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Thématique : Problèmes de santé et mortalité

Substance considérée : Alcool

 

Évolution des accidents mortels de la route, et des accidents mortels avec un conducteur présentant une alcoolémie positive en France depuis 1995

 

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Constat

Le nombre total d’accidents mortels de la route a baissé drastiquement entre 1995 et 2013 (- 60 %). Bien que cela ne remette pas en cause cette très forte diminution, on observe néanmoins depuis trois ans une augmentation sensible du nombre des accidents mortels, passant de 3 020 à 3 228, soit une augmentation de 7 %.

Le nombre d’accidents mortels impliquant au moins un conducteur à alcoolémie positive a également nettement diminué sur la période mais à un rythme moins important (- 44 %) et a progressé en 2015-2016. L’alcoolémie des conducteurs impliqués n’étant connue que pour environ 80 % des accidents mortels, ce nombre est très probablement sous estimé.

La part de ces accidents dans les accidents mortels avec alcoolémie connue a peu varié sur la période, oscillant entre 28 % et 31 % des accidents à taux d’alcoolémie connue.

Remarques méthodologiques

L’Observatoire national interministériel de sécurité routière (ONISR) collecte les BAAC (Bulletins d’analyse d’accidents corporels) établis par un agent des services de police ou de gendarmerie pour chaque accident corporel. Regroupés dans un fichier Accidents, les informations collectées dans les BAAC portent sur les caractéristiques de l’accident, le lieu de l’accident, les véhicules et les usagers impliqués, avec pour ces derniers, les taux d’alcoolémie. Les chiffres présentés ici concernent uniquement la France métropolitaine.

La limite de cet indicateur tient au fait que l’alcoolémie n’est connue que dans 80 % des cas. Cela est notamment lié au fait que pour les conducteurs décédés, seule une prise de sang permet d’établir le taux d’alcoolémie. Compte tenu des délais d’obtention des résultats de l’analyse, il n’est pas possible de renseigner cette information dans le BAAC.

Il faut alors s’interroger sur les accidents pour lesquels l’alcoolémie est inconnue. D’après l’ONISR, il est possible de faire l’hypothèse que ces accidents se répartissent entre accidents avec ou sans présence d’alcool comme ceux pour lesquels l’alcoolémie est connue.

Liens utiles

Site de l'ONISR

 

 

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Dernière mise à jour : septembre 2017