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Drogues et conduites addictives à Saint-Martin et Saint-Barthélemy

Une étude qualitative conduite à Saint Martin et Saint Barthélemy met en lumière les spécificités d’usage de la cocaïne et du cannabis dans ces collectivités ultramarines. Elle souligne également l’impact des contextes locaux (activité festive, ancrage culturel de la consommation de cannabis, présence de publics précaires…) sur les pratiques observées.

C’est au travers du projet d’observation des usages de drogues en outre-mer (OUDOM) que l’OFDT présente des résultats inédits sur les pratiques d’usages de substances psychoactives, ainsi que sur le trafic local de ces substances, à Saint-Martin et Saint-Barthélemy. En plus des usagers, les auteurs de l’étude ont interrogé des représentants des forces de l’ordre et des professionnels du secteur socio-sanitaire.

Des points de vente identifiés et des circuits parallèles

Le trafic local à Saint-Martin, avec ses points de vente identifiés, s’y développe de plus en plus selon des modèles de groupes criminels structurés, et avec des connexions au niveau international. À Saint-Barthélemy, le même type de points de vente identifiés existe, mais les modalités d’approvisionnement des touristes fortunés sont plus difficiles à observer.

Dans les deux collectivités, les usages de cannabis s’avèrent relativement répandus, sous forme d’herbe bien plus que de résine, et avec un approvisionnement par le biais de l’importation. Si qualité et tarifs varient, ces derniers sont généralement supérieurs aux tarifs hexagonaux.

Une cocaïne particulièrement bon marché

C’est l’inverse pour la cocaïne, dont les prix sur les deux îles sont bien inférieurs à ceux observés dans l’hexagone, alors que la teneur en principe actif y est supérieure. Ces deux caractéristiques favorisent la popularité de cette substance à Saint-Martin et Saint-Barthélemy, tout comme la « culture festive » et la facilité d’approvisionnement. Les saisonniers forment un public particulièrement touché. La consommation de crack, elle, ne concerne que des publics très précaires.

Côté prise en charge, l’offre est particulièrement limitée : il n’existe qu’un seul centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA), situé à Saint-Martin.

Type de publication
Tendances
171
Date de publication
Langue
Français
Auteur(s)
LONGUET
Inès
TINVAL
Delphine
Nombre de pages
8
Drogue(s) et addiction(s)
Cannabis
Cocaïne et crack
Thématiques
Offres et marchés
Politiques publiques et offres de soins
Prévention/Réduction des risques
Prise en charge sanitaire et médico-sociale
Population(s) spécifique(s)
Adultes
Femmes / Hommes
Publics précaires
Territoires
Outre-Mer
Dispositif d'enquête et d'observation
Enquêtes sociologiques et qualitatives
Système d’alerte sanitaire