Pour toute impression ou sauvegarde, ouvrir la version Word de cette page.

Thématique : Problèmes de santé et mortalité

Substance considérée : Produit non spécifié

 

Évolution du nombre de décès au stade sida chez les usagers de drogues par voie injectable depuis 1998

 

graph02.gif

Constat

En 2016, 36 décès de personnes atteintes de sida sont survenus parmi des personnes contaminées par l’usage de drogues par voie injectable. En 2017, 22 % de l’ensemble des décès au stade sida sont survenus chez des personnes contaminées par l’usage de drogues.
L’introduction des traitements par trithérapie en 1996 a permis de réduire très fortement le nombre de décès par sida chez les usagers de drogues par voie injectable (UDVI). Puis, le nombre de décès a poursuivi sa baisse mais à un rythme plus lent, reflet différé de la nette diminution des contaminations par le VIH chez les UDVI liée aux interventions de réduction des risques et des dommages (notamment l’autorisation de la vente des seringues en 1987 et la diffusion des traitements de substitution aux opioïdes à partir de 1995). Depuis 2009, le nombre de décès au stade sida parmi les UDVI est sous le seuil de 100 décès par an.
L’augmentation constatée en 2002 (308 cas) doit être replacée dans le contexte de l’augmentation de l’ensemble des décès par sida.
La proportion des UDVI parmi l’ensemble des décès au stade sida fluctue autour de 25 % depuis 2003 avec une très légère tendance à la baisse. Cette proportion est nettement plus élevée que celle des UDVI parmi les nouvelles découvertes de VIH (2 % en 2017) et celle des UDVI parmi les nouveaux cas de sida (4 % parmi les cas diagnostiqués en 2017). Ceci s’explique par des contaminations plus anciennes, mais aussi une plus forte mortalité liée aux hépatites virales, au tabac et à l’alcool chez les personnes contaminées par l’usage de drogues comparativement aux autres personnes séropositives décédées..

Remarques méthodologiques

Le suivi de l’évolution épidémiologique de l'infection par le VIH et du sida fait partie des missions de Santé publique France.

Dans le cadre de la notification obligatoire anonymisée du sida, tous les décès au stade sida, qu’ils soient ou non liés au sida, doivent être déclarés par les médecins. Depuis 2016, cette déclaration s’effectue en ligne afin d’en améliorer l’exhaustivité.

L’exhaustivité de la notification des décès de personnes au stade sida a été estimée à environ 55 % pour la période 2007-2009 (son estimation repose sur l’hypothèse d’une exhaustivité moindre de 5 % par rapport à l’exhaustivité des cas de sida) contre 75 à 85% dans les années 1990 (source : Santé Publique France).

Le mode de contamination « rapports sexuels entre hommes et usage de drogue » n’est pas pris en compte ici.

Liens utiles

https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/infections-sexuellement-transmissibles/vih-sida

Lert F., Paye A., May T., Tron L., Salmon D., Roussillon C., Chêne G., Morlat P. (2016) Caractéristiques sociales et comportementales des personnes séropositives pour le VIH décédées en 2010 en France métropolitaine : quelles implications pour la prise en charge ? BEH - Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire, n° 41-42, p. 749-754.

 

 

Retour page principale

Haut du document

Dernière mise à jour : novembre 2019