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Le Point SINTES n°9

Le Point SINTES n°9

Paris, le 31 janvier 2024

Comme chaque année, le dispositif SINTES coordonné par l'OFDT publie son bilan pour rendre compte des observations menées sur le territoire. En 2022, 623 collectes de produits psychoactifs ont été réalisées, soit une augmentation de 18 % par rapport à l’année précédente. Comme en 2021, la concentration de la cocaïne collectée est particulièrement élevée (entre 70 et 100 %). Parmi les nouvelles observations, l'OFDT note en 2022 que le changement de réglementation sur la 3-MMC aux Pays-Bas a eu un impact sur l’offre disponible en France, avec des substitutions à l’insu des usagers, notamment avec la 3-CMC. Le HHC fait désormais l’objet d’une surveillance active et est classé comme stupéfiant. Il a été repéré pour la première fois en France en 2022 sous l'appellation de «cocaïne rose».

30 ans de réponse pénale à la conduite après usage d’alcool ou de stupéfiants

30 ans de réponse pénale à la conduite après usage d’alcool ou de stupéfiants

Paris, le 29 janvier 2023

Après un premier bilan effectué par l’OFDT en 2013, Le numéro 161 de Tendances dresse un nouvel état des lieux de la réponse pénale aux infractions liées à la conduite sous l'empire d'un état alcoolique ou après usage de stupéfiants depuis les années 1990. Sur la base d’une exploitation secondaire des données produites par les ministères de l’Intérieur et de la Justice, il s’agit d’étudier l’évolution des dépistages et du nombre d’infractions à la conduite impliquant l'usage d’alcool ou de stupéfiants, ainsi que la nature des suites pénales qui sont données.

L’analyse montre une augmentation des tests pratiqués, tant ceux visant l’alcool que ceux visant les stupéfiants, par les services de police et de gendarmerie. La réponse donnée à ces deux infractions est identique : un fort taux de réponse pénale se traduisant principalement par des poursuites, un recours important aux procédures rapides et simplifiées (dont une majorité d'ordonnances pénales) et une diversification des sanctions avec un recours croissant à l’amende et aux peines de substitution, au détriment de l'emprisonnement avec sursis.

Les usages de substances psychoactives chez les collégiens et lycéens - Résultats EnCLASS 2022

Les usages de substances psychoactives chez les collégiens et lycéens - Résultats EnCLASS 2022

Paris, le 25 janvier 2024

Cette note fait le point sur le statut administratif des mineurs non accompagnés avant de s'intéresser aux usages de drogues observés chez cette population depuis 2016.

En 2022, les expérimentations de tabac et d’alcool, et dans une moindre mesure de cannabis, s’amorcent toujours au cours des premières années du collège, malgré le recul important des âges d’initiation :

  • 43,4 % des collégiens déclarent avoir expérimenté l’alcool en 2022, contre 60 % en 2018.

En 6e, ils sont 26,9 % à en avoir déjà consommé. Cette expérimentation augmente continuellement au cours de la scolarité, et elle concerne près des trois quarts des élèves de terminale (73,9 %).

  • 11,4 % des collégiens déclarent avoir expérimenté la cigarette en 2022, contre 21,2 % en 2018.

En 6e, l’expérimentation du tabac est de 4,6 %, puis connait une hausse notable lors de l’entrée au lycée, passant de 18,8 % en classe de 3e à 30,0 % en classe de 2nde, soit une progression relative de 60 %.

  • 5,3 % des collégiens de 4e et de 3e déclarent avoir expérimenté le cannabis en 2022, contre 6,7 % en 2018.
    La diffusion s’étend sensiblement lors du passage au lycée, ou 16,2 % des élèves de 2nde disent en avoir déjà consommé et près de un élève sur trois en terminale (31,2 %).

Si l’on observe une baisse continue des usages de drogues à l’adolescence, la consommation de boissons alcoolisées reste néanmoins, en 2022, largement partagée par les adolescents.

De même, le niveau relativement élevé des épisodes d’alcoolisation ponctuelle importante (API), mesuré pour la première fois en 2022 parmi les élèves de 3e et 4e, traduit la place encore spécifique de l’alcool chez les plus jeunes : les API concernent 14,6 % des élèves de 4e et 3e. Chez les lycéens, les API concernent 34,5 % d’entre eux.

50 % des élèves de terminale estiment qu’il leur serait très facile de se procurer de l’alcool et des cigarettes s’ils le souhaitaient (respectivement 49,7 % et 45,3 %), contre moins de 1 élève sur 5 en classe de 3e (respectivement 17,7 % et 15,4 %).

L’accessibilité du cannabis est perçue comme nettement plus difficile. Au collège, seuls 3,8 % des élèves de 4e et 6,8 % des élèves de 3e estiment qu’il leur serait très facile de s’en procurer, alors qu’ils sont respectivement 64,5 % et 53,3 % à indiquer que cela serait impossible. Dès l’entrée au lycée, le sentiment d’accessibilité progresse sensiblement : les lycéens de 2nde sont 12,3 % à estimer qu’il leur serait très facile d’en obtenir, soit près de deux fois plus que parmi les élèves de 3e.

