Synthèse thématique : ecstasy et amphétamine

 

Accès rapides :

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- Cadre légal et orientations publiques récentes
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Présentation

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La MDMA (méthylène-dioxy-métamphétamine) et l’amphétamine sont des drogues de synthèse. L’amphétamine est le chef de file d’un groupe de molécules, les dérivés amphétaminiques. La MDMA - appelée ecstasy sous sa forme comprimé – en est l’élément le plus connu.

La MDMA, dont la diffusion en France a suivi l’essor du mouvement festif techno, est en outre recherchée plus spécifiquement pour ses effets empathogènes. À forte dose, c’est un produit hallucinogène qui peut entraîner des modifications des perceptions sensorielles. La forme en comprimés (ecstasy) semble depuis quelques années connaître un reflux au profit d’autres formes comme la poudre, dite MDMA, et le cristal (à ne pas confondre avec la méthamphétamine), plus onéreuses mais plus concentrées en principes actifs. La MDMA est avalée mais aussi sniffée, plus rarement fumée ou injectée.

L’amphétamine, ou « speed », est un psychostimulant plus puissant se présentant sous la forme de poudre destinée à être sniffée, voire plus marginalement injectée. Elle est très présente dans l’espace festif alternatif où son moindre prix par rapport à la cocaïne, pour des effets relativement proches, lui assure une certaine popularité.

La méthamphétamine, dérivé synthétique, appelé aussi « yaba », « ice » ou « crystal meth », se distingue par ses effets particulièrement puissants et durables et par son potentiel addictif. Sa consommation demeure marginale en France. Elle circule dans des micro-milieux qui l’ont obtenue en général soit par le vecteur Internet soit lors de déplacements touristiques à l’étranger [1, 2].

 

Production / offre

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Baisse importante des saisies d'ecstasy et d’amphétamine

En 2013, les saisies de comprimés d’ecstasy augmentent fortement (414 800 soit + 165,3 %), dans un contexte où depuis une dizaine d’années les quantités varient beaucoup d’une année sur l’autre. Ces variations tiennent au caractère très aléatoire des saisies et des interceptions car une part du trafic ne fait que transiter.

Les saisies d'amphétamine ont quant à elles fortement augmenté en 2013, passant de 279 à 474 kg saisis (+ 70 %).

Les interpellations pour trafic d'ecstasy étaient en forte baisse en 2010 (dernières données disponibles), avec 63 trafiquants interpellés contre 149 en 2009. Concernant l'amphétamine, le nombre de trafiquants interpellés était aussi en baisse en 2010, avec 70 cas [3].

Observations locales

MDMA/Ecstasy

Après le cannabis, la MDMA est la substance illicite la plus répandue en France dans l'espace festif, qu'il soit commercial ou alternatif.

Elle est disponible sous quatre formes : comprimé (ecstasy), le plus souvent assorti d'un logo, gélule, poudre et cristal (ne pas confondre avec le crystal, nom donné à la méthamphétamine). Selon que la MDMA se présente sous telle ou telle forme, sa disponibilité selon les types d'évènements varie. Une majorité de sites TREND signalent en 2011-2012 le retour notable de l’offre et de la demande de poudre de MDMA dans les espaces festifs alternatifs et commerciaux.

En 2013, comme en 2012, selon l’OCRTIS, le prix du comprimé d’ecstasy s’établit à 7,5 €, ce qui marque plutôt une augmentation par rapport aux années précédentes. Toutefois, ce prix de détail ne traduit pas complètement la réalité du marché puisque les usagers ont tendance, pour faire baisser le prix unitaire du comprimé, à acheter des lots de plusieurs dizaines de comprimés. Ces achats permettent ainsi de faire baisser le prix du comprimé à 2,5 €.

La masse des comprimés a très fortement augmenté. La proportion de MDMA dans leur composition reste comprise entre 40 % et 50 %, mais du fait de l'augmentation de la masse, un comprimé-dose en 2013 correspond à une teneur plus importante que les années précédentes. Ainsi, la teneur moyenne des saisies douanières était habituellement de 60 à 80 mg par comprimé ; elle est passée à 145 mg sur le dernier semestre 2013 [3].

Amphétamine

En France, l'amphétamine est essentiellement présente dans l'espace festif techno, notamment dans les milieux alternatifs (free parties et teknivals). Elle est également présente dans les clubs et les discothèques mais à une échelle moindre.

L'amphétamine est disponible sous plusieurs formes : les formes poudre et pâte, qui sont les plus répandues, la forme comprimé et la forme cristal.

En 2011, le prix médian du gramme de poudre se situe autour de 15,5 € [4].

