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Glossaire

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Marijuana (Marie-Jeanne et autres orthographes diverses) :

substance à usage psychoactif faite des feuilles et des tiges du chanvre indien, séchées et hachées pour être fumées. L'étymologie de ce terme reste mal connue : il serait dérivé du portugais mariguango, " excitant ", qui s'appliquait, à l'origine, à un tabac de qualité médiocre. Désignation la plus fréquente du cannabis en Amérique du Nord. La francisation (" Marie-Jeanne ") est apparue dans les années 1970. Classée comme stupéfiant.


MDMA (3,4-méthylènedioxymétamphétamine) / Ecstasy :

la MDMA dite « ecstasy » est une substance de synthèse appartenant à la famille des amphétaminiques, qui se présente sous forme de comprimé, parfois de poudre. C’est un psychostimulant ayant des effets euphorisants et empathogènes, voire hallucinogènes. Comme tous les produits psychoactifs, elle peut provoquer un phénomène de décompensation psychique. La MDMA peut induire une dépendance psychique chez les consommateurs réguliers. La MDA et la MDEA sont d’autres molécules ayant des propriétés similaires. Classée comme stupéfiant.


Médicaments psychotropes :

sont inscrites dans cette catégorie les classes de médicaments suivantes :

  • les hypnotiques (ou somnifères) et les sédatifs qui provoquent le sommeil ;
  • les anxiolytiques (ou tranquillisants) utilisés pour lutter contre l’anxiété ;
  • les antidépresseurs prescrits dans les cas de dépressions ;
  • les neuroleptiques (ou antipsychotiques) principalement utilisés pour le traitement des psychoses.

Mescaline :

Principe actif du peyotl (echinocactus williamsii) et d’autres plantes hallucinogènes, la mescaline provoque des distorsions de la perception visuelle, spatiale et temporelle. Sa consommation peut occasionner crises de panique, angoisse, paranoïa et autres troubles psychiatriques, de manière plus ou moins durable. Classée comme stupéfiant.


Méthamphétamine / Ice (Dexméthamphétamine) :

la méthamphétamine est un produit de synthèse de la famille des amphétaminiques, psychostimulant majeur et hautement addictif. provoquant les mêmes effets que l’amphétamine (stimulant physique et psychique) sous une forme plus marquée.
Elle se présente en général sous forme de cristaux transparents fumables mais également sous forme de comprimés semblables aux Ecstasy. d’où elle tire son nom. Aux Etats-Unis elle est surtout disponible sous sa forme cristalline (d’où son nom de Crystal ou Ice) fumée ou injectée. En Asie du Sud-est elle est plutôt ingérée sous forme de comprimés ; son nom Thaïlandais est Yaba, le « médicament qui rend fou ».
L’intoxication aiguë est caractérisée par une hyperactivité, un état confusionnel, une angoisse, des hallucinations, une agressivité et un syndrome sérotoninergique (délires, augmentation de la température corporelle, défaillance cardio-respiratoire). La méthamphétamine induit une dépendance physique et psychique. Elle a un fort potentiel neurotoxique lorsqu’elle est consommée de manière répétée. Classée comme stupéfiant.


Méthadone (chlorhydrate de méthadone) :

traitement substitutif des pharmacodépendances majeures aux opiacés, la méthadone est disponible sous forme de sirop et délivré sur ordonnance sécurisée avec prescription limitée à 7 jours. Elle est soumise à une prescription initiale par un médecin exerçant dans un centre de soin spécialisé en toxicomanie. Sa toxicité aiguë est supérieure à celle de la buprénorphine (risque de surdose). Classée comme stupéfiant.


Nabilone :

médicament cannabinoïde, substitut synthétique du THC, commercialisé sous le nom de Césamet® (voir aussi Dronabinol). Il n'est autorisé en France que sous la forme d'Autorisations temporaires d'utilisation (ATU) nominatives délivrées par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS). Délivré sur prescription médicale.


Narguilé, Narghilé ou Chicha :

pipe orientale constituée d'un long tuyau communiquant avec un vase rempli d'eau que la fumée traverse avant d'arriver à la bouche du fumeur. S'utilise en France avec du tabac (souvent parfumé). Peut être consommé avec du cannabis ; on parle alors également d'une pipe à eau ou d'un bang.


Obligation de soins :

" L'obligation de se soumettre à des mesures de contrôle, de traitement ou de soins, même sous le régime de l'hospitalisation " relève du régime commun à toutes les infractions. Cette obligation peut être prononcée à l'étape présentencielle dans le cadre d'un contrôle judiciaire (code de procédure pénale) ou d'un ajournement du prononcé de la peine (code pénal). À l'étape sentencielle (code pénal) elle accompagne un sursis avec mise à l'épreuve ou peut être prononcée à titre de peine principale et enfin à l'étape postsentencielle (code de procédure pénale) elle accompagne une libération conditionnelle, une semi-liberté ou un placement à l'extérieur. La mesure est prise avant tout avis médical ; le juge en définit l'indication et la durée et le médecin en fixe la mise en œuvre. (Voir aussi Injonction thérapeutique).


