Les carrières de consommation de cocaïne chez les usagers « cachés »

 

Les carrières de consommation de cocaïne chez les usagers « cachés »

OFDT, 274 p.
Décembre 2010.

Seule une partie des usagers de cocaïne est connue des institutions sociosanitaires ou répressives (le plus souvent des usagers d'héroïne de longue durée sous traitement de substitution qui utilisent occasionnellement ou régulièrement de la cocaïne, ainsi que des personnes le plus fréquemment caractérisées par des situations de grande précarité, usagers de crack notamment).
Cette enquête qualitative, dont les données ont été recueillies en 2006-2007 dans huit agglomérations françaises, repose sur l'analyse de cinquante entretiens conduits avec des consommateurs appartenant à la population d’usagers « cachée ». À travers les discours des usagers rencontrés, qui se sont longuement confiés, des « carrières type » de consommation ont pu être reconstituées dans leurs différentes étapes (de l'expérimentation du produit aux phases éventuelles de consommation les plus compulsives). En parallèle, l'étude s'est penchée sur le point de vue de ces usagers : leurs perceptions des risques liés à leurs consommations, leurs stratégies pour contrôler et limiter leurs usages et leurs éventuels besoins et recours à des aides.
Loin des simplifications archétypales qui considèrent qu'il n'existe que deux profils majoritaires d'usagers de cocaïne (l'usager issu de l'élite sociale qui consomme par voie nasale dans des soirées branchées ou pour maximiser ses performances au travail versus l'usager en situation de précarité qui consomme par voie injectable ou fume du crack), cette étude dresse un portrait beaucoup plus complexe et nuancé de cette population largement polyconsommatrice.

Auteurs :
Catherine Reynaud-Maurupt, Emmanuelle Hoareau

Télécharger le fichier PDF (904 Ko)