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Nouvelle édition du Point SINTES

Nouvelle édition du Point SINTES

Paris, le 26 août 2021

La septième édition du Point SINTES de l’OFDT décrit l'activité de veille, de collecte et d'analyse des produits en circulation par le dispositif au cours de l'année 2020. Malgré les perturbations liées à la crise sanitaire, 527 échantillons ont fait l’objet de collectes (525 en 2019), une veille spécifique visant à documenter la qualité des produits circulant (soit durant et juste après le premier confinement) ayant par ailleurs été organisée d’avril à juin 2020.

Comme l’année précédente, la substance vendue comme de la cocaïne a été le produit le plus souvent collecté, les autres substances analysées par le dispositif étant supposées être de l'héroïne, du cannabis, des amphétamines, de la MDMA/ecstasy et des cathinones (3 MMC). Dans les trois-quarts des cas, l’analyse confirme que le contenu correspond au produit attendu par les usagers mais les analyses révèlent aussi une grande variabilité des teneurs et, dans un cas sur 5 (22 % des analyses), des arnaques ou tromperies ont été constatées.

Parmi les différentes informations développées, ce numéro du Point SINTES se penche sur les signalements d’herbe de cannabis à laquelle ont été ajoutés des cannabinoïdes de synthèse, phénomène également repéré dans d’autres pays européens. Enfin, la publication revient sur les 23 molécules psychoactives détectées pour la première fois en France par le réseau de laboratoires partenaires SINTES, ces données étant transmises rapidement à l’Observatoire européen pour informer l’ensemble des membres du réseau Early Warning System permettant ainsi une mise à jour à flux tendu des connaissances de ces produits et de leur diffusion.

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Les personnes accueillies dans les CSAPA : situation en 2019 et évolution sur la période 2015-2019

Les personnes accueillies dans les CSAPA : situation en 2019 et évolution sur la période 2015-2019

Paris, le 26 août 2021

Le nombre de personnes reçues dans les CSAPA a augmenté de 7,0 % entre 2015 et 2019 pour dépasser les 300 000 personnes suivies chaque année. Cette progression du même ordre que celle observée au cours des cinq années précédentes (+ 10 %). Cela témoigne d’une montée en charge de la file active des structures de soins en addictologie. Les CSAPA accueillent au trois-quarts des hommes (77 % en 2019), proportion inchangée depuis les années 2000.

En termes de profils de patients, l’évolution la plus marquante au cours de cette période est l’augmentation des consommations de cocaïne et des demandes de traitement liées à cette substance : de 10 % à 18 % pour la cocaïne poudre et de 3,9 % à 9,6 % pour le crack/cocaïne basée, à l’image de la tendance observée au sein du public des centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques (CAARUD).

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Tableaux de bord tabac (avril/mai/juin)

Tableaux de bord tabac (avril/mai/juin)

Paris, le 24 août 2021

Les ventes totales de tabac (à jours de livraison constants) dans le réseau des buralistes en France continentale ont diminué en volume de -5,3 % entre le 1er semestre 2020 et le 1er semestre 2021. Les canaux d’approvisionnement habituels avaient été reconfigurés lors du 2e trimestre 2020 en raison de la crise sanitaire. Les importantes variations constatées se sont résorbées puisque les ventes totales (à jours constants) baissent de -11,9 % en France continentale, de -9,3 % dans les départements non-frontaliers et de -23,7 % dans les départements frontaliers lors du 2e trimestre 2021. Contrairement à ce qui était observé l’année précédente, les volumes de cigarettes et de tabac à rouler à jours constants baissent dans des proportions similaires (respectivement -6,2 % et -6 % entre le 1er semestre 2020 et le 1er semestre 2021 ; contre -4,7 % pour les cigarettes et +12,1 % pour le tabac à rouler entre le 1er semestre 2019 et le 1er semestre 2020).

Les ventes à jours constants de traitements d’aide à l’arrêt sont quant à elles en augmentation sur l’ensemble du 1er semestre 2021 (+2,6 % en « équivalent un mois de traitement » par rapport au 1er semestre 2020). Ce sont les formes orales qui capitalisent l’essentiel de la hausse (+21,1 %). Les niveaux d’appels à Tabac Info Service ont augmenté de +9,9 % pour les appels traités de niveau 1 comparé au premier semestre 2020, et de +0,4% pour les appels de niveau 2 (la ligne dispose de deux niveaux de traitement des appels : la première adresse de la documentation, répond à des questions simples sur le tabac et organise la prise de rendez-vous avec les tabacologues, qui assurent le niveau 2). Le nombre de téléchargements de l’application baisse quant à lui de -9,3 % par rapport au 1er semestre 2020.

