Pour toute impression ou sauvegarde, ouvrir la version Word de cette page.

Type de source : Statistiques et enquêtes sanitaires et sociales

Type de substance considéré : Drogues illicites

Population concernée : Population institutionnelle / Institutions sanitaires et sociales

 

Enquête sur la prise en charge des toxicomanes dans le système sanitaire et social

 

Accès rapides :

- Organisation et financement
- Objectifs
- Méthodologie
- Observations
- Synthèse
- Pour en savoir plus

 

Organisation et financement

haut du document

Maître d'oeuvre

Direction de la Recherche, des Études, de Évaluation et des statistiques (DREES) (Ministère de la Santé, de la Famille et des Personnes Handicapées)

Responsable

Vanessa Bellamy - DREES - Immeuble Nord Pont, 7, place des 5 martyrs du lycée Buffon 75015 PARIS

Financement et collaboration

Directions Régionales des Affaires Sanitaires et Sociales (DRASS)
Direction Générale de la Santé (DGS) (Ministère de la Santé, de la Famille et des Personnes handicapées)
Direction de l’Hospitalisation et de l’Organisation des Soins (DHOS) (Ministère de la Santé, de la Famille et des Personnes Handicapées)

Objectifs

haut du document

- dénombrer les usagers de drogues qui s’adressent aux établissements sanitaires et sociaux ;
- améliorer les connaissances sur leurs caractéristiques socio-démographiques, leurs consommations
- aider à la décision et à l’élaboration de la politique de prise en charge de la population des usagers de drogues ayant recours au dispositif de soins ;

Méthodologie

haut du document

Périodicité

Annuelle jusqu’en 1997 - Bi ou triennale ensuite

Dates d'observation

1987-1997 (de 1974 à 1985 : enquête sur le même sujet mais selon des modalités non comparables)
1999, 2003

Approche

quantitative

Unité statistique

établissements et individus

Champ d'observation

population des usagers de drogues ayant recours au système sanitaire et social

Méthode d'échantillonnage

Exhaustif, 1 mois donné, dans 3 types d’établissements :  
- établissements spécialisés dans l’accueil et le traitement des usagers de drogues : centres spécialisés de soins aux « toxicomanes » (CSST) et antennes toxicomanies des services médico-psychologiques régionaux (SMPR), dans le champ de l’enquête depuis 1997,  
- établissements sanitaires : établissements hospitaliers publics généraux ou spécialisés en psychiatrie, hôpitaux psychiatriques privés faisant fonction de publics et maisons de santé pour maladies mentales,  
- établissements sociaux intervenant au niveau de la prévention, l’orientation ou l’hébergement des usagers de drogues : centres d’hébergement et de réadaptation sociale (CHRS), non spécialisés dans la prise en charge de ces personnes, et clubs et équipes de prévention ;

Durée d'observation

1 mois : en novembre (1 semaine dans les services hospitaliers de l’assistance publique des hôpitaux de Paris – données extrapolées)

Biais de couverture de la source par rapport au champ d'observation

- établissements non repérés par le Fichier National des Établissements Sanitaires et Sociaux ;
- défaut de repérage des toxicomanes dans les établissements non spécialisés en toxicomanie : les consultations hospitalières en médecine, les urgences, la chirurgie, la gynécologie-obstétrique, les cliniques privées non spécialisées en psychiatrie, ainsi que le moyen et le long séjour.
-Un certain nombre d’usagers ont pu fréquenter plusieurs types d’établissements au cours du mois. Une question permet d’éliminer ces doubles comptes inter-établissements. Il peut en revanche subsister des doublons intra catégorie (usagers ayant fréquenté plusieurs structures spécialisées, ou plusieurs hôpitaux)

Champ géographique

France entière (DOM compris)

Découpage géographique possible

Département

Champ toxicologique

Substances psychoactives illicites (héroïne et autres opiacés, cannabis, cocaïne, crack, drogues de synthèse), licites détournées de leur usage normal (psychotropes, colles et solvants), alcool et produits de substitution (méthadone et buprénorphine haut dosage)

Définition toxicologique retenue ou nomenclature

Premier et deuxième produit à l’origine de la prise en charge
Premier et deuxième produit consommé dans les 30 derniers jours

Nombre d'unités statistiques observées

33 000 patients suivis en novembre 2003

Taux de couverture

Proche de 100 % en 2003 pour les établissements spécialisés.
La non réponse dans les établissements non spécialisés est en général liée au fait qu’ils n’ont pas suivi de « toxicomane » en novembre. Mais les motifs précis sont difficiles à connaître ; il convient donc d’être prudent sur les évolutions des effectifs dans les hôpitaux et les centres sociaux

Recueil de données

Le questionnaire est rempli par le personnel des établissements d’accueil. Les services statistiques des DRASS assurent ensuite la collecte, la saisie et les contrôles des questionnaires de leur région.
Le bureau « Etat de santé de la population » de la DREES gère la maintenance de l’enquête et réalise l’exploitation nationale.

