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Observatoire français des drogues et des toxicomanies

ORGANISME PUBLIC CHARGÉ DU RECUEIL, DE L'ANALYSE ET DE LA SYNTHÈSE DES DONNÉES RELATIVES AUX DROGUES ILLICITES, À L'ALCOOL ET AU TABAC EN FRANCE



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 3  résultat de la recherche

Cocaïne et crack : perceptions / opinions

Synthèse

Perception en population générale

Se reporter à la synthèse Toutes drogues : perceptions / opinions .

Perception par les usagers

Sous la forme chlorhydrate, la cocaïne est considérée comme un produit de luxe réservé aux  milieux « branchés ». De ce fait, elle bénéficie d’une image positive d’autant plus que l’on l’associe à un niveau de réussite sociale élevée des consommateurs et l’idée qu’elle est une drogue « relativement facile à gérer à condition de la consommer avec modération » [3]. Les jeunes consommateurs occasionnels, sniffeurs et fumeurs ont la même image positive de la cocaïne sauf qu’ils jugent son prix élevé. Aussi, la cocaïne est perçue comme moins dangereuse que les autres drogues ; et considérée même comme une « vitamine » [4]. Les risques sanitaires liés à la consommation de la cocaïne sont nettement sous-estimés et sont perçus comme étant ceux liés à la consommation d’alcool. Le risque infectieux – lié au partage des pailles – est totalement ignoré parmi les usagers des espaces festifs commerciaux. La bonne image de la cocaïne est plus nuancée chez les consommateurs réguliers et chroniques qui pointent les aspects problématiques liés à l’usage comme la dépendance psychique et le coût du produit. De plus, le mode d’administration par l’injection est perçu comme dégradant [3].

Le crack est aux antipodes de la cocaïne en termes de perception. Il est perçu comme extrêmement dévastateur, violent et criminogène qui « accroche » dès la première prise. Le free base, en revanche, est perçu par l'usager qui ignore son identité avec le crack, comme un moyen de purifier la cocaïne en même temps qu'il en intensifie les effets. Beaucoup d’usagers même s’ils connaissent cette parenté avec le crack, s’évertuent à évoquer toutes sortes de différences entre les deux produits en considérant le free base comme un produit pur et « haut de gamme » [5,6].

Sélection de documents

[1] Beck F., Legleye S., Peretti-Watel P. Penser les drogues : perceptions des produits et des politiques publiques. Enquête sur les représentations opinions et perceptions sur les produits psychotropes (EROPP) 2002

OFDT, 2003, 228 p.

[2] GANDILHON (M.), CADET-TAIROU (A.), LAHAIE (E.), CHALUMEAU (M.), Drogues illicites : les observations du dispositif TREND en 2009

Paris, OFDT, 2010, 6 p.

[3] Bello, P., et al., Phénomènes émergents liés aux drogues en 2004. 6ème rapport national du dispositif TREND

Saint-Denis, OFDT, 2005, 176 p.

[4] Reynaud-Maurupt, C. and E. Hoareau, Les usages de la cocaine chez les consommateurs cachés

Saint-Denis, OFDT, 2011 (à paraître)

[5] Sudérie, G., Phénomènes émergents liés aux drogues en 2008 - Tendances récentes sur le site de Toulouse

Saint-Denis, OFDT/Graphiti – CIRDD Midi-Pyrénées, 2009, 86 p.

[6] Schléret, Y., et al., Phénomènes émergents liés aux drogues en 2009 - Tendances récentes sur le site de Metz

Saint-Denis, OFDT, 2010, 84 p.

Dernière mise à jour : janvier 2011


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