Synthèse thématique : hallucinogènes

 

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Présentation

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Les substances hallucinogènes sont présentes dans certains végétaux (hallucinogènes naturels) ou produites chimiquement (hallucinogènes synthétiques). Elles provoquent des distorsions des perceptions visuelles, auditives, spatiales, temporelles et de la perception que l’usager a de son corps. Le plus souvent, les hallucinogènes n’entraînent ni dépendance, ni tolérance, en particulier du fait de leur consommation en séquences relativement espacées ; Les complications aigues de l’usage sont principalement des « bad trips » ou des épisodes « délirants » et des traumatismes [1].

Les principales substances hallucinogènes naturelles consommées sont contenues dans les champignons dits « hallucinogènes ». Ceux-ci peuvent pousser en France (principalement les psylocybes) ou être exotiques (mexicains, hawaïens, colombiens, etc.). Les plantes hallucinogènes ou les préparations à base de plantes comme la Salvia divinorum, la plus consommée après les champignons, le Datura stramonium,, l’ayahuasca, l’iboga, la rose des bois ou encore le peyolt connaissent une diffusion nettement plus modeste. La plupart des principes psychoactifs de ces plantes sont inscrits, en France, sur la liste des stupéfiants, à l’exception notable de la salvinorine A, présente dans la Salvia [2].

Les hallucinogènes synthétiques les plus connus, beaucoup moins consommés que les champignons, sont :

- le LSD, ou acide lysergique, produit par un champignon (l'ergot de seigle), que l’on trouve le plus souvent directement sous forme liquide (« goutte ») ou déjà déposé sur un buvard, et destiné à être avalé. Le LSD entraîne des modifications sensorielles intenses, provoque des hallucinations et une perte plus ou moins marquée du sens des réalités. L'usager peut éprouver des angoisses, des crises de panique ou des bouffées délirantes. La "descente" peut elle aussi être très désagréable et générer un profond mal-être.
- la kétamine, substance utilisée comme anesthésique vétérinaire et humain, qui entraîne, à dose modérée, des effets euphorisants et une ébriété particulière, « cotonneuse », et, à dose plus forte, des hallucinations mais aussi des effets dissociatifs (sensation de rupture de l’unité psychique et corporelle). On la trouve sous forme liquide ou « cuisinée » sous forme de poudre. La consommation de kétamine provoque un engourdissement avec perte du sens de l'espace, un sentiment de dissociation entre le corps et l'esprit. Elle peut être à l'origine de pertes de connaissance voire de coma [3].
- le GHB (gamma-hydroxy-butyrate), substance anesthésique, d’abord euphorisante, puis sédative et amnésiante, et son précurseur, le GBL (gamma-butyrolactone), un solvant industriel, transformé en GHB par l’organisme après absorption. Si seul le GHB est classé sur la liste des stupéfiants, le GBL est interdit à la vente et à la cession au public depuis septembre 2001 [1].
D’autres produits synthétiques, plus confidentiels, présentent des propriétés hallucinogènes, en général associées à des effets stimulants, tels le 2C-B par exemple. C’est le cas notamment d’un grand nombre des nouveaux produits de synthèse [3].

 

Production / offre

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En France, les substances hallucinogènes ne font pas l’objet d’un trafic organisé ou de grande ampleur comme d’autres substances illicites

Des saisies rares

En France, le nombre de saisies et d’interpellations pour usage simple et trafic ou usage-revente de substances hallucinogènes sont très faibles du fait de l’absence de trafic structuré. Ainsi, les quantités saisies, qui connaissent une part importante de variation aléatoire d’une année sur l’autre, ne sont pas réellement représentatives de la présence des substances sur le territoire national. En outre, ces substances hallucinogènes échappent aux kits utilisés lors des contrôles routiers [1].

Les saisies de champignons hallucinogènes, après une période de baisse de 26,3 kg à 18,2 kg. de 2005 à 2009, ont connu des niveaux jamais atteints auparavant de 2010 à 2012 (avec un pic à 271 kg en 2011) pour retomber à 7 kg en 2013 [5].

