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Résultats de l’enquête ARAMIS 2 sur l’alcool en soirée chez les adolescents et les jeunes majeurs

Résultats de l’enquête ARAMIS 2 sur l’alcool en soirée chez les adolescents et les jeunes majeurs

Saint-Denis, le 27 avril 2022

L'enquête, financée par le Fonds de lutte contre les addictions, a été coordonnée par l’OFDT avec le concours de l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (Injep) et de l’Université Paris-Cité. Au total, 133 enquêtés ont été interrogés entre 2020 et 2021, parmi lesquels des adolescents (15 à 18 ans), des jeunes adultes (jusqu’à 23 ans inclus) et des parents de mineurs (15 à 17 ans) sur la gestion et le contrôle des consommations dans les moments propices à l’alcoolisation tels que les soirées.

Les différences sociales façonnent les usages d’alcool en soirée

Les soirées constituent un moment de sociabilité déterminant dans le passage de l’adolescence à l’âge adulte, renforçant les groupes amicaux et les frontières sociales qui les distinguent. Mobilité spatiale, capital économique, image sociale : les différents types de soirées et modes d’usage de l’alcool sont déterminés par son appartenance sociale. La grande accessibilité de l’alcool, par l’achat ou par le don et le partage, et les quantités et la fréquence d’alcoolisation restent cependant homogènes chez les enquêtés aux appartenances sociales diverses.

Le genre et les normes du collectif définissent les stratégies de régulation individuelles et collectives des risques liés à l’alcool

Si les risques sanitaires de long terme associés à l’alcool sont encore largement méconnus, les risques immédiats font l’objet de régulations individuelles et collectives très codifiées.  Elles s’élaborent collectivement puisque les jeunes agissent solidairement et se répartissent différents rôles : s’approvisionner en alcool, le servir, veiller sur les autres, endosser la figure du « Sam », de « la maman » ou encore du « garde du corps ». Chez les filles, ces stratégies de contrôle sont particulièrement stéréotypées. Exposées au risque d’être considérées comme des « filles faciles » ou « immatures », elles doivent se conformer aux attentes sociales définies par l’ordre du genre et font l’objet d’impératifs contradictoires de la part des garçons qui les jugent et les incitent en même temps à consommer de l’alcool. Leurs réponses aux risques d’abus, d’agressions ou d’image dégradée s’organisent autour de stratégies de contrôle à la fois en amont des contextes d’usage et pour rentrer des soirées.

Bilan 2021 sur le tabagisme et l'arrêt du tabac

Bilan 2021 sur le tabagisme et l'arrêt du tabac

Paris, le 26 avril 2022

Ce bilan décrit les évolutions récentes de la consommation et du marché du tabac en France, ainsi que ses conséquences sanitaires et sociales. Il s’appuie sur les dernières données disponibles au moment de la rédaction (mars 2022) en les inscrivant dans un contexte plus large de tendances observées depuis le début des années 2000.

L’année 2021 a été marquée par une baisse des volumes de tabac vendus dans le réseau des buralistes. Les cigarettes et le tabac à rouler sont concernés par cette diminution, mais le report vers les autres produits du tabac (comportant notamment le tabac à chauffer ou à chicha) augmente néanmoins.

Ces tendances de ventes constituent donc un point de vigilance, confirmé par l’enquête EnCLASS réalisée par l’OFDT en 2021 auprès d’élèves scolarisés en 3e. Le recul des usages chez les adolescents se poursuit mais la consommation exclusive de la chicha se stabilise et semble jouir d’une image plus positive que la cigarette chez les jeunes.

ESCAPAD, 20 ans d'observation des usages à l'adolescence

ESCAPAD, 20 ans d'observation des usages à l'adolescence

Paris, le 14 mars 2022

En 2000, pour pallier l’absence de données fiables sur les niveaux de consommation de substances psychoactives chez les jeunes, l’OFDT menait la première Enquête sur la santé et les comportements au cours de l’appel de préparation à la défense (ESCAPAD).
En 20 ans, plus de 200 000 adolescents âgés de 17 ans ont été interrogés à intervalles régulier lors de la journée défense et citoyenneté (JDC) dans l’objectif de suivre l’évolution des niveaux d’usage, les changements de pratiques de consommation, repérer et mesurer les nouveaux produits : la présente publication revient sur ces 20 ans d’évolution des usages chez les jeunes, documentée par le dispositif ESCAPAD.

