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Observatoire français des drogues et des toxicomanies

ORGANISME PUBLIC CHARGÉ DU RECUEIL, DE L'ANALYSE ET DE LA SYNTHÈSE DES DONNÉES RELATIVES AUX DROGUES ILLICITES, À L'ALCOOL, AU TABAC ET AUX JEUX DE HASARD ET D'ARGENT EN FRANCE



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Toutes drogues

Conséquences

Les dommages sanitaires liés au tabac et à l’alcool


En France, environ 73 000 décès par an, soit un décès sur sept, peuvent être attribués au tabagisme au milieu des années 2000. Les pathologies principalement liées au tabac sont les cancers des bronches et des poumons (35 % des décès liés au tabac),  les cancers des voies aéro-digestives supérieures, les maladies respiratoires et les maladies cardio-vasculaires. Cette mortalité touche principalement les hommes (81 %) mais décroît pour ces derniers depuis le milieu des années 1990, alors qu'elle progresse rapidement, sur la même période, pour les femmes, suivant en cela, avec un décalage temporel, les évolutions des consommations tabagiques.

À la fin des années 2000, le nombre de décès annuels attribuables à l'alcool en France est évalué à 49 000, dont un tiers par cancer et un quart par maladie cardio-vasculaire. La consommation excessive et chronique d'alcool est directement à l'origine de certaines pathologies telles que la cirrhose du foie, la psychose alcoolique ou le syndrome d'alcoolisation fœtal. Elle est également impliquée, à des degrés divers, dans la survenue d'un grand nombre d'autres dommages : cancers des voies aéro-digestives, maladies cardio-vasculaires (coresponsabilité du tabac pour ces deux groupes de pathologies), cancer du foie, troubles psychiques, atteintes du système nerveux, etc. Une alcoolisation ponctuelle excessive peut aussi entraîner des accidents (de la route, professionnels ou de la vie courante), des rixes et des suicides. On estime que la conduite sous l’influence de l'alcool est responsable d'environ 1 400 décès par an.

Les dommages sanitaires liés aux drogues illicites


Le cannabis ne provoque pas de décès par intoxication aiguë (surdoses) comme cela peut-être le cas pour les opiacés. Il occupe sur le plan sanitaire une place spécifique par rapport aux autres drogues illicites. Sa toxicité, moins marquée, et donc moins évidente, a suscité et suscite encore discussions et recherches. Si l’on ne dispose pas de données sur les décès par cancers ou maladies cardio-vasculaires imputables au cannabis, sa consommation serait responsable de 170 à 190 décès annuels par accidents de la circulation à la fin des années 2000.

L’usage de drogues peut entraîner des maladies infectieuses (sida, hépatites, infections bactériennes) en lien avec les voies d’administration des substances, principalement l’injection, et des troubles induits par la substance elle-même (troubles du comportement ou surdoses). En 2010, 392 décès par surdose ont été dénombrés. Avec 75 décès par sida en 2010 parmi les usagers de drogues par voie injectable, la baisse initiée au milieu des années 1990 se poursuit lentement. La prévalence de la séropositivité au VIH décroît chez les usagers de drogues, tout comme les nouveaux cas de sida (111 en 2010, contre 1 319 en 1995). La prévalence de la séropositivité au virus de l’hépatite C (VHC) semble diminuer depuis 1999, mais reste beaucoup plus élevée que celle du VIH.

Les dommages sociaux et les problèmes judiciaires liés à l’alcool et aux drogues illicites


Les dommages sociaux liés aux consommations d’alcool ou de drogues illicites sont peu documentés. Les enquêtes menées auprès des personnes accueillies dans les structures sanitaires permettent cependant de faire certains constats. Les consommateurs d’alcool ou de drogues illicites en traitement se caractérisent par des conditions sociales plus précaires que celles de l’ensemble de la population française, les derniers étant encore plus marginalisés que les premiers. Consommation de substances psychoactives et exclusion sociale sont souvent associées et se renforcent mutuellement.

En ce qui concerne la transgression des lois, les principaux problèmes rencontrés sont, d’une part, les infractions relatives à l’usage et au trafic de stupéfiants et, d’autre part, les délits routiers aggravés par l’alcool. 

En 2010, on comptabilise plus de 157 000 interpellations pour infraction à la législation sur les stupéfiants, dont 86 % concernent des délits d'usage, principalement de cannabis. Les poursuites pénales engagées en matière d'infraction à la législation sur les stupéfiants concernent surtout des affaires d'usage illicite (28 150condamnations en 2010) et de détention-acquisition (10 830 condamnations).

Avec plus de 122 000 condamnations en 2010, les infractions de sécurité routière aggravées par l'alcool représentent plus de la moitié des condamnations pour infractions en matière de circulation routière et presque un quart de l'ensemble des condamnations pour délits en France..

La consommation d’alcool et de substances illicites est également associée à certaines formes de délinquance et d’incivilités. Certaines études étrangères ont exploré cette question qui n’est pas véritablement documentée en France à l’heure actuelle.

Dernière mise à jour : août 2013


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