En 2013, les services de police ont saisi 58344 support de LSD contre 4 135 en 2012, dans un contexte où depuis une dizaine d’années les quantités varient beaucoup d’une année sur l’autre [3]. Ces variations tiennent au caractère très aléatoire des saisies et des interceptions car une part du trafic par la France, n’étant pas destiné au marché local. C’est le deuxième plus haut niveau constaté depuis 2005, toutefois loin des 90 000 supports saisis en 2008 [5].

La kétamine connait aussi des saisies erratiques qui fluctuent en France depuis 2006. À part la prise exceptionnelle de 2008 (65,5 kg), les saisies de kétamine se situent entre 2 kg et 14 kg (4,1 Kg en 2013). Les saisies de GHB, pratiquement inexistante avant 2010 ont atteint un maximum de 6 litres en 2011, pour retomber ensuite (1 litre en 2012, aucune saisie mentionnée en 2013) [5].

Pour ces deux substances, les interpellations sont rares ou même inexistantes selon les années. Les interpellations pour usage, usage-revente et trafic de champignons hallucinogènes en baisse de 2005 à 2009, amorçaient une légère reprise en 2010, dernière année où les données d’interpellation par substance ont été disponibles [5].

Marchés locaux et trafic

LSD

Le LSD est disponible en France sous trois formes : la forme dite « buvard » (imprégnation d'un papier absorbant par la substance) ; la forme liquide dite « goutte » (imprégnation d'un sucre ou dilution dans un verre d'alcool) et plus rarement la forme micropointe (qui ressemble à une mine de crayon). La prédominance d’une forme sur l’autre varie selon les régions et au cours du temps. Des formes gels ont fait leur apparition au milieu des années 2000 ; sans s’implanter sur le marché. La dose s’acquiert, quelle que soit sa forme, pour environ 10 €

Le LSD ne fait pas l’objet d’un trafic structuré.

Depuis une dizaine d’années, le marché du LSD en France présente un caractère extrêmement volatile du fait des aléas d’une offre très dépendante de l’activité des services répressifs dans les pays producteurs de cette substance, comme la Belgique ou les Pays-Bas. En 2013, le LSD serait disponible principalement dans les milieux festifs alternatifs proches des free parties et des teknivals, où la substance semble recherchée par une frange de jeunes usagers avides de sensations fortes.

Kétamine

La kétamine existe sous une forme liquide ou, de plus en plus fréquemment, en poudre, déjà « cuisinée ». Lorsqu'elle est disponible sous forme liquide, elle est chauffée afin de cristalliser le liquide puis réduite en poudre. Depuis 2009, la kétamine occupe une place de plus en plus importante non seulement au sein de l’éventail des substances consommées dans l’espace festif électro alternatif (free parties, raves, tecknival, festivals…) mais également dans les clubs, bars musicaux et discothèques de certaines régions. C’est essentiellement dans ces espaces qu’elle est proposée à la vente pour un prix moyen de 40 à 50 € le gramme de poudre. Sa disponibilité, bien que fluctuante, est globalement en hausse au cours des années 2010-2013, en particulier dans le tiers Ouest/ Sud-Ouest de la France . Elle reste cependant en deçà de la demande des usagers, en particulier dans la moitié Nord-est de la France [3, 6].

Même si sa disponibilité dans le milieu festif alternatif devient plus régulière depuis la fin des années 2000, la kétamine, majoritairement importée, ne fait pas l’objet d’un marché structuré [1].

On note depuis 2011, la vente de méthoxétamine pour de la kétamine, à l’insu de l’usager. Cette substance aux effets apparentés, mais plus puissants et plus durables, parfois vendue très pure, est à l’origine de complications(malaises, troubles psychiques et psychiatriques...) [3, 6].