Données recueillies

- Caractéristiques socio-démographiques du patient (sexe, âge, activité professionnelle, existence d’un couverture sociale, RMI) ;
- Origine de la prise en charge : cette variable permet, notamment, de recenser les personnes suivies dans le cadre d’une injonction thérapeutique ;
- Produit(s) ayant motivé la demande de traitement (dans les établissements sanitaires, l’alcool n’est pris en compte qu’en tant que substance associée) ;
- Sérologies VIH et VHC ;
- Traitements de substitution ;
- Ancienneté de la prise en charge
Pour les établissements spécialisés :
- Nombre total d’usagers de drogues vus dans l’année
- Nombre de premiers recours dans l’année

Qualité et fiabilité des données

- le taux de non-réponses diffère d’une variable à l’autre :
- fluctuation du nombre d’établissements entrant dans le champ de l’enquête
- modifications des certaines questions au fil des enquêtes rendant les comparaisons sur certains thèmes difficiles
- Les données relatives aux sérologies positives pour le VIH et le VHC ne reposant pas sur des tests biologiques, ces résultats doivent être interprétés avec prudence.

Délai de diffusion des résultats

entre n + 15 mois et n + 24 mois (premiers résultats sur le plan national)

Principal mode de diffusion des résultats

Auparavant, publication annuelle de la DREES dans la collection « études et résultats »
Document de travail diffusé par la DREES pour l’enquête 1999 et 2003

Bibliographie

Bellamy V., La prise en charge des consommateurs de drogues illicites ayant recours au système sanitaire et social : enquête réalisée en novembre 2003, Paris, DRESS, 2005, 36 p. (Document de travail n°83).
Tellier S., La prise en charge des toxicomanes dans les structures sanitaires et sociales en novembre 1999, Paris, DREES, 2001, 47 p. (Document de travail n°19).
Les toxicomanes suivis dans les structures sanitaires et sociales en novembre 1996, Paris, Ministère de l’emploi et de la solidarité, DREES, Etudes et Résultats n°1 décembre1998.
La prise en charge des toxicomanes dans les structures sanitaires et sociales en novembre 1995, Paris, SESI, Documents Statistiques, n° 298, février 1998. (Rapport annuel)

Observations

haut du document

- l’enquête devait s’arrêter après celle de 1999, au profit d’une enquête compatible avec le protocole européen d’enregistrement des demandes de traitement préconisé par l’Observatoire européen des drogues et de la toxicomanie
Cette dernière étant longue à mettre en place, la DREES a finalement réaliser une dernière enquête en novembre 2003.

Synthèse

haut du document

Un peu moins de 33 000 patients (hors doubles comptes)ont été enregistrés en novembre 2003 dans l’ensemble des établissements couverts par l’enquête (23 500 dans les établissements spécialisés, 6 800 dans les établissements sanitaires et 5 200 dans les établissements sociaux). Près de 8 patients sur 10 sont des hommes ; l’âge moyen de l’ensemble ces patients est proche de 32 ans dans les établissements spécialisés et sanitaires et de 25,5 ans dans les établissements sociaux. Il a augmenté dans les trois catégories d’établissements par rapport à 1999.
La répartition des patients suivant le premier produit à l’origine de leur prise en charge est la même dans les établissements spécialisés et les établissements sanitaires : plus de la moitié sont pris en charge pour un problème lié à l’héroïne, entre 17 et 21 % pour un problème lié au cannabis et 3,5-4 % pour la cocaïne. Le cannabis, la cocaïne et l’alcool apparaissent plus souvent en second produit à l’origine de la prise en charge. Par rapport à 1997 et 1999, la place de l’héroïne diminue au profit essentiellement du cannabis.
Au cours des 30 trente derniers jours, la plupart des patients déclarent avoir consommé un produit, qui n’est pas forcement celui à l’origine de la prise en charge. Dans les établissements spécialisés, 22 % déclarent une consommation récente d’héroïne, 35 % de cannabis, 12 % d’alcool, 8 % de méthadone ou buprénorphine et 6 % de cocaïne. Dans les autres établissements, la part du cannabis est nettement plus importante alors que tous les autres produits sont moins fréquents.

Pour en savoir plus

haut du document

 

 

Retour page principale

Haut du document

Dernière mise à jour : mai 2014