 

Consommation

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Une consommation plutôt faible dans la population française

MDMA/ecstasy

En 2014, 4,3 % des 18-64 ans ont expérimenté la MDMA/Ecstasy, soit environ 1,6 million de personnes, tandis que la consommation dans l’année ne concerne que 0,9 % de cette population [5]. Les tranches d’âge les plus concernées sont les 26-34 ans (8,5 % d’expérimentateurs) et les 18-25 ans (7,0 %). Chez les jeunes de 17 ans, en 2014, l’expérimentation s’établit à 3,8 % (4,2 % des garçons et 3,5 % des filles) et augmente par rapport à 2011, où elle concernait 1,9 % de ces adolescents [6]. Il est à noter que la proportion d’usagers actuels d’ecstasy a augmenté de manière significative entre 2010 et 2014 (de 0,3 % à 0,9 %) et atteint ainsi son niveau maximal depuis une décennie. Cette hausse est à rapprocher des observations de terrain effectuées dans le cadre du dispositif TREND de l’OFDT qui concluent à une diffusion notable de la MDMA/ecstasy, que ce soit sous sa forme poudre ou en comprimés, ces derniers étant par ailleurs plus gros et plus dosés qu’au début des années 2000.

Amphétamine

L’expérimentation ne touche que 2,3 % des 18-64 ans et atteint ses niveaux les plus élevés chez les 26-34 ans et les 18-25 ans, avec respectivement 3,6 % et 2,9 % [5]. Seulement 0,3 % de la population française âgée de 18-64 ans en a consommé dans l’année. Parmi les jeunes de 17 ans, l’usage au cours de la vie est en augmentation et concerne, en 2014, 2,8 % d’entre eux (2,3 % des filles et 3,2 % des garçons), contre 2,4 % en 2011 [6].

Depuis le début des années 1990, la disponibilité des substances stimulantes telles que les drogues de synthèse (ecstasy, amphétamines), s’est développée en France. Même si sa consommation reste très rare et localisée, principalement à Paris et aux Antilles, plutôt dans les milieux festifs alternatifs [13].

Des usages plus répandus en milieu festif

C’est principalement dans les espaces festifs relevant du milieu techno que les usagers de MDMA sont le plus fréquemment rencontrés. En 2004-2005, 70 % des personnes interrogées dans les lieux relevant de cette culture (bars, clubs, discothèques ou événements alternatifs) avaient expérimenté l’ecstasy et jusqu’à 90 % dans le milieu alternatif (technivals, free parties, zones off des festivals, etc.). Un tiers des personnes en avait consommé au cours du mois précédent (et 54 % en milieu alternatif) [7].

L’amphétamine, moins consommée – en 2004-2005, 51 % de l’ensemble des personnes (77 % en milieu techno alternatif) l’avaient expérimentée et 13 % (29 % en milieu alternatif) en avaient consommé au cours du mois précédent - a bénéficié depuis de la moindre appétence pour l’ecstasy.

L’amphétamine, bien plus que la MDMA, peut également être consommée par des usagers marginalisés qui fréquentent les CAARUD. En 2010, 8,7 % de cette population déclarent avoir fait usage de la MDMA et 12,9 % d’amphétamine durant le mois précédant l’enquête, même si cette dernière substance ne fait pas partie de celles les plus fréquemment consommées puisque 64,6 % de ces usagers en ont pris moins d’une fois par semaine [8]. Le public qui consomme de l’amphétamine dans les CAARUD, fortement polyusager, est souvent composé de migrants en provenance d’Europe de l’Est (où il existe une prévalence élevée de l’usage), ainsi que de jeunes en errance qui évoluent entre le milieu festif alternatif et les centres-villes [2].

 

Conséquences

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Approche clinique : les effets de la consommation de l'ecstasy et de l’amphétamine

Psychostimulants, les dérivés amphétaminiques dissipent les sensations de fatigue et de faim, prodiguent un sentiment d’euphorie et d’hyperconcentration, de confiance en soi, et facilitent contacts et communication. Certains d’entre eux sont présents dans plusieurs médicaments que l’on désigne sous le terme d’amphétamine et dont les indications sont en France très restreintes. Ceux-ci sont parfois détournés et utilisés comme produits dopants ou comme coupe-faim. Bien que réputées faiblement addictifs, les dérivés amphétaminiques peuvent être à l’origine de dépendances.

La consommation aiguë d'amphétaminiques peut être à l'origine de troubles neuropsychiatriques (crise d'angoisse, confusion, désorientation temporo-spatiale, hallucinations). La phase de "descente", caractérisée par une sensation d'épuisement et un sentiment dépressif, peut se prolonger pendant parfois plusieurs semaines par des symptômes dépressifs, anxieux, confusionnels ou des troubles du sommeil.

Au plan somatique, la prise est associée à une hypertonie (contractions des muscles). Peuvent survenir une hyperthermie ou des troubles cardiovasculaires potentiellement mortels ou aux conséquences pathologiques sérieuses (muscles, foie, reins, cœur, cerveau…).


