Rapports d'études

 

Année 2008

Les rapports suivis de l'icône ne sont pas disponibles sous forme papier mais peuvent être téléchargés au format Acrobat.


  • Les centres spécialisés de soins aux toxicomanes et les centres de cure ambulatoire en alcoologie en 2006. octobre 2008

    Les personnes ayant des problèmes d’addiction peuvent bénéficier d’une prise en charge médico/sociale dans un dispositif spécialisé comprenant les centres spécialisés de soins aux toxicomanes et les centres de cure ambulatoire en alcoologie. Ces deux types de structure prendront en 2009 la dénomination commune de centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA).
    Les futurs CSAPA remplissent chaque année un rapport d’activité type, devenu commun aux CCAA et aux CSST en 2004. Ce rapport doit permettre de comprendre et de décrire de façon globale et homogène les caractéristiques des personnes accueillies par ce dispositif spécialisé, ainsi que l'activité de ces centres. La synthèse des données recueillies doit fournir des éléments d’aide à la décision tant au niveau national que local. Elle permet également à chaque CSST/CCAA de se situer par rapport aux moyennes nationales, en nourrissant ainsi la réflexion sur l’activité de chacune des structures de ce dispositif spécialisé.

  • Profils, pratiques des usagers de drogues - ENa-CAARUD. octobre 2008

    Ce rapport présente les résultats de la première enquête nationale, menée au cours du mois de novembre de l'année 2006, auprès des usagers des CAARUD (Centres d'accueil et d'accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues), organismes créés en 2005 par les pouvoirs publics à partir des structures dites de " bas seuil ".
    Cette enquête, du fait de son caractère exhaustif - 114 structures participantes, 3349 usagers interrogés - est la première qui rend compte de manière représentative de la diversité sociodémographique et des modalités de consommation de la fraction la plus marginalisée des usagers de drogues en France.
    La répétition de cette exercice, voué à se reproduire tous les deux ans, permettra un meilleur suivi des tendances en matière de consommation et un repérage approfondi des phénomènes émergents.

  • Les usages de drogues des adolescents parisiens - Tome 2. septembre 2008

    La mairie de Paris et l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) ont initié en 2004 une collaboration visant à mieux connaître les consommations de produits psychoactifs des jeunes adolescents Parisiens âgés de 17-18 ans.
    Un premier travail commun a donné lieu en 2004 à un exercice de l’enquête ESCAPAD (Enquête sur la santé et les consommations lors de l’appel de préparation à la défense) dans la capitale et à une analyse quantitative originale et unique en France de données géographiques infracommunales sur les usages de drogues.
    La collaboration se poursuit aujourd’hui par une analyse détaillée des résultats parisiens de l’enquête nationale ESCAPAD 2005. En opérant une comparaison approfondie des usages de drogues des adolescents parisiens à ceux des habitants des départements de la petite et grande couronne, cette étude met d’abord en évidence que la région Île-de-France est traversée par de grands écarts ouest-est et nord-sud. Au sein de cet ensemble, elle montre que les usages restent déterminés par les conditions de vie matérielles et sociales, et que les jeunes parisiens occupent une position singulière, même si certains comportements s’affranchissent de la barrière du périphérique.
    Ce tableau des usages Parisiens sera complété début 2009 par une étude qualitative qui s’appuiera sur des entretiens auprès de jeunes âgés de 16 à 18 ans résidant à Paris.

  • Démarche Qualité et Accompagnement des Soins aux Usagers de Drogues (DEQUASUD). juillet 2008

    De par son objet et de par la méthodologie employée, l’étude DEQUASUD (DEmarche QUalité et Accompagnement des Soins aux Usagers de Drogues) constitue une première en France.
    S’attachant à évaluer la satisfaction retirée par les usagers de drogues et les médecins d’une prise en charge dans les cabinets de médecine générale du Réseau Micro-Structures d’Alsace (RMS) comparativement à la médecine générale classique, l’étude a aussi tenu compte des dépenses générées par ces deux stratégies d’accompagnement.
    Cette étude coût-utilité multi-critères multi-agents permet ainsi de rendre compte de la supériorité, en terme de coût-utilité, d’une prise en charge psycho-socio-sanitaire proposée par les Micro-Structures alsaciennes par rapport aux cabinets conventionnels.

