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Thématique : Problèmes de santé et mortalité

Substance considérée : Produit non spécifié

 

Évolution du nombre de découvertes de séropositivité VIH attribuées à l’injection de drogues depuis 2010

 

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Constat

En 2017, 127 découvertes de séropositivité au VIH sont attribuées à l’injection de drogues, soit 2 % de l’ensemble des découvertes. Le nombre de ces découvertes chez les UDVI a diminué de 40 % entre 2010 et 2017. Il s’agit d’hommes dans 75 % des cas en 2016.
Parmi les découvertes de séropositivité sur la période de janvier 2017 à septembre 2018, un antécédent de sérologie VIH de moins d’un an est déclaré par 27 % des UDI, tandis que pour 64 % d’entre eux il s’agit d’un premier test VIH. La proportion de diagnostic à un stade avancé est élevée chez les UDVI (46 % versus 28 % parmi l’ensemble des découvertes). La part des infections récentes (dans les 6 mois avant le diagnostic) concerne un quart des découvertes de séropositivité chez les UDI.  La part des co-infections par le VHC est de 75 % et celle des co-infections par le VHB de 16 % chez les UDVI, autant ont une co-infection par une infection sexuellement transmissible bactérienne. Plus des deux tiers d’entre eux (71 %) sont nés à l’étranger, principalement en Europe de l’Est et du Centre.

Remarques méthodologiques

Le suivi de l’évolution épidémiologique de l'infection par le VIH et du sida fait partie des missions de Santé publique France.

Depuis 2003, dans le cadre de la notification obligatoire anonymisée de l’infection à VIH, toutes les découvertes de séropositivité doivent être déclarées par les biologistes et les cliniciens. Cette déclaration est couplée à la surveillance sérologique du VIH. Depuis 2016, cette déclaration s’effectue en ligne afin d’en améliorer l’exhaustivité.

A partir du nombre de cas déclarés, l’estimation du nombre de découvertes de séropositivité prend en compte les délais de déclaration et la sous-déclaration du VIH. Suite à un changement de la méthodologie en 2018, la série de données n’est disponible qu’entre 2010 et 2017. Les estimations de cette nouvelle série se situent à des niveaux supérieurs par rapport aux anciennes estimations.

Le mode de contamination « rapports sexuels entre hommes et usage de drogues » n’est pas pris en compte ici.

Liens utiles

https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/infections-sexuellement-transmissibles/vih-sida

Santé publique France (2018). Surveillance du VIH/sida. Données disponibles au 26 novembre 2018. Saint-Maurice, Santé publique France, 38 p.
http://www.corevihest.fr/ckfinder/userfiles/files/Autres/Surveillance-VIH-sida.pdf


 

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Dernière mise à jour : novembre 2019