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- Fiche régionale en Île-de-France 2025
Usages et conséquences liés aux produits psychoactifs en Île-de-France en 2025
Le même constat s’impose concernant l’alcool : tandis que les adultes de la région se démarquent quasi-systématiquement des autres régions par des prévalences d’usage plus faibles (5,3 % d’usage quotidien vs 7,0 %). En termes de conséquences des usages, la région Île-de-France affiche des taux de mortalité prématurée liée à l’alcool (maladie alcoolique et accident de la route) les plus bas de France hexagonale (5,2 décès pour 100 000 habitants de 35-64 ans vs 7,9).
La population adulte d’Île-de-France présente des niveaux d’usage quotidien de tabac en deçà de la moyenne nationale chez les adultes (19,6 % vs 23,1 %), et moindre parmi les adolescents pour l’usage quotidien de tabac et de cigarette électronique (respectivement 11,6 % vs 15,6 %, 5,1 % vs 6,2 %). Dans ces contextes d’usage, les mortalités liées aux cancers des voies pulmonaires, des voies aérodigestives et autres maladies respiratoires sont elles-mêmes bien en dessous de la moyenne nationale (20,8 décès par cancer du poumon pour 100 000 habitants de 35-64 ans vs 30,9).
Pour le cannabis, les niveaux relevés parmi la population adulte ne se différencient peu de la moyenne nationale, à l’exception de l’expérimentation légèrement moins répandue dans la région (49,1 % vs 50,4 %), alors que ceux des jeunes de 17 ans sont moindres (expérimentation et usage régulier). Les prévalences d’expérimentation des autres produits illicites sont quant à elles proches de la moyenne nationale, à l’exception du LSD en population adulte (3,6 % vs 4,6 %), de la cocaïne, du poppers, de la kétamine et de la MDMA en population adolescente, qui sont en dessous de la moyenne nationale.
En revanche, les mises en cause pour usage de stupéfiants, pour trafic, et les amendes forfaitaires délictuelles pour usage se situent à des niveaux bien supérieurs à ceux observés en France.