Observatoire français des drogues et des toxicomanies
ORGANISME PUBLIC CHARGÉ DU RECUEIL, DE L'ANALYSE ET DE LA SYNTHÈSE DES DONNÉES RELATIVES AUX DROGUES ILLICITES, À L'ALCOOL ET AU TABAC EN FRANCE
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3 résultat de la recherche Alcool : consommationLa consommation d'alcool en FranceDans l'attente de l'intégration des données issues du Baromètre santé 2010, vous pouvez consulter le n° 76 de Tendances qui leur est consacré. Estimation du nombre de consommateurs d'alcool en France métropolitaine parmi les 12-75 ans
- Expérimentateurs : personnes ayant déclaré avoir consommé au moins une fois au cours de leur vie
La consommation d'alcool en population adolescenteSi avant 14 ans la consommation d’alcool reste rare [1], en revanche à 17 ans, l’alcool est de très loin la substance psychoactive la plus consommée au cours des 30 derniers jours. En effet, 8 jeunes de cet âge sur 10 (74 % des filles et 81 % des garçons) en déclarent au moins un usage au cours de cette période [2]. Ce décalage garçons/filles s’accentue dès lors que le niveau de consommation s’élève. Ainsi, près de trois fois plus de garçons que de jeunes filles (18 % contre 6 %) déclarent un usage régulier, soit dix consommations au cours du dernier mois. Environ 6 jeunes de 17 ans sur 10 (60 %) déclarent avoir déjà été ivres au cours de leur vie, plus de la moitié (51 %) au cours des douze derniers mois et un sur dix (9 %) au moins dix fois au cours de cette période. Comme la consommation d’alcool, l’ivresse s’avère très masculine : le sex ratio atteint 1,2 pour l’ivresse au cours de la vie, 1,3 pour l’ivresse au cours de l’année et 2,7 pour l’ivresse régulière (au moins dix épisodes au cours de l’année). En 2005, le classement des boissons en fonction du nombre de leurs consommateurs au cours du mois, montre que les bières et les prémix sont les boissons les plus populaires avec 57 % et 48 % de consommateurs, devant les alcools forts (43 %) puis les champagnes et vins mousseux, les coktails et le vin qui arrive en sixième position (28 %). Les hiérarchies des préférences des garçons et des filles sont proches, mais se distinguent notamment pour les trois premiers choix, aussi bien en termes de produits que de classement : bière, puis alcools forts et prémix pour les garçons, prémix, puis champagne et bière pour les filles. La forte présence des prémix dans cette hiérarchie invite à considérer avec attention les usages de ces produits et les stratégies de commercialisation et de promotion qui leurs sont attachées. Ils ont en effet d’abord disparu en 1997 à la suite d’une taxe spécifique et sont réapparu en 2002 à la faveur d’un contournement de la réglementation. La hiérarchie des consommateurs réguliers est pour sa part très proche de celle des garçons, surreprésentés dans cette catégorie de buveurs. Au niveau européen, les jeunes Français déclarent des usages d'alcool relativement moyens comparativement aux autres pays : 64 % des élèves français âgés de 16 ans déclarent un usage dans le mois, classant la France à la 15ème place des pays européens, l’Autriche étant le pays où cette consommation mensuelle est la plus élevée (80%) et l’Islande celui où elle est la plus faible (31 %) [3]. La consommation d'alcool chez les 18-75 ansEn population générale adulte, en 2005, seuls 7 % des 18-75 ans déclarent n'avoir jamais bu de boisson alcoolisée (ni même des boissons peu alcoolisées comme le cidre ou le panaché), 37 % en consomment seulement occasionnellement, 35 % au moins une fois par semaine mais pas tous les jours, 15 % tous les jours. Les hommes s'avèrent nettement plus consommateurs que les femmes : ils sont en effet trois fois plus nombreux à se déclarer des usagers quotidiens (23 % vs 8 %) et 41 % d'entre eux déclarent une consommation hebdomadaire (mais pas quotidienne) contre 29 % des femmes. À l'inverse, la moitié des femmes disent consommer occasionnellement (48 %) alors