Les principales tendances observées mettent en exergue un recul des expérimentations et des usages des substances psychoactives comme l’alcool, le tabac ou le cannabis, en parallèle d’une progression des alcoolisations ponctuelles importantes, du recours à de nouvelles pratiques (e-cigarette, chicha, protoxyde d’azote) et l’observation récente de pratiques de jeux d’argent et de hasard en population adolescente. Cette prise de recul sur 20 ans permet aussi de saisir le poids des inégalités géographiques, sociales, économiques et de santé dans la construction des expérimentations et des usages chez les adolescents et d’interroger les réponses publiques apportées.

Introspectif, ce THEMA dépasse 20 ans de résultats d’enquêtes pour mettre à plat les difficultés méthodologiques et de quantification rencontrées, afin de questionner et d’adapter le dispositif ESCAPAD aux enjeux de demain.

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Tableaux de bord mensuels tabac de l'OFDT

Tableaux de bord mensuels tabac de l'OFDT

Paris, le 26 janvier 2022

Les ventes totales de tabac (à jours de livraison constants) dans le réseau des buralistes en France continentale ont diminué de -6,6 % entre 2020 et 2021 (-5,3 % et -7,9 % au 1er et au 2nd semestre). Au plan territorial, les ventes dans les départements frontaliers baissent de -10,4 % (-12 % et -8,6 % au 1er et au 2nd semestre). Les variations sont moins marquées dans les départements non-frontaliers et se situent à -5,8 % (-3,9 % et -7,8 % au 1er et au 2nd semestre). 

De forts écarts de variations avaient été constatés en 2020 entre les ventes de cigarettes et de tabac à rouler (-4,5 % et +10,6 % à jours constants entre 2019 et 2020). En 2021, les ventes de cigarettes baissent de -6,9 % et celles de tabac à rouler de -8,4 %, inversant ainsi la tendance à la hausse de cette dernière catégorie, qui s’expliquait en grande partie par les changements d’approvisionnement liés à la situation des différents confinements.

Les ventes à jours constants de traitements d’aide à l’arrêt sont par ailleurs en hausse en 2021 (+14,4 % en « équivalent un mois de traitement », dont +20,3 % pour les formes orales qui capitalisent l’essentiel de la progression). Les variations sont plus importantes au second semestre qu’au premier entre 2020 et 2021 (+22,8 % contre +6,7 %).

Entre janvier et septembre, les niveaux d’appels à Tabac Info Service ont augmenté de +12,9 % pour les appels traités de niveau 1 comparé aux trois premiers trimestres de 2020, et de +3,8 % pour les appels de niveau 2 (la ligne dispose de deux niveaux de traitement des appels : la première adresse de la documentation, répond à des questions simples sur le tabac et organise la prise de rendez-vous avec les tabacologues, qui assurent le niveau 2).

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De l'opium au fentanyl : monde rural, politique et crime au Mexique

De l'opium au fentanyl : monde rural, politique et crime au Mexique

Paris, le 13 janvier 2021

Dans son Rapport mondial sur les drogues 2021, l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) situe le Mexique au 3e rang mondial des pays identifiés comme producteurs d’opium illégal (derrière l’Afghanistan et le Myanmar), avec un potentiel de 440 tonnes en 2019 et une surface de pavot cultivée estimée à 21 500 hectares de juillet 2018 à juin 2019.

Si, à partir du début des années 2010, les cultures de pavot et la production d’opium, dynamisées par la hausse de la consommation d’héroïne aux Etats-Unis, avaient beaucoup crû, les données les plus récentes indiquent une baisse conjointe des surfaces de pavot et des saisies de son principal produit dérivé, l’héroïne, tant au Mexique qu’aux Etats-Unis.

Dans le même temps, les autorités états-uniennes font état d’une hausse de la consommation et des saisies de fentanyloïdes illégaux en provenance du Mexique. La concomitance de ces deux tendances contraires alimente dès lors l’hypothèse d’un effet de substitution, de l’héroïne par les fentanyloïdes, sur le marché mexico-étatsunien des opioïdes illégaux.