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Dépénalisation des drogues au Portugal : bilan 20 ans après

Dépénalisation des drogues au Portugal : bilan 20 ans après

Paris, le 30 juin 2021

Le Portugal est le premier pays du monde qui a opéré une réforme pénale visant, avant tout, à favoriser l’accès aux soins pour les usagers de drogues classées comme stupéfiants. Depuis le 1er juillet 2001, la consommation et la détention en petite quantité (à des fins d’usage personnel) ne constituent plus un délit, passible de peines d’emprisonnement: elles restent interdites mais il s’agit d’infractions administratives, adossées à un objectif prioritaire d'orientation des usagers toxicodépendants vers une prise en charge sanitaire.

En juillet 2021, vingt ans après l'entrée en vigueur de cette réforme, quel bilan et quelles leçons peut-on tirer de l’expérience portugaise ? Cette synthèse fait le point sur l'ensemble des indicateurs disponibles.  Après avoir retracé le contexte d'adoption de la loi du 29 novembre 2000, qui s'inscrit dans un historique de "sanitarisation" de la question des drogues, la note revient sur les principales évolutions observées en matière de consommation, de santé publique, de fonctionnement du système pénal, d'offre et de trafic, de réduction du coût social lié aux drogues. Elle montre que l'originalité de l'approche portugaise a consisté à mettre la réduction des risques au centre de sa réflexion sur les drogues et de faire de la dépénalisation l'instrument d'une politique sanitaire.

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Trente ans de politiques publiques de réduction du tabagisme

Trente ans de politiques publiques de réduction du tabagisme

Paris, le 27 mai 2021

Dans la seconde moitié du XXe siècle, le tabagisme a progressivement été considéré comme un problème de santé publique appelant l’intervention de l’État et placé sous contrôle au moyen d’un cadre législatif de plus en plus restrictif. Les politiques publiques se sont structurées autour d’une stratégie globale d’encadrement de l’offre et de la demande, en réponse à un objectif prioritaire de maîtrise des consommations : le tabagisme occasionne encore aujourd’hui une mortalité importante (75 000 morts en 2015), soit 13 % des décès survenus en France métropolitaine. 

Le numéro 145 de Tendances revient sur le déploiement de la stratégie publique de réduction du tabagisme et les évolutions les plus marquantes en matière de tabagisme durant ces dernières décennies. Il dresse un bilan des principaux indicateurs suivis par l’OFDT depuis 2004, complété par d’autres sources (enquêtes, études épidémiologiques), afin de dégager des tendances de ventes, d’usages, de changement des représentations sociales du produit, ainsi que les enjeux émergents qui se font jour autour du marché des produits du tabac.

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Cinquante ans de réponse pénale à l’usage de stupéfiants (1970-2020)

Cinquante ans de réponse pénale à l’usage de stupéfiants (1970-2020)

Paris, le 27 avril 2021

L'évolution du traitement pénal réservé aux usagers de drogues illicites fait l’objet d’un suivi régulier par l'OFDT depuis 2010. Sur la base des statistiques officielles des ministères de l'Intérieur et de la Justice, désormais complétées par les données de l'Agence nationale de traitement automatisé des infractions (ANTAI), ce 143e numéro de Tendances analyse l'évolution du traitement policier et judiciaire des usagers de stupéfiants depuis la loi du 31 décembre 1970. Si, formellement, celle-ci a été abrogée et recodifiée dans le Code de santé publique en 2000, les dispositions réprimant l’usage ont été maintenues.

Cinquante ans après la loi de 1970, l’usage de stupéfiants apparaît comme un contentieux de masse. La réponse pénale à ce contentieux se révèle de plus en plus systématique, rapide et diversifiée. La pénalisation de l'usage de stupéfiants s'exprime sous la forme d'une gamme élargie de sanctions, des alternatives aux poursuites (rappels à la loi, orientations sociosanitaires, etc.) à la composition pénale, voire aux poursuites judiciaires pouvant éventuellement conduire à une condamnation (stages de sensibilisation, amendes, peine de substitution, etc.). À cette palette de sanctions pénales s'ajoute désormais l'amende forfaitaire délictuelle, qui relève des forces de l'ordre, généralisée depuis le 1er septembre 2020.

L'analyse menée sur un demi-siècle de politiques pénales montre l'effacement des peines privatives de liberté au profit de réponses en amont des tribunaux, la montée en charge des sanctions de nature financière et, en parallèle, le recul des sanctions à dimension sanitaire. L'évolution des politiques pénales menées à l'égard des usagers de stupéfiants mérite d'être suivie avec attention, dans un contexte international mouvant, marqué par l'expérimentation de nouveaux types de politiques publiques des drogues.

