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Hallucinogènes : conséquences
Synthèse
Des effets secondaires mal connus
La proportion de patients pris en charge dans les
structures sanitaires et sociales pour une consommation principale
d'hallucinogènes est très faible (0,6 % en 2002). Ce pourcentage est
stable sur les cinq dernières années [1].
Les hallucinogènes n'entraînent en effet ni
dépendance ni tolérance. En agissant sur les neurones du cerveau, leur
usage induit des distorsions des perceptions qui peuvent être
visuelles, auditives, spatiales temporelles ou concerner la perception
que l'individu a de son corps. Des "bad trips", usagers "scotchés"
(effet durable) ou "pétages de plombs", nécessitant l'intervention des
services d'urgence, surtout avec le LSD ont été rapportés par les
professionnels travaillant auprès des populations consommatrices [2].
Avec la kétamine et le datura des comas et même des décès peuvent
survenir. La consommation solitaire ou inexpérimentée augmente la
dangerosité des produits (accidents conséquents des hallucinations,
délires, confusions, comas).
Des interpellations rares
Les interpellations pour usage de LSD ou de champignons hallucinogènes sont rares ( 94 en 2008 pour le LSD, soit 0,06 % de l'ensemble des interpellations pour usage ; 120 pour les champignons la même année, soit 0,08 % des interpellations pour usage de stupéfiants) [3].
Comme pour les interpellations pour usage, le nombre des interpellations pour trafic de produits hallucinogènes est faible. En 2008, 41 interpellations pour trafic de LSD ont eu lieu. Environ 90 000 supports de ce produit ont été saisies en 2008 [3].
En ce qui concerne les champignons hallucinogènes, les interpellations et saisies sont en baisse depuis 2005. Dix sept interpellations pour trafic de champignons hallucinogènes ont eu lieu en 2008, qui ont permis la saisie de 18kg [3].
Les interpellations et saisies liées aux autres hallucinogènes sont beaucoup plus rares (moins de 5 par an) [3].
Sélection de documents
1. Palle, C., et al. , CSST 1998-2001 :
Exploitation des rapports d'activité-type des Centres spécialisés de
soins aux toxicomanes
2003, Paris, OFDT/DGS
2. Bello, P.-Y., et al. Phénomènes émergents liés aux drogues en 2003. 5ème rapport national du dispositif TREND
2004, Saint-Denis, OFDT
3. Office central pour la répression du
trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS). Les grandes tendances de l'usage et du trafic illicite des produits stupéfiants en France - extrait du rapport annuel 2008 - 2009.
2009 (à paraître), Nanterre, OCRTIS
Dernière mise à jour : juin 2009
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