Des demandes de traitement décroissantes

La part des usagers pris en charge principalement pour une addiction à la MDMA ou à l’amphétamine dans les CSAPA est extrêmement faible. Ces substances seraient en cause dans respectivement 0,3 % et 0,2 % des prises en charge [9]. Après avoir connu une période de croissance jusqu’au début des années 2000, le nombre des usagers concernés s’est réduit. Il a chuté de 34 % entre 2006 et 2010 pour atteindre un nombre de 780 environ.

Une mortalité liée à ces deux produits en augmentation

En 2012, une substance amphétaminique est impliquée, au moins en partie, dans 15 décès (soit 5 % de l’ensemble des décès). Elle est retrouvée seule dans 2 décès (amphétamine), prédominante dans 6 décès (MDMA) et co-dominante dans 7 décès (amphétamine dans 3 cas, MDMA dans 3 cas et association MDMA/métamphétamine dans 1 cas). Les années précédentes, les décès impliquant une amphétamine étaient exceptionnels (6 en 2011, 4 en 2010) [10].

Un nombre d’interpellations modéré et des saisies erratiques

Les interpellations pour trafic d'ecstasy étaient en forte baisse en 2010 (dernières données disponibles), avec 63 trafiquants interpellés contre 149 en 2009. Concernant l'amphétamine, le nombre de trafiquants interpellés était aussi en baisse en 2010, avec 70 cas.

En 2013, les saisies de comprimés d’ecstasy augmentent fortement (414 800 soit + 165,3 %), dans un contexte où depuis une dizaine d’années les quantités varient beaucoup d’une année sur l’autre. Ces variations tiennent au caractère très aléatoire des saisies et des interceptions car une part du trafic ne fait que transiter. Les saisies d'amphétamine ont quant à elles fortement augmenté en 2013, passant de 279 à 474 kg saisis (+ 70 %) [3].

Perceptions / opinions

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Perception par les usagers

MDMA/ecstasy

La consommation d’ecstasy est apparue en France au milieu des années 1980 et a connu une phase de progression importante jusqu’en 2002 environ. Depuis, on note une altération de l’image du comprimé au profit d’autres formes comme la poudre ou le cristal, alors appelés MDMA, à tel point que la jeune génération des usagers considère la MDMA comme une nouvelle drogue. Plusieurs facteurs sont à l’origine de cette désaffection. Le premier tient à une sorte de « ringardisation » du comprimé auprès de la frange la plus expérimentée des usagers, laquelle a la sensation d’avoir « fait le tour » du produit et est à la recherche de substances nouvelles [11]. Le deuxième tient à la baisse de la qualité du produit (la teneur moyenne en principe actif tend à diminuer d’année en année).

Amphétamine

L’amphétamine jouit d’une bonne image auprès des consommateurs et a également bénéficié de ce déclin du comprimé d’ecstasy. Elle concurrence aussi, sous sa forme poudre, la cocaïne pour un prix au gramme beaucoup moins élevé (15 euros en moyenne contre 60 euros pour la cocaïne) [1].

 

Cadre légal et orientations publiques récentes

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La MDMA/ecstasy et l'amphétamine (ou speed) sont des produits classés comme stupéfiants et leur usage est interdit. En acheter, en consommer, en détenir, en donner, en revendre, en produire, en transporter ou conduire après en avoir consommé sont autant d'infractions à la loi, passibles de sanctions lourdes devant les tribunaux, quelle que soit la quantité de produit incriminée (loi du 31 décembre 1970).

La consommation de ces drogues de synthèse demeure pour une part importante liée à des manifestations festives (rassemblements techno, soirées en discothèque, concerts, etc.), dont l'organisation a, depuis 2001, été réglementée et soumise à certaines obligations (loi n°2001-1062 du 15 novembre 2001, dont les conditions d'application sont fixées par le décret n°2002-887 du 3 mai 2002).

Le trafic de stupéfiants fait l'objet d'une pénalisation sévère qui s'est durcie depuis la fin des années 1980 : les peines encourues peuvent aller jusqu'à la réclusion criminelle à perpétuité et une amende de 7,5 millions d'euros.

Orientations publiques récentes

Dans le prolongement du Plan précédent (2004-2008) qui visait à attaquer le trafic d'ecstasy en amont, en améliorant le contrôle des précurseurs chimiques, le Plan gouvernemental de lutte contre les drogues et la toxicomanie 2008-2011 [12] a rappelé le rôle-clé joué par la Mission nationale de contrôle des précurseurs chimiques (MNCPC) dans la surveillance des précurseurs servant à la fabrication de drogues de synthèse.