Champignons hallucinogènes

Les champignons hallucinogènes sont cueillis dans les campagnes françaises et peuvent être, dans ce cas, proposés à la vente de manière assez confidentielle dans certaines free parties, Ils sont le plus souvent partagés. Ils peuvent faire l’objet d’auto-culture à l’aide de kits achetés par Internet sur des sites spécialisés et font alors plus fréquemment l’objet de micro-trafic.

Les champignons exotiques, comme la plupart des plantes, sont également essentiellement achetés par ce biais et leur vente en milieu festif reste occasionnelle [1, 2].

GHB/GBL

Le GHB et son précurseur le GBL ont acquis leur notoriété à travers les campagnes de mises en garde contre la diffusion de la " drogue du viol ". Si seul le GHB est classé sur la liste des stupéfiants, le GBL est interdit à la vente et à la cession au public depuis septembre 2011. Peu consommé, il est disponible via Internet. La rareté ou le caractère confidentiel des transactions hors réseau Internet ne permettent pas d’estimer un prix moyen [1].

 

Consommation

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Une consommation limitée mais plus présente chez les jeunes

Parmi les substances hallucinogènes, les plus souvent rencontrées et consommées sont les champignons hallucinogènes et, dans une moindre mesure, le LSD. L’usage des autres hallucinogènes (naturels ou synthétiques) n’est pas assez répandu en France pour être appréhendé par l’intermédiaire des enquêtes en population générale adulte. Chez les jeunes de 17 ans, la consommation de kétamine et de GHB/GBL reste extrêmement confidentielle (respectivement 0,6 % et 0,5 % d’expérimentateurs en 2011) [1].

Les champignons hallucinogènes

Les champignons hallucinogènes, même si leur usage reste faible en population générale adulte, sont parmi les produits illicites les plus expérimentés après le cannabis chez les moins de 30 ans. En 2014, seules 4,8 % des personnes âgées de 18-64 ans en ont déjà consommé au moins une fois dans leur vie (6,8 % chez les hommes et 2,8 % chez les femmes), mais ce niveau est plus élevé (8,4 %) chez les 26-34 ans, traduisant ainsi un fort phénomène générationnel. La consommation au cours de l’année ne concerne, quant à elle, pas plus de 0,3 % des 18-64 ans. Elle est maximale entre 18 ans et 25 ans (1,6 %) [8].

En 2014, parmi les jeunes âgés de 17 ans, 3,8 % déclarent avoir consommé des champignons hallucinogènes au moins une fois dans leur vie (2,7 % des filles et 5 % des garçons), situation quasi-stable depuis l’enquête ESCAPAD de 2003 [7].

Le LSD

En 2014, la fréquence de l'expérimentation de LSD en population générale est relativement faible (2,6 % des personnes de 18 à 64 ans). Là encore, ce sont les jeunes générations qui l’ont le plus fréquemment essayé, la part la plus importante étant celle observée chez les 26-34 ans (3,9 %). L’usage au cours de l’année passée ne concerne que 0,3 % des 18-64 ans dont 1,0 % des 18-25 ans, classe d’âge la plus consommatrice [1].

La stabilité de l’expérimentation depuis 2000 se confirme en 2014 avec 1,6 % de jeunes de 17 ans qui déclarent avoir consommé du LSD au cours de leur vie (1,3 % des filles et 1,9 % des garçons) [7].

Des produits disponibles dans l'espace festif

Les substances hallucinogènes sont essentiellement consommées dans les espaces festifs dits « alternatifs » de type free parties, rave parties et « zones off » des festivals, ou dans les espaces privés : en 2004-2005, les champignons hallucinogènes y ont été expérimentés par 54,9 % des personnes interrogées, le LSD par 45,4 % et la kétamine par 16,4 %. Seuls 12,4 % avaient consommé des champignons au cours du mois passé, les chiffres correspondants pour le LSD et la kétamine étant respectivement de 10,5 % et 2,3 % [9].

