Rapports d'études

 

Année 2014

Les rapports suivis de l'icône ne sont pas disponibles sous forme papier mais peuvent être téléchargés au format Acrobat.

 

    Lors d’une première étude menée par le dispositif SINTES (Système d’identification national des toxiques et de substances) en 2007-2008 sur la composition de l’héroïne, l’OFDT avait pu documenter plusieurs aspects de la question et notamment la pureté de l’héroïne réellement consommée par les usagers en France, les produits de coupe effectivement ajoutés, le prix moyen du gramme payé par l’usager et les facteurs pouvant le faire varier.
    À la suite d’évolutions intervenues dans le marché de l’héroïne en France, il a paru important de mener une nouvelle enquête nationale sur ce produit. Celle-ci a concerné 374 usagers d’héroïne qui, de novembre 2010 à décembre 2011, ont cédé un échantillon d’héroïne dont ils avaient auparavant consommé une partie. Cette nouvelle édition a non seulement permis d’observer une baisse notable de la pureté de l’héroïne pendant la période d’enquête, mais elle a également permis de quantifier la totalité des opiacés actifs contenus dans les échantillons, ce qui n’avait pas été fait lors de l’étude précédente. En outre, ce travail, réalisé autour de sept agglomérations françaises, met clairement en évidence l’hétérogénéité des marchés locaux en France. Enfin, comme lors de la première édition, l’étude s’est également intéressée à la perception qu’avaient les usagers de la substance qu’ils avaient consommée.
    Reposant sur une collecte d’échantillons auprès des consommateurs, la méthodologie du dispositif SINTES présente deux intérêts :
    - Faire un lien entre le contexte d’usage et la composition réelle d’un produit illicite bien souvent source de fantasmes.
    - Compléter les informations qu’apportent les saisies effectuées par les services répressifs (sur l’ensemble du trafic des produits circulants) avec les analyses de produits collectés directement auprès de l’usager, c’est-à-dire à un stade où ils ne subissent plus de coupe.

 

  • Comparaison du jeu de hasard et d’argent dans la population générale en France et au Québec. mai 2014

    L’enquête sur les habitudes de jeu des Québécois (ENHJEU-Québec, 2009) s’est déroulée entre le 8 juin et le 27 août 2009 à l’aide d’entrevues téléphoniques effectuées auprès d’un échantillon de 11 888 adultes, représentatif de la population du Québec. En France, l’enquête 2010 du Baromètre santé de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES), organisée entre le 22 octobre 2009 et le 3 juillet 2010, a intégré un volet sur les jeux d'argent et de hasard (JHA) analysé en partenariat avec l’OFDT. La collecte de données a été effectuée auprès de 27 653 personnes âgées de 15 et 85 ans.
    Ce rapport évalue, d’une part, la prévalence des JHA parmi la population adulte âgée de 18 à 75 ans en France et au Québec et, d’autre part, dresse un portrait comparatif des pratiques de JHA des joueurs assidus, c’est-à-dire ceux qui affichent une implication soutenue dans le jeu soit par la fréquence de participation soit par la dépense au jeu.

  • Les CAARUD en 2010 - Analyse des rapports d’activité annuels standardisés ASA-CAARUD. avril 2014

    Ce rapport présente la synthèse de la partie standardisée des rapports d’activité des CAARUD (Centre d’accueil et d’accompagnement a la réduction des risques pour usagers de drogues) pour l’année 2010 et concerne 118 structures sur les 133 alors répertoriées.
    Ce document de synthèse décrit les moyens financiers et humains mis en œuvre, globalement et en moyenne par établissement, les grands modes d’organisation des services et tente de rendre compte, a l’aide d’indicateurs quantitatifs, de l’activité réalisée et du service rendu.
    Il souligne la disparité importante des structures selon leur implantation plutôt urbaine ou plutôt rurale. L’investissement ou non des équipes dans la réduction des risques auprès des populations festives est également une source de différenciation entre structures.

  • Nouveaux modes de socialisation des jeunes publics adultes en espaces ouverts autour de consommations d’alcool. mars 2014

    Afin de mieux en percevoir les enjeux en termes de besoins préventifs, la Mairie de Paris a souhaité qu’une étude soit menée autour du thème des alcoolisations en espaces ouverts des grands adolescents et des jeunes adultes.
    Réalisée durant l’été 2011 par le pôle TREND de l’OFDT et par l’association Charonne, par ailleurs coordination locale parisienne du réseau TREND, cette étude a donné lieu à la rencontre dans cinq lieux parisiens différents de près de 50 jeunes de 17 à 35 ans, qui ont été interrogés à l’occasion d’entretiens semi-directifs sur leurs pratiques de sorties, les contextes et les caractéristiques de leurs consommations d’alcool en milieux ouverts.
    Ce rapport qui fait suite à une première note mise en ligne en 2012 rend compte de l’hétérogénéité des populations interrogées selon les lieux de rassemblements et les statuts professionnels ainsi que de leurs motivations. Il revient sur les usages des personnes rencontrées ainsi que sur la perception des risques par les jeunes, leurs stratégies face aux dangers encourus et leur regard sur les campagnes de prévention visant les consommation d’alcool. Il met ainsi en évidence la difficulté de poser des repères qui puissent être audibles par ce jeune public qui entend profiter de sa jeunesse et considère l’expérience comme le facteur essentiel à la maîtrise des quantités d’alcool absorbées.