  • Phénomènes émergents liés aux drogues en 2006 - Huitième rapport national du dispositif Trend. février 2008

    Ce huitième rapport national présente les résultats issus du fonctionnement du dispositif TREND (Tendances récentes et nouvelles drogues) pendant l’année 2006. La synthèse figurant au début du rapport intègre pour sa part les premières observations portant sur l’année 2007. TREND, mis en place en juin 1999, a pour objectif d’identifier et décrire l’évolution des tendances et des phénomènes émergents liés aux produits illicites ou détournés de leur usage. Concernant la période étudiée trois phénomènes méritent une attention particulière :
    - un brouillage croissant des repères s’agissant des produits et des modes d’usage, qui tend à estomper les différences entre l’espace festif et l’espace urbain. De plus en plus de pratiques comme le sniff ou l’injection et de produits comme l’héroïne, la cocaïne ou l’ecstasy, que l’on pensait attachés spécifiquement à un univers donné, se retrouvent là où on ne les attendait pas. Ainsi l’injection dans certains milieux festifs ou l’usage d’ecstasy au sein de couches très marginalisées de l’espace urbain. - le deuxième point marquant est lié au retour significatif de l’usage d’héroïne « brune », non seulement au sein des usagers précarisés mais aussi de certains usagers fréquentant l’espace festif. - enfin, troisième élément, qui s’inscrit pleinement dans les constats établis les années précédentes, la diffusion et l’augmentation de l’usage de cocaïne dans toutes sortes de couches sociales, des plus favorisées au plus marginalisées.
    Hormis ces tendances, le lecteur trouvera dans ce rapport une synthèse, pour chaque grande famille de produits, accompagnée de données quantitatives permettant d’apprécier et de mesurer leur impact sanitaire et social dans la population française.

  • Initialisation de traitements par méthadone en milieu hospitalier et en milieu pénitentiaire. février 2008

    Missionné par la DHOS, la DGS et la MILDT, l'OFDT a mené en 2007 une évaluation d'impact de la circulaire du 30 janvier 2002 qui habilite l'ensemble des médecins exerçant en établissement de santé à proposer un traitement de substitution à base de méthadone aux toxicomanes dépendants majeurs aux opiacés. Le rapport pointe les évolutions observables du point de vue de l'accessibilité de la méthadone et des pratiques médicales en vigueur dans les services nouvellement compétents pour primo-prescrire ce traitement : 107 services hospitaliers identifiés comme prescripteurs et 152 unités de soins intervenant en milieu pénitentiaire (UCSA ou SMPR) en métropole et dans les DOM ont ainsi été interrogés sur leurs pratiques de distribution de la méthadone et sur les conditions de sa prescription, ainsi que sur le profil des patients bénéficiaires de ce mode de prise en charge.
    L'enquête montre que l'accessibilité des traitements à base de méthadone a notablement progressé, même si elle ne s'est pas encore généralisée : six ans après la circulaire, la moitié des services hospitaliers prescripteurs et un tiers des services médicaux intervenant en milieu pénitentiaire (hors CSST) déclarent une part de patients sous méthadone supérieure à 50 %. En outre, les niveaux moyens de prescription initiale en milieu fermé se rapprochent de ceux observés en milieu libre, ce qui semble traduire une certaine homogénéité dans l'application des indications thérapeutiques. Les progrès qui restent à faire portent donc sur l'objectif d'une généralisation effective de l'accès à la méthadone dans l'ensemble des établissements de santé et sur celui d'un relais de prise en charge plus efficace (en particulier à la sortie de prison).

  • Réincarcération et mortalité chez les détenus dépendants aux opiacés : une étude de cohorte prospective (2003-2006). février 2008

    Conduite entre 2003 et 2006 par un groupe de recherche réunissant le RECAMS (Réseau d’Etudes sur les Conduites Addictives, Médicament et Société), Clinsearch, le GIP Recherche Droit et Justice et l’OFDT, l’étude présentée ici a été menée auprès de 507 patients, incarcérés dans 47 maisons d’arrêt (sur 117 en France métropolitaine), soit 46% de la capacité d’accueil pénitentiaire de l’ensemble du territoire.
    L’objectif de la recherche était de tester, de façon prospective sur une durée de 3 ans (de juin 2003 à septembre 2006), la corrélation entre la prise d’un traitement de substitution aux opiacés (par buprénorphine haut dosage ou méthadone) prescrit lors de la première semaine d’incarcération et la réincarcération au cours des 24 mois suivants. Sans être une étude d’impact, elle permet de décrire la population des entrants dépendants aux opiacés, les modalités de leur prise en charge sociosanitaire avant, puis pendant l’incarcération, et leur incidence sur le devenir médical et pénal des patients bénéficiant de TSO.
    L'apport de ce travail consiste d'une part à établir la fréquence de la réincarcération chez les détenus dépendants aux opiacés et à expliciter les facteurs qui lui sont associés ; d'autre part à décrire les différences de profils entre bénéficiaires d’un TSO ou non. Les perspectives de recherche que fait émerger cette étude ont partie liée avec la problématique du suivi socio-éducatif avant l’incarcération, pendant la détention et à la sortie.