Les enquêtes ethnographiques permettent de cerner différents profils de consommateurs [10]:
- des usagers bien insérés socialement, plus âgés que les usagers habituels de psychotropes, consommant dans un cadre privé et connaisseurs des substances hallucinogènes naturelles, utilisées dans le cadre de démarches mystiques (Salvia divinorum et ayahuasca surtout) ;
- les usagers de l’espace festif techno alternatif (teknival, free parties), jeunes adultes (18-30 ans), souvent marginaux, issus de la culture alternative techno et qui recherchent la radicalité des effets de ces substances (LSD, kétamine), ou encore des usagers plus jeunes, relativement insérés, qui fréquentent cet espace et expérimentent, en contexte festif, toute substance disponible ;
- une population essentiellement masculine, plutôt jeune (moins de 25 ans), en situation de grande précarité, engagée dans une polyconsommation abusive (kétamine surtout, datura). Parmi eux, quelques-uns peuvent être consommateurs quotidiens de kétamine ;
- enfin, un ensemble constitué de jeunes en errance, que l’on rencontre dans les centres urbains, mais qui fréquentent également l’espace festif en quête d’affiliation alternative. Ils consomment notamment de la kétamine, dans le cadre d’un polyusage important.

Le GHB/GBL occupe une place à part. Consommé dans certains clubs en contexte festif pour l’ivresse qu’il procure, mais surtout en privé, pour modifier les sensations lors des relations sexuelles, il est essentiellement utilisé par des hommes fréquentant certains milieux gays, Ceux-ci sont également amateurs de kétamine ou encore de nouveaux produits de synthèse notamment. En revanche, la consommation du GHB/GBL par de jeunes « fêtards » trouvant dans cette substance une alternative peu onéreuse à l’alcool qu’ils consomment habituellement, constitue une pratique qui a émergé vers 2008 mais semble devenue très rare [1, 11].

Bien que leur usage constitue la marque d’un passage par l’espace festif, les hallucinogènes s’intègrent également dans l’éventail des consommations d’une partie des personnes souvent marginalisées qui fréquentent les CAARUD. Ainsi, parmi celles interrogées fin 2012, 15,5 % ont consommé un hallucinogène au cours du mois précédent : 8,6 % de la kétamine, 7,5 % des plantes ou des champignons hallucinogènes 7,2 % et du LSD [12].

 

Conséquences

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Des effets secondaires peu quantifiés

La part des patients pris en charge dans les CSAPA pour un problème principalement en lien avec une consommation d’hallucinogènes est très faible (0,2 % en 2011) [13]. Seuls 0,5 % des usagers des CAARUD en 2010 déclarent les hallucinogènes comme étant le produit consommé au cours des 30 derniers jours leur posant le plus de problèmes [12].

Les hallucinogènes n'entraînent habituellement en effet ni dépendance ni tolérance, en particulier du fait de leur consommation en séquences relativement espacées. Cependant, une tolérance et une dépendance sont observées chez des usagers quotidiens de kétamine. En agissant sur les neurones du cerveau, leur usage induit des distorsions des perceptions qui peuvent être visuelles, auditives, spatiales et temporelles ou concerner la perception que l'individu a de son corps. Les effets négatifs évoqués par les usagers sont surtout les « bad trips », des malaises « à tonalité cauchemardesque » accompagnés d’angoisse, qui surviendraient en général lors de prises dans un contexte non optimal (personne fatiguée par exemple) [1, 2]. Des effets durables, parfois sur plusieurs jours (usagers « scotchés » ou « perchés »), mais aussi des risques avérés d’accidents ou d’actes inconsidérés liés au vécu délirant sont également mentionnés. Les effets secondaires non recherchés sont également liés aux aléas dans la pureté des produits.

Concernant la kétamine, les traumatismes ou blessures que les usagers découvrent après une séquence de consommation (du fait de son effet anesthésiant) constituent en outre un risque accompagnant son usage. Enfin, compte tenu d’une variabilité importante des effets d’un individu à l’autre et d’un dosage difficile à adapter, kétamine et GHB/GBL entraînent très facilement la survenue de comas – parfois recherchés par les usagers –, surtout en association avec l’alcool (K-hole ou G-hole) [1, 11].