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Usages d’alcool, de tabac et de cannabis chez les élèves de 3<sup>e</sup> en 2021

Usages d’alcool, de tabac et de cannabis chez les élèves de 3e en 2021

Paris, le 12 janvier 2022

Au premier trimestre 2021, 1 972 élèves de 3e ont répondu à un volet exceptionnel de l’enquête nationale en collège et en lycée chez les adolescents sur la santé et les substances (EnCLASS). Cet exercice, retardé d’un an du fait de la pandémie de Covid-19, visait initialement à renseigner l’indicateur « qualité de vie perçue des élèves de 3e » du programme 230 « Vie de l’élève » du « projet annuel de performance du ministère de l’Éducation nationale ». L’enquête a permis d’interroger les adolescents sur les initiations au tabac, à l’alcool et au cannabis et, sur la base de questions inédites, sur les alcoolisations ponctuelles importantes (API), l’usage problématique de cannabis, les modes d’acquisition du tabac et de l’alcool, l’initiation au protoxyde d’azote et la pratique des jeux d’argent et de hasard.
On observe que L’alcool reste la première substance psychoactive diffusée à l’adolescence. La baisse de la consommation des produits du tabac s’est accélérée. Il semble en revanche que la cigarette électronique connaisse un engouement. L’usage de cannabis est en net recul. L’accessibilité du tabac et de l’alcool reste élevée.

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Usages et usagers de drogues en contexte de crise sanitaire

Usages et usagers de drogues en contexte de crise sanitaire

Paris, le 21 décembre 2021

Le dispositif Tendances récentes et nouvelles drogues (TREND) de l’OFDT assure depuis 1999 une veille sur les évolutions et les phénomènes émergents dans le champ des drogues. Il se focalise sur des populations particulièrement consommatrices de produits psychoactifs et s’appuie sur des données qualitatives collectées par le réseau des coordinations locales TREND implantées dans huit agglomérations métropolitaines. La mise en perspective systématique, au plan local et au plan national, des informations recueillies auprès de différentes sources garantit la réalité des phénomènes, décrits ici de manière synthétique.

Le numéro 147 de Tendances porte sur l’année 2020 et les deux premiers mois de l’année 2021. Il s’inscrit dans la continuité d’un premier recueil de données qui documente les conséquences de la crise sanitaire et de l’état d’urgence sanitaire instauré en mars 2020 sur les usages de drogues, les prises en charge et les marchés. Cette synthèse se concentre sur les usages de drogues des personnes fréquentant les espaces festifs techno, sur la situation de celles dont les conditions de vie sont les plus dégradées, ainsi que sur les pratiques des professionnels de la réduction des risques et des dommages (RdRD) et de l’addictologie. Les évolutions des marchés et de l’offre de drogues font l’objet d’un encadré. Par ailleurs, ce numéro met en lumière un phénomène marquant de l’année 2020 : la diffusion des usages de 3-MMC.

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Les niveaux d’usage de cannabis en France en 2020

Paris, le 1er décembre 2021

L’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) et Santé publique France publient les premiers résultats du Baromètre Santé de Santé publique France 2020 sur les usages de cannabis des adultes. Ces données actualisent les estimations de 2017 et permettent de suivre l’évolution des usages.

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Synthèses des observations locales du dispositif TREND sur les tendances récentes

Synthèses des observations locales du dispositif TREND sur les tendances récentes

Paris, le 30 novembre 2021

Le dispositif TREND s’appuie sur un réseau de 8 coordinations locales implantées à Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Metz, Paris, Rennes et Toulouse et dotées d’une stratégie commune de collecte et d’analyse de l’information.

Ces méthodes d’observation éprouvées, actuellement centrées sur les espaces urbains, festifs et Internet, peuvent être, à la demande des politiques publiques locales, étendues à d’autres territoires (ex : espace rural) ou à des thématiques spécifiques (ex : usages et marché du crack, déplacements transfrontaliers des usagers...).

Chaque année, une synthèse de quatre pages est produite pour chaque site en s’appuyant sur les informations recueillies par les coordinations locales. Les synthèses présentant la situation sur les différents sites sont aujourd’hui disponibles pour l’année 2020.

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Le recours aux antalgiques opioïdes dans le traitement de la douleur : revue de la littérature

Le recours aux antalgiques opioïdes dans le traitement de la douleur : revue de la littérature

Paris, le 30 novembre 2021

L’usage des médicaments antalgiques opioïdes (MOA) dans le cadre des traitements de prise en charge de la douleur met en tension deux priorités de santé publique : le soulagement des patients en proie à des douleurs et la prévention des conduites addictives. L’introduction de ces traitements dans les années 1990 a constitué une avancée majeure dans l’offre thérapeutique française. Toutefois, l’implication des MOA dans la crise des opioïdes aux États-Unis et au Canada (1999-2009) a ravivé la défiance autour de leur utilisation.