que ce n'est le cas que du quart des hommes de 18 à 75 ans (25 %). Globalement, les usages d'alcool apparaissent en baisse depuis une décennie et en particulier depuis 2000 [4]. La boisson alcoolisée la plus couramment consommée reste le vin (81 % des 18-75 ans en ont bu au cours de l'année) devant les alcools forts (58 %) et la bière (54 %) [4]. En 2005, 15 % des adultes disent avoir connu au moins un épisode d'ivresse au cours des douze derniers mois, 5,5 % déclarant en avoir connu au moins trois. Ces comportements sont restés stables entre 1995 et 2005. L'ivresse au cours de l'année s'avère trois fois plus fréquente parmi les hommes (22 %) que parmi les femmes (7 %) et décroît significativement avec l'âge. Pour ceux qui déclarent avoir été ivres dans l'année, le nombre moyen d'ivresses est de 6,0 avec là encore une nette prédominance masculine [4]. L'usage problématiqueIl est également possible de repérer, à partir des enquêtes en population générale, les individus ayant des difficultés avec leur consommation d’alcool grâce au test DETA (Diminuer, Entourage, Trop, Alcool) [4]. Ce test se compose de quatre questions : "Avez vous déjà ressenti le besoin de diminuer votre consommation de boisson alcoolique ?" ; "Votre entourage vous a-t-il déjà fait des remarques au sujet de votre consommation ?" ; "Avez-vous déjà eu l'impression que vous buviez trop ?" ; " Avez-vous déjà eu besoin d'alcool dès le matin pour vous sentir en forme ?". A partir de deux réponses positives, la possibilité d'une consommation excessive ou d'une éventuelle alcoolodépendance passée ou présente est jugée élevée. Ainsi, en 2005, environ 10 % des adultes peuvent être considérés comme ayant, ou ayant eu, un usage problématique d’alcool. SourcesLes données présentées proviennent des enquêtes en population générale les plus récentes : les Baromètres santé 2000 et 2005 coordonnés par l'INPES [4, 5,], qui présentent l'intérêt de reposer sur un échantillon plus important, les Enquêtes sur la Santé et les Consommations lors de l'Appel de Préparation A la Défense (ESCAPAD, 2000, 2001, 2002, 2003 ,2005, 2008) de l'OFDT [2,6], permettent de faire annuellement le point sur les niveaux de consommation de substances psychoactives des jeunes de 17 ans et de présenter les évolutions récentes de ces pratiques à la fin de l’adolescence, elles permettent également de proposer un atlas régional des consommations adolescentes [7] ; les enquêtes European School Survey Project on Alcohol and Other Drugs (ESPAD, 1999, 2003, 2007) de l'OFDT et de l'INSERM [1, 3], permettent pour leur part d’observer les usages des jeunes adolescents, en particulier ceux âgés de 12 à 16 ans qui restent très majoritairement scolarisés. Sélection de documents1. LEGLEYE S., SPILKA S., LE NEZET O., HASSLER C., CHOQUET M., Alcool, tabac et cannabis à 16 ans - Premiers résultats du volet français de l'enquête ESPAD 2007 2. LEGLEYE S., SPILKA S.,LE NEZET O., LAFFITEAU C. Les drogues à 17 ans. Résultats de l’enquête Escapad 2008 3. HIBELL B., GUTTORMSSON U., AHLSTRÖM S., BALAKIREVA O., BJARNASON T., KOKKEVI A., KRAUS L. /Substance use among students in 35 European countries, Stockholm (Suède)
The Swedish Council for Information on Alcohol and Other Drugs, 2009
4. BECK F., LEGLEYE S., SPILKA S., BRIFFAULT X., GAUTIER A., LAMBOY B., LEON C., WILQUIN J.-L. Les niveaux d’usage des drogues en France en 2005, exploitation des données du Baromètre santé 2005 5. LEGLEYE S., MENARD C., BAUDIER F., LE NEZET O. Alcool In: Guilbert P., Baudier F., Gautier A. (dir.) Baromètre santé 2000, volume 2 : résultats. Vanves, CFES, 2001, p. 123-162. [6] BECK F., LEGLEYE S., SPILKA S. Les drogues à 17 ans Evolutions, contextes d’usage et prises de risque. Résultats de l’enquête nationale Escapad 2005 7. BECK F., LEGLEYE S., SPILKA S., LE NEZET O. Atlas régional des consommations d'alcool 2005 Dernière mise à jour : décembre 2009 |
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