Des interpellations rares

Les hallucinogènes sont plutôt expérimentés en milieu festif ou privé, et consommés de façon épisodique, d’où un faible nombre d’interpellations pour usage. En 2010 (dernières données disponibles), 81 usagers de champignons hallucinogènes ont été interpellés (soit 0,06 % de l’ensemble des interpellations pour usage). Pour le LSD, ce chiffre est également faible (59 interpellations) et aucune interpellation pour usage de kétamine ou de GHB n’a été enregistrée en 2010 [5].

En France, les substances hallucinogènes ne font pas l’objet d’un trafic organisé ou de grande ampleur comme d’autres substances illicites. Ainsi, les interpellations pour trafic de champignons hallucinogènes et de LSD sont peu nombreuses (respectivement 7 et 14 en 2010), celles pour trafic de GHB et de kétamine quasi-inexistantes (1 seule en 2010, 3 en 2009). Quant aux saisies, celles de champignons hallucinogènes, après avoir connu en 2010 un pic (214 kg), sont redescendues en 2013 à 7 kg. Celles des autres hallucinogènes (notamment LSD et kétamine) sont erratiques et ne permettent pas de dégager une tendance [5].

 

Perceptions / opinions

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Perception chez les usagers

L’image la plus répandue de la kétamine, celle de « l’anesthésique de cheval », produit dangereux aux effets incontrôlables, cède de plus en plus la place, dans les milieux d’usagers, à celle, moins lourde, d’un produit festif, voire ludique, désormais associé au terme « poney » à travers toute une variété d’expressions (« génération poney », « faire du poney »…). Cette dédramatisation de son image est directement en lien avec la domestication de son usage par certains consommateurs ayant appris à en maîtriser les dosages.

En dépit des discours positifs, usagers comme professionnels signalent l’apparition d’une tolérance rapide et importante, associée à un risque avéré de chronicisation de l’usage et de dépendance, qui s’ajoute aux autres risques encourus. Comme celle du LSD, la diffusion de la kétamine reste limitée par la crainte qu’elle suscite auprès de nombreux usagers [3, 6].

Le LSD possède davantage, pour beaucoup de ses usagers, une dimension mythique. La fonction spirituelle est fréquemment mise en avant (introspection, accès à des dimensions supérieures de la réalité...).

 

Cadre légal et orientations publiques récentes

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En droit international, la Convention de Vienne de 1971 sur les substances psychotropes classe comme stupéfiants la psilocine et la psilocybine, contenues dans certains champignons. Le droit français est beaucoup plus strict puisque tous les champignons hallucinogènes sont classés comme stupéfiants, quel que soit leur genre. Il en va de même des hallucinogènes d’origine synthétique (LSD, GHB, kétamine, etc.). À ce titre, les hallucinogènes tombent sous le coup de la loi du 31 décembre 1970 relative aux mesures sanitaires de lutte contre la toxicomanie et à la répression du trafic et de l’usage de substances vénéneuses. Ainsi, l'acquisition, la possession, l'usage, la production, le transport, la cession (même à titre gratuit) et la vente d’hallucinogènes sont prohibés par le Code de la santé publique et le Code pénal.

Selon la gravité des infractions de trafic, les peines encourues peuvent aller jusqu’à la réclusion criminelle à perpétuité et une amende de 7,5 millions d’euros en cas de participation à un réseau de trafic organisé.

 

Sélection de documents

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[1] Cadet-Taïrou A. et Dambélé S., « Hallucinogènes naturels et synthétiques » dans OFDT, Drogues et addictions, données essentielles
Saint-Denis, OFDT, 2013, pp. 234-241

[2] Reynaud-Maurupt C., Usages contemporains de plantes et champignons hallucinogènes - Une enquête qualitative exploratoire conduite en France
Saint-Denis, OFDT, 2006, 160 p.

