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Observatoire français des drogues et des toxicomanies

ORGANISME PUBLIC CHARGÉ DU RECUEIL, DE L'ANALYSE ET DE LA SYNTHÈSE DES DONNÉES RELATIVES AUX DROGUES ILLICITES, À L'ALCOOL ET AU TABAC EN FRANCE



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Cocaïne et crack : production / offre

Synthèse

Des saisies et des interpellations pour trafic en hausse

Même si les quantités saisies subissent des aléas dus aux grosses prises, la tendance observée depuis 2000 est une augmentation continue des quantités de cocaïne saisies (1 311 kg en 2000 et   8 215kg en 2008) alors que celles-ci étaient restées assez stables entre 1990 et 2000, excepté deux pics en 1994 et 1999 [1].  Avec 3 168 trafiquants interpellés en 2008, la cocaïne  représente le deuxième produit faisant objet de trafic. En 2008, les quantités de crack saisis sont en hausse, 12 kg de crack ont été saisis, versus 7kg en 2007 Ces saisies ont été particulièrement fréquentes dans les 3 départements français d'Amérique, représentant  77 % du total saisi.  Parallèlement, 264 interpellations de trafiquants de crack ont été enregistrées.

Observations locales

La disponibilité du chlorhydrate de cocaïne ne cesse d'augmenter en France tandis que le prix médian du gramme diminue progressivement pour s'établir à environ 60 euros le gramme. En outre, le chlorhydrate de cocaïne bénéficie d'une représentation sociale positive de drogue « maîtrisable », n'engendrant que peu de conséquences négatives en termes de dépendance. Ces deux phénomènes favorisent une diffusion de l'usage, lequel touche désormais des milieux sociaux extrêmement hétérogènes, allant de l'usager de rue très marginalisé à la personne parfaitement insérée socialement.
La cocaïne vendue déjà basée (crack) est consommée exclusivement en région parisienne et dans les DOM (départements d'outre-mer) hormis la Réunion. En métropole, la vente de crack est présente à Paris dans le nord-est de la capitale, et disponible auprès d'une population d'usagers extrêmement marginalisés. Dans le reste de la France métropolitaine, la vente de crack est quasiment inexistante.
Les taux de pureté des échantillons de cocaïne saisis dans la rue se situent entre 20 et 30 %.[2]

Sélection de documents

[1] Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), Les grandes tendances de l'usage et du trafic illicite des produits stupéfiants en France - Extraits du rapport annuel 2008- 2009.

2009, Nanterre, OCRTIS, 123 p.

[2] GANDIHLON (M.), CADET-TAIROU (A.), TOUFIK (A.), EVRARD (I.), Phénomènes émergents liés aux drogues en 2006 - Huitième rapport national du dispositif TREND

Paris, OFDT, 2008, 191 p.

GANDIHLON (M.), Le petit trafic de cocaïne en France

Tendances, n°53, 4 p.

Dernière mise à jour : juin 2009


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