Rapports d'études

 

Année 2021

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      L’usage des médicaments antalgiques opioïdes (MOA) dans le cadre des traitements de prise en charge de la douleur met en tension deux priorités de santé publique : le soulagement des patients en proie à des douleurs et la prévention des conduites addictives. L’introduction de ces traitements dans les années 1990 a constitué une avancée majeure dans l’offre thérapeutique française. Toutefois, l’implication des MOA dans la crise des opioïdes aux États-Unis et au Canada (1999-2009) a ravivé la défiance autour de leur utilisation.
      Cette revue de la littérature internationale (principalement clinique), rappelle que les MOA sont efficaces à court terme (un à six mois) pour soulager les patients en souffrance, mais que les bénéfices des MOA à moyen et long terme (plus de six mois) ont été peu évalués. La littérature établit que certains patients sont affectés par le stigmate social associé aux MOA, ce qui peut amener certains à arrêter le traitement et à s’exposer à des risques pour leur santé. Les médecins prescripteurs de MOA expliquent être confrontés à une décision thérapeutique complexe. Face à des malades rapportant des douleurs dites « invisibles », ils se heurtent à la difficulté d’apprécier la souffrance et d’évaluer les risques/bénéfices associés aux MOA.