Opiacés (morphine / héroïne / codéine) :

Obtenus à partir de l’opium (produit d’origine naturelle issu du pavot – papaver somniferum), les opiacés se présentent sous des formes variées (poudre, comprimé, pâte). Ils possèdent des propriétés pharmacologiques communes pouvant être utilisées en thérapeutique : antalgique, anesthésique, antitussif (dépresseur respiratoire), ralentisseur du transit intestinal. Dans le cadre d’un usage détourné, les opiacés sont recherchés pour leurs effets euphorisants, relaxants, « planants ». Provoquant un effet de dépression respiratoire, il existe un risque de coma voire de mort par arrêt cardio-respiratoire en cas d’absorption importante (« surdose »), majoré en cas d’association avec de l’alcool ou des benzodiazépines. Leur utilisation induit une très forte dépendance physique et psychique avec état de manque. D’autre part la pratique de l’injection est une cause majeure d’infection (en particulier SIDA et hépatites) du fait des pratiques de partage du matériel d’injection. Classés comme stupéfiant.


Pharmacocynétique :

étude du devenir d'un médicament, d'une drogue ou d'un produit dans l'organisme : pénétration, métabolisme, distribution par la circulation sanguine, action sur les récepteurs, élimination.



Polyconsommation :

désigne le fait de consommer au moins deux produits psychoactifs. En général, on parle de polyconsommation pour un niveau d’usage donné : par exemple, polyexpérimentation ou polyconsommation répétée.


Polyconsommation répétée :

désigne la consommation répétée d’au moins deux des trois produits les plus courants que sont l’alcool, le tabac et le cannabis.


Polyexpérimentation :

désigne le fait d’avoir expérimenté au moins deux produits psychoactifs au cours de la vie.


Poppers :

préparation conditionnée à l’état liquide ayant pour principe actif des nitrites aliphatiques (nitrites d’amyle, de butyle, de propyle, de pentyle), les poppers sont utilisés en cardiologie pour leurs propriétés vasodilatatrices. Ils sont également utilisés dans un cadre non médical, pour leurs propriétés vasodilatatrices qui favoriseraient l’activité sexuelle (augmentation de la durée de l’érection, amplification des sensations orgasmiques, retard à l’éjaculation) et pour la légère euphorie avec accélération du rythme cardiaque qu’ils provoquent pendant une durée très courte lorsqu’ils sont inhalés. Nitrites de butyle et de pentyle interdits à la vente et à la distribution gratuite au public.


Prix relatif :

indice du prix du tabac rapporté à l’indice général des prix.


Produit primaire :

produit à l’origine de la prise en charge cité en premier, a priori celui qui pose le plus de problèmes à l’usager.


Produit secondaire :

produit à l’origine de la prise en charge cité en seconde position.


Protoxyde d’azote :

produit de synthèse, le protoxyde d’azote est un gaz utilisé comme anesthésique en médecine et propulseur dans les bombes aérosols. Dans le cadre d’un usage détourné, il est utilisé en inhalation pour ses effets d’ivresse, d’euphorie, d’étourdissement et d’excitation. Sa durée d’action est très courte. Délivré sur prescription médicale pour les spécialités pharmaceutiques.


Provocation à l'usage (de stupéfiants) :

désigne le fait de provoquer à l'usage, à l'acquisition ou à la détention de stupéfiants, même lorsque cette provocation n'est pas suivie d'effet ou de présenter l'usage, l'acquisition ou la détention de cannabis sous un jour favorable (on parle dans ce cas de prosélytisme). Cette infraction est punie de 5 ans d'emprisonnement et de 75 000 €d'amende (code de la santé publique, L.3421-4 - cf. annexe). Lorsque le délit de provocation à l'usage est commis par la voie de la presse écrite ou audiovisuelle, les dispositions particulières des lois qui encadrent la presse s'appliquent pour déterminer les personnes responsables.


Psilocybine :

produit hallucinogène d’origine naturelle, issu des champignons de type psilocybe. Ingérés crus ou cuits (dans une omelette par exemple), ces derniers provoquent des distorsions de la perception visuelle, spatiale et temporelle. Leur consommation peut occasionner crises de panique, angoisse, paranoïa et autres troubles psychiatriques de manière plus ou moins durable. Classé comme stupéfiant.


Psychose cannabique :

ensemble de manifestations psychiques réversibles symptomatiques d'une psychose, parfois décrites chez les consommateurs de cannabis, se traduisant le plus souvent par la survenue d'idées délirantes et/ou d'hallucinations dans un contexte de grande labilité émotionnelle. Selon les critères internationaux, ces symptômes peuvent perdurer jusqu'à un mois. Cependant, l'existence même de ces " pharmacopsychoses " cannabiques est controversée de même que leur spécificité.



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