Synthèse thématique : cocaïne et crack

 

Accès rapides :

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- Repères législatifs et réglementaires

 

Présentation

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La cocaïne (ou chlorhydrate de cocaïne) est une substance d’origine végétale, obtenue par transformation de la feuille de coca [1]. Classée parmi les stimulants, elle se présente sous forme de poudre blanche, consommée le plus souvent par voie nasale (sniff), parfois pulmonaire (inhalation de fumée ou de vapeurs par voie orale ou nasale) ou intraveineuse (injection). Sa consommation entraîne une sensation de puissance intellectuelle et physique, engendrant une indifférence à la fatigue, couplée à un sentiment d’euphorie. Ces effets positifs sont suivis d’une phase de « descente », marquée par des symptômes de type dépressif, une anxiété et une forte irritabilité. La cocaïne est à l’origine d’une forte dépendance psychique conduisant à des envies irrépressibles d’en consommer (craving) pouvant survenir très rapidement ou à distance de la dernière prise [2].

La cocaïne base, qui circule sous l’appellation « crack » ou « free base », est un dérivé du chlorhydrate de cocaïne, résultant de l’adjonction de bicarbonate ou d’ammoniac [1]. Cette transformation permet une cristallisation de la poudre en petits cailloux, destinés à être fumés et plus rarement injectés. Les effets de la cocaïne base sont beaucoup plus puissants que ceux du chlorhydrate. Leur apparition est plus rapide (1 à 2 minutes contre 15 à 30 minutes), mais leur durée est beaucoup plus courte (10 à 15 minutes contre environ une heure), ce qui conduit les usagers à une multiplication des prises [2].

 

Production / offre

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Des saisies et des interpellations pour trafic en hausse

Même si les quantités saisies subissent des aléas, la tendance est plutôt à l'augmentation des quantités de cocaïne saisies. Alors que, dans les années 1990, la moyenne des saisies sur le territoire français se situait dans des valeurs tournant autour de la tonne, depuis le début de la décennie 2000, elles dépassent régulièrement les 5 tonnes [2, 3].

Les saisies de cocaïne en 2013 sont stables par rapport à l’année 2012. Ces résultats s’inscrivent dans la moyenne des saisies observée depuis le début des années 2000, laquelle tourne autour de 5 tonnes [3, 4].

Les saisies de crack sont en baisse en 2013, mais leur caractère erratique et aléatoire ne permet pas de dégager de tendances certaines. [4].

Le nombre de personnes arrêtées pour trafic et usage-revente de cocaïne en 2010 (dernières données disponibles) s’élevait à 2 452, le niveau le plus faible depuis 2005. Le nombre moyen des usagers-revendeurs et des trafiquants locaux interpellés au cours des années 2000 est trois à quatre fois plus élevé que dans les années 1990.

S’agissant du crack, que ce soit en termes de quantités saisies ou d’interpellations pour usage-revente et trafic, les ordres de grandeur sont beaucoup plus restreints. En 2013, les saisies atteignent 7 kg tandis que les interpellations pour usage-revente et trafic concernaient en 2010 (dernières données disponibles) 334 personnes [2, 4].

Observations locales

En 2013, la teneur en cocaïne des échantillons saisis dans la rue (quantité inférieure à 10 g) tend à augmenter. La plupart a, en effet, une teneur comprise entre 20 et 30 % contre 10 % et 20 % en 2012 [4].

Le prix du gramme de chlorhydrate de cocaïne en 2013 s’élève à 65 €. Il est resté stable par rapport à l’année 2012, laquelle marquait une rupture à la hausse dans la tendance à la stabilité du prix observé depuis cinq ans (60 €) [4].

La cocaïne vendue déjà basée (crack) est consommée exclusivement en région parisienne et dans les départements d'outre-mer (DOM) hormis la Réunion. En métropole, la vente de crack est présente à Paris dans le nord-est de la capitale, elle se fait auprès d'une population d'usagers extrêmement marginalisés. Dans le reste de la France métropolitaine, la vente de crack est quasiment inexistante mais on note une extension géographique de l'usage [5].

 

Consommation

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Un usage de moins en moins rare en population générale

La cocaïne, sous sa forme chlorhydrate, est le produit illicite le plus consommé en France après le cannabis : en 2014, son expérimentation concerne 5,6 % des 18-64 ans [6]. La cocaïne est plus souvent expérimentée par les hommes (8,3%) que par les femmes (3,1 %). Tout en ne concernant qu'une petite frange de la population, ce produit a néanmoins connu une diffusion croissante au cours des années 1990 et 2000. La part des 18-64 ans ayant expérimenté la cocaïne a été multipliée par sept en deux décennies, passant de 0,8 % en 1992 à 5,6 % en 2014. Quant à l’usage dans l’année, il se situe à 1,1 % en 2014 parmi les 18-64 ans contre 0,3 % en 2000 [7].

