Certains composés présents dans la plante ne subissent pas de transformation. Ils sont simplement vaporisés sous l’effet de la chaleur, comme la nicotine et les nitrosamines spécifiques du tabac. D’autres comme les métaux lourds que la plante a tiré du sol pendant sa croissance, sont libérés lors de la combustion (cadmium, chrome, nickel…).
Enfin, la combustion s’accompagne d’une réaction de pyrolyse, plus ou moins importante. Cette réaction, distincte d’une combustion, résulte du chauffage d’une substance organique, dans certaines conditions, sans oxygène ou dans un milieu très pauvre en oxygène. Elle ne produit ni flamme, ni chaleur propre, mais dégage des produits de dégradation, similaires dans l’ensemble à ceux qui se dégagent d’une combustion incomplète, particulièrement des goudrons et de l’acroléine, substance très irritante pour les voies respiratoires. La pyrolyse est la principale réaction chimique pourvoyeuse de composés nocifs lors de la consommation du tabac chauffé.
La fumée générée par une cigarette de tabac est celle dont la composition est la mieux connue. Elle contient, en plus de la nicotine, plus de 7 000 composés connus, dont au moins 70 molécules sont cancérigènes, comme le benzène, le formaldéhyde, l’acétone… Un certain nombre de composés chimiques, comme l’acide cyanhydrique sont responsables d’inflammation des voies respiratoires. Les goudrons, qui contiennent eux-mêmes une part de ces nombreuses substances toxiques, entraînent des lésions de l’appareil respiratoires, en adhérant aux parois…
Différence entre fumée et vapeur
Des alternatives à la production de fumées (par combustion) se sont développées, au profit d’aérosols comme la cigarette électronique pour le tabac ou de vapeurs comme les vaporisateurs pour le cannabis. En effet, alors que la combustion est une réaction chimique qui produit de nouveaux composés, la vaporisation par chauffage est un changement d’état (physique) de la matière, sans production de nouvelles molécules. Par contre, la vapeur contient encore les molécules toxiques présentes dans le produit et éventuellement celles liées au conditionnement du produit final consommé (solvants ou molécules aromatiques des e-liquides, papier et additifs de la cigarette par exemple) ou au mode d’usage (bang artisanal en plastique, par exemple).