Rapports d'études

 

Année 2010

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  • Les carrières de consommation de cocaïne chez les usagers « cachés ». décembre 2010

    Seule une partie des usagers de cocaïne est connue des institutions sociosanitaires ou répressives (le plus souvent des usagers d'héroïne de longue durée sous traitement de substitution qui utilisent occasionnellement ou régulièrement de la cocaïne, ainsi que des personnes le plus fréquemment caractérisées par des situations de grande précarité, usagers de crack notamment).
    Cette enquête qualitative, dont les données ont été recueillies en 2006-2007 dans huit agglomérations françaises, repose sur l'analyse de cinquante entretiens conduits avec des consommateurs appartenant à la population d’usagers « cachée ». À travers les discours des usagers rencontrés, qui se sont longuement confiés, des « carrières type » de consommation ont pu être reconstituées dans leurs différentes étapes (de l'expérimentation du produit aux phases éventuelles de consommation les plus compulsives). En parallèle, l'étude s'est penchée sur le point de vue de ces usagers : leurs perceptions des risques liés à leurs consommations, leurs stratégies pour contrôler et limiter leurs usages et leurs éventuels besoins et recours à des aides.
    Loin des simplifications archétypales qui considèrent qu'il n'existe que deux profils majoritaires d'usagers de cocaïne (l'usager issu de l'élite sociale qui consomme par voie nasale dans des soirées branchées ou pour maximiser ses performances au travail versus l'usager en situation de précarité qui consomme par voie injectable ou fume du crack), cette étude dresse un portrait beaucoup plus complexe et nuancé de cette population largement polyconsommatrice.

  • Données récentes relatives aux traitements de substitution aux opiacés. décembre 2010

    Environ 120 000 personnes sont traitées par Médicaments de substitution aux opiacés (MSO) en 2007 avec – spécificité française – une nette prédominance de la Buprénorphine haut dosage (BHD) (80 % de l'ensemble) devant la méthadone.
    Si l'impact de ces MSO est clairement très positif près de 15 ans après leur mise sur le marché, des mésusages ont aussi pu voir le jour, rendant nécessaire un suivi de la prescription de ces produits.
    C'est dans ce contexte qu'une coopération régulière portant sur l'étude des données de remboursement des MSO s'est mise en place depuis près de 10 ans entre la CNAMTS et l'OFDT.
    Après l'analyse de données locales relatives aux années 1999-2000 (sur 5 sites) puis 2001-2002 (13 sites), une troisième étude porte aujourd'hui sur deux tirages aléatoires au plan national de plus de 4 500 patients bénéficiaires du régime général de l'Assurance Maladie en 2006 puis en 2007.
    Ce nouvel exercice s'attache à décrire les modalités de consommation des MSO sur ces deux années (niveaux de consommation, associations médicamenteuses) mais approche aussi, à travers notamment les durées de traitement, l'intentionnalité des usages (thérapeutique ou non) et précise, le cas échéant, les abus ou détournements rencontrés, en particulier pour les sujets bénéficiant de BHD.
    La période sur laquelle porte cette analyse est charnière du fait notamment de l'élargissement de gamme des MSO (apparition des génériques de la BHD dès 2006) et du renforcement du plan de contrôle de l'Assurance maladie relatif aux consommations de MSO suspects de mésusage. Ceci la rend donc particulièrement intéressante à étudier.

  • Homosexualité masculine et usages de substances psychoactives en contextes festifs gais. septembre 2010

    Cette étude ethnographique portant sur les usages de drogues d'homosexuels masculins en contextes festifs gais repose sur une cinquantaine d'entretiens semi-directifs menés à Paris et Toulouse en 2007-2008. L'étude a concerné une frange d'individus parmi lesquels la probabilité de pouvoir rencontrer des usagers était grande sans prétendre rendre compte de comportements communs à l'ensemble des hommes homosexuels.
    Après avoir montré comment les psychotropes sont expérimentés dans des contextes festifs et collectifs (à l'instar d'autres groupes), le rapport souligne que l'usage de drogues peut pour plusieurs personnes interrogées constituer un support décisif dans la gestion de leur identité sexuelle. Quant à l'adoption de pratiques sexuelles à risque, l'étude conclut que, pour l'échantillon de personnes rencontrées, il n'existe pas de lien causal direct avec l'usage de drogues, d'autres facteurs d'ordre social, psychologique ou liés à des choix personnels semblant bien plus déterminants.
    Compte tenu des termes et descriptions sexuellement explicites employés dans les témoignages recueillis, le lien vers le rapport intégral sera adressé sur demande à un public averti et concerné par ces thèmes de recherche (professionnels et acteurs de prévention notamment).