L'expérimentation de la cocaïne concerne surtout les jeunes adultes, en particulier les 26-34 ans (10,2 %), tandis que 7,1 % des 18-25 ans et 4,2 % des 45-54 ans ont déclaré l’avoir expérimenté. Le nombre d'expérimentateurs de cocaïne en France parmi les 11-75 ans est estimé à environ 2,2 millions de personnes, et le nombre d'usagers au cours de l'année à environ 450 000 personnes [7].

En 2014, parmi les jeunes âgés de 17 ans, le niveau de l'expérimentation de la cocaïne est de 3,2 % (3,2 % chez les filles et 3,3 % chez les garçons). Ces chiffres sont en augmentation par rapport à 2011, date de la précédente enquête ESCAPAD (3,0 %) [7, 8].

Des milieux sociaux diversifiés

Les milieux sociaux concernés par la diffusion de la cocaïne sont devenus tellement larges et hétérogènes qu'il est difficile aujourd'hui de dresser un portrait type du consommateur. Toutefois, une analyse par catégories socioprofessionnelles montre que ce sont les artisans et commerçants (7,2 %), les ouvriers (5,3 %) et les cadres (4,9 %) qui ont les niveaux d’expérimentation les plus élevés. Cependant, c’est au sein de la population active au chômage que l’on trouve le taux d’expérimentation le plus important (7,6 %) [7].

Par ailleurs, certains groupes, polyconsommateurs, sont particulièrement concernés par l’usage de cocaïne : les personnes qui fréquentent les espaces festifs, notamment ceux rattachés à la musique techno, et depuis la seconde moitié des années 1990, les usagers de drogues désocialisés, dont les consommations se concentraient jusqu’alors sur l’héroïne.

 

Conséquences

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Approche clinique : les effets de la consommation de cocaïne

La consommation de cocaïne et de crack, qu’elle soit ponctuelle ou chronique, peut avoir un impact sur la santé physique et psychique des usagers. Ces conséquences peuvent survenir quels que soient le mode d’administration, la quantité et la fréquence de l’usage.

Les complications physiques le plus souvent rencontrées sont cardiaques, en lien avec l’élévation de la pression artérielle et la vasoconstriction des artères induites par la cocaïne. Des complications neurologiques (accident vasculaire cérébral, convulsions, etc.) peuvent également survenir. Les complications pulmonaires interviennent quant à elles quasi exclusivement chez les usagers de crack, du fait du mode de consommation (inhalation de vapeurs).
Le sniff de cocaïne provoque de manière systématique des lésions de la cloison nasale, parfois très rapidement en cas de consommation intensive. Enfin, les pratiques à risques liées à l’injection et au partage de matériel (pailles pour la cocaïne, pipes pour le crack) peuvent être à l’origine d’infections bactériennes (abcès cutanés locaux, septicémies) ou virales (VIH, VHB et surtout VHC).

Par ailleurs, dans les heures qui suivent la prise de cocaïne, peuvent apparaître des troubles délirants sous la forme d’épisodes psychotiques avec hallucinations auditives, visuelles et sensorielles. Cette paranoïa induite par la cocaïne peut être accompagnée d’un syndrome de recherche compulsive du produit, plus particulièrement chez les usagers de crack [9].
La cocaïne n'entraîne pas de dépendance physique, mais elle génère une forte dépendance psychique.

 

La cocaïne est rarement le produit qui pose le plus de problèmes aux usagers pris en charge

En 2011, dans les CSAPA accueillant en majorité des usagers d’opiacés et de stimulants, la cocaïne et le crack sont cités comme produit posant le plus de problèmes par 5,6 % des personnes admises dans ces structures. Estimé à environ 6 800 en 2011, leur nombre est stable depuis 2005, après avoir connu une croissance significative au cours de la première partie des années 2000 [2].

Toutefois, un certain nombre d’entre eux sont des polyconsommateurs dépendants aux opiacés. Ainsi, en 2009, les usagers pour lesquels la cocaïne était le produit posant le plus de problèmes et qui n’étaient pas sous traitement de substitution aux opiaces (TSO) ne représentaient que 2 % du public accueilli dans les CSAPA, soit 2 400 à 2 800 individus. Pour le crack, ce chiffre atteignait 700 à 900 individus, soit 0,7 % des usagers dans les CSAPA [10].

