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Ecstasy et amphétamine : conséquences
Synthèse
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Approche clinique : les effets de la consommation de l'ecstasy et des amphétamines
La consommation aiguë d'amphétaminiques peut être à l'origine de troubles neuropsychiatriques (crise d'angoisse, confusion, désorientation temporo-spatiale, simple mal-être ou hallucinations). La phase de "descente" caractérisée par une sensation d'épuisement et un sentiment dépressif, peut se prolonger pendant parfois plusieurs semaines par des symptômes dépressifs, anxieux, confusionnels ou des troubles du sommeil.
Au plan somatique, la prise est associée à une hypertonie (contractions des muscles). Peuvent survenir une hyperthermie ou des troubles cardiovasculaires potentiellement mortels ou aux conséquences pathologiques sérieuses (muscles, foie, reins, cœur, cerveau…). L'utilisation de la voie nasale peut conduire à une transmission de l'hépatite C.
Consommées régulièrement, les amphétaminiques n'entraînent pas de dépendance physique, mais une dépendance psychique qui peut être intense et une tolérance. La consommation chronique d'amphétamine est responsable de troubles psychiatriques (altération du jugement, psychose…) d'une insomnie et d'un amaigrissement.
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Peu de personnes sont prises en charge en raison de leur seule consommation d'ecstasy ou d'amphétamines
Parmi les patients pour lesquels on dispose d'une information sur le produit posant le plus de problème, 1,4% mentionnent l'ecstasy ou une amphétamines en 2005, ce qui représente environ un millier de personnes [1]. Comme la cocaïne, ces produits apparaissent beaucoup plus souvent si l'on prend en compte l'ensemble des produits consommés. Une fois exclus les prises en charge liée à la seule con sommation de cannabis, c'est 7% des personnes vues dans les CSST qui ont consommés de l'ecstasy au cours du mois passé et 2% des amphétamines [2].
Mortalité liée à la consommation d'ecstasy et d'amphétamines
Depuis 1999, on relève en moyenne 5 décès par an liés à l'ecstasy, avec un maximum de 9 décès en 2003. 5 surdoses liées à des drogues synthétiques sont enregistrées en 2005, soit 9 % de l'ensemble des décès constatés par les services de police cette année là [3]. D'autres décès sont probablement inconnus de ces derniers. La consommation concomitante d'autres psychotropes (souvent alcool, cannabis) multiplie les risques liés à chaque produit.
Interpellations pour usage : des tendances qui s'inversent
Alors que les interpellations pour usage d'ecstasy étaient en forte hausse depuis leur apparition en 1990, elles enregistrent une baisse depuis 2005, avec 619 interpellations pour usage en 2008. Les saisies d'ecstasy enregistrent une forte baisse en 2008, avec 342 000 comprimés saisis, soit 75% de moins qu'en 2007 [3]. Parallèlement, les interpellations pour usage d'amphétamines sont en hausse en 2008 (+24 % avec 364 usagers interpellés), toutefois l'usage reste marginal et ne représente que 0,25% du total des interpellations d'usagers [3].
Sélection de documents
1. Palle C., Lemieux C., Prisse N., Morfini H. Les centres spécialisés de soins aux toxicomanes et les centres de cure ambulatoire en alcoologie en 2006.
Saint-Denis, OFDT/DGS, 2008, 96 p.
2. Palle C., Vaissade L., Premiers résultats nationaux de l'enquête RECAP.
Tendances, 2007, n°54, 6 p.
3. Office central pour la répression du
trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), Les grandes tendances de l'usage et du trafic illicite des produits stupéfiants en France -extrait du rapport annuel 2008-2009.
2009 (à paraître), Nanterre, OCRTIS, 123 p.
Dernière mise à jour : juin 2009
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