Observatoire français des drogues et des toxicomanies
ORGANISME PUBLIC CHARGÉ DU RECUEIL, DE L'ANALYSE ET DE LA SYNTHÈSE DES DONNÉES RELATIVES AUX DROGUES ILLICITES, À L'ALCOOL ET AU TABAC EN FRANCE
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3 résultat de la recherche Poppers, colles et autres solvants : consommationSynthèseDans l'attente de l'intégration des données issues du Baromètre santé 2010, vous pouvez consulter le n° 76 de Tendances qui leur est consacré. Poppers : un usage relativement important à l'adolescenceLe niveau d'expérimentation (usage au moins une fois dans la vie) de poppers en population générale en France reste relativement faible, même si cette substance est la plus consommée des drogues illicites après le cannabis : son expérimentation concerne 4,1 % des 15-64 ans [1]. Le poppers a été plus souvent expérimenté par les hommes (6,0 %) que par les femmes (2,2 %). Cette expérimentation concerne surtout les jeunes adultes, en particulier les 18-25 ans (5,6 %) et les 26-44 ans (6,3 %), tandis que les 45-64 ans ne sont que 0,9 % dans ce cas. Avant 2005, l'usage de poppers n'était pas interrogé dans les enquêtes menées auprès des adultes. En revanche, l'expérimentation et l'usage de ce produit fait l'objet d'une investigation depuis 2000 dans l'enquête Escapad. En 2008, parmi les jeunes âgés de 17 ans, l'expérimentation du poppers s'élève à 12,2 % chez les filles et à 15,2 % chez les garçons [2, 3]. Ces chiffres apparaissent en très nette hausse par rapport à 2000, date de la première enquête Escapad, chez les filles (1,3 % en 2000) comme chez les garçons (3,4 % en 2000). Les usages récents s'avèrent toutefois rares, 1,4 % des jeunes de 17 ans en ayant pris au cours des trente derniers jours (1,1 % des filles et 1,6 % des garçons). Ce produit s'avère plus expérimenté à Paris, et particulièrement dans les arrondissements du Sud-Ouest parisien [4]. Les personnes fréquentant l'espace festif techno [5] sont particulièrement consommatrices de poppers, notamment dans les milieux homosexuels. Selon une étude préliminaire menée dans cet espace à Nice et à Toulouse (2003), deux tiers d'entre elles en ont déjà consommé et 12 % en ont fait un usage récent [6]. En revanche, il s'agit d'un produit assez peu utilisé par les usagers de drogues fréquentant les structures urbaines de réduction des risques [7]. En 2003, un tiers d'entre eux les avait expérimentés et seulement 7 % en avait consommé dans le mois précédant l'enquête [6]. Colles et autres solvants : un usage qui concerne surtout les adolescentsLe niveau d'expérimentation (usage au moins une fois dans la vie) des produits à inhaler (tels que les solvants ou les colles) en population générale en France est relativement faible, (son expérimentation concerne 1,8 % des 15-64 ans [1]. Ces produits sont plus souvent expérimentés par les hommes (2,6 %) que par les femmes (1,0 %). Par rapport aux niveaux observés au début des années 1990, ce produit apparaît désormais légèrement moins diffusé [8, 9]. En 2005, parmi les jeunes âgés de 17 ans, l'expérimentation de produits à inhaler s'élève à 4,7 % chez les filles et à 6,2 % chez les garçons [2, 3]. Ces chiffres apparaissent nette augmentation par rapport à 2005, date de la précédente enquête Escapad, chez les filles (3,2 % en 2005) comme chez les garçons (3,9 % en 2005). Les usages récents s'avèrent désormais non négligeables à la fin de l'adolescence, 2,7 % des jeunes de 17 ans en ayant pris au cours des trente derniers jours (2,4 % des filles et 3,0 % des garçons). Les solvants ne donnent en métropole pratiquement pas lieu à toxicomanie. Les personnes qui fréquentent les structures de première ligne de soutien aux toxicomanes ne déclarent pas de consommation de solvants. En revanche, l'usage de solvant est une pratique couramment observée en Guyane parmi la population d'origine brésilienne [5]. Sélection de documents1. BECK F., LEGLEYE S., SPILKA S., BRIFFAULT X., GAUTIER A., LAMBOY B., LEON C., WILQUIN J.-L. Les niveaux d’usage des drogues en France en 2005, exploitation des données du Baromètre santé 2005 relatives aux pratiques d’usage de substances psychoactives en population adulte [2] LEGLEYE S., SPILKA S.,LE NEZET O., LAFFITEAU C. Les drogues à 17 ans. Résultats de l’enquête Escapad 2008 3. BECK F., LEGLEYE S., SPILKA S. Drogues à l’adolescence. Niveaux et contextes d’usage de substances psychoactives à 17-18 ans en France : ESCAPAD 2003 4. BECK F., LEGLEYE S., SPILKA S. Les usages de drogues des adolescents parisiens - Analyse de l'enquête ESCAPAD Paris 2004 5. L'espace festif techno désigne les lieux où se déroulent des évènements organisés autour de ce courant musical (free parties, clubs, discothèques, soirées privées). 6. BELLO P.-Y., TOUFIK A., GANDILHON M., GIRAUDON I. Phénomènes émergents liés aux drogues en 2003 - Cinquième rapport national du dispositif TREND 7. L'espace urbain, tel qu'il est défini par le dispositif TREND, recouvre essentiellement le dispositif des structures de première ligne (boutiques et Programme d'échange de seringues) et les lieux ouverts (rue, squat, etc.). La plupart des personnes rencontrées et observées dans ce cadre sont des usagers problématiques de produits illicites dont les conditions de vie sont fortement marquées par la précarité. 8. BECK F., LEGLEYE S., PERETTI-WATEL P. Penser les drogues : Représentations des produits et opinions sur les politiques publiques EROPP 2002 9. BECK F., LEGLEYE S. Les adultes et les drogues en France : niveaux d'usage et évolutions récentes
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