  • Les CAARUD en 2008 - Analyse nationale des rapports d'activité ASA-CAARUD. juillet 2010

    En 2010, 133 CAARUD sont en activité en France (DOM compris). Ces établissements médico-sociaux assurent l'accueil et l'accompagnement à la réduction des risques pour les usagers de drogues. Les dénominations « premières lignes » ou « bas-seuil » sont souvent utilisées pour qualifier et décrire ces établissements. Les CAARUD sont reconnus par la loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique. Les principales missions dévolues à ce niveau dispositif, étaient anciennement assurées par des structures dites de « RDR » (Réduction Des Risques) qui intervenaient sous différentes formes en « milieu urbain » et lors de rassemblements festifs (« boutiques », « sleep-in », PES - Programmes d'échange de seringues-, stands de RDR en milieu festif…). Cette analyse, porte sur l'activité de 116 CAARUD en 2008.

  • Usages problématiques de cocaïne / crack - Quelles interventions pour quelles demandes ? mars 2010

    Alors que la consommation de cocaïne est entrée depuis le milieu des années 1990 dans une phase d'élargissement de sa diffusion, la prise en charge des consommateurs ne faisait pas jusqu'à récemment partie des priorités des professionnels du soin.
    L'OFDT a souhaité renseigner la question des usages problématiques de cocaïne sous sa forme chlorydrate (poudre) ou base (crack ou free base) et leurs réponses sanitaires.
    Afin de mieux connaître les profils de consommateurs, les problèmes somatiques, psychiatriques ou sociaux en lien avec ces usages, de faire le point sur les demandes des usagers et des difficultés rencontrées une étude qualitative a été menée en 2007-2008 par l'Observatoire régional de la santé de Midi-Pyrénées. Sur trois sites - Paris, Toulouse et la Martinique - deux populations ont été interrogées : d'une part des acteurs des champs hospitalier, médical, médico-social ou social au contact de consommateurs et spécialisés ou non en addictologie et d'autre part des consommateurs de cocaïne sous sa forme poudre ou base.
    La première étude qualitative exploratoire de ce type en France fait notamment apparaître le faible recours au dispositif de soins par les usagers ayant rencontré un problème sanitaire ou social en lien avec cet usage.

  • Composition de l'héroïne et connaissance des usagers - Résultats de l'enquête SINTES Observation (mars 2007 à juin 2008). février 2010

    Quelle est la pureté de l'héroïne réellement consommée par les usagers en France ? Quels sont les produits de coupe effectivement ajoutés dans l'héroïne ? Quel est le prix moyen du gramme ? Quels sont les facteurs pouvant le faire varier ? Comment les usagers estiment-ils la « qualité » de leur produit ?
    Pour apporter des éléments de réponses à ces questions, l'OFDT a mené dans le cadre de son dispositif SINTES (Système d'identification national des toxiques et de substances) une enquête nationale menée auprès de 369 usagers d'héroïne de mars 2007 à juin 2008. Les résultats de ce travail sont ici présentés.
    Basée sur une collecte d'échantillons auprès des consommateurs, cette étude permet de renseigner la composition du produit à un stade où il ne subit plus de coupe. Cette méthodologie présente deux intérêts :
    - faire un lien entre le contexte d'usage et la composition réelle d'un produit illicite bien souvent source de fantasmes ;
    - compléter les informations qu'apportent les saisies effectuées par les services répressifs.