L’engouement pour la e-cigarette, observé depuis quelques années avec les résultats de l’enquête ESCAPAD ou l’enquête EnCLASS 2021 se confirme, notamment auprès des plus jeunes :

  • Au collège, l’usage quotidien de la e-cigarette concerne désormais 1,4 % des collégiens, soit une prévalence équivalente à celle du tabagisme quotidien.
  • Au lycée, l’usage quotidien d’e-cigarette continue de progresser, passant de 2,8 % en 2018 à 3,8 % en 2022.

Ainsi, l’usage de la e-cigarette poursuit sa progression chez les élèves avec, pour la première fois, un usage qui devance celui de la cigarette.

Substances psychoactives, usagers et marchés : tendances en 2022

Paris, le 15 décembre 2023

Les observations du dispositif Tendances récentes et nouvelles drogues (TREND) relatives à l’année 2022 sont présentées dans le Tendances n°160 dont la parution suit celle des rapports des coordinations régionales TREND implantées à Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Metz, Paris, Rennes, Toulouse et sur l’île de la Réunion.

Ce numéro revient d’abord sur les principales évolutions concernant l’organisation des trafics locaux. Il rend ensuite compte de la variété des consommations de drogues de certaines populations migrantes en grande précarité et s’intéresse aux usages de prégabaline (Lyrica®) hors protocole médical. Il présente ensuite un panorama des substances consommées au sein des espaces festifs techno puis revient sur le phénomène de la « cocaïne rose » ou du « tucibi ». Un point est fait sur les investigations réalisées sur l’île de La Réunion depuis 2021.

La consommation d'alcool et ses conséquences en France en 2022

La consommation d'alcool et ses conséquences en France en 2022

Paris, le 28 novembre 2023

Le bilan 2023 de l’OFDT offre une vue synthétique de l’offre, des usages et des consequences sanitaires et sociales de la consommation d’alcool en France pour l’année 2022. La première partie détaille l’évolution du marché, de la taxation, des prix et des volumes d’alcool consommes , avec une augmentation des volumes d’alcool pur mis en vente sur le territoire francais (+ 1,9 % en 2022 par rapport a 2021), et une progression importante des bières (+ 11,3 %). La deuxieme partie decrit l’evolution des comportements d’usages (avec notamment une baisse des alcoolisation ponctuelles importantes), et la troisieme les consequences de l’alcool en termes de prise en charge des usagers (diminution de 1,9 % des hospitalisations avec un diagnostic principal lie à l’alcool) et de securite routiere (baisse des dépistages positifs et des accident mortels).

La légalisation du cannabis en Amérique du Nord vue sous l’angle de la santé publique : enjeux et instruments (volet 1)

La légalisation du cannabis en Amérique du Nord vue sous l’angle de la santé publique : enjeux et instruments (volet 1)

Paris, le 27 novembre 2023

Fondé sur les résultats d’une recherche coordonnée par l’OFDT (ASTRACAN), le numéro 158 de Tendances décrit l’architecture et les modalités de régulation du cannabis sous l’angle de la santé publique, en comparant six juridictions, aux États-Unis (État de Washington, Oregon, Californie) et au Canada (Colombie-Britannique, Ontario, Québec).

Puisant dans les répertoires d’action des politiques sur le tabac et l’alcool, la régulation du cannabis s’attache notamment à limiter la visibilité du produit, son attractivité et son accessibilité pour les mineurs, et inclut parfois des mesures pénales visant à les protéger. En pratique, la régulation revendique d’ordonner le marché et de discipliner l’offre, mais aussi d’encadrer les conduites de consommation et les risques associés.

La légalisation du cannabis en Amérique du Nord vue sous l’angle de la santé publique : défis de mise en œuvre et effets (volet 2)

La légalisation du cannabis en Amérique du Nord vue sous l’angle de la santé publique : défis de mise en œuvre et effets (volet 2)

Paris, le 27 novembre 2023

Fondé sur les résultats d’une recherche coordonnée par l’OFDT (ASTRACAN), le numéro 159 de Tendances montre que la régulation du cannabis soulève des défis de mise en œuvre à la fois classiques des politiques publiques (des interdits partiellement respectés, une difficulté à orienter les comportements d’usage) et singuliers (du fait de la complexité de réguler le cannabis, qui se caractérise par la multiplicité des produits, des modes d’usage, des effets et des contextes de consommation).

Les retours d’expérience de six juridictions nord-américaines mettent en lumière les incertitudes des professionnels de santé publique quant aux effets de la mercantilisation du cannabis (normalisation, difficultés de faire primer la santé publique sur les intérêts économiques). Les entretiens dessinent une toile d'enseignements quant à une régulation du cannabis priorisant la santé publique.

