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Observatoire français des drogues et des toxicomanies

ORGANISME PUBLIC CHARGÉ DU RECUEIL, DE L'ANALYSE ET DE LA SYNTHÈSE DES DONNÉES RELATIVES AUX DROGUES ILLICITES, À L'ALCOOL ET AU TABAC EN FRANCE



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Cocaïne et crack : production / offre

Synthèse

Des saisies et des interpellations pour trafic en hausse

Même si les quantités saisies subissent des aléas dus aux grosses prises, la tendance observée depuis 2000 est plutôt à l'augmentation des quantités de cocaïne saisies (1 311 kg en 2000 et 5 212 kg en 2009, soit 36,5 % de moins qu'en 2008) alors que celles-ci étaient restées assez stables entre 1990 et 2000, excepté deux pics en 1994 et 1999 [1].  Avec 2 752 trafiquants interpellés en 2009, la cocaïne  représente le deuxième produit faisant objet de trafic. En 2009, les quantités de crack saisis sont en légère hausse (12,9 kg vs 12,2 kg en 2008). En lien avec la demande, ces saisies sont très fréquentes dans les 3 départements français d'Amérique. Parallèlement, 205 interpellations de trafiquants de crack ont été enregistrées.

Observations locales

La disponibilité du chlorhydrate de cocaïne ne cesse d'augmenter en France tandis que le prix médian du gramme diminue progressivement pour s'établir à environ 60 euros le gramme. En outre, le chlorhydrate de cocaïne bénéficie d'une représentation sociale positive de drogue « maîtrisable », n'engendrant que peu de conséquences négatives en termes de dépendance. Ces deux phénomènes favorisent une diffusion de l'usage, lequel touche désormais des milieux sociaux extrêmement hétérogènes, allant de l'usager de rue très marginalisé à la personne parfaitement insérée socialement.
La cocaïne vendue déjà basée (crack) est consommée exclusivement en région parisienne et dans les DOM (départements d'outre-mer) hormis la Réunion. En métropole, la vente de crack est présente à Paris dans le nord-est de la capitale, et disponible auprès d'une population d'usagers extrêmement marginalisés. Dans le reste de la France métropolitaine, la vente de crack est quasiment inexistante mais on note une extension géographique de l'usage. [2]
Les taux de pureté des échantillons de cocaïne saisis dans la rue se situent entre 10 et 30 %.[1]

Sélection de documents

[1] Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), Usage et trafic des produits stupéfiants en France en 2009.

2010, Nanterre, OCRTIS, 75 p.

[2] CADET-TAIROU A. et al, Drogues et usages de drogues en France : Etat des lieux et tendances récentes 2007-2009 - Neuvième rapport national du dispositif TREND

Paris, OFDT, 2010, 281 p.

GANDIHLON (M.), Le petit trafic de cocaïne en France

Tendances, n°53, 4 p.

Dernière mise à jour : décembre 2010


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