Cette revue de la littérature internationale (principalement clinique), rappelle que les MOA sont efficaces à court terme (un à six mois) pour soulager les patients en souffrance, mais que les bénéfices des MOA à moyen et long terme (plus de six mois) ont été peu évalués. La littérature établit que certains patients sont affectés par le stigmate social associé aux MOA, ce qui peut amener certains à arrêter le traitement et à s’exposer à des risques pour leur santé. Les médecins prescripteurs de MOA expliquent être confrontés à une décision thérapeutique complexe. Face à des malades rapportant des douleurs dites « invisibles », ils se heurtent à la difficulté d’apprécier la souffrance et d’évaluer les risques/bénéfices associés aux MOA.

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État des lieux sur le fentanyl et les fentanyloïdes en France

État des lieux sur le fentanyl et les fentanyloïdes en France

Paris, le 28 octobre 2021

La crise sanitaire liée aux opioïdes affectant les Etats-Unis depuis le début des années 2000, avec une implication croissante du fentanyl dans les surdoses mortelles, suscite l’inquiétude des acteurs de santé publique de l’Union européenne. Cette note de synthèse dresse un état des lieux de la situation du fentanyl et des fentanyloïdes en France. Ils y font l’objet d’une diffusion marginale dans la population.

Néanmoins, compte tenu de la forte dimension létale liée au mésusage de ces opioïdes, l’amélioration des signaux relatifs à leur circulation et leur consommation constitue un objectif prioritaire des autorités. La note évoque donc les mesures mises en place par les pouvoirs publics pour prévenir une aggravation du nombre de surdoses.

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Nouvelle édition du Point SINTES

Nouvelle édition du Point SINTES

Paris, le 26 août 2021

La septième édition du Point SINTES de l’OFDT décrit l'activité de veille, de collecte et d'analyse des produits en circulation par le dispositif au cours de l'année 2020. Malgré les perturbations liées à la crise sanitaire, 527 échantillons ont fait l’objet de collectes (525 en 2019), une veille spécifique visant à documenter la qualité des produits circulant (soit durant et juste après le premier confinement) ayant par ailleurs été organisée d’avril à juin 2020.

Comme l’année précédente, la substance vendue comme de la cocaïne a été le produit le plus souvent collecté, les autres substances analysées par le dispositif étant supposées être de l'héroïne, du cannabis, des amphétamines, de la MDMA/ecstasy et des cathinones (3 MMC). Dans les trois-quarts des cas, l’analyse confirme que le contenu correspond au produit attendu par les usagers mais les analyses révèlent aussi une grande variabilité des teneurs et, dans un cas sur 5 (22 % des analyses), des arnaques ou tromperies ont été constatées.

Parmi les différentes informations développées, ce numéro du Point SINTES se penche sur les signalements d’herbe de cannabis à laquelle ont été ajoutés des cannabinoïdes de synthèse, phénomène également repéré dans d’autres pays européens. Enfin, la publication revient sur les 23 molécules psychoactives détectées pour la première fois en France par le réseau de laboratoires partenaires SINTES, ces données étant transmises rapidement à l’Observatoire européen pour informer l’ensemble des membres du réseau Early Warning System permettant ainsi une mise à jour à flux tendu des connaissances de ces produits et de leur diffusion.

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Les personnes accueillies dans les CSAPA : situation en 2019 et évolution sur la période 2015-2019

Les personnes accueillies dans les CSAPA : situation en 2019 et évolution sur la période 2015-2019

Paris, le 26 août 2021

Le nombre de personnes reçues dans les CSAPA a augmenté de 7,0 % entre 2015 et 2019 pour dépasser les 300 000 personnes suivies chaque année. Cette progression du même ordre que celle observée au cours des cinq années précédentes (+ 10 %). Cela témoigne d’une montée en charge de la file active des structures de soins en addictologie. Les CSAPA accueillent au trois-quarts des hommes (77 % en 2019), proportion inchangée depuis les années 2000.

En termes de profils de patients, l’évolution la plus marquante au cours de cette période est l’augmentation des consommations de cocaïne et des demandes de traitement liées à cette substance : de 10 % à 18 % pour la cocaïne poudre et de 3,9 % à 9,6 % pour le crack/cocaïne basée, à l’image de la tendance observée au sein du public des centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques (CAARUD).

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