Les jeux d'argent et de hasard à 17 ans - ESCAPAD 2022

Les jeux d'argent et de hasard à 17 ans - ESCAPAD 2022

Paris, le 26 octobre 2023

L’OFDT publie les dernières données sur les pratiques de jeux d’argent et de hasard (JAH)  à 17 ans, en explorant ces grandes évolutions intervenues au cours de la décennie 2011-2022. Ces résultats sont issus de l’enquête ESCAPAD qui, en lien avec Direction du service national et de la jeunesse (DSNJ) du ministère des Armées, a interrogé en mars 2022 plus de 23 700 jeunes de 17 ans participant à la journée défense et citoyenneté (JDC) sur leur état de santé, leurs consommations de produits psychoactifs et leurs conduites addictives. 7 532 d’entre eux ont été interrogés sur leur pratique de JAH.

Ce Tendances n°157 permet donc de mesurer l’évolution des pratiques de JAH à 17 ans entre 2011 et 2022. En 2022, plus d’un quart des jeunes de 17 ans a joué à un JAH au cours de l’année et 4 % y a joué de façon hebdomadaire. Ces pratiques sont en baisse par rapport à 2017. Cependant, le recours à Internet a quasiment doublé depuis 2011. De plus, 22 % des joueurs de 17 ans déclarent avoir déjà rejoué pour recouvrer leurs pertes, et environ 1 joueur sur 10 présente des caractéristiques de jeu problématique qui pourraient nécessiter une évaluation clinique.

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Les addictions comportementales - Définitions, enjeux et débats

Les addictions comportementales - Définitions, enjeux et débats

Paris, le 25 septembre 2023

L'Observatoire publie un rapport sur les addictions comportementales afin de disposer d’un état bibliographique des connaissances et ainsi définir des axes de progrès en termes de recherche.

Au cours de ce travail, initialement centré sur les principales pratiques dites « addictives », il s’est avéré nécessaire d’élaborer une grille d’analyse transversale de ce vaste espace clinique et scientifique constitué autour des conduites addictives comportementales et caractérisé par un faible niveau de consensus qui se traduit par la multiplicité des concepts, des termes, des définitions et des outils de mesure.

En mettant en évidence la complexité de cet espace, ce rapport permet de contextualiser les travaux, les discours ou les données scientifiques publiées, en explicitant les perspectives dans lesquelles ils se situent. Il met en lumière ce qui se joue dans l’emploi des termes, dans le choix des critères diagnostiques ou des outils statistiques, et aborde les enjeux de la reconnaissance, comme addiction, d’un trouble comportemental.

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Les jeux d'argent et de hasard en France en 2022

Les jeux d'argent et de hasard en France en 2022

Paris, le 28 août 2023

L’année 2022 a été marquée par le dynamisme du marché des jeux d’argent et de hasard (JAH), qui enregistre une forte augmentation pour atteindre un niveau record. Cette croissance est pour partie due à la réouverture totale des établissements de casino, qui retrouvent un niveau d’activité similaire à celui enregistré avant la crise sanitaire. Cette tendance à la hausse profite également à d’autres activités de jeux.

Dans le même temps, le nombre de joueurs ayant engagé une mise sur des activités de paris sportifs, de paris hippiques ou de poker sur Internet est en augmentation. Cette évolution s’accompagne d’une numérisation accrue des pratiques de jeux d’argent et de hasard : de plus en plus de joueurs tendent à se détourner de l’offre en points de vente au profit de celle proposée sur Internet. La pratique du jeu d’argent au cours de l’année est partagée par la moitié de la population majeure et plus d’un quart des jeunes de 17 ans.

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Pratiques de prescription et d'usage d'antalgiques opioïdes : une analyse sociologique

Pratiques de prescription et d'usage d'antalgiques opioïdes : une analyse sociologique

Paris, le 21 août 2023

L’étude sur les médicaments opioïdes antalgiques (EMOA), financée par le Fonds de lutte contre les addictions, interroge leur prescription en médecine générale et les vécus de personnes qui se considèrent en difficulté avec ceux-ci dans le cadre du traitement de la douleur chronique non liée au cancer en France. Fondée sur des entretiens approfondis menés auprès de 23 médecins généralistes et 25 patients, elle analyse, d’une part, les pratiques de prescription, en interrogeant la décision de prescrire (et de déprescrire) des médicaments opioïdes antalgiques (MOA) et, d’autre part, des parcours de médication des patients, en interrogeant la place de ces médicaments dans leurs parcours de vie et de santé.

Ce rapport analyse les difficultés rencontrées par les médecins dans le processus de prescription (et notamment d’arrêter ou de continuer lorsqu’ils ne sont pas à l’origine de l’initiation), et celles liées à l’usage prolongé, régulier ou récurrent, par les patients.

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