
dans l’enquête sur la prise en charge des toxicomanes dans les structures sanitaires et sociales effectuée au mois de novembre, cette catégorie d’établissements regroupe l’ensemble des centres de soins spécialisés aux toxicomanes (CSST) ainsi qu’un nombre très faible d’autres structures recevant majoritairement des usagers de drogues.
Expérimentation :
au moins un usage au cours de la vie. Cet indicateur permet de
mesurer la diffusion d’un produit dans la population.
Flash :
sensation fulgurante et intense provoquée par l’absorption du produit. Souvent
employé dans le cadre de l’absorption de crack, de free base ou d'héroïne.
Flash-back (cannabique) :
phénomène de reviviscence involontaire et imprévisible de certains effets d'une drogue, qui survient à distance de tout usage du produit. Pour le cannabis, son stockage dans les tissus adipeux pourrait entraîner des décharges retardées dans les trois mois après le dernier usage et sur le plan clinique, une angoisse majeure de dépersonnalisation. Les flashback sont plus fréquemment associés à une consommation de LSD ou d'autres hallucinogènes. Il s'agit d'un phénomène très rare et très peu documenté.
Fraction attribuable :
pourcentage de cas d’une pathologie ou de cas de décès pour une cause donnée qui serait la conséquence d’autres événements ou de comportements, c’est-àdire, dans ce rapport, qui résulterait de la consommation de drogues. Le calcul d’une fraction attribuable (FA) fait intervenir le risque relatif de survenue d’une pathologie ou d’un décès (RR) (voir dans cette liste la définition du risque relatif) et le pourcentage de consommateurs (P) et de non-consommateurs (Q) d’une drogue dans une population donnée. Le calcul de FA s’effectue selon la formule suivante :
FA = (Q + P x RR-1)/(Q + P x RR)
Exprimé en d’autres termes, en utilisant l’exemple de l’alcool, cela signifie que connaissant le supplément de risque (RR) d’avoir une cirrhose chez les consommateurs intensifs d’alcool (par rapport au reste de la population) et connaissant la proportion de consommateurs intensifs d’alcool (P) dans la population française, ainsi que les personnes qui ne font pas une consommation intensive d’alcool (Q), on peut en déduire une proportion de cirrhoses liées à la consommation d’alcool.
Free base : voir Crack
Free-party :
rassemblement des adeptes de musique techno organisé souvent sans
autorisation des pouvoirs publics ; dure généralement un ou deux jours.
Galette :
terme désignant la forme sous laquelle est commercialisé le crack avant
d’être désagrégé en cailloux, souvent à l’aide d’un cutter. Le plus souvent la galette
correspond à une unité de vente (une dose vendue). Dans ce contexte, une galette pèse
en général entre 50 et 200 mg et sera divisé en environ 4 à 6 cailloux. Le terme « galette »
peut également être employé pour désigner la substance elle-même ; une galette équivaut
alors à « du crack ».
GHB, Gamma OH (gamma-hydroxybutyrate) / GBL (gamma butyrolactone) :
Le GHB est un anesthésique humain se présentant sous la forme d’un liquide incolore et inodore, le GHB est un produit de synthèse détourné de son emploi pour ses propriétés anabolisantes, euphorisantes, dissociatives, aphrodisiaques et amnésiques (« drogue du viol »). Sa consommation induit une dépendance psychique forte, avec un effet de tolérance particulièrement marqué. Il existe un risque de coma par surdose, majoré si le GHB est absorbé avec de l’alcool ou des benzodiazépines. Délivré sur prescription médicale. Classé comme stupéfiant.
Le GBL est quant à lui un solvant industriel, précurseur du GHB et métabolisé en GHB par l’organisme après absorption. Le GBL ne fait l’objet d’aucun classement juridique du fait d’une utilisation courante dans l’industrie.
Go-fast (technique du) :
mode d'acheminement du cannabis, en particulier depuis l'Espagne vers la France, via un convoi de trois à cinq véhicules très puissants de type berline. La marchandise y est stockée par paquets dont le poids peut s'échelonner entre 500 et 800 kg et transportée très rapidement.
Gorilla : voir Cannabinoïdes de synthèse.
Hashish ou H ou Shit :
préparation à base de résine de cannabis, issue des glandes sécrétrices des fleurs et des feuilles des plants femelles, obtenue par tamisage manuel ou mécanique. Après séparation de la plante, la résine est chauffée puis pressée en plaques ou savonnettes (voir ce terme) qui reçoivent souvent une marque de fabrique imprimée en creux (comme un sceau). Cette présentation sous forme de savonnette prévaut au niveau du trafic international, les usagers détenant plutôt des sections de plaques ou savonnettes (par exemple de 10 ou 20 g) ou des barrettes (voir ci-dessus). La teneur en THC (voir ci-dessous) est très variable d'un produit à l'autre. Classé comme stupéfiant.
Huile de cannabis :
distillat huileux que l'on obtient à partir de la résine de cannabis à l'aide de solvants. Ces produits ont une concentration en THC plus élevée que pour les autres formes de cannabis. Ils sont peu disponibles en France et en Europe. Le terme peut également désigner une huile d'usage courant obtenue à partir des graines de cannabis et dépourvue de toute propriété psychoactive. Classée comme stupéfiant.
Héroïne :
dérivé de la morphine, elle-même dérivée de l’opium, l’héroïne se présente sous forme de poudre blanche (sel acide) ou marron (sel basique). Elle est consommée pour ses propriétés euphorisantes, relaxantes, « planantes ». Elle peut être injectée en intraveineuse, fumée ou sniffée. Provoquant un effet de dépression respiratoire, il existe un risque de coma voire de mort par arrêt cardio-respiratoire majeur en cas d’absorption importante (« surdose »), majoré en cas d’association avec de l’alcool ou des benzodiazépines. Son utilisation induit une très forte dépendance physique et psychique avec état de manque. Par ailleurs la pratique de l’injection est une cause majeure d’infections (en particulier SIDA et hépatites) du fait des pratiques de partage du matériel d’injection. Classé comme stupéfiant.
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