 

Sélection de documents

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[1] Gandilhon M., Cadet-Taïrou A. et Lahaie E., « MDMA (ecstasy) et amphétamine » dans OFDT, Drogues et addictions, données essentielles
Saint-Denis, OFDT, 2013, pp. 251-257
.

[2] Cadet-Taïrou A., Gandilhon M. et Lahaie E., Phénomènes marquants et émergents en matière de drogues illicites (2010-2011)
Tendances, n°78, 2012, 6 p.

[3] Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) : données 2010 à 2013, non publiées.

[4] Cadet-Taïrou A. et Gandilhon M., Marchés, substances, usagers : les tendances récentes (2011-2012)
Tendances, n°86, 2013, 8 p.

[5] Beck F., Richard J.-B., Guignard R., Le Nézet O. et Spilka S., Les niveaux d’usage des drogues en France en 2014, exploitation des données du Baromètre santé 2014
Tendances, n°99, 2015, 8 p.

[6] Spilka S., Le Nézet O., Ngantcha M. et Beck F., Les drogues à 17 ans : Analyse de l’enquête ESCAPAD 2014
Tendances, n°100, 2015, 8 p.

[7] Reynaud-Maurupt, C., Pratiques et opinions liées aux usages des substances psychoactives dans l’espace festif « Musique Electronique ».
Saint-Denis, OFDT, 2007, 143 p.

[8] Cadet-Taïrou A., Résultats ENa-CAARUD 2010. Profils et pratiques des usagers
Saint-Denis, OFDT, 2012, 6 p.

[9] OFDT. Recueil de données RECAP. Données 2011, tableaux statistiques
/ofdt/publications/enquetes/recap/

[10] CEIP de Grenoble, Décès en relation avec l'abus de médicaments et de substances (DRAMES) 2012, Compte rendu de la séance n°6 du 20 mars 2014 de la Commission des stupéfiants et psychotropes
Saint-Denis, ANSM, 2014

[11] Girard G. et Boscher G., « L’ecstasy, de l’engouement à la ‘ringardisation’ », dans COSTES J.M. (dir.), Les usages de drogues illicites en France depuis 1999 vus au travers du dispositif TREND
Saint-Denis, OFDT, 2010, pp. 96-105

[12] MILDT, Plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les toxicomanies 2008-2011
Paris, La documentation française, 2008, 111 p. (Rapports officiels)

[13] Cadet-Taïrou A., Gandilhon M., Martinez M. et Néfau T., Substances illicites ou détournées : tendances récentes (2013-2014)
Tendances, n°96, 2014, 6 p.

 

Repères législatifs et réglementaires

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- Loi n°70-1320 du 31 décembre 1970 relative aux mesures sanitaires de lutte contre la toxicomanie et la répression du trafic et de l'usage de substances vénéneuses, JORF du 2 janvier 1971

- Loi n°86-76 du 17 janvier 1986 portant diverses dispositions d'ordre social, JORF du 18 janvier 1986

- Loi n°87-1157 du 31 décembre 1987 relative à la lutte contre le trafic de stupéfiants et modifiant certaines dispositions du code pénal, JORF du 5 janvier 1988 ; NOR JUSX8700015L

- Circulaire DACG-DAP-DPJJ du 17 juin 1999 relative aux réponses judiciaires aux toxicomanies, BO Justice n°74 du 1er avril au 30 juin 1999 ; NOR JUSA9900148C

- Loi n°99-505 du 18 juin 1999 portant diverses mesures relatives à la sécurité routière et aux infractions sur les agents des exploitants de réseau de transport public de voyageurs, JORF du 19 juin 1999 ; NOR EQUX9800010L

- Décret n°2001-751 du 27 août 2001 relatif à la recherche de stupéfiants pratiquée sur les conducteurs impliqués dans un accident mortel de la circulation routière, modifiant le décret n° 2001-251 du 22 mars 2001 relatif à la partie réglementaire du code de la route et modifiant le code de la route, JORF du 28 août 2001 ; NOR EQUS0100214D

- Loi n°2001-1062 du 15 novembre 2001 relative à la sécurité quotidienne, JORF du 16 novembre 2001 ; NOR INTX0100032L

- Décret n°2002-887 du 3 mai 2002 pris pour l'application de l'article 23-1 de la loi n°95-73 du 21 janvier 1995 et relatif à certains rassemblements festifs à caractère musical, JORF du 7 mai 2002 ; NOR INTD0200114D

- Loi n°2003-87 du 3 février 2003 relative à la conduite sous l'influence de substances ou plantes classées comme stupéfiants, JORF du 4 février 2003 ; NOR JUSX0205970L

- Circulaire CRIM 05-1-G4 du 8 avril 2005 relative à la lutte contre la toxicomanie et les dépendances ; NOR JUSD0530061C


Dernière mise à jour : juin 2015