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Cigarette électronique

La cigarette électronique ou e-cigarette, encore appelée vapoteuse (ou vape), est un dispositif électronique qui génère, à partir de mélanges de substances chimiques appelés e-liquides, un aérosol (fréquemment appelé à tort vapeur) destiné à être inhalé.

Il existe un grand nombre et plusieurs générations de dispositifs électroniques destinés au vapotage. Ils sont constitués de différentes parties fonctionnelles, de conformation, matériau et caractéristiques variables, plus ou moins indépendantes les unes des autres et plus ou moins remplaçables. Leurs caractéristiques déterminent une part des sensations de la personne qui vapote. Par exemple, la sensation de picotement dans la gorge et la bouche provoquée par la nicotine et appelée « hit » par les fumeurs de tabac, varie selon les dispositifs et la composition des e-liquides utilisés.

La cigarette électronique est constituée de trois éléments principaux.

  • Un atomiseur  (ici, atomiser signifie disperser). Il contient une résistance d’intensité variable qui chauffe le liquide et une mèche qui amène ce dernier à la résistance par capillarité. La résistance peut être constituée de différents métaux qui ne présentent pas tous les mêmes propriétés : kantal (alliage fer-chrome-aluminium), acier, inox, nickel ou encore titane.
  • Une batterie qui alimente la résistance. Rechargeables en dehors des cigarettes à usage unique, les batteries sont de puissances diverses.
  • Un réservoir (qui contient du e-liquide) avec une entrée d’air et une sortie pour la vapeur lors de l’inspiration (par un embout buccal).

Le dispositif est dit « ouvert » lorsque le réservoir est rempli manuellement à partir d’un flacon de recharge. Il est dit « fermé » lorsqu’il utilise une cartouche d’e-liquide préremplie et jetable (pod) ou lorsque la cigarette électronique, elle-même préremplie, est à usage unique (puff, interdite en France depuis le 24 février 2025).

Lorsque l’atomiseur est activé, la résistance chauffe et vaporise les différents composants des e-liquides, sans atteindre leurs températures de combustion respectives. En refroidissant, la vapeur ainsi produite se condense partiellement en très petites particules liquides en suspension parmi les molécules restées à l’état de vapeur, formant ainsi un aérosol. La température de chauffage dépend de nombreux paramètres (résistance, puissance de la batterie, matériaux de la résistance). Elle est réglable sur certains dispositifs. Elle doit être adaptée à la composition du e-liquide (pour obtenir une vaporisation sans combustion) et elle détermine une part des sensations et des risques liés au vapotage. Les températures de chauffage utilisées sont généralement comprises entre 100 et 400°C.

Point de vocabulaire

Pour désigner la cigarette électronique, la littérature scientifique utilise aussi les termes de electronic nicotine delivery systems (ENDS), traduit par « système électronique de délivrance de nicotine » (SEDEN), même si tous les e-liquides ne contiennent pas de nicotine, en référence à leur fonction d’alternative à la consommation de tabac fumé. On parle éventuellement aussi de SEDESN (…sans nicotine).

Risques pour la santé

L’usage de la cigarette électronique expose aux risques liés à l’inhalation des composés chimiques présents dans les aérosols. Les risques du vapotage pour la santé sont évoqués au terme Vapoter/Vapotage.

Cadre légal de la cigarette électronique

Le cadre légal de la cigarette électronique est détaillé dans la synthèse des connaissances qui lui est consacrée.

Pour aller plus loin

Voir aussi :  e-liquide, Fumer/Fumée, Inhalation, Vapoter/Vapotage