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Cocaïne et crack : conséquences
Synthèse
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Approche clinique : les effets de la consommation de cocaïne
La contraction des artères et l'hypertension induites par l'usage de cocaïne peuvent provoquer des accidents cardiaques ou vasculaires cérébraux, des atteintes des poumons, des muscles, des reins, etc. Fièvre, délire ou convulsions peuvent survenir suite à la prise de fortes doses. En outre, l'usage régulier entraîne de fréquents troubles psychiatriques (instabilité de l'humeur, forte anxiété, délire de persécution) et d'importantes lésions de la paroi nasale. Les surdoses de cocaïne peuvent être mortelles.
La cocaïne n'entraîne pas de dépendance physique, mais elle génère une forte dépendance psychique.
Ces conséquences sanitaires sont aggravées lorsque la cocaïne est injectée ou consommée sous forme de crack. L'injection en particulier induit un risque de transmission de maladies infectieuses comme le sida et les hépatites B et C, d'endocardite, d'abcès, de septicémie… L'utilisation de la voie nasale peut conduire à une transmission de l'hépatite C.
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La cocaïne est rarement le seul produit en cause chez les personnes prises en charge
Parmi les personnes accueillies dans les Centres de soins spécialisés pour toxicomanes (CSST), la grande majorité de ceux qui ont consommé de la cocaïne récemment, citent également une consommation d'opiacés. L'usage de cocaïne seule ou avec d'autres produits non opiacés reste peu fréquent chez les personnes vues dans les centres de soins [1].
La part des patients pris en charge dans les CSST pour un problème principal de consommation de cocaïne ou de crack, était d'environ 7% en 2005, valeur restée relativement stable ces dernières années [2]. Ce chiffre sous estime cependant vraisemblablement l'importance de la cocaïne dans les recours aux soins. Une partie importante des personnes prises en charge pour une consommation d'opiacés sont également consommatrices de cocaïne, avec néanmoins une moindre fréquence. Les opiacés sont dans ce cas souvent cités en premier par ce que considérés comme plus immédiatement dommageables. Si l'on exclue les personnes prises en charge ne consommant que du cannabis, c'est près du quart des patients accueillis dans les CSST qui ont consommé de la cocaïne ou du crack au cours du mois passé en 2005 [1].
Mortalité liée à la consommation de cocaïne
Les analyses toxicologiques du dispositif DRAMES (Décès en relation avec l'abus de médicaments et de substances) ont permis d'estimer à 14 % en 2008 la part des surdoses liées à la cocaïne seule ou associée à d'autres produits, contre 20 % en 2007 et 18,5 % en 2006 [3]. Ce chiffre n'enregistre sans doute pas l'ensemble des décès dus à la cocaïne puisque la couverture géographique est incomplète.
Interpellations pour usage en baisse pour la cocaïne et toujours limitées pour le crack
Les services de police et de gendarmerie ont interpellés 3 768 usagers de cocaïne et 637 usagers de crack en 2009. Bien que marginale, la part de ces interpellations dans l'ensemble des interpellations pour usage de stupéfiants (3,2 %) est en augmentation par rapport aux années 1990 [4]. Cette croissance concerne surtout les interpellations pour usage de cocaïne, qui enregistrent néanmoins une baisse de 15 % en 2009. En forte augmentation jusqu'en 2003, les interpellations pour usage de crack ont baissé jusqu'en 2007, avant une forte hausse en 2008 (+ 59 %), qui ne se confirme pas en 2009 (- 18,75 %). L'âge moyen des usagers interpellés est d'un peu moins de 33 ans en 2009 [4].
Sélection de documents
1. Palle C., Vaissade L., Premiers résultats nationaux de l'enquête RECAP.
Tendances, 2007, n°54, 6 p.
2. Palle C., Lemieux C., Prisse N., Morfini H. Les centres spécialisés de soins au toxicomanes et les centres de cure ambulatoire en alcoologie en 2006.
2007, Saint-Denis, OFDT/DGS, 96 p.
3. Janssen E., Palle C., Les surdoses mortelles par usage de substances psychoactives en France.
Tendances, 2010, n°70, 4 p
4. Office central pour la répression du
trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), Usage et trafic des produits stupéfiants en France en 2009.
2010, Nanterre, OCRTIS, 75 p.
Dernière mise à jour : décembre 2010
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