|
3 résultat de la recherche
Médicaments psychotropes : production / offre
Des produits licites peu accessibles à la répression
Dans l'ensemble de la population les médicaments psychotropes sont reçus sur prescription, même s'ils n'ont pas toujours été prescrits au consommateur lui-même. En 2006, les benzodiazépines (hors Rohypnol®) sont obtenues via prescription médicale par 62% des usagers fréquentant les structures de première ligne, 38% se fournissant partiellement (26%) ou exclusivement (12%) sur le marché parallèle [1]. Parmi les patients fréquentant le dispositif de soins spécialisés par contre, la proportion de ceux obtenant ces benzodiazépines de manière illégale est estimée à 13% en 2006 versus 17% en 2003 [2]. L'usage de la " polyprescription " c'est-à-dire le fait de consulter plusieurs, voire de nombreux médecins pour obtenir des doses de médicaments importantes fait l'objet d'une surveillance de plus en plus active de la part de l'Assurance maladie.
Observations locales
Le flunitrazépam (Rohypnol®)
Depuis 2001, du fait des nouvelles dispositions prises par les pouvoirs publics encadrant plus strictement la prescription du Rohypnol®, la disponibilité du médicament est en baisse sur le marché parallèle des grands centres urbains. Deux sites, Marseille et Paris, rapportaient encore ces dernières années, l’existence d’un marché parallèle un tant soi peu significatif. En 2006, la tendance à la baisse se poursuit. En 2006, à Paris ou à Marseille, le comprimé serait vendu entre 2 et 3 € et la plaquette de 7 comprimés entre 10 et 15 € à Marseille, plutôt 15 € à Paris. Ailleurs, on décrit de rares disponibilité occasionnelles ou sa quasi-disparition du marché. [1]
Le clonazépam (Rivotril®)
En 2003 et 2004, seuls trois sites métropolitains rapportaient une apparition significative du Rivotril® dans le spectre des consommations des usagers de drogues (Paris, Marseille, Toulouse). En 2006, il semble que la situation évolue peu. Seuls quatre sites signalent son usage comme un phénomène significatif, Marseille, Paris, Toulouse et à un faible niveau, Rennes. L’hypothèse avancée pour expliquer la présence de la benzodiazépine sur le marché parallèle des centres urbains des villes susmentionnées tient à la diminution des prescriptions du Rohypnol® par les médecins généralistes depuis l’encadrement plus strict des conditions de sa délivrance en 2001. La plaquette de 10 cp de 2mg se vendrait entre 2 et 5 € à Marseille et 1,5 € à Paris. À Paris où les prix sont signalés en baisse depuis 2005, la boîte de 4 plaquettes se négocierait autour de 5 €. [1]
Le trihexyphenidyle (Artane®)
Depuis l’existence du dispositif TREND, la présence de l’Artane® sur le marché parallèle n’est rapportée que sur deux sites : Marseille et Paris. En 2006, plusieurs sites (Paris, Marseille, Lille, Rennes) évoquent une certaine disponibilité sans que l’on identifie de variation de l’usage. Le comprimé de 5 mg serait vendu environ 1 € à Marseille, 2 €, à Paris et entre 1 et 10 € à Lille. [1]
Sélection de documents
[1] CADET-TAIROU (A.), GANDILHON (M.), TOUFIK (A.), EVRARD (I.), Phénomènes émergents liés aux drogues en 2006 - Huitième rapport national du
dispositif TREND
Paris, OFDT, 2008, 191 p.
[2] CEIP de Marseille, OPPIDUM, résultats de l'enquête 14 (octobre 2002)
2002, AFSSAPS, Saint-Denis, 20 p.
Dernière mise à jour : juin 2009
|
|
Légende
Article
Lettre d'information
Rapport
Base de données
|