Observatoire français des drogues et des toxicomanies
ORGANISME PUBLIC CHARGÉ DU RECUEIL, DE L'ANALYSE ET DE LA SYNTHÈSE DES DONNÉES RELATIVES AUX DROGUES ILLICITES, À L'ALCOOL ET AU TABAC EN FRANCE
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3 résultat de la recherche Cocaïne et crack : consommationSynthèse
Un usage de moins en moins rare en population généraleLe niveau d'expérimentation (usage au moins une fois dans la vie) de la cocaïne en population générale en France est relativement faible, même si cette substance est une des drogues illicites les plus consommées après le cannabis : son expérimentation concerne 2,6 % des 15-64 ans [1]. La cocaïne est plus souvent expérimentée par les hommes (3,9 %) que par les femmes (1,6 %). Tout en ne concernant qu'une petite frange de la population, ce produit a néanmoins connu une diffusion croissante au cours des années 1990, passant de 1,2 % en 1992 à 3,8 % en 2005 parmi les 18-44 ans [1,2, 3]. L'expérimentation de la cocaïne concerne surtout les jeunes adultes, en particulier les 26-44 ans (3,9 %), tandis que les 18-25 ans sont 3,4 % et les 45-64 ans (1,3 %). Le nombre d'expérimentateurs de cocaïne en France parmi les 12-75 ans est estimé à environ 1 million de personnes, et le nombre d'usagers au cours de l'année à environ 200 000 personnes [1]. En 2008, parmi les jeunes âgés de 17 ans, l'expérimentation de la cocaïne s'élève à 2,4 % chez les filles et à 4,0 % chez les garçons [4, 5]. Ces chiffres apparaissent en nette hausse par rapport à 2005, date de la précédente enquête Escapad, chez les filles (2,0 %) comme chez les garçons (3,0 %). Les usages récents s'avèrent encore relativement faible, 1,2 % des jeunes de 17 ans en ayant pris au cours des trente derniers jours (0,9 % des filles et 1,5 % des garçons). Elargissement de la diffusion dans les espaces festif et urbainLa diffusion de la cocaïne sous sa forme poudre (chlorhydrate) ne cesse de d'élargir en France que ce soit dans l'espace festif [5] ou dans l'espace urbain [6]. Les milieux sociaux concernés par cette consommation sont devenus tellement larges et hétérogènes qu'il est difficile aujourd'hui de dresser un portrait type du consommateur. Dans l'espace festif "musique électronique" des cinq villes ayant participé une enquête (Nice, Toulouse, Rennes, Bordeaux, Metz) [7] impulsé dans le cadre du dispositif TREND, 34,6 % (518/1496) des personnes déclarent avoir consommé de la cocaïne au cours du mois écoulé et plus des deux tiers en ont pris au moins une fois dans leur vie. Dans l'espace urbain, les dernières données dont on dispose (2003) montrent que 35 % des personnes ayant répondu à l'enquête menée auprès des structures de première ligne en ont consommé au cours du mois écoulé. Dans les deux espaces d'investigation, les données quantitatives montrent que le mode d'administration majoritaire est le sniff (98 % dans l'espace "musique électronique" et 62 % dans les structures dites de "première ligne"). La cocaïne sous sa forme crack/free base ne fait pas l'objet du même engouement que ce soit dans l'espace urbain ou dans l'espace festif. En 2003, dans l'espace urbain, il apparaît que la prévalence de l'usage de crack au cours du mois écoulé au sein de la population fréquentant les structures de première ligne est deux fois moindre (18 % contre 35 %) que celui de cocaïne sous sa forme chlorhydrate. Dans l'espace festif, l'enquête "musique électronique", il apparaît que l'usage de crack/free base ne concerne qu'une petite minorité de la population ayant participé à l'enquête (6,1 %). Sélection de documents1. BECK F., et al. Exploitation des données du Baromètre santé 2005 relatives aux pratiques d’usage de substances psychoactives en population adulte 2. BECK F., LEGLEYE S., PERETTI-WATEL P. Penser les drogues : Représentations des produits et opinions sur les politiques publiques EROPP 2002 3. BECK F., LEGLEYE S. Les adultes et les drogues en France : niveaux d'usage et évolutions récentes [4] LEGLEYE S., SPILKA S.,LE NEZET O., LAFFITEAU C. Les drogues à 17 ans. Résultats de l’enquête Escapad 2008 5. L'espace festif techno désigne les lieux où se déroulent des évènements organisés autour de ce courant musical (free parties, clubs, discothèques, soirées privées). 6. L'espace urbain, tel qu'il est défini par le dispositif TREND, recouvre essentiellement le dispositif des structures de première ligne (boutiques et Programme d'échange de seringues) et les lieux ouverts (rue, squat, etc.). La plupart des personnes rencontrées et observées dans ce cadre sont des usagers problématiques de produits illicites dont les conditions de vie sont fortement marquées par la précarité.
7. L'objectif de cette étude est de décrire les caractéristiques sociodémographiques et les consommations de substances psychoactives des personnes qui fréquentent l'espace festif "musiques électroniques". Des investigations ethnographiques préalables permettent d'établir une typologie des événements et des sous-populations à investiguer. Un plan de sondage est alors établi pour sélectionner le nombre et les caractéristiques des répondants (sexe et âge). Le questionnaire, passé en face à face, aborde les pratiques festives, les pratiques de consommation de substances psychoactives, leur accessibilité/proximité, les conduites à risques et les caractéristiques sociodémographiques des personnes rencontrées. Pour en savoir plus : REYNAUD-MAURUPT C., AKOKA S., CHAKER S. Faisabilité d'une étude quantitative sur les pratiques des substances psychoactives dans l'espace festif "musiques électroniques" : compte rendu intermédiaire In: BELLO P.-Y. et al. Phénomènes émergents liés aux drogues en 2003. Cinquième rapport national du dispositif TREND, Saint-Denis, OFDT, 2004, p. 231-252. 9. PALLE C., BERNARD C., SEVENIER E., MORFINI H. CSST 1998-2001 : Exploitation des rapports d'activité-type des Centres spécialisés de soins aux toxicomanes, 1998-2001 10. OPPIDUM (Observation des produits psychotropes illicites ou détournés de leur utilisation médicamenteuse), Nouvelles tendances 2004 CEIP, Marseille Dernière mise à jour : décembre 2009 |
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