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Type de source : Statistiques et enquêtes sanitaires et sociales

Type de substance considéré : Drogues illicites

Population concernée : Population particulière/professionnels

 

Enquête sur la prise en charge des toxicomanes par les médecins généralistes

 

Accès rapides :

- Organisation et financement
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- Méthodologie
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- Observations
- Synthèse
- Pour en savoir plus

 

Organisation et financement

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Maître d'oeuvre

Évaluation médicale, médico-sociale, santé publique (EVAL)

Responsable

Marc Pechevis Cemka - EVAL - 43, Bd Maréchal Joffre 92340 Bourg-La-Reine

Financement et collaboration

Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT)

Objectifs

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- Décrire les pratiques de prise en charge des toxicomanes telles qu’elles sont perçues par les médecins généralistes et les références sur lesquelles se fondent leurs pratiques
- Apprécier l’évolution des pratiques de prise en charge et les changements de position des médecins généralistes vis-à-vis des traitements possibles

Méthodologie

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Périodicité

Variable

Dates d'observation

1992, 1993, 1995, 1997, 2000, 2001

Approche

Quantitative

Unité statistique

Médecins généralistes

Champ d'observation

Médecins généralistes

Méthode d'échantillonnage

- En 1992, tirage aléatoire de 150 médecins sur une base fournie par France Télécom dans quatre régions: Île-de-France, Nord Pas-de-Calais, PACA et Rhône-Alpes.
- En 1995 et 1997, tirage aléatoire de 300 médecins sur une base fournie par France Télécom, classée par département, dans toute la France métropolitaine.
- En 2001, tirage aléatoire de 280 médecins sur une base fournie par France Télécom, classée par département, dans toute la France métropolitaine, sélection de 26 médecins ayant une activité en centre médico-social à partir des pages jaunes de l’annuaire de France Télécom.
- Procédure de remplacement pré-établie en cas de refus.

Durée d'observation

Enquête rétrospective sur un an

Biais de couverture de la source par rapport au champ d'observation

Le taux de refus est de 37 % (184 médecins sur les 490 qui ont été contactés) : dans l’hypothèse où ces refus seraient plutôt le fait des médecins les moins concernés par la toxicomanie, les résultats surestimeraient l’implication des médecins généralistes dans la prise en charge des toxicomanes.

Champ géographique

France métropolitaine

Découpage géographique possible

Aucun

Champ toxicologique

Substances psychoactives licites (détournées de leur usage) et illicites
Traitements de substitution de la dépendance aux opiacés (buprénorphine, méthadone)

Définition toxicologique retenue ou nomenclature

Un toxicomane est défini comme toute personne dépendante aux opiacés ou aux autres produits illicites. La première partie du questionnaire ne concerne que les usagers dépendants aux opiacés.

Nombre d'unités statistiques observées

306 médecins généralistes en 2001

Taux de couverture

306 médecins à rapporter aux 53 000 médecins généralistes (hors médecins à exercice particulier)

Recueil de données

Enquêteurs téléphoniques de formation médicale ou psychosociologique après annonce de l’enquête par courrier.

Données recueillies

Les trois enquêtes ont repris une grande partie des questions
- caractéristiques des médecins : sexe, âge, lieu d’exercice, mode d’exercice (secteur, mode, ancienneté, activité hospitalière, activité liée à la toxicomanie), réseaux, formation en toxicomanie
- pratiques : date de la dernière consultation avec un usager d’opiacés, nombre d’ usagers d’opiacés reçus en 2001, raisons de non-suivi des usagers d’opiacés, fréquentation du cabinet, situation de contact, pratiques et attitudes de prise en charge, orientation
- prescription de médicaments, substitution (critères pour adapter la posologie, pour apprécier l’efficacité, rapports avec les pharmaciens), prescription d’actes (dépistages, vaccinations), nombre de patients ayant eu ou ayant une séropositivité au VHB/VHC/VIH, une tuberculose, une MST, un décès, une hospitalisation en urgence
- produits autres que les opiacés : nombre de patients venus consulter en raison de leur usage de produits tels que le cannabis, la cocaïne, les amphétamines, l’ecstasy, le LSD et la kétamine
- opinions : place de la médecine générale dans la prise en charge des toxicomanes, perception de la toxicomanie, nouvelles toxicomanies, problèmes posés par la substitution.