  • Les usages de drogues illicites en France depuis 1999 vus au travers du dispositif TREND. février 2010

    Quelles ont été au cours des dix dernières années les principales transformations du paysage des drogues illicites en France ? Quelles évolutions a-t-on pu observer concernant les produits, les modalités d'usage et les populations concernées ?
    Pour apporter des éléments de réponses, l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies revient sur les données qualitatives et quantitatives recueillies et analysées par le dispositif Tendances récentes et nouvelles drogues (TREND). Créé en 1999 par l'OFDT, TREND est en effet centré sur les populations particulièrement consommatrices de produits illicites et sur lesphénomènes émergents liés à ces usages.
    Les informations fournies par l'ensemble des sites locaux de TREND (Bordeaux, Lille, Marseille, Metz, Paris, Rennes, Toulouse en 2010), le système d'identification national des toxiques et des substances (SINTES) et les nombreuses investigations spécifiques permettent de revenir sur ces grandes mutations.
    À travers douze chapitres, cet ouvrage de synthèse décrit les principaux changements intervenus dans l'espace urbain (structures de première ligne, rue, squats…) et l'espace festif techno.
    Comme la trentaine de rapports d'ores et déjà produits au sein du dispositif TREND, cette publication a pour ambition d'éclairer les différents acteurs du champ (pouvoirs publics et professionnels) dans leurs prises de décisions et d'informer l'ensemble des citoyens.

  • Drogues et usages de drogues en France - État des lieux et tendances récentes 2007-2009. janvier 2010

    Le dispositif TREND (Tendances récentes et nouvelles drogues), mis en place en 1999, s'appuie sur un réseau de sept sites situés en France métropolitaine (Bordeaux, Lille, Marseille, Metz, Paris, Rennes, Toulouse).
    Ce rapport présente une synthèse des résultats des observations réalisées pendant les années 2007 et 2008 ainsi que les premières données à disposition portant sur l'année 2009. Il comporte deux grand volets : une partie transversale qui s'intéresse aux différents groupes d'usagers, aux contextes et aux modes d'usage; et une partie centrée plus particulièrement sur les grandes familles de produits psychotropes (opiacés, stimulants, hallucinogènes, médicaments détournés).
    À côté des tendances de fond enregistrées depuis plusieurs années, comme la continuation de la diffusion de la cocaïne ou la désaffection pour l'ecstasy sous sa forme comprimé, plusieurs phénomènes méritent une attention particulière :
    - la diversification sociale croissante des populations usagères de substances illicites ; - les prises de risques au sein des populations jeunes les plus précarisées ; - la confirmation d'un nouveau cycle de diffusion de l'héroïne après des années de déclin de l'usage consécutif à l'introduction des traitements de substitution.

  • Les usages de drogues des adolescents Parisiens - Étude qualitative - Tome 3. janvier 2010

    Depuis 2004, la Mission de prévention des toxicomanies de la Mairie de Paris et l’OFDT ont entamé une collaboration fructueuse. Deux premiers tomes d’enquête et d’analyse relatifs aux usages de drogues des adolescents parisiens ont ainsi vu le jour en 2004 et 2008.
    Avec ce tome 3 qui paraît cette année, c’est une nouvelle perspective qui est ouverte. En effet, si les deux premiers volets (les réalités parisiennes infra communales puis leur comparaison avec le reste du territoire francilien et national) s’appuyaient sur un même socle méthodologique, ce troisième volet relève d’une approche qualitative et non plus seulement statistique. Ainsi, les hypothèses qui avaient pu être formulées à l’issue des travaux précédents pour tenter d’expliquer les disparités géographiques très marquées des usages de drogues dans Paris intra muros entre jeunes issus de milieux populaires et jeunes issus de milieux favorisés ont été ici mises à l’épreuve. Au travers d’une cinquantaine d’entretiens, ces hypothèses (comme par exemple la possibilité d’une sous-déclaration ou au contraire d’une sur-déclaration volontaires ; la prégnance ou non de motifs culturels proscrivant les consommations des produits psychoactifs ; la difficulté ou non de disposer de lieux sûrs à l’abri des regards parentaux, etc.) ont pu être ainsi confortées. Surtout, sont apparus grâce à ces entretiens d’autres paramètres explicatifs qui n’avaient pas été envisagés auparavant (ainsi, la possibilité ou non pour les jeunes de se projeter dans l’avenir) et qui, en fournissant un regard complémentaire, contrasté et fin sur les usages de drogues des adolescents parisiens, amènent à penser de nouvelles pistes de prévention dont la Mission de prévention des toxicomanies se saisira.