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e-liquide

On désigne par e-liquides, les mélanges de substances chimiques destinés à être inhalés sous forme d’aérosol à l’aide d’une cigarette électronique.

Produits de manière industrielle, les e-liquides commercialisés sont conditionnés en cartouches préremplies (ou pods) destinées à des cigarettes électroniques à dispositif dit « fermé » ou en flacon de recharge destinés à remplir manuellement des dispositifs dits ouverts. Les puffs, cigarettes préremplies à usage unique, sont interdites en France depuis le 24 février 2025.

Les e-liquides contiennent principalement :

  • un solvant organique, comme support de dilution, essentiellement un mélange de glycérine végétale (GV, composée presque uniquement de glycérol) et de propylène-glycol (PG) et parfois de l’eau ou de l’éthanol. Le rapport GV/PG est choisi en fonction des sensations physiques et de l’aspect de la vapeur attendus ;
  • des molécules aromatiques (tabacs blonds, bruns, fruits, bonbons, menthe, etc.). Certains composés peuvent également donner des sensations rafraîchissantes ;
  • pour certains, de la nicotine (responsable de la dépendance au tabac) à une concentration variable, inférieure à 20 mg/ml pour les produits du marché légal ;
  • des additifs variés.

Certains e-liquides présents sur le marché, contiennent du CBD. Enfin, des e-liquides contenant du THC (principale molécule psychoactive du cannabis et dont la vente et la consommation sont illicites en France) sont proposés à la vente sur Internet. À la marge, il existe également une offre de e-liquides contenant des cannabinoïdes de synthèse (drogues de synthèse illicites qui présentent des effets proches de ceux du THC, mais le plus souvent, beaucoup plus puissants). Ces e-liquides, en général vendus sous des appellations commerciales (comme PTC-Pète ton Crâne, Mad Hatter, Buddha Blues, etc.), parfois sans mention des molécules qu’ils contiennent, sont à l’origine d’un nombre croissant d’intoxications.

Certains utilisateurs expérimentés assemblent eux-mêmes les différentes substances pour créer leur propre e-liquide à base de molécules légales ou illégales.

Les risques pour la santé liés aux composés habituellement présents dans les e-liquides sont évoqués au terme Vapoter/Vapotage.

Le code de la Santé publique (art. L 3513-1 à L 3513-19) et la directive européenne 2014/40/UE réglementent spécifiquement les produits de vapotage et leurs usages. Le code de la Santé publique intègre des règles de sécurité portant sur les e-liquides contenant de la nicotine, proposés à la vente, notamment :

  • l’interdiction de certains composants rendant le vapotage plus attractif ou favorisant l’absorption de nicotine ;
  • la dose de nicotine limitée à 20 mg/ml et le volume des flacons de recharge limité à 10 ml. Le volume maximal des flacons de recharge à usage unique ne doit pas dépasser 2 ml. Le taux de nicotine doit être indiqué sur le contenant en mg par ml ;
  • l’obligation pour les fabricants et les importateurs de transmettre aux autorités compétentes (l’Agence nationale de sécurité, de l’alimentation, de l’environnement et du travail, ANSES), préalablement à toute commercialisation sur le territoire européen, un certain nombre d’informations sur les caractéristiques, la composition et les émissions des produits.

La directive européenne ne se limite pas aux produits de vapotage contenant de la nicotine, et impose une obligation de notification aux autorités compétentes, préalable à la vente, des informations concernant la composition, les caractéristiques et les émissions des produits de vapotage.