Qualité et fiabilité des données

Bonne : les taux de non-réponses par variable sont très faibles dès lors que l’entretien est accepté, et de nombreuses questions se recoupent, permettant une validation interne.

Diffusion

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Délai de diffusion des résultats

n + 1 an

Principal mode de diffusion des résultats

Bibliographie

Duburcq A., Péchevis M., Colomb S., Marchand C., Palle C., "Evolution de la prise en charge des toxicomanes, Enquête auprès des médecins généralistes en 2001 et comparaison 92-95-98-2001", Tendances, n° 20, Mars 2002.

Observations

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- Les résultats ne tiennent pas compte des doublons éventuels (patients vus par plusieurs médecins généralistes une même année)
- Le questionnaire de cette enquête reprend en grande partie ceux des deux enquêtes auprès des médecins généralistes menées en 1992 et 1995 par EVAL
- L’analyse statistique a porté dans un premier temps sur l’échantillon total des médecins répondants, puis une sous-analyse a été faite sur les quatre régions (Ile-de-France, Nord-Pas-de-Calais, Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte-d’Azur) enquêtées en 1992 afin de comparer les données issues des trois enquêtes.

Synthèse

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Près de 60 % des médecins ont reçu au moins un patient usager d’opiacés au cours des 12 derniers mois, soit une proportion identique à celle relevée en 1995 ou 1998. En revanche, le nombre moyen de ces usagers vus dans l’année a progressé : 4 patients par médecin en 1995 contre 7 en 1998 et 9 en 2001, la progression entre 1998 et 2001 n’étant toutefois pas statistiquement significative. Chez les médecins recevant des usagers d’opiacés, le nombre moyen de patients de ce type vus dans l’année s’élève à 15 (contre 11 en 1998), et à 6 dans le dernier mois.  

En 2001, parmi les médecins généralistes ayant vu au moins un de ces usagers au cours des 12 derniers mois, presque 3 sur 4 déclarent proposer « le plus souvent » ou « toujours » un traitement de substitution doublé d’un soutien psychologique aux patients usagers d’opiacés qu’ils envisagent de suivre. La buprénorphine haut dosage est prescrite par près de 80 % des médecins ayant vu au moins un patient usager d’opiacés alors que la méthadone, qui ne peut être prescrite par un médecin de ville qu’après initiation du traitement dans un CSST, n’est citée que dans 18 % des cas. La proportion de médecins prescrivant un traitement de substitution atteint 91 % chez les praticiens formés à la toxicomanie ou membre d’un réseau. Il est à noter que selon les médecins prescripteurs, la plupart des patients sous traitement de substitution (80 %) sont suivis depuis au moins un an.  

Lorsqu’on interroge les médecins généralistes sur la fréquentation de leur cabinet pour motif de consommation de drogues illicites autres que l’héroïne (motif invoqué par le patient ou découvert au cours de la consultation), environ la moitié d’entre eux (51 %) déclarent avoir reçu au moins un patient pour consommation de cannabis au cours des 12 derniers mois. La cocaïne et l’ecstasy se trouvent en deuxième et troisième position (citée respectivement par 25 % et 20 % des médecins). Viennent ensuite les amphétamines (12 %), le LSD (6 %) et la kétamine (4 %). La formulation de la question incitait les médecins à ne prendre en compte que les patients venus les consulter en raison de leur usage de drogues illicites et non pas pour un motif sans lien avec l’usage mais qui s’avèrent être des consommateurs de ces produits. La distinction entre les deux catégories n’est cependant pas toujours évidente et il n’est pas certain que tous les médecins l’aient appliquée.[Extrait de : Duburcq A, Péchevis M., Colomb S., Marchand C., Palle C., "Evolution de la prise en charge des toxicomanes. Enquête auprès des médecins généralistes en 2001 et comparaison 92-95-98-2001", CEMKA-EVAL/OFDT, OFDT, Mars 2002.]

Pour en savoir plus

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Consulter le Tendances n°20  
/BDD/publications/docs/tend20.pdf

 

 

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Dernière mise à jour : mai 2014