La mortalité liée à la consommation de cocaïne stable

L’implication de la cocaïne, au moins en partie, dans les décès par surdose atteint 12 % en 2012, chiffre stable depuis 3 ans (11 % en 2011, 10% en 2010), après une baisse sensible entre 2007 et 2010 [11].

Interpellations pour usage en hausse pour la cocaïne et toujours limitées pour le crack

Les services de police et de gendarmerie ont interpellé 3 926 usagers de cocaïne et 753 usagers de crack en 2010. Bien que marginale, la part de ces interpellations dans l'ensemble des interpellations pour usage de stupéfiants (3,5 %) est en augmentation par rapport aux années 1990 [4].

 

Perceptions / opinions

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Perception en population générale

Fin 2012, 85 % des Français âgés de 15 à 75 ans considèrent que la cocaïne est une drogue dangereuse, et ce dès son expérimentation, juste derrière l’héroïne. La proportion de personnes partageant cette opinion n’a pas sensiblement varié depuis 1999 [12]. Malgré la diffusion dans la population et l’image assez positive dont jouit encore cette drogue dans certains cercles [13], les opinions à son sujet, à l’instar des autres produits (notamment licites), se sont durcies ces dernières années. Ainsi, 83 % des Français estiment que les usagers de cocaïne sont dangereux pour leur entourage et beaucoup refusent de les exonérer de leur part de responsabilité, au prétexte d’une maladie ou d’antécédents familiaux difficiles.

Perception par les usagers

Dans leur rapport à la cocaïne, les usagers ont tendance à garder une image positive de drogue festive, peu dangereuse et facile à contrôler. Ils louent son côté stimulant, convivial et relativement inoffensif ; elle leur procure une sensation de confiance et de performance. Mais cette opinion positive est plus nuancée avec l’intensification de la consommation, le passage au free base ou à l’injection, vécus comme un début de perte de contrôle sur le produit [14].

Le crack garde quant à lui une image très négative et sombre : il est jugé comme un produit aux effets dévastateurs, notamment parce qu’il « accroche » dès la première prise. Cette image est largement présente dans les médias quand ils évoquent le produit [13].

Au final, la cocaïne bénéficie d’une représentation plutôt positive, mais certains signes laissent néanmoins penser que celle-ci pourrait évoluer [12]. D’un côté, les premières manifestations d’une détérioration de l’image de la cocaïne ont été observées en 2010-2011 (mais la situation apparaît plus nuancée en 2012 [5]) auprès des usagers, dont les plus expérimentés ressentent les effets délétères, avec un rapport qualité/prix jugé de moins en moins bon. De l’autre, cette tendance se retrouve dans certains magazines branchés, qui commencent à démystifier la cocaïne [13].

 

Cadre légal et orientations publiques récentes

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La cocaïne, qu'elle soit sniffée ou fumée, sous forme de poudre (chlorhydrate de cocaïne) ou basée (crack, free base), est un produit classé stupéfiant et son usage est interdit. En acheter, en consommer, en détenir, en donner, en revendre, en produire, en transporter ou conduire après en avoir consommé sont autant d'infractions à la loi, passibles de sanctions lourdes devant les tribunaux, quelle que soit la quantité de produit incriminée.

La loi prévoit un volet de répression du trafic et des profits issus du trafic qui a été renforcé, depuis la fin des années 1990, par une trentaine de lois. Les peines prévues ont été aggravées, allant, pour certains trafics de stupéfiants, jusqu’à la réclusion criminelle à perpétuité et de forts montants d’amende (jusqu’à 7,5 millions d’euros pour la production, la fabrication, l’importation, le transport ou la vente de produits stupéfiants).

Orientations publiques récentes

Le Plan gouvernemental actuel (2013-2017) [15] s'est fixé l'objectif de développer de nouvelles modalités de prise en charge des usagers de cocaïne, soulignant que le nombre de consommateurs de cocaïne a augmenté depuis les années 2000. Il prévoit notamment de poursuivre l'expérimentation de "consultations cocaïne" (voir évaluation de ce dispositif par l'OFDT [16]) et envisage également des mesures ciblées pour lutter contre le trafic de cocaïne dans les Antilles.

 

Sélection de documents

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[1] Canarelli T., Lermenier A. et Dambélé S., « Carte d'identité de la cocaïne » dans Pousset M. (dir.), Cocaïne, données essentielles
Saint-Denis, OFDT, 2012, pp. 11-17

[2] Gandilhon M. et Cadet-Taïrou A., « Cocaïne et crack » dans OFDT, Drogues et addictions, données essentielles
Saint-Denis, OFDT, 2013, pp. 226-233

[3] « L'offre de cocaïne » dans Pousset M. (dir.), Cocaïne, données essentielles
Saint-Denis, OFDT, 2012, pp. 19-49

[4] Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), données 2010 à 2013, non publiées.

