Rapports d'études

 

Année 2016

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    Alors que les usages de cannabis des adolescents sont supérieurs à la moyenne nationale en Midi-Pyrénées, une campagne de sensibilisation et de repérage des usages problématiques de la substance a été lancée au printemps 2016 par le rectorat de Toulouse auprès des lycées publics de l’académie. Confiée aux soins des infirmiers scolaires des établissements, la campagne d'une durée de deux semaines avait pour but d’engager le dialogue avec les élèves en visite à l’infirmerie au sujet du cannabis, sous le sceau du secret professionnel. Il s'agissait d’identifier de façon objectivée les jeunes potentiellement en difficulté avec leurs usages pour mieux les orienter vers les services d’aide.
    Cette expérience pilote baptisée RepCan, programme de repérage précoce des usages problématiques de cannabis chez les lycéens, a fait l’objet d’une évaluation à court-terme à la demande du service médical du rectorat de l’académie de Toulouse. Cette étude, portant sur le processus mis en place et les premiers résultats observables, est présentée dans ce rapport.

 

    Le projet européen d'enquêtes scolaires sur l'alcool et les autres drogues (ESPAD) permet de recueillir des données comparables sur la consommation de drogues parmi les élèves âgés de 16 ans et de documenter, pour chaque pays, les variations de la diffusion des produits psychoactifs chez les adolescents sur une longue période. Ce document de synthèse présente les principales évolutions des usages (tabac, alcool, cannabis…) en France ainsi que les tendances récentes observées au sein des pays européens entre les deux dernières enquêtes 2011 et 2015.

 

    Les décès par surdose, qui touchent surtout des jeunes, constituent avec les taux de mortalité des usagers problématiques de drogues, un des indicateurs épidémiologiques mis en place par l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies. L’objectif de ce travail entrepris par l’OFDT est de dresser un état des lieux des sources d’information sur les décès par surdose en France. Afin de mieux comprendre l’évolution du nombre de ces décès et de s’interroger sur la qualité des données, le circuit de l’information des décès par surdose à partir du certificat de décès est d’abord analysé. Dans un deuxième temps, le rapport revient sur les deux sources d’information des décès par surdose en France : celui fourni par le CépiDc (INSERM) et le registre spécifique DRAMES (ANSM). Les atouts et les limites de ces deux systèmes d’information sont présentés avant que ne soient proposées des pistes d’amélioration en termes de qualité des données. Enfin, l’étude du processus de certification des décès et des sources d’informations des décès par surdose dans des pays voisins (Royaume-Uni, Allemagne, Espagne, Belgique) permet de replacer les données françaises dans le contexte européen, en comparant les nombres de décès, les substances impliquées, mais aussi les systèmes d’information sur les décès et les modes de codage.

 

    Soutenue par la Direction générale de la santé, une expérimentation de deux nouvelles trousses de réduction des risques, les kits EXPER’ 1 ml et 2 ml, a débuté au mois d’avril 2015 dans quatre Centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues (CAARUD) ainsi qu’auprès de la file active du programme de réduction des risques (RdR) à distance. Cette expérimentation avait pour objectif de mettre à la disposition des usagers de drogues pratiquant l’injection injecteurs du matériel plus sûr et efficace en vue d’une réduction des risques infectieux, fongiques et bactériens. L’accueil rencontré par ces nouveaux kits est ici examiné à partir d’une enquête sociologique par observations ethnographiques et entretiens individuels approfondis. Celle-ci a été conduite directement auprès des usagers par l’OFDT. Le présent rapport restitue les résultats de cette enquête et met en exergue quels sont les critères d’acceptabilité du matériel pour les usagers.

 

    En dépit de prévalence non négligeables, les usages détournés de médicaments chez les jeunes sont encore peu documentés. On manque d’informations concernant les modes d’accès aux médicaments psychotropes, les motivations des jeunes et plus globalement leurs parcours de consommation de ces substances. Afin d’apporter des éclairages sur ces pratiques, l’OFDT, en partenariat avec le Centre Émile Durkheim de l’Université de Bordeaux, a conduit une enquête sociologique interrogeant des jeunes de moins de 25 ans se livrant à un usage détourné de médicaments psychotropes.
    Centrée sur le point de vue des jeunes consommateurs, l’étude se propose de documenter leur représentations des médicaments, leurs motivations à en faire un usage détourné et les risques perçus. Les stratégies d’accès aux médicaments, les contextes et modalités d’usages, les dommages vécus ainsi que l’évolution des consommations sont également examinés. Globalement, il s’agit de mieux comprendre l’expérience et la dynamique des trajectoires de consommation des jeunes et d’analyser en quoi elles se différencient ou pas des autres usages de substances psychoactives.