Un appel téléphonique de l'institut IPSOS, de la part de l'OFDT ?
Nous réalisons actuellement le 7e exercice d'EROPP, une enquête entièrement anonyme visant à mesurer l'impact du phénomène des drogues et des addictions en France. En y participant, vous aidez à l'orientation des futures politiques publiques sur le sujet. Merci de votre contribution.
Paris sportifs chez les jeunes : motivations et trajectoires
L’étude « Paris sportifs problématiques chez les jeunes : trajectoires, incitations, motivations » (PProJeTIM) est une enquête qualitative menée par entretiens auprès de 51 mineurs et jeunes majeurs en France.
L’étude PProJeTIM met en exergue différents points clés sur l’initiation et l’évolution des pratiques de paris sportifs chez les jeunes en France, de l’adolescence aux premières années de l’âge adulte.
Normalisation et acculturation. L’entrée dans le jeu s’appuie sur une phase d’acculturation où la pratique est normalisée par l’entourage familial, l’exposition publicitaire et l’influence des réseaux sociaux.
Contournement de la législation. Les mineurs accèdent aux paris sportifs sur des applications de jeu en ligne grâce au concours d’adultes de la famille, ou en points de vente. Cela facilite l’apprentissage précoce et le contournement de l’interdit légal de jeu des mineurs.
Vecteur de socialisation et transmission par les pairs. Le cercle amical agit comme un puissant moteur d’initiation, transformant le pari sportif en une activité fédératrice et un outil de socialisation essentiel au sein du groupe.
Dualité des motivations. Les pratiques oscillent entre le pari « hédonique », centré sur le plaisir ludique et la socialisation amicale, et une recherche rationalisée de profit, où le parieur mobilise des outils d’analyse et des pronostiqueurs pour tenter de limiter l’aléa.
Spécificités des pratiques féminines. Chez les jeunes femmes, le pari est souvent ponctuel, motivé par des raisons relationnelles et fréquemment assisté par un homme (conjoint ou ami), tout en étant sujet à une stigmatisation sociale et à des stéréotypes de genre plus marqués.
Risques de basculement vers le jeu excessif. Certains jeunes, voyant le pari comme une solution à leurs difficultés socio-économiques, s’enferment dans des pratiques excessives qui affectent leur santé et contribuent à un isolement social.
Diversité des trajectoires de parieurs. L’étude identifie différents profils — du novice à l’amateur, en passant par le joueur « sociable » ou celui ayant une visée lucrative quasi-professionnelle — structurés selon l’intensité de la pratique et l’esprit critique.
Processus de désengagement. La sortie du jeu, souvent impulsée par un « déclic », requiert une introspection, la déconstruction des représentations positives du pari et un soutien crucial de l’entourage proche, notamment des mères ou des conjointes.