[5] Cadet-Taïrou A. et Gandilhon M., Marchés, substances, usagers : les tendances récentes (2011-2012)
Tendances, n°86, 2013, 8 p.

[6] Beck F., Richard J.-B., Guignard R., Le Nézet O. et Spilka S., Les niveaux d’usage des drogues en France en 2014, exploitation des données du Baromètre santé 2014
Tendances, n°99, 2015, 8 p.

[7] « Consommations de cocaïne : niveaux, évolution, géographie » dans Pousset M. (dir.), Cocaïne, données essentielles
Saint-Denis, OFDT, 2012, pp. 51-74.

[8] Spilka S., Le Nézet O., Ngantcha M. et Beck F., Les drogues à 17 ans : Analyse de l’enquête ESCAPAD 2014
Tendances, n°100, 2015, 8 p.

[9] Canarelli T., « Complications somatiques et psychiques », dans Pousset M. (dir.), Cocaïne, données essentielles
Saint-Denis, OFDT, 2012, pp. 106-114

[10] Palle C. et Bastianic T., « Les usagers pris en charge dans le dispositif de soins », dans Pousset M. (dir.), Cocaïne, données essentielles
Saint-Denis, OFDT, 2012, pp. 81-85

[11] CEIP de Grenoble, Décès en relation avec l'abus de médicaments et de substances (DRAMES) 2012, Compte rendu de la séance n°6 du 20 mars 2014 de la Commission des stupéfiants et psychotropes
Saint-Denis, ANSM, 2014

[12] Tovar M.L., Le Nezet O. et Bastianic T., Perceptions et opinions des Français sur les drogues
Tendances, n°88, 2013, 6 p.

[13] « Les représentations », dans Pousset M. (dir.), Cocaïne, données essentielles
Saint-Denis, OFDT, 2012, pp. 155-172
.

[14] Reynaud-Maurupt C. et Hoareau E., Les carrières de consommation de cocaïne chez les usagers « cachés »
Saint-Denis, OFDT, 2011, 274 p.

[15] MILDT, Plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les conduites addictives 2013-2017
Paris, La documentation française, 2014, 121 p. (Rapports officiels)

[16] Obradovic I., « Consultations cocaïne » au sein de CSAPA - Synthèse du focus group
Saint-Denis, OFDT, 214, 39 p.

 

Repères législatifs et réglementaires

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- Loi n°70-1320 du 31 décembre 1970 relative aux mesures sanitaires de lutte contre la toxicomanie et la répression du trafic et de l'usage de substances vénéneuses, JORF du 2 janvier 1971

- Loi n°86-76 du 17 janvier 1986 portant diverses dispositions d'ordre social, JORF du 18 janvier 1986

- Loi n°87-1157 du 31 décembre 1987 relative à la lutte contre le trafic de stupéfiants et modifiant certaines dispositions du code pénal, JORF du 5 janvier 1988 ; NOR JUSX8700015L

- Circulaire DACG-DAP-DPJJ du 17 juin 1999 relative aux réponses judiciaires aux toxicomanies, BO Justice n°74 du 1er avril au 30 juin 1999 ; NOR JUSA9900148C

- Loi n°99-505 du 18 juin 1999 portant diverses mesures relatives à la sécurité routière et aux infractions sur les agents des exploitants de réseau de transport public de voyageurs, JORF du 19 juin 1999 ; NOR EQUX9800010L

- Décret n°2001-751 du 27 août 2001 relatif à la recherche de stupéfiants pratiquée sur les conducteurs impliqués dans un accident mortel de la circulation routière, modifiant le décret n°2001-251 du 22 mars 2001 relatif à la partie réglementaire du Code de la route et modifiant le Code de la route, JORF du 28 août 2001 ; NOR EQUS0100214D

- Loi n°2003-87 du 3 février 2003 relative à la conduite sous l'influence de substances ou plantes classées comme stupéfiants, JORF du 4 février 2003 ; NOR JUSX0205970L

- Circulaire CRIM 05/1/G4 du 8 avril 2005 relative à la lutte contre la toxicomanie et les dépendances ; NOR JUSD0530061C

- Loi n°2007-297 du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance, JORF du 7 mars 2007 ; NOR INTX0600091L


Dernière mise à jour : juin 2015