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Bilan annuel du tableau de bord tabac de l'OFDT

Bilan annuel du tableau de bord tabac de l'OFDT

Paris, le 8 avril 2021

Les tableaux de bord tabac mensuels offrent une vue synthétique des principaux indicateurs liés aux ventes de tabac, à la prise en charge des fumeurs et aux actions de prévention et d’information. Ce bilan décrit leur évolution et reprend par ailleurs des données issues d’autres sources (sur les prévalences d’usage, la cigarette électronique, les saisies de produits de contrebande...) au cours de l’année 2020. Cette dernière a été particulièrement marquée par les conséquences de la situation sanitaire liée à la pandémie de Covid-19, qui a été à l’origine de mesures exceptionnelles visant à en limiter la propagation : restrictions de circulation, couvre-feu, confinement, fermeture de la plupart des lieux accueillant du public, fermeture totale ou partielle des frontières terrestres et aériennes. Les tendances décrites dans ce bilan annuel font donc l’objet d’une contextualisation prenant en compte les conséquences de l’épidémie sur la demande et surtout sur l’offre de tabac, qui a connu des variations atypiques (justifiant une analyse territoriale régionale et départementale).

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Synthèse des principaux résultats de l’étude Crack en Île-de-France

Synthèse des principaux résultats de l’étude Crack en Île-de-France

Paris, le 25 mars 2021

Cette synthèse présente les principaux résultats de la recherche « Crack en Île-de-France », fruit d’un partenariat entre l’OFDT et l’Inserm, dont l’objectif est de réaliser un état des lieux de la situation actuelle du crack en Île-de-France afin, notamment, d’améliorer la prise en charge des usagers et, plus globalement, la réponse des pouvoirs publics à un phénomène identifié depuis une trentaine d’années.

La persistance du marché du crack depuis une trentaine d’années, de même que l’apparition de nouveaux acteurs de l’offre dans un contexte d’élargissement des espaces de deal et de consommation dans la région parisienne, signent le relatif échec des politiques publiques menées jusque-là, trop souvent fondées sur des réactions « au coup par coup », guidées par les différentes « paniques » médiatiques et sécuritaires, qui se sont succédées depuis l’émergence du phénomène.

20 ans d’évolutions des usages de drogues en Europe à l’adolescence

20 ans d’évolutions des usages de drogues en Europe à l’adolescence

Paris, le 25 février 2021

Deux grandes enquêtes, menées tous les 4 ans depuis 25 ans en population adolescente permettent une comparaison des usages de drogues à l’échelle internationale : l’enquête Health Behaviour in School-Aged Children (HBSC), sous l’égide de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), et l’European School survey Project on Alcohol and other Drugs (ESPAD), menée avec le soutien de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (EMCDDA). La première, qui interroge les élèves âgés de 11, 13 et 15 ans, se déroule depuis 1982 (1994 en France) dans un nombre croissant de pays occidentaux. Elle vise à collecter des données sur la santé, le bien-être, le vécu scolaire et les comportements favorables ou préjudiciables à la santé des élèves, dont les usages de drogues. La seconde, conduite depuis 1995 (1999 en France) dans une quarantaine de pays européens, se centre sur les comportements de consommation d’alcool, de tabac, de cannabis et des autres substances illicites à 16 ans.

Ce Tendances révèle la richesse et l’importance de ces enquêtes répétées en population adolescente. Observer l’évolution des usages de substances psychoactives à l’échelle d’un continent sur une période aussi longue (un quart de siècle) est suffisamment rare pour être souligné et poursuivi. Maintenir ces recueils de données représente un investissement indispensable pour mieux comprendre à la fois les comportements observés à l’avenir parmi ces générations une fois devenus adultes (les tous premiers adolescents interrogés ont actuellement 36 ans) mais aussi mesurer les effets des politiques publiques menées.

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Tableau de bord Jeux d'argent et de hasard

Tableau de bord Jeux d'argent et de hasard

Paris, le 25 février 2021

Depuis le 1er juillet 2020, en application du décret n° 2020-494 du 28 avril 2020, l'OFDT a repris les missions de l’Observatoire des jeux. Dans ce cadre, un premier tableau de bord consacré aux Jeux d’argent et de hasard (JAH) vient d’être réalisé. Cette synthèse offre une vue d'ensemble de la pratique de cette activité à travers différents indicateurs clés disponibles depuis 2011, première année pleine après la loi du 12 mai 2010 ouvrant à la concurrence certaines activités de jeux en ligne (paris hippiques, paris sportifs et poker). Après une première partie sur les données macro-économiques consolidées des années 2018 et 2019 issues des opérateurs de jeu et de la régulation, le document présente les données épidémiologiques disponibles les plus récentes.

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