[3] Gandilhon M., Cadet-Taïrou A., Martinez M., L’usage récent de kétamine en France : tendances récentes (2012-2013).
Saint-Denis, OFDT, 2014, 8p.

[4] Lahaie, E, Martinez, M, et Cadet-Taïrou A., Nouveaux produits de synthèse et Internet
">Tendances, n°84, 2013, 8 p.

[5] Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), données 2010 à 2013, non publiées

[6] Cadet-Taïrou A. et Gandilhon M., Marchés, substances, usagers : les tendances récentes (2011-2012)
Tendances, n°86, 2013, 8 p.

[7] Spilka S., Le Nézet O., Ngantcha M. et Beck F., Les drogues à 17 ans : Analyse de l’enquête ESCAPAD 2014
Tendances, n°100, 2015, 8 p.

[8] Beck F., Richard J.-B., Guignard R., Le Nézet O. et Spilka S., Les niveaux d’usage des drogues en France en 2014, exploitation des données du Baromètre santé 2014
Tendances, n°99, 2015, 8 p.

[9] Reynaud-Maurupt C., Chaker S., Claverie O., Monzel M., Moreau C., Évrard I. et Cadet-Taïrou A., Pratiques et opinions liées aux usages des substances psychoactives dans l'espace festif "musiques électroniques"
Saint-Denis, OFDT, 2007, 143 p.

[10] Cadet-Taïrou A., Gandilhon M., Lahaie E., Chalumeau M., Coquelin A. et Toufik A., Drogues et usages de drogues en France : état des lieux et tendances récentes 2007-2009
Saint-Denis, OFDT, 2010, 280 p
.

[11] Cadet-Taïrou A., Gandilhon, Usages de GHB et GBL - Données issues du dispositif TREND
Saint-Denis, OFDT, 2009, 7p.

[12] Cadet-Taïrou A., Résultats ENa-CAARUD 2010. Profils et pratiques des usagers
Saint-Denis, OFDT, 2012, 6 p.

[13] OFDT. Recueil de données RECAP. Données 2011, tableaux statistiques
/ofdt/publications/enquetes/recap/

 

Repères législatifs et réglementaires

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- Loi n°70-1320 du 31 décembre 1970 relative aux mesures sanitaires de lutte contre la toxicomanie et la répression du trafic et de l’usage de substances vénéneuses, JORF du 2 janvier 1971

- Convention de 1971 sur les substances psychotropes, New York, UN, 1971, 33 p.

- Loi n°86-76 du 17 janvier 1986 portant diverses dispositions d’ordre social, JORF du 18 janvier 1986

- Loi n°87-1157 du 31 décembre 1987 relative à la lutte contre le trafic de stupéfiants et modifiant certaines dispositions du Code pénal, JORF du 5 janvier 1988 ; NOR JUSX8700015L

- Circulaire DACG-DAP-DPJJ du 17 juin 1999 relative aux réponses judiciaires aux toxicomanies, non publiée au JORF, BO Justice n°74 du 1er avril au 30 juin 1999 ; NOR JUSA9900148C

- Loi n°99-505 du 18 juin 1999 portant diverses mesures relatives à la sécurité routière et aux infractions sur les agents des exploitants de réseau de transport public de voyageurs, JORF du 19 juin 1999 ; NOR EQUX9800010L

- Décret n°2001-751 du 27 août 2001 relatif à la recherche de stupéfiants pratiquée sur les conducteurs impliqués dans un accident mortel de la circulation routière, modifiant le décret n°2001-251 du 22 mars 2001 relatif à la partie réglementaire du Code de la route et modifiant le Code de la route, JORF du 28 août 2001 ; NOR EQUS0100214D

- Loi n°2003-87 du 3 février 2003 relative à la conduite sous l’influence de substances ou plantes classées comme stupéfiants, JORF du 4 février 2003 ; NOR JUSX0205970L

- Circulaire CRIM/05/1/G4 du 8 avril 2005 relative à la lutte contre la toxicomanie et les dépendances ; NOR JUSD0530061